- Nox - A vous de rallumer l'espoir.

La 6eme année touche presque à sa fin à Poudlard, le trio de Gryffondor, toujours dans le coma, ne peut rien faire contre l'avancée des Mangemorts...A vous de vous battre pour faire gagner votre camp !
 

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 « L'amitié est la similitude des âmes. » [Pv Blaise]

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Drago Malefoy
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MessageSujet: « L'amitié est la similitude des âmes. » [Pv Blaise]   Jeu 6 Sep 2012 - 12:18

3 février 1997


La colère, la frustration, le dégoût, l'injustice... Voilà toutes ces émotions qui me possédaient à cet instant-même tandis que je descendais furieusement les marches des escaliers principaux qui débuchaient dans le hall. Je haïssais cet imbécile arrogant et prétentieux au plus profond de moi-même. Si seulement j'avais pu envoyer mon poing valser dans sa face et sans le moindre ménagement... Mais il avait raison sur ce point : qu'en aurait pensé Daphné ? Je le savais d'avance, il ne fallait pas toucher à celui qui était son meilleur ami. Mais et alors, au fond ? Nous n'étions plus ensemble, elle n'avait plus son mot à dire, et depuis quand obéissais-je à ce que les autres pouvaient me dicter ? Peut-être depuis que pour moi elle avait pris une place et surtout une considération plus importante que ces « autres », justement. Seulement ce maudit Nott m'exaspérait au plus profond de moi-même, et plus que cela encrore il venait de s'attirer mes foudres qu'il n'avait encore jamais réussi à éveiller. Je lui avais jusqu'à présent disons accordé le bénéfice du doute, bien qu'à mes yeux il n'en demeurait pas moins un abruti profond à la vivacité d'esprit rivalisant avec celle d'un Troll des montagnes. Et pourtant je pouvais en côtoyer des idiots ne serait-ce qu'avec Crabbe et Goyle, mais aucun d'eux pourtant ne parvenait à m'énerver autant que lui.

En clair, s'il y avait bien un moment il ne valait mieux pas croiser ma route, c'était bel et bien celui-là. Et pourtant dans toute l'école planait une sérénité et un calme qui auraient pu m'atteindre, me pousser à me détendre et mettre de côté cette rage qui naquit de notre « converstion » pour le moins tendue qui avait lieu quelques minutes à peine plus tôt. Il m'avait humilié, pris pour un incapable doublé d'un idiot qui n'avait eu pour seul but que de la faire injustement souffrir. Mais que croyait-il ? Qu'elle était la seule à souffrir dans l'histoire alors que je n'avais eu d'autre choix que de prendre cette décision qui ne m'allait pas non plus ? Et comment pouvait-il se permettre de me juger alors qu'il ignorait tout, jusqu'à mes raisons qui m'avaient poussaient à agir comme je le devais, et en même temps comme je ne le supportais absolument pas ? Nott n'avait rien à m'apprendre, et ces menaces mal placées me passaient au-dessus de la tête. Ce que je ne supportais en revanche pas c'était de le voir se mêler d'une situation à laquelle il était absolument extérieur. Qu'elle soit sa meilleure amie voire même sa soeur de coeur je n'en avais absolument rien à faire, mais malgré tout ce qu'ils pouvaient partager il ne savait rien de nous deux, et de ce qui avait bien pu me pousser à mettre un terme à tout cela. Il pensait quoi, que j'avais pris un malin plaisir à la voir souffrir ? Bien, alors qu'il reste terré dans son ignorance, mais qu'il ne vienne plus m'affronter de la sorte, car la prochaine fois cela ne se passera absolument pas de la même manière. Et dans tous les cas il me le paiera. Quoiqu'il arrive, il me le paiera... Potter, malgré tous ses efforts, n'avait jamais réussi à m'humilier, alors ça ne serait certainement pas le Nott qui commencerait. Et si jamais il venait à tenter quoi que ce soit, je me faisais le serment de le lui faire payer au centuple. ombreux étaient ceux qui savaient qu'il ne fallait pas s'attaquer à moi, et si l'idée venait à lui prendre de le faire, il le regretterait amèrement.

Marmonnant mille et une malédictions à son encontre, je poursuivai ma descente dans les cachots pour rejoindre la Salle Commune. Je crachais le mot de passe sur un ton aussi rageux que venimeux, puis pénétrai enfin dans la salle éclairée faiblement par quelques flambeaux et chandeliers. Les remous d'un bleu sombre du Lac Noir dansaient sur les murs, conférant à l'atmosphère une certaine douceur à laquelle j'étais parfaitement imperméable. Je m'arrêtai au milieu de la pièce, les mains sur les hanches, m'efforçant de poser mon regard sur les vitres derrière lesquelles les créatures du lac passaient furtivement par moment, tandis que mes lèvres demeuraient pincées avec colère. Soudain, la porte des dortoirs s'ouvrit, laissant passer un première ou seconde année, je n'en avais aucune idée, et je m'en contrefichais platement.

« Toi, tu retournes dans les dortoirs ! » M'écriais-je, ne lui laissant pas le temps d'en placer une.

« Mais je venais juste... » Tenta-t-il vainement de se justifier, avant de pâlir devant mon regard glacial qui semblait lui lancer littéralement des éclairs.

N'ajoutant rien, il fit demi-tour, refermant la porte derrière lui. Enfin seul une bonne fois pour toute, je lâchai alors un profond soupir en adéquation avec mes émotions qui me faisaient bouillonner de l'intérieur, et asseignis brusquement un violent coup de poing au mur qui se trouvait derrière moi. Une forte chaleur irradia soudain dans mon avant-bras, me faisant aussitôt lâcher un juron. Il ne manquait plus que cela... Tentant de refermer et d'ouvrir ma main endolorie dont le dos s'était légèrement mis à saigner, je me figeai soudain, sentant une présence derrière moi que je n'avais pas perçue plus tôt. Dans un nouveau soupir d'exaspération, je tournai la tête vers celui ou celle qui se tenait derrière moi et qui semblait me fixer en silence.

« Blaise... » Le saluais-je non sans une certaine froideur cette fois purement involontaire.

Pourtant, je ne pouvais pas m'empêcher de me sentir soulagé par sa présence. Il était sans aucun doute la personne que je pouvais supporter le mieux ces derniers temps...






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Blaise Zabini
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MessageSujet: Re: « L'amitié est la similitude des âmes. » [Pv Blaise]   Lun 10 Sep 2012 - 19:14

    Blaise n'avait pas eu cours cette après-midi car le professeur de Sortilège avait du assumer une crise du côté des premières années de Serdaigle qui avaient fait exploser une statue du couloir de la tour en s'entrainant à jeter le Wingardium Leviosa. C'était une erreur comique pour de si vieux pensionnaires du château mais pour autant, grâce à ces braves premières années, ils avaient échappé à une révision sur les enchantements de niveau cinq pour finir par commencer les informulés sur ce genre de maléfices.

    Même si il était plutôt ravi d'échapper à un cours de trois heures, Blaise avait du faire face à une situation de crise. En effet, Justin se trouvait en plein cours de divination pour l'après-midi et comme c'était l'une de ses matières préférées avec la botanique, et qu'il voulait en faire son métier, il était compliqué de l'inciter à sécher les cours. Lorsqu'à midi, Blaise rejoignit la table des Poufsouffle pour partager son déjeuner avec son compagnon, il avait tout essayer pour le convaincre, mais rien n'y fallait.

    Enfin, il avait quitté le banc des jaunes et noirs non sans embrasser langoureusement son amoureux en essayant de l'attirer à nouveau dans l'antre des serpents, ou pourquoi pas dans la salle de bain des préfets ... Des souvenirs de la première fois qu'ils s'étaient rendu dans la fameuse salle de bain privée remontèrent dans son esprit et dans son pantalon, l'émoustillant considérablement.

    Blaise essaya à nouveau d'entrainer Justin à sa suite, mais il n'eut que la promesse d'un gros câlin après son cours s'il était sage. Le métis le laissa s'échapper avec Zacharias Smith, son meilleur ami qu'il salua d'un signe de la main enthousiaste -ouai, bizarrement vu qu'il passait son temps avec Justin, il aimait bien ce type un peu renfrogné- le regardant s'éloigner vers les étages avec une moue boudeuse. Ce qu'il pouvait aimer ce type ! C'était aussi affligeant que merveilleux.

    Blaise soupira en se dirigeant à nouveau vers les cachots. L'esprit embrumé dans les souvenirs douçâtres de leur nuit dans la salle de bain des préfets et des caresses torrides qu'ils avaient échangés dans la pièce de vapeur. Mais évidemment, s'insinua dans son cerveau la dernière visite à ce lieu romantique, où il avait malheureusement croisé Greengrass. Quelle plaie ! Cette fille était pire que le pire des Scroutt à pétards : autant de défaut, aussi vilaine et vicieuse et surtout aussi inutile. Quel soulagement que Draco ce soit débarrasser de cette gourgandine !

    Il parcourut le couloir humide menant à sa salle commune, perdu dans ses pensées. L'avant-veille, il avait fait pénétré Justin dans l'antre des serpents -comme il l'appelait- et ils avaient profité d'un moment d'une rare intensité et d'une fougue sans précédent. A croire que ce que disait les psychomages était vrai : l'interdit attisait le désir ! Et déjà que les deux garçons copulaient comme des lapins génétiquement modifié à la libido déréglée, ce n'était pas peu dire. L'amour donnait réellement des ailes, songea Blaise, rêveur, en donnant le mot de passe.

    Lorsqu'il entra dans la salle commune, il n'y avait pas grand monde. Evidemment, une dizaine de première, deuxième ou troisième années se trouvaient vers la cheminée, mais Blaise ne trouva pas de visages connus, et à vrai dire, il ne cherchait pas tant que ça. A l'instant, il avait juste envie de voir Justin. Il décida donc de monter dans son dortoir où il pourrait à loisir apprécier l'odeur de son châtain dans ses draps ou observer la plante grimpante violet vif que lui avait offert son Poufsouffle après un énième tour dans les serres.

    Alors qu'il retrouvait son baldaquin, Blaise se laissa tomber dans le coton et la laine, délassant ses muscles en profitant de la position couchée à plat ventre, la tête dans l'oreiller. Il resta un moment, se reposant en laissant de belles images l'envahir intensément. Se retournant sur le dos, il fit glisser son rideau du bout du pied avant de laisser sa main se perdre entre ses jambes.

    Dans son esprit, il visualisait le beau visage de Justin, ses boucles châtain qui caressaient ses joues rosies par le plaisir, ses lèvres tendues et pleines, son torse glabre à l'arôme suave, la moiteur de ses cuisses et son ... Un bruit lui fit ouvrir les yeux brusquement et se redresser d'un bon de son lit. Blaise laissa sa tête contourner les piliers de bois, le coeur battant. Mais alors qu'il s'apprêtait à enguirlander qui osait troubler ce moment d'aise solitaire à venir, il reconnut la blondeur opaline des cheveux de Draco.

    Le métis allait l'approcher, signalant sa présence d'un grognement, mais il vit son ami lancer son poing contre un pauvre mur qui regretta surement amèrement de s'être trouvé là. Blaise fit alors un mouvement de recul et attendit que Draco se retourne de lui même, le repérant dans l'ombre des tentures de son baldaquin. D'un coup, il vit les prunelles de mercure du blond le percer, comme s'il voyait au travers de son corps. Il avait l'air énervé, enragé même, comme posséder par une haine sans borne qui brisait son masque de froideur.

    L'heure était grave et lorsqu'il lui adressa la parole d'une voix glacée, Blaise inclina la tête, s'approchant en trois enjambées de son meilleur ami. L'air lugubre, le métis s'inquiéta immédiatement pour celui qu'il aimait comme un frère, sa paume saignant à cause du choc contre le mure. Il posa sa main contre son avant-bras douloureux et lui lança une expression de colère qu'il interpréta comme un appel à l'aide, les pupilles pleines d'une détresse dissimulée.

    Blaise fit volte face et se dirigea rapidement vers sa table de nuit. Il ouvrit un tiroir et en sortit un petit pot d'un baume apaisant et antalgique, préparé en Jamaïque avec les plantes des pleines et des champs de cannes à sucre. Revenant près de son ami, il posa une main sur son épaule et indiqua sa blessure d'un oeil affligé. Il attrapa alors l'avant-bras blanc et dévissa son pot d'onguent avant d'en étaler une bonne couche sur la plaie. Malgré l'odeur nauséabonde, la patte verdâtre diffusait dès l'application une douce chaleur qui effaçait la douleur. Du moins, la douleur physique !

    "Draco, comment veux-tu que je rassure Mamie Zabini en lui disant que tu vas bien si je dépense tout mon baume pour te tartouiller les bras ! Tu sais qu'elle a une sorte de sixième sens, dès que je l'utilise, je reçois un hibou dans la soirée pour me demander qui sait fait mal et comment ! C'est incroyable, je suis sur qu'elle a ensorcelé le pot ! Bref, je vais devoir lui dire que tu agresses des pauvres tapisseries innocents et sans défense et qu'elles se défendent bien. Tu peux être sur qu'elle va t'envoyer une beuglante pour que tu viennes cet été pour quelle prenne soin de toi ! Tu sais comme elle est persuasive, même ton père n'a pas réussi à lui faire changer d'idée la dernière fois que tu es venu chez moi."

    Il fit une pause, massant le bras malgré la réticence évidente du propriétaire du dit bras, lui envoyant un regard noir qui lui enjoignait de ne pas bouger le temps qu'il termine. Dès qu'il eut fini, il referma le pot et entraina Draco vers son lit.

    "Allez, viens t'assoir et raconter à ton vieux pote Blaise ce qui t'arrive. Je paris que c'est à cause d'une fille ... Quand je te disais qu'être gay c'était plus simple, tu vois ? Tu devrais m'écouter plus souvent, mouahahah !"
    railla-t-il en espérant de tout son coeur que sa réplique face rire son ami, retirant de son beau visage la grimace sous-jacente.
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MessageSujet: Re: « L'amitié est la similitude des âmes. » [Pv Blaise]   Jeu 13 Sep 2012 - 11:41

Je le hais... Je le hais... Je le hais...
Ces pensées empreintes d'une rage que je n'avais pas ressenti depuis fort longtemps ne quittaient pas mon esprit d'une noirceur qui m'était pourtant coutumière. Si je n'avais jamais été doué dans l'art d'encaisser les coups et de me taire lorsque l'on m'attaquait ouvertement, ce soir pourtant je n'avais pas eu le choix. Et tout cela pour quoi ? Pour cette fille qui ne devait plus rien représenter pour moi. J'avais tout fait pour la mettre de côté, mais pendant ce temps pourquoi m'évertuais-je ainsi à prendre autant de précaution pour elle ? Ne pas la blesser en épargnant l'autre troll sans réagir, que pouvais-je encore en avoir à faire ? Où pouvait bien être la logique de cet acte ? Il n'y en avait pas la moindre, et peut-être était-ce précisément ce qui m'écoeurait le plus.
Fixant les mouvements de l'eau sombre que la lueur de la lune projetait sur les tapisseries qui entouraient la pièce, je lâchais un long et profond soupir avant de me diriger dans les dortoirs. Il fallait que je me repose, une bonne fois pour toutes. Mon visage n'en devenait à force que plus cadavérique, tandis que ma colère, elle, était aussi dévastatrice qu'un jeune dragon dans une librairie. Et le pire dans tout cela c'était qu'elle se reportait bien trop sur moi-même au lieu de ceux qui, pourtant, la méritait amplement. Je ne devais pas m'auto-flageller à ce point, je ne le méritais. Il n'était absolument personne pour me traiter de minable, il n'était personne par rapport à moi.

Pénétrant dans les dortoirs, je me dirigeai vers mon lit. Le calme et la sérénité qui planaient dans la pièce auraient pu apaiser mes tensions, mais rien n'y faisait. Malgré mes efforts, j'avais grand mal à effacer cet évènement qui me hantait l'esprit. Je revoyais le Serpentard me saisir par le col à m'en couper le souffle puis me précipiter à terre sans ménagement comme si je n'étais qu'un vulgaire elfe de maison ou que sais-je encore. Ma rage ne s'en décupla que d'avantage à ces souvenirs, faisant trembler mes muscles pris d'une soudaine montée d'énergie malfaisante. Sans crier gare, je précipitai brutalement mon poing qui s'écrasa contre le mur de pierre. Une vive douleur foudroya ausitôt mon bras, descendant de mon épaule à ma main qui s'était aussitôt mise à saigner, alors que je lâchais un juron. Une grimace de douleur passa sur mon visage, tandis que je passais mon autre main sur les plaies rougeoyantes.

Je me figeai toutefois soudainement, sentant qu'un regard me fixait attentivement. Tournant alors la tête, je vis Blaise m'observer en silence, visiblement aussi curieux qu'inquiet. Un dernier soupir et ma voix glaciale malgré moi s'éleva dans la pièce, alors que je le saluais avec raideur. Ca n'était vraiment pas le moment que j'adresse la parole à qui que ce soit, car je me sentais à tout moment sur le point de craquer pour fondre dans une colère des plus noires. Or Blaise n'était absolument pour rien dans toute cette histoire, et si je n'avais pas pu m'exprimer face à l'autre, il était hors de question que ce soit mon meilleur ami qui trinque à sa place. Et si je m'étais toujours efforcé de cacher ce que je pouvais bien ressentir de par mon éducation qui m'obligeait à dissimuler encore et toujours la moindre de mes faiblesses pour ne renvoyer qu'une image des plus parfaites à mon entourage, il y avait ces derniers temps beaucoup trop de choses que je gardais refoulées en moi pour parvenir encore à me maîtriser. Tel un volcan qui semblait être prêt à exploser, la lave en fusion qui montait en moi semblait réellement être sur le point d'exploser. Détournant mon regard d'un gris métallique du sien pour le reporter vers la fenêtre, peu enclain à converser, j'entendis malgré tout Blaise se lever pour se diriger vers moi. Là, sa main se posa sur mon avant-bras profondément endoloris que je retirais aussitôt, lui lançant un farouche regard d'avertissement. La proximité était l'une des choses que je ne supportais pas. Que l'on puisse empiéter sur mon espace vital sans que je ne l'autorise m'était insupportable, tout comme je ne voulais pas que qui que ce soit se mêle de mes affaires. Malgré tout, je ne pouvais pas m'empêcher d'espérer au fond qu'il dépasse mes barrières, car aussi dur pour moi que cela pouvait être de l'admettre, j'avais besoin de lui. Je ne supportais plus de me sentir seul, perdu, et impuissant face à tout ce qui m'arrivait. Je n'arrivais plus à gérer quoi que ce soit, totalement dépassé par cet univers qui continuait de tourner beaucoup trop vite sans que nul ne s'en apperçoive, alors que moi seul flanchais toujours plus.
N'osant plus le regarder alors qu'il s'éloignait, je me contentais d'espérer silencieusement qu'il ne me laisse pas tomber. Je n'avais pas envie de parler, de montrer à quel point j'avais pu être faible, mais malgré tout la solitude m'effrayait. Et il était de loin le seul que malgré tout j'aurai laissé m'approcher. Je retins de justesse un soupir de soulagement lorsque je l'entendis revenir vers moi, avant que sa main ne se pose sur mon épaule. Après quelques secondes d'hésitation, je tournais mon regard vers lui, appercevant qu'il tenait un pot dans sa main. Et comme pour répondre à cette question informulée que mes yeux lui lancèrent, il désigna d'un regard affligé ma main dont le sang s'échappait à présent de plus en plus.

« Laisse tomber. » Lui dis-je simplement, d'une voix devenue légèrement moins froide mais surtout légèrement teintée, malgré moi, d'une sorte de détresse que je refusais de laisser ressentir.

Mais faisant comme s'il n'avait rien entendu, le métis saisit résolument mon avant-bras droit après avoir ouvert le pot qui tenait dans les mains, contenant une sorte de pâte verdâtre de laquelle se dégagea une odeur qui m'ôta une brève grimace. Là, Blaise me demanda comment il pourrait bien rassurer sa grand-mère à mon sujet si je continuais en quelques sortes à poursuivre dans cette voie et à m'infliger ces blessures. Il est vrai que la vieille femme était particulièrement vigileante à mon égard. Je me souvenais de toutes ces fois où je m'étais rendu dans leur famille et où, chose qui m'avait toujours déboussolé dans le fond, elle s'était toujours bien plus occupée de moi que ma propre famille. Car malgré le fait que ma mère m'ait toujours surprotégé, il n'en demeurait pas moins qu'au fond j'étais seul. Couvert de cadeaux à tel point que je ne les remarquais même plus, je n'avais pourtant jamais eu ce que je désirais réellement : de l'attention. Alors certes j'étais son fils prodige et tant aimé, mais à côté de cela s'était-elle réellement occupée de moi ? Et quant à mon propre père, je n'étais sans aucun doute rien d'autre que l'incarnation d'une cruelle déception. La grand-mère Zabini, en revanche, me considérait comme son petit-fils, ce qui m'avait intimement ébranlé plus d'une fois.

Ces souvenirs s'évanouirent de mon esprit alors que je revins à la réalité, sentant Blaise passer son onguent sur mon bras qui se crispa aussitôt que je m'en rendis compte. Les sourcils froncés, je croisais toutefois le regard noir de Blaise qui m'enquit de ne plus bouger. Un profond soupir s'échappa alors de mes lèvres, alors que malgré moi je dus me laisser faire. Et même si cela me gênait plus qu'autre chose, je ne pouvais toutefois pas nier que ce baume me soulagé énormément. Le feu que je ressentais à l'intérieur de celui-ci s'apaisait de plus en plus, jusqu'à finir presque totalement de disparaître, le sang cessant de couler de mes plaies.

« Merci... » Lui dis-je, hochant doucement la tête en un geste d'une réelle gratitude que je ne montrais que peu souvent mais que je lui avais pourtant exprimé plus d'une fois à présent, notamment ce jour où il avait découvert que la Marque des Ténèbres reposait sur mon bars et que, malgré tout, il me jura que cela n'y changerait rien à son égard et qu'il serait prêt à tout pour m'aider.

Et alors qu'il eut refermé son pot de crème soignante, il m'invita à s'asseoir sur son lit et lui confier ce qu'il s'était passé, ne pouvant pas s'empêcher de plaisanter. Telle était sa marque de fabrique. Des problèmes à propos d'une fille, disait-il, avant d'ajouter que j'aurais dû être gay pour être bien plus tranquille. Malgré moi, un léger sourire en coin se dessina sur mes lèvres alors que je hochais brièvement la tête. Il ne changerait jamais, et au fond ça n'était pas un mal.

« Pourtant non, c'est bien à cause d'un type. » Lui répondis-je.

Mais également à cause d'une fille, si... et toujours la même. Mes mâchoires se crispèrent d'une colère que j'essayais une nouvelle fois de dissimuler, bien que cela s'avérait être particulièrement vain. Devais-je lui en parler ? Qu'est-ce que je craignais au fond ? Qu'il me juge ? Non, je lui faisais confiance, chose qui était bien rare. Me revint alors en mémoire notre discussion dans les vestiaires où je m'étais rendu compte que malgré tout ce temps que nous avions passé ensemble, celui que je considérais comme étant un frère que je n'avais jamais eu ne s'était pourtant jamais douté de ce qu'il représentait réellement pour moi. Jamais je ne lui avais fait comprendre que je lui faisais confiance, et que son amitié était des rares dont je ne pouvais pas me passer. Alors si, je devais lui parler, pour qu'il le comprenne. Malgré tous les efforts que cela représentait pour moi de le faire. Malgré que je puisse me faire passer pour un lâche à ses yeux, chose qui me répugnait mais qui, au fond, ne se produirait pas. Oui, j'avais confiance.

« L'autre gargouille de Nott m'ait tombé dessus tout à l'heure. Il a dû se sentir l'âme d'un justicier, va savoir. Il a voulu prendre la défense de Daphné sans rien comprendre à l'histoire, et comme un imbécile je n'ai même pas réagi... Je crois que c'est ça qui me fout le plus en rogne. » Lui confiais-je.

J'avais réussi à faire ce que, depuis 16 ans, je n'étais jamais parvenu à accomplir : dire à voix haute combien j'avais pu avoir honte de moi-même, alors que depuis toujours j'avais renvoyé cette image parfaite d'un adolescent sûr de lui en toutes épreuves. Et je refusais d'ailleurs de la remettre en question, mais pour une fois révéler vraiment ce que je tentais de garder cacher m'horrifiait tout autant que cela me soulageait.

« Mais il va me le payer, je te le jure. Il va sérieusement regretté ce qu'il m'a fait... » Ajoutais-je, les lèvres pincées dans une expression de mépris profond alors que mes ongles s'enfonçaient dans la peau de mes bras croisés.

Potter m'en avait déjà fait voir de toutes les couleurs. Il était hors de question que cela recommence avec cet ignare...






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MessageSujet: Re: « L'amitié est la similitude des âmes. » [Pv Blaise]   Lun 17 Sep 2012 - 14:52

    Pour la première fois depuis leur dispute et leur réconciliation, Draco montrait une volonté de changer, de se battre contre cette pseudo-nature qui l'enchainait et le rendait si malheureux. Pour la première fois, il s'ouvrait, même imperceptiblement, laissant Blaise tartiner sur son bras son baume nauséabond mais diablement efficace. Alors qu'il finissait d'étaler la pâte verdâtre sur la peau pâle de son ami, il sentit son bras tressaillir, comme si, pétri de rage, il n'arrivait même plus à contrôler ses muscles.

    Pourtant, Blaise ignora ce spasme, enjoignant Draco à rester tranquille le temps qu'il terminait son office. Dès lors, la voix d'ordinaire froide et pénétrante devint comme reconnaissante et dans un souffle, son meilleur ami lui dit merci. C'était un mot simple, très simple même, mais venant de Draco, c'était l'un des plus beaux cadeaux qu'on pouvait recevoir.

    Blaise sentit son coeur gonflé d'affection et l'envie de serrer son ami très fort entre ses bras massifs ne lui traversa pas assez longtemps le cerveau pour qu'il en analyse la porter et la réfute immédiatement. Il se dirigea uniquement vers son lit avec un signe de tête entendu pour son meilleur ami blond. D'un geste qui se voulait cordiale et chaleureux, contrant la froideur glaciale du maintien de Draco, Blaise l'invita à s'assoir près du lit.

    Etonnement, ce fut ce qu'il fit. Après une seconde d'hésitation pendant laquelle il regardait le baldaquin et ses alentours, il finit par prendre place sur le couvre-lit près du métis. Après une blague vaseuse pour le détendre, Blaise l'encouragea à livrer ses tourments. Etonnement à nouveau, ce fut aussi ce qu'il fit. Le métis hallucinait presque et il dut se pincer pour être bien sur qu'il ne rêvait pas : Draco Malfoy venait de s'assoir près de lui, sur son lit, pour parler de lui et de ses problèmes. Wahou !

    Après s'être contracté de partout, toutes les parties de son corps -sauf une sans doute- se tendirent de rage avant qu'il ne parvienne à se détendre relativement pour réussir à parler. Derrière ses dents, il expliqua son problème. Apparemment -Blaise lisait entre les lignes avec talent- Nott-la-Gargouille était venu secouer Draco pour défendre sa Miss Parfaite préférée. Quelle originalité ! Quelle classe ! Quelle marque d'intelligence et de maturité !

    Blaise avait peine à croire que celui qu'il avait cru aimer viscéralement il y a quelques mois, était en réalité une espèce de sale petit rat. Et encore, c'était méchant pour les rats. Non seulement ce vers de terre avait osé s'approcher de Justin et lui parler, mais en plus, non content d'être le chien-chien personnel de Miss Parfaite, il agressait son ami pour lui faire payer ses propres choix. C'était vraiment inconcevable !

    Le sang de Blaise ne fit qu'un tour et il bondit hors de son lit avant de se rassoir, imprimant la haine qu'il ressentait à ce moment dans son esprit, serrant les poings à s'en faire blanchir les jointures. Cette fois, c'était à son tour de se montrer incontrôlable. Si Draco n'avait pas été là, si énervé et si vulnérable à la fois, il serait surement parti du dortoir pour trouver ce rat et lui faire regretter son comportement.

    Mais heureusement ou non, Draco était bel et bien là. et Blaise devait retenir ses coups de sang pour pouvoir soutenir son ami. S'il était parvenu à s'exprimer en face de lui, avouer sa peine et sa détresse, ce n'était pas pour que Blaise face le crétin. Aussi le métis essaya de se tenir. Il posa néanmoins une paume amicale sur le genou de son ami -c'était comme ça, il était incapable de réconforter quelqu'un sans un minimum de contact, et même si Draco abhorrait le contact, Blaise ne pouvait pour autant s'en empêcher.

    "Je t'écoute, Draco, que c'est-il passé ?"

    Alors qu'il attendait une réponse, il entendit le blond maugréer qu'il se vengerait. Blaise grimaça et se pencha à travers son lit pour attraper une petit boite carrée posée sur sa table de nuit. Dessus, une image immobile d'un homme au visage allongé et blanc, les yeux cernés de noir et la bouche aux lèvres démesurées, d'un rouge carmin profond qui rappelait la couleur du sang. Il portait des cheveux noirs raides à la coupe inégale et entre ses longues mains ornées de bagues et ses bras recouvert de tatouages foncés, tenait un logo portant les mots : Marilyn Manson, Born Villain".

    Il le tendit à Draco qui l'examina, dubitatif. Blaise l'enjoignit à ouvrir la boite bizarre pour découvrir un cercle de métal poli, qui brillait et reflétait les couleurs de l'arc en ciel selon l'angle des rayons de lumière qui le frappaient. Fier de sa découverte et exhibant également un petit ustensile arrondis de la même taille que le cercle de lumière et qui semblait pouvoir l'abriter, Blaise expliqua :

    "C'est moldu ! Ne hurle pas tout de suite tu vas voir, c'est fascinant ! Si tu prends ceci, et le met comme ça là dedans, ça fait de la musique !" dit-il en exécutant les gestes tour à tour avant d'entendre s'échapper de ce qui ressemblait à des petits cornets, une sorte de mélodie grésillante.

    "Vas y, prends les et mets les dans tes oreilles, tu vas voir, c'est génial ! Ce mec, c'est une sorte de grand méchant à la Voldemort mais en plus soft chez les moldus. En fait, les gens ont peur de lui, c'est ce que dit Justin, mais en même temps, il fascine beaucoup de monde. Ca m'a un peu fait penser à toi, tu vois ! Je t'assure, prend le, garde le et écoute le tranquillement un soir, ça te plaira je suis sur ! Je te conseille la numéro 12 ... Et pas de panique, c'est hyper intuitif comme engin !" conclut-il en fourguant ce qui s'appelait un baladeur CD dans les mains du blond.

    "Alors où en étions nous ? Ah oui, tu me disais ce que ce misérable de Nott a osé faire à ta royale personne. Je t'écoute. Et s'il le faut, on ira faire regretter sa naissance à ce ... Argh y a pas de mots pour désigner ce mec !"

    La tête inclinée, une main toujours posée sur son genou avec légèreté et fermeté à la fois, marquant son soutien et sa présence tout en s'effaçant pour écouter le récit du blond. Au fond de lui, il était fier, fier de cette confiance que lui montrait son ami pour la première fois depuis des lustres !
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Drago Malefoy
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MessageSujet: Re: « L'amitié est la similitude des âmes. » [Pv Blaise]   Mar 2 Oct 2012 - 17:47

Une grimace déforma un instant mon visage qui s’était tant appliqué jusqu’à lors à dissimuler tous les ressentiments négatifs au possible qui me prenaient d’assaut. Du moins qui avait essayé de les dissimuler, car s’il était de coutume dans ce monde aristocratique duquel j’étais issu de ne montrer à personne son véritable visage, la colère était l’une des émotions que j’avais toujours eu grand mal à ne pas laisser exploser sans me mettre qui plus est véritablement hors de moi-même. Adoptant un infime instant une moue dégoûtée à l’odeur putride qui s’échappait de la pommade que Blaise tenait visiblement tant à m’appliquer sur le bras, je finis par me laisser faire en partie contre mon gré. Me toucher était l’une des nombreuses choses que je ne supportais pas, hormis lorsqu’il s’agissait de… Bon, il était vraiment tant que je me la sorte de la tête. Je disais donc que la proximité physique dans la majorité des cas était l’un de ces points qui me dégoûté foncièrement. Pourquoi, je n’en avais absolument pas la moindre idée. Question d’habitude, certainement, car ma famille était loin d’être la plus aimante et tactile qu’il eut été donnée de connaître. Chose dont je ne me plaignais absolument pas, et peut-être également parce qu’au fond laisser quelqu’un m’approcher, que ce soit par exemple Blaise pour m’étaler cette chose verdâtre sur le bras, revenait inconsciemment à exprimer ma résignation, dans un sens. En le laissant faire, je reconnaissais entre guillemets que finalement j’avais peut-être bel et bien besoin de ne pas être parfaitement seul. De cela je n’en avais jamais douté de toute manière, mais disons qu’en ce moment-même je descendais en quelques sortes de ce piédestal sur lequel j’aimais tant me placer.

Mais je n’eus pas particulièrement le temps de me poser plus d’amples questions à ce sujet. Un seul et même sujet m’obnubilait tant ce soir qu’il m’était visiblement impossible d’en faire abstraction. Les images de cette franche humiliation défilaient sans cesse dans ma tête, m’écartant pour un tant de la réalité jusqu’à ce que je sente Blaise relâcher enfin mon bras meurtris dont la douleur, je devais le reconnaître, avait nettement diminuée. S’éloignant pour aller s’asseoir sur son lit, il m’invita à le rejoindre enfin d’aborder une bonne fois pour toute le « sujet Nott ». Et quel cas. Sans aucun doute désespéré, je n’en doutais pas depuis fort longtemps. J’avais pourtant presque cru qu’il n’était pas aussi stupide que je pouvais l’imaginer, mais ce soir j’avais réalisé plus que jamais combien ma clémence était exagérée en ce qui le concernait. Qui l’aurait cru ?

Si je m’étais toujours sincèrement demandé comment Blaise avait pu ne serait-ce que l’espace d’une minute éprouver quoique ce soit envers cette tarentule, il semblait bien, au vu de sa réaction au fur et à mesure que je lui dévoilais enfin le comment du pourquoi, qu’il était également en train de se poser lui-même la question. Et dire que je préférais même largement qu’il soit avec un Poufsouffle et demi-Sang par-dessus le marché plutôt que ce troll au Sang pur, ça n’était vraiment pas peu dire sur la manière dont je le haïssais. En tout cas une chose était certaine : il venait véritablement de s’attirer mes foudres. Et nul n’ignorait dans cette école d’à quel cela était véritablement mauvais pour le compte de qui que ce soit qui aurait pu se trouver dans sa position. Mais je n’étais pas en train de le plaindre, bien au contraire. Il l’avait cherché, il m’avait trouvé.

A peine mon explication, quoique des plus vagues car loin de refléter l’entièreté de la situation, le métis bondit aussi brusquement que vivement du lit sur lequel il était encore assis quelques secondes à peine, les poings serrés à l’extrême. Comportement qui, en vérité, me procurer un soulagement malsain. Nott n’avait pas finir d’en payer le prix, il s’en souviendrait. Et si ce comportement de la part de Blaise aurait pu paraître excessif, personnellement je ne voyais pas cela de la sorte, non. Bien au contraire, pour moi il me semblait tout à fait proportionner. Ce type n’était personne, et encore moins face à moi, il serait peut-être temps qu’il le comprenne. Et malgré l’inimitié profonde qu’éprouvait Blaise envers Daphné, je savais que malgré tout il ne cautionnerait absolument pas le fait que ce type se soit à ce point impliqué dans une histoire qui ne concernait qu’elle et moi, au point de m’en faire pâtir qui plus est de la sorte.

Un soupir encore tremblant de colère s’échappa d’entre mes lèvres tout juste écartées, alors que je sentais le lit s’affaisser à nouveau à mes côtés, Blaise retrouvant sa position initiale une fois la surprise passée. Sa main se posa sur mon genoux, geste si courant avec lui mais auquel j’avais encore du mal à m’habituer. Mon regard se posa un bref instant dessus mais je ne dis rien, désirant d’une part lui prouver combien je lui étais reconnaissant pour son amitié, et combien, en réalité, j’en avais également besoin. Il voulait donc savoir précisément ce qu’il s’était passé… Bien, de toute façon je savais pertinemment depuis le début que je n’y aurai pas coupé. Cependant, et pour toute réponse, seules des menaces pouvaient encore s’échapper entre mes dents serrées à m’en briser la mâchoire, alors que mon regard devenu vague se perdait face à moi. Là, le métis se redressa une nouvelle fois puis sembla chercher sur sa table de nuit un objet qui eut le mérite d’attirer mon attention hors de mes pensées morbides et vengeresses. Là, il me tendit la boîte en question que je pris, intrigué, notamment par ce visage photographié « légèrement » bizarre et… totalement immobile. J’ouvris ensuite la boîte, découvrant à l’intérieur une sorte de disque brillant, qui me fit immédiatement tilter sur sa provenance, quoique je n’avais aucune idée de ce dont il pouvait s’agir. Aussitôt, mes sourcils se froncèrent alors que je lui lançais un regard aussi interrogateur mais qui semblait tout autant lui demander s’il n’était pas en train de se foutre de moi. Et comme pour le confirmer, Blaise m’expliqua ce que je redoutais tant : c’était moldu… Je n’en reviens pas, et il a ça avec lui ? Quoique, est-ce que cela peut vraiment m’étonner de sa part… Se démarquer était l’une de ses spécialités. Mais là, pour le coup…

Ne me laissant toutefois pas le temps de protester, il m’expliqua que ce machin-là faisait de la musique lorsqu’on le plaçait dans un appareil pour le moins étrange. De là, il me tendit une sorte de petits bouchons à placer, selon lui, dans les oreilles. Et il disait que c’était « génial »… Mouais, venant d’eux je doutais franchement que ces individus puissent faire quoique ce soit de potentiellement intéressant. Enfin, puisqu’il insistait… Le son résonna lentement dans mes oreilles, une voix cassée et surprenante chantant des paroles macabres, en adéquation, je devais bien l’avouer, avec mon état intérieur. J’étais alors d’une oreille cette chanson de ce Marylin Manson, tandis que de l’autre j’écoutais ce que Blaise me racontait sur le gothique, qu’il n’hésita pas à comparer au Seigneur des Ténèbres. L’évocation de Son nom prononcée qui plus est avec autant de légèreté m’arracha un frisson qui me parcouru la nuque, me rappelant instantanément à d’autres préoccupations qui ne me quittaient jamais. Heureusement Blaise poursuivit, ajoutant que cet homme effrayait tout autant qu’il fascinait, comme moi dans ces lieux. Soit. Je l’écoutais avec attention, quelque peu perplexe. En réalité il fallait reconnaître que ce n’était pas si mal pour un truc moldu… J’écoutais encore quelques instants avant que le métis ne reprenne le fil de la conversation, me demandant à nouveau de lui confier ce qui avait bien pu se passer avec cet abruti sans nom. Un nouveau soupir, et je hochai les épaules, résigné :

« Ça s’est passé lorsque je sortais de la bibliothèque. Il m’attendait au détour d’un couloir et m’a attrapé par le col avant de me jeter à terre comme si je n’étais qu’une espèce d’elfe de maison. Et du haut de sa fierté résolument pitoyable il m’a reproché ce que j’avais fait à Daphné, ce dont il ignore bien entendu absolument tout. Je sais qu’elle ne lui a pas parlé des raisons de notre rupture, et c’est sans doute pour cela qu’il est écœuré. » Lui expliquais-je enfin.

Mon regard se perdit à nouveau un bref instant au sol, ma colère laissant place à de la lassitude à cause de cette vague d’épuisement qui me submergeait.

« Mais il n’avait pas tord sur un point : je n’ai pas pu réagir à cause d’elle. C’est ce qui lui donnait autant de poids face à moi il faut croire. Pour une fois qu’il a trouvé un moyen de se mesurer à moi sans craindre les représailles, alors qu’auparavant je ne l’ai jamais entendu se dresser une seule fois contre moi, il n’a pas pu laisser s’échapper une telle occasion. » Ajoutais-je, hochant légèrement la tête.

Quel ignare… Qu’il dorme se soir sur ses deux oreilles, ce sera sans doute le dernier.






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Blaise Zabini
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MessageSujet: Re: « L'amitié est la similitude des âmes. » [Pv Blaise]   Mer 3 Oct 2012 - 17:20

    Draco avait contre toute attente accepter les écouteurs que lui tendait le métis et les avait introduit dans ses oreilles. Suspicieux, il se laissa pourtant aller à la mélodie agressive mais enchanteresse qui s’en échappait. Blaise le surprit même à hocher la tête et battre la mesure avec son pied. Pendant un moment, il sembla être bercer par la musique et le métis crut bien avoir réussi à apaiser son meilleur ami. Mais évidemment cela ne dura pas.

    Quelqu’un aussi anxieux et aussi tourmenté ne pouvait pas se calmer par miracle avec quelques accords de guitare. Et puis, Draco faisait bloque pour justement ne pas se laisser aller. Dans un sens, l’angoisse qu’il entretenait depuis le début de l’année -et Blaise comprenait maintenant pourquoi- retenait les autres sentiments plutôt désagréable qui menaçaient de surgir à tout instant pour s’immiscer en lui tel un venin, un poison corrosif qui le rongerait de l’intérieur.

    Et dans la situation actuelle, il aurait été vraiment importun qu’il craque et se laisse envahir par la tristesse d’avoir perdu sa Miss Parfaite et sa colère envers Nott. Pour une fois, Blaise louait cette désagréable habitude qu’avait le blond de ne jamais laisser s’exprimer ses sentiments. Mais après tout, il était obligé de faire face à ce qui lui arrivait actuellement. La rupture et ses conséquences, il devait les assumer car cela découlait de sa faiblesse ponctuelle. Même si Blaise refusait de croire que Draco était responsable de tout cela, pour lui tout était de la faute de cette Greengrass insupportable.

    Si son ami était si mal aujourd’hui, c’était à cause d’elle, si son ami semblait sur le point de s’évanouir à chaque instant, s’il affrontait la vie chaque jour comme si il se rapprochait toujours plus du glas qui ne tarderait pas à retentir, c’était sa faute. Son caprice de femelle attardée, ses idées fixes de groupie sans cervelle. Blaise serra les dents et les poings pour ne pas laisser exploser sa rage.

    Elle était responsable de tout ce qui arrivait de mauvais à Draco à cet instant et au lieu de s’effacer pour le laisser vivre, cette vipère, cette sangsue s’accrochait à lui avec toujours plus de vice. Elle le torturait en se montrant volontairement déprimée, elle en rajoutait en envoyant son sbire pour le faire culpabiliser. Mais ne comprenait-elle pas qu’elle n’avait pas sa place dans sa vie ? Ne pouvait-elle pas cesser de se montrer égoïste et penser un peu à lui ?

    Blaise était amoureux à présent, il savait ce que cela signifiait que de ressentir ce genre de sentiment. Et même s’il était incapable de l’avouer à Justin par crainte futile, pour autant, il ne se mentait pas à lui-même. Il savait pertinemment qu’il était fou de son Poufsouffle. Aussi, il ne comprenait pas le fonctionnement de la sangsue … La réaction de Draco était légitime -s’il ne s’était pas fait prendre au piège par cette furie, il n’en serait pas ici aujourd’hui- et Blaise la comprenait pleinement.

    Si Justin avait été en danger en restant auprès de lui, Blaise aurait tout fait pour le protéger en s’éloignant de lui volontairement, renonçant à ses caresses et son odeur, à sa compagnie et à ses baisers, tout cela pour qu’il reste en vie. Ils étaient en guerre, le monde allait changé, rien n’était certain. Le moindre plan d’avenir, la moindre volonté pouvait être révoqué à tous moments. Il fallait être fou pour faire fi de cette situation cataclysmique. Mais venant de Miss Parfaite, plus rien ne l’étonnait en matière de bêtises.

    Blaise n’avait pas encore conclu si elle était simplement imbécile et aveugle et quelle ne se rendait absolument pas compte de ce qui se passait autour d’elle bien qu’elle soit pratiquement la seule au courant, ou bien si elle avait l’audace de se croire plus maligne que le Lord et qu’elle avait mijoté quelque chose pour aider Draco. Or il n’y avait rien à faire pour aider Draco. Sa situation était telle que lui seule pouvait y faire face. Il le savait, Blaise le savait, tout le monde le savait mais cette tête de linotte idiote ne l’avait pas encore intégré apparemment.

    Et comme si cela ne suffisait pas, cette petite garce s’envoyait à nouveau Urquart. Blaise doutait même que Draco soit au courant, il serait probablement anéanti si tel était le cas. Non seulement elle avait fait preuve de l’égoïsme le plus singulier en l’attirant dans ses filets, fouinant comme une salle petite rate pour se rapprocher de lui, mais en plus, après avoir sucé sa moelle à ses côtés pendant un mois, elle jouait à l’âme en peine tout en s’envoyant son ex. Et pour ne pas épargner Draco une seconde, elle envoyait son chienchien Nott pour maltraiter le blond en appuyant sur la plaie qui saignait toujours.

    Blaise était hors de lui. Comment pouvait-elle ne serait-ce que prétendre l’aimer. C’était un mensonge, un ignoble mensonge. Aimer quelqu’un ne menait pas ce genre de réactions égoïstes et narcissique, aimer quelqu’un c’était tout donner sans jamais rien attendre, aimer c’était tout abandonner pour l’autre, c’était toujours faire passer le bonheur de l’autre avant le sien. Et Greengrass n’avait absolument rien fait de cela alors que Draco l’avait fait. C’était d’ailleurs l’ironie du sort car c’était en clamant son amour qu’elle avait réussi à obtenir ses faveurs.

    Le métis s’imagina un instant auprès de Justin dans une telle situation. Il voyait un million de choses plus pertinentes à faire, il savait que leurs réactions seraient les plus logiques pour se protéger mutuellement l’un l’autre. Parce qu’au fond de lui, il s’avait qu’ils s’aimaient sincèrement. Et cela lui faisait d’autant plus mal qu’il tenait énormément à Draco et qu’il imaginait sa souffrance. Sa seule interrogation était : comment faisait-il pour ne pas réaliser combien la moindre relation avec elle était vaine ? Pourquoi ne voyait-il pas ce que Blaise voyait ? Il n’en avait aucune idée et ça le meurtrissait bien plus qu’il n’osait l’imaginer.

    Quelques minutes s’étaient écouler en silence, le grésillement du baladeur allumé meublant légèrement l’ambiance lourde du dortoir. Draco avait laissé échapper sa colère et pour autant, Blaise ne savait que répondre. Ou plutôt si, il savait pertinemment quoi lui répondre, il savait ce qu’il devait lui répondre. Mais il ne pouvait le faire. Car s’il pouvait imaginer la souffrance de Draco avec la perte de Greengrass qui était devenu chère à son cœur, il pouvait également imaginer la trahison qu’il éprouverait en entendant son meilleur ami à qui il se confiait difficilement, se mettait à dénigrer celle qu’il aimait.

    De plus, Blaise avait déjà fait cette erreur lors de leur dispute antérieure. Erreur non, car c’était ce qu’il ressentait à ce moment où lui et Draco étaient distants l’un avec l’autre et où il se sentait évincé par la sangsue qui pompait toute son énergie vitale. Car bizarrement, depuis qu’il avait rompu, Draco et Blaise s’étaient rapprochés. La preuve n’était autre que les agissements du blond qui montrait petit à petit les sentiments qu’il éprouvait pour le métis.

    Alors que faire ? Se concentrer sur Nox semblait une bonne solution mais Blaise était incapable de se montrer hypocrite. Peut être était-il préférable de risquer de blesser Draco si ça pouvait à terme lui faire du bien, plutôt que de le ménager maintenant pour le voir décliner ensuite. Oui, c’était la meilleure chose à faire. A présent, comment réussir à lui faire comprendre sans qu’il se braque ? Là c’était plus délicat. Mais peu désireux de préserver ce silence gênant, Blaise se décida à improviser.

    « Draco, tu sais, je pense qu’il faudrait que tu te rendes compte de quelque chose. Je ne veux aucunement, ni juger votre relation, ni tes sentiments pour elle, mais je pense que ce que tu ressens trouble ton jugement. Je pense qu’il y a des choses évidentes que tu ne vois pas et qui ne feront que te créer du tord plus tard. Draco, je ne sais pas comment te le dire car je chéris notre amitié plus que tout et je n’ai aucune envie de te perdre pour une histoire de femelles ! Notre dernière dispute m’a suffisamment ébranlé pour que je ne veuille plus jamais revivre ça. Tu as besoin de soutien car ce que tu as fait et ce que tu dois faire demande beaucoup de courage et de force, et tu n’en as plus guère à présent. Je ne peux que rester à ta disposition et faire ce que je peux pour t’aider à traverser ses épreuves difficiles. Mais si je veux être honnête avec toi et avec mes sentiments pour toi, je ne peux pas te cacher cela. »

    Blaise fit une pause, il ne se souvenait absolument pas avoir déjà parler de façon aussi sérieuse auparavant. Mais aujourd’hui plus que jamais, il fallait faire preuve de finesse. Et même si ce n’était pas du tout son point fort, il ferait tout ce qu’il pourrait pour y parvenir. Reprenant un peu d’air et réfléchissant comme tourner sa réplique, il perdit un instant son regard sur le mobilier. Après de longues secondes pendant lesquelles il compta les battements de son cœur, il reposa ses prunelles noisettes sur les pupilles d’orage dilatées par la rage, de son ami.

    « Draco je pense que Daphné ne t’aime pas. Non, Draco, je suis sur qu’elle ne t’aime pas. Il y a quelques semaines je ne pouvais rien dire à ce sujet, mais à présent je sais. Je sais ce que tu ressens pour elle comme je sais ce que je ressens pour Justin, et je sais aussi ce que ressent Justin pour moi. Et même si je ne juge rien de ce que vous avez vécu ou partagé ensemble, je pense que la profondeur de ses sentiments n’égalent pas les tiens et que malgré les démonstrations bruyantes de son supposé amour, je pense que tout ça n’est que du vent. Nott n’est qu’une marionnette, il n’attend qu’une seule chose et tu le sais, il la veut pour lui, c’est tout ! Pourquoi crois-tu que de tels griefs soient nés entre vous ? Si ce n’est à cause d’elle … Il mérite une correction pour ce qu’il a fait même si je pense que la force qui l’animait en venant te voir est la même que celle qui t’anime lorsque tu penses à elle. Bien que je ne me l’explique pas, et bien que tu ne veuilles surement pas entendre cela de ma part, je pense au plus profond de mon âme, que ce n’est pas une fille pour toi ! »

    Presque en apnée, Blaise retira sa paume du genou de Draco et se mit debout précipitamment. Il marcha à pas vifs jusqu’à l’opposé du dortoir où il s’appliqua à observer les lambris de bois ouvragés et les tapisseries de brocard. Dans son dos, il ne percevait rien mais s’attendait soit à ce que Draco vienne lui coller une droite dans la face, soit à ce qu’il quitte la pièce en claquant la porte.

    Dans les deux cas, aucunes autres solutions ne semblaient possibles dans cette situation et, les mâchoires tremblantes, Blaise ravala un pincement au cœur qui montait le long de son échine et irradiait dans sa gorge. Papillonnant, il chassait de ses yeux une ou deux larmes intempestives qu’il aurait préféré ne pas voir couler. Après tout ce qu’ils avaient vécu ensemble, tout ce qu’ils avaient traversé, Blaise ne voulait pas perdre Draco, pas ainsi. Et pourtant c’était la seule chose qui semblait se profiler à l’horizon ….
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