- Nox - A vous de rallumer l'espoir.

La 6eme année touche presque à sa fin à Poudlard, le trio de Gryffondor, toujours dans le coma, ne peut rien faire contre l'avancée des Mangemorts...A vous de vous battre pour faire gagner votre camp !
 

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 Le Rituel [Rigel - Regulus]

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Rigel A.Black
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MessageSujet: Le Rituel [Rigel - Regulus]   Mer 12 Sep 2012 - 11:10

    Samedi 15 mars 1997
Les choses s'étaient précipitées depuis la rentrée de Janvier. Elle savait depuis longtemps qu'il y avait quelque chose d'assez étrange dans la disparition de son père, à commencer par le fait qu'elle le considère comme disparu et non mort. Cela venait de son talent pour la nécromancie, elle avait constaté depuis longtemps qu'elle pouvait au moins percevoir n'importe qui pourvu qu'il soit « de l'Autre Côté », mais lui, elle n'avait jamais réussit à le trouver. Pendant des années, elle avait été si proche de la réponse, il avait fallu un élément pour enfin réussir à tout remettre en place.

Cet élément, c'était sa meilleure amie, Luna, qui l'avait mise sur la voie. Après les vacances de Noël quand elle avait à nouveau aborder le sujet de son père et laisser échapper qu'elle pensait qu'il n'était pas mort. C'était pourtant limpide, elle qui étudiait le sujet des horcruxe depuis des années. Dumbledore l'avait lui aussi mise sur la voie, elle le soupçonnait d'avoir déjà bien compris la situation quand il lui avait conseiller de se concentrer sur ce que son père lui avait laissé. Il avait tenté de la guider mais il lui avait fallu encore trois semaines après leur entrevue pour comprendre ce qu'il avait voulu dire.

Pourtant c'était évident, son père qui avait lui aussi étudier les horcruxes, compris que c'était ce qu'avait trouvé Voldemort pour vaincre la mort, lui qui savait comment ça marchait et ne voulait pas quitter sa famille. Lui qui lui avait pourtant clairement dit qu'il serait toujours près d'elle, bien que ne sachant pas sous quelle forme. Elle l'avait d'ailleurs toujours ressentit, son réflexe de porter sa main à son pendentif chaque fois qu'elle pensait à lui, qu'elle avait besoin de réconfort, il était à présent tellement évident que ce pendentif renfermait l’âme de son père.

Évidement, sur le coup, elle avait eu du mal à accepter l'idée, après tout, à part Voldemort, elle n'avait jamais imaginer quelqu'un agir ainsi, encore moins son père. Mais pourtant c'était le cas et finalement, passée le moment ou elle s'était même sentie effrayée, elle avait relativisé. Il avait fait ça, c'était pour ne pas les quitter, elle et sa mère, il lui avait laissé la piste pour le retrouver et elle était enfin devant la possibilité de le retrouver. Et puis, après tout, ce n'était qu'une sorte de sauvegarde, elle avait assez étudier la magie noire pour ne plus s'en formaliser.

Passé donc la stupéfaction et la peur, avait fait place à la joie. Évidement, une joie peu montrée étant donné qu'elle ne pouvait pas en parler autour d'elle, la magie noire restait un sujet tabou dans l'école, peut-être un peu moins chez les Serdaigles les plus curieux mais tout de même. Elle se préparait à l'appliquer là ou les plus curieux se contentaient de s'y intéresser de loin, un monde les séparait. Ce même monde qui allait bientôt ne plus séparait Regulus de sa fille. Depuis janvier, donc, on ne voyait plus guerre Rigel en public, plus discrète que jamais en classe, disparaissant dans les temps libres, silencieuse pendant les entraînements de quidditch. Elle restait tout de même assez présente pour ne pas que cela attire son attention, beaucoup mettaient son silence sur le compte des vacances d'hivers qui avaient été assez agités, comme pour beaucoup de monde. On respectait son silence, ça l’arrangeait.

Depuis janvier, elle étudiait en détail le rituel pour relier le corps et l’âme enfermée dans un horcruxe, c'était complexe et délicat, de la nécromancie comme elle n'avait encore jamais essayer. Mais maintenant qu'elle était si prête du but, elle était plus assidue que jamais à ses recherches. Samy, son chat, se montra encore la voix de la raison en l'obligeant à prendre du repos de temps en temps sinon elle aurait travaillé non-stop jusqu'à être au point, elle soupçonnait son félin d'avoir des origines Kneazl, il était bien trop intelligent pour un simple chat.

Enfin, en début mars, elle se sentit assez sûre d'elle pour se lancer. Elle avait commencé par prendre contact avec Kreattur, elle aurait besoin de son aide pour retrouver le corps de son père ainsi que pour s'y rendre. Elle avait également écrit à Sirius pour lui emprunter l'elfe, car, après tout, Sirius en restait le maître direct. Elle avait prévu d'agir le samedi qui suivait, ils avaient une sortie à Près au Lard, ce serait le moment idéal. Bien que l'ambiance était encore plus que sombre depuis la mort de Gowan, la sortie permettait tout de même aux élèves de sortir et penser un peu à autre chose. Rigel s'en voulait un peu de laisser Luna seule une journée et redoutait de la laisser se morfondre toute la journée dans leurs chambre, mais elle devait le faire, l'occasion ne se présenterait peut-être pas de sitôt et elle était prête.

Le samedi, elle quitta donc le dortoir avec son sac contentant le matériel dont elle aurait besoin, la craie pour tracer les symboles et un couteau pour le principal. L'avantage était qu'elle pourrait accéder au corps d'origine de son père, certes, la régénération ne serait pas simple mais au moins elle avait la base, reconstituer un corps dans son intégralité était sans doute le plus délicat dans ce rituel et, quand on voyait la tête de Voldemort, on se disait que ce n'était pas à la portée du premier plouc. Régénérer un corps déjà existant serait bien moins risqué et complexe qu'en recréer un, surtout pour une future medicomage.

Elle retrouva Kreattur au fond du village de Pres au Lard et, après avoir vérifié que personne n'était dans les environs, l'elfe transplana, l’emmenant avec lui. Le transplanage des elfes était bien diffèrent de celui qu'elle connaissait. Rigel commença par le cimetière où était enterré Orion Black et lui chaparda un os en toute discrétion. Pour le sang, elle n'allait pas s’embêter, elle allait utiliser son propre sang, après tout c'était aussi celui de son père. Si cela se basait sur ce que les moldu appelaient l'ADN, alors entre celui de son père et celui de sa fille, il serait au plus proche possible de ce qu'il était avant sa mort.

Kreattur n'était pas rassurer, tremblant, il lui raconta qu'il avait lui aussi faillit mourir quand Voldemort l'y avait emmené. Rigel dû lui promettre qu'ils ne s'approcheraient pas de l'île dans le lac ni de la potion mortelle. C'est seulement une fois rassuré qu'il accepta de transplaner avec elle sur le lieu. Ses pouvoirs d'elfes pouvaient lui faire passer la protection mais pas à Rigel, ne voulant pas prendre de risque ils apparurent en dehors de la grotte.

La suite, elle la fit à la nage pendant que Kreattur avait transplaner, seul, devant le mur de pierre. Sous ses instructions, elle dégagea donc le passage en donnant un peu de son propre sang, se coupant à la main d'un geste décidé. Le passage s'ouvrit et Rigel respira un bon coup et se sécha d'un coup de baguette avant d'entrer. Ça aurait été mentir que de dire qu'elle n'avait pas peur. Elle était déterminée mais aussi terrifiée de ce qu'elle allait voir, consciente que la première vision qu'elle aurait de son père serait un cadavre. D'après ce que Kreattur lui avait dit, il était probable qu'il ait été, lui aussi, transformé en inferi comme les autres cadavres de ce lac, l'avantage était que ce procédé conservait relativement bien les corps, l'inconvénient était que le corps de son père avait de fortes chances de vouloir la tuer.

Aussi discrètement que possible, sur le bord de l'eau, elle commença à mettre en place le lieu du rituel. Ses mains tremblaient tant par l'angoisse que par le froid, même avec le sort pour se sécher, son plongeon dans la mer froide d'une fin d'hiver l'avait bien glacée. Une atmosphère polaire flottait dans la grotte et son souffle créait de la condensation. Sa main gauche était douloureuse, elle n'avait refermé la plaie que très sommairement, sachant qu'elle devrait la rouvrir aussi vite, du coup elle ne se servait que de la droite pour les préparatifs, observée à distance par un Kreattur mort de trouille.

Les symboles pour le rituel étaient prêt de même que ce dont elle aurait besoin, l'os devant elle et le couteau qu'elle avait ressorti. Le silence fut soudain briser par un remous dans l'au qui fit violemment sursauter la jeune fille, elle se leva d'un bond et pointa sa baguette vers l'origine du bruit. Elle n'avait pourtant pas approcher l'eau mais manifestement, quelque chose la dedans s'était réveillé. Ce n'était pas du tout prévu qu'elle se batte contre la meute d'inferi, au risque de détruire le corps de son père dont elle aurait besoin. Mais un seul inferius sorti de l'eau, le reste semblait parfaitement calme. Rigel écarquilla les yeux, ne comprenant pas, mais prête à se refendre.

Le cadavre s’avançait vers elle, elle ne comprit que quand il fut assez proche pour être éclairé et elle retint un cri de peur. Malgré la décomposition de plus d'une décennie, ralentie par le sort qui avait fait de lui un inferi, elle venait de reconnaître son père. Le corps avait sans doute été attiré par l’âme qui lui était lié. En dépit de sa terreur, Rigel trouva encore le bon sens de se dire que ça arrangeait bien ses affaires et, tremblante, elle s’accroupit au niveau du sol, l'inferius de son père ne semblait pas encore menaçant, peut être n'avait-il même pas remarquer qu'il y avait une présence vivante autre que son âme qui l’appelait.

La jeune fille dû s'y prendre à plusieurs reprise avant de parvenir à décrocher son collier et le déposer au centre du pentacle tracé au sol, contre l'os d'Orion Black. L'inferius était très proche à présent, Rigel rouvrit sa coupure à la main et laissa tomber quelques gouttes de son sang, une a chaque coin du motif du rituel. Les traits dessines à la craie prirent une autre consistance, comme si le sang versé avait pris possession du motif, lui-même éclairant le sol d'une faible lueur rougeoyante. L'os et le pendentif s’élevèrent de quelques centimètres, il ne manquait plus que le dernier élément, le corps, qui serait lié au reste au moment où il entrerait en contact avec le symbole au sol. L'air s'était chargé d'une sorte de tension magique, comme devenu palpable, Rigel devait y mettre de toute sa volonté pour garder son calme, elle n'avait sans doute jamais été si terrifiée de toute sa vie, la seule pensée de son but lui permettait de garder l'esprit clair. Elle allait retrouver son père. D'une voix ferme malgré les tremblements qui parcouraient son corps, la jeune fille commença à réciter l'incantation.

-Que les ossements du père, donnés en toute ignorance, fassent renaître son fils. Que le sang de l'enfant, donné volontairement, ressuscite son père.

A ce moment-là, l'inferius entra en contact avec le symbole, aussitôt une violente lumière accompagnée d'une sorte de bourrasque partit du symbole, projetant Rigel en arrière et fini sa course contre la paroi de la caverne. L'inferius, lui, était tombé sur le sol, sur le motif avec le reste des éléments, le reste se perdit dans la lumière générée par l'incantation. Un peu sonnée, Rigel essaya de se rapprocher un peu, tout se déroulait comme cela devait, écarquillant les yeux elle put discerner la chair qui se reformait, les espèces de gargouillis qu'émettait l'inferius au début du rituel se muaient en cris humains, ce qui forçait Rigel à se répéter en continu que tout se passait exactement comme cela devait, pour tenter de surmonter le fait qu'elle était terrifiée. Dans son coin, Kreattur s'était roulé en boule, ne voulant même pas voir la scène.

Enfin, le déferlement magique cessa, la lumière déclina et en quelques secondes, la scène ne fut plus éclairée que par la baguette que Rigel tenait dans sa main tremblante. L'os n'était plus qu'un tas de poussière, le pendentif retomba sur la roche dans un léger tintement, auprès du corps de Regulus Black étendu sur le sol, respirant faiblement. Rigel reprit aussitôt ses esprits et se précipita vers son père, décrochant sa cape pour lui tenir un tant soit peu chaud et se pencha au-dessus de lui. Elle le voyait pour la première fois, sa gorge se serra et elle eut sans doute plus de mal à réprimer ses larmes qu'elle n'en avait eu à calmer sa peur précédemment. C'est seulement là qu'elle réalisa son épuisement, le rituel lui avait pris une bonne partie de son énergie et il lui faudrait encore sortir de là, à la nage et aidant son père qui ne serait sans doute pas encore en état de nager seul. Enfin, cela viendrait après, avant tout elle devait vérifier que tout avait été réussit. Elle prit la main encore froide de son père qui semblait reprendre conscience.

-Papa... est-ce que tu m'entends ? Demanda-elle d'une voix plus faible qu'elle ne l'aurait cru.



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MessageSujet: Re: Le Rituel [Rigel - Regulus]   Mer 12 Sep 2012 - 18:57

Coulant les longs des stalactites, les perles d'eau précipitaient leur chute pour venir s'écraser dans l'eau du lac, créant à sa surface de légers remous qui s'évanouirent presque aussitôt. Leur bruit régulier s'élevait alors légèrement dans un son presque morbide qui semblait former une étrange mélodie funeste. Et partout autour, hormis celui-ci, subsistait un profond silence de mort. Car la Mort uniquement savait régner dans ces lieux que nul ne connaissait. Seule une légère lueur verdâtre s'échappant d'une fontaine meurtrière et ensorcellée chassait les ténèbres qui régnaient en maître dans la cavité où le danger se faisait pesant. Mais qui pouvait craindre de le voir s'éveiller, laissant sa vie quitter son corps dans les plus atroces souffrances ? Nul ne venait plus ici, et le seul à l'avoir fait il y a bientôt dix-sept ans de cela après le passage du Seigneur des Ténèbres gisait au tréfond de ces abîmes noirâtres, parmi d'autres cadavres qui n'attendaient plus qu'une nouvelle chair humaine pour sortir de leur repos éternel. Et parmi elles, reposait mon corps... Celui que mon âme avait quitté depuis tant de temps à présent. Je n'errais pourtant nulle part. La moitié de mon âme était enfermée dans ce collier que ma fille portait depuis ses onze ans autour de son cou. Prisonnier entre ce bas-monde et l'au-delà, je n'étais tout simplement plus, attendant qu'un jour peut-être je pourrais revenir d'entre les morts.

Rien ne bougeait aux alentours. Cette même immobilité subsitait depuis des années dans ce lieu que le Lord Noir avait choisi pour protéger sa propre âme. Âme qui, d'ailleurs, n'était pourtant plus à l'endroit où il l'avait déposée, mais auprès de cet elfe qui, je l'avais espéré, l'aurait détruite peu de temps après.
Le vent hivernal qui s'était engouffré et qui se faufilait entre les roches conférait à l'espace une température glacée. Heurtant les parois, le son qu'il produisait était en tout point semblable à la longue et interminable litanie des défunts qui se lamentaient en ombres errantes qui n'avaient jamais trouvé le repos éternel. Vivants parmi les morts, nulles n'avait ici sa place à laquelle elles ne pouvaient pourtant pas se dérober. Telle était le condamnation éternelle. Et personne pour les en délivrer. Elles n'étaient plus que des ombres qui flottaient sans but, libres et pourtant prisonnières de leur univers, tout comme je l'étais. Dans mon mon monde, il n'y avait plus rien. Aucun son, aucune odeur, aucune couleur, ni la moindre sensation. Aucun souvenir ne venait me hanter, tout comme aucune pensée ne pouvait naître dans cet esprit qui n'était plus. Les seules traces qui subsistaient encore de mon passage sur cette terre étaient dans ce collier que j'avais légué à Rigel, et dans les souvenirs que j'avais pu partager avec d'autres, avec Evelyne, et dans l'imagination de ma fille à l'intérieur de laquelle j'avais toujours existé. Mais aujourd'hui, et comme tous les autres jours où le soleil poursuivait sa course interminable sans jamais pouvoir pourtant baigner le moindre instant cette grotte de ses rayons bienfaiteurs, nul regret ne m'habitait. Je n'étais plus rien pour me rendre compte de la peine qu'elles pouvaient ressentir, tout comme je n'étais plus rien pour continuer à penser à elles et à songer que nos vies auraient pu être différentes si je n'avais pas fait ces choix.

Une petite pierre se détacha de la parois de la roche, venant rouler sur le sol avant de plonger dans l'eau du lac noir qui semblait dormir d'un sommeil profond. Un sommeil qui, toutefois, pouvait toujours s'interrompre si jamais un inconscient venait à s'aventurer sur ses lieux. Précipitant sa chute dans les profondeurs aquatiques, la pierre se posa lentement dans les tréfonds du lac, côtoyant les centaines de cadavres qui s'y reposaient. Inanimés, seuls les cheveux encore attachés à leurs crânes entreprenant une lente et interminable décomposition semblaient se mouvoir encore légèrement. Leurs yeux demeuraient ouverts pour la plupart, vitreux et aveugles, d'une blancheur immaculée. Et leurs visages... Rongés, déchiquetés... nul, aussi fou qu'il soit, ne souhaiterait voir cela. Et pourtant. Pourtant, et brisant enfin ce silence morbide qui avait trop duré, des bruits de pas s'élevèrent au loin. Ces mêmes pas qui s'aventuraient ici et qui se rapprochaient de plus en plus du lac. Et bientôt, le bruit d'un sac que l'on posait au sol, suivit du crissement d'une craie qui s'écrasait sur le sol rocheux et parfois dangeureusement glissant. De bruits manifestes qui auraient pu inquiéter plus d'un. Pourtant le danger ne résidait pas dans ce que ces créatures démoniaques pouvaient entendre, non... il était beaucoup plus subtil. Car doucement au loin, un mouvement imperceptible se fit ressentir. Tel un aimant en attirant un autre, un corps se mouva dans les ténèbres aquatiques, ouvrant lentement ses yeux aveugles alors qu'aucun autre ne semblait s'éveiller. Un corps qui avait perdu cette part qui lui manquait, et qui devait la retrouver, à présent qu'elle lui était à portée de main.

Alors des remous naquirent, tandis que le cadavre que j'étais devenu sortit lentement de l'eau. Ruisselant le long de ses vêtements en lambeaux et de son long manteau, ses cheveux se plaquèrent sur ce visage qui n'était plus celui d'un homme autrefois beau, mais celui d'un effroyable monstre. Les joues creusées, déchiquetées, une étrange complainte sortit de ses lèvres défaites tel un râle oppressant et terrifiant. Il ne voyait rien ni ne sentait rien, si ça n'était cet étrange appel qui le poussait à avancer encore et encore, alors qu'une voix qu'il n'entendait pas s'élevait dans la caverne, résonnant contre les parois glaciales. Plus il se rapprochait de ses pas disloqués et difficiles, et plus cet appel se faisait puissant jusqu'à ce que soudainement et dans un cri qui ne ressemblait plus à rien de cet humain qu'il était autrefois, il ne s'effondre au sol. Alors ses lamentations devinrent lentement un hurlement déchirant qui faiblissait de plus en plus, devenant des cris. Mes cris... Comme si l'on venait de me pousser d'une falaise et que je sentais mon corps éclater en contre bas, j'avais la sensation que l'on m'enfermait dans une carcasse trop étroite et beaucoup trop déchirée pour pouvoir être vivable. Carcasse qui, pourtant, renaissait peu à peu, redevenant celle d'autrefois.

De l'air pénétra brutalement dans mes poumons jusqu'à lors gorgés d'eau, s'écoulant dès lors des lèvres blanchâtres d'un être qui n'était plus un monstre, mais un homme en grande souffrance qui s'atténuait peu à peu. Je ne savais pas ce qu'il se passait, je ne savais où j'étais, ni qui j'étais. Tout ce dont j'avais à présent conscience étaient des tremblements de mon corps qui avait immensément froid malgré que quelque chose de chaud venait de s'y poser dessus. Concentré sur ma respiration totalement erratique, des images me vinrent soudainement en tête, cette dernière qui me faisait précisément atrocement souffrir. Et soudain je sentis quelque chose saisir ma main, avant qu'une voix faible ne se fasse entendre, pénétrant dans mes oreilles. Mais un mot resta figé dans mon esprit qui retrouvait peu à peu ce fonctionnement enraillé depuis tout ce temps. Papa...

Ce coeur jusqu'à lors mort dans ma poitrine tambourina avec force contre mes entrailles alors que mes lèvres s'entrouvrirent tandis que je tentais de prendre plus de cet air qui me manquait. Papa, avait-elle dit... Alors lentement mes yeux s'ouvrirent, prenant le temps de s'accorder avec cette légère luminosité pourtant presque inexistante mais à laquelle mes yeux ne s'étaient plus habitués. Et tournant doucement la tête, mon regard croisa celui d'une jeune fille aux yeux aussi sombres que l'étaient les miens, et aux cheveux noirs qui lui glissaient en quelques mèches sur son visage pâle aux traits si fins, si... identiques. Si peu de souvenirs remontaient dans mon esprit, il en était un qui ne pourrait jamais disparaître : celui d'une famille que nous avions espéré ce voir construire, cet homme que j'étais une jeune femme magnifique au ventre bombé sur lequel reposait ma main dans une grande tendresse paternelle. Un seul et unique nom me vint alors à l'esprit. Ce nom qui s'échappa de ma voix extrêmement faible et à peine audible qu'elle perçut pourtant.

« Rigel... »

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Rigel A.Black
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MessageSujet: Re: Le Rituel [Rigel - Regulus]   Mer 12 Sep 2012 - 21:51

Sa phrase, aussi faiblement dire qu'elle l'eut été, sembla achever le processus que le rituel de magie noire avait mise en route. Ce n'était pas tout de rendre le corps viable et lui rendre son âme, encore fallait-il que l’âme trouve la volonté et l’énergie de s’éveiller, surtout après un sommeil si long. Sous ses doigts, Rigel sentit un léger frémissement parcourir la main de son père et la chaleur s'y diffuser, faible mais présente. Sa respiration se fit plus présente, il se battait. Anxieuse, Rigel guettait, elle avait oublié le fait qu'ils étaient dans une caverne potentiellement dangereuse, oublier ce froid qui la faisait trembler ou la vive douleur à sa main, venant de la plaie qu'elle ne pensait plus à refermer. Tout ce qui comptait, c'était qu'elle était en train de vivre ce dont elle avait rêvé toute son existence : voir son père en vie.

Enfin, il ouvrit les yeux et un immense poids quitta la jeune fille. Elle avait réussi. C'était même inespéré aux vues de la complexité de ce qu'elle avait entrepris, mais elle avait réussi et son père était vivant, son regard croisa le sien, c'était bien vrai ce que tout le monde lui disait, elle lui ressemblait tellement. C'était les mêmes traits, les mêmes yeux, même si son père était affaibli, que son corps, même régénéré, était encore très maigre et loin d'une parfaite santé, la ressemblance était frappante. Au-delà de son état, Rigel l'aurait reconnu entre mille, elle avait passé trop de temps à fouiller les affaires de sa mère à la recherches de la moindre photo de son père, elle avait passé trop de temps dans la maison de ses grands-parents pour ne pas avoir su mettre un visage sur ce père qu'elle n'avait jamais vu de ses yeux, mais qu'elle sentait près d'elle.

Les deux étaient maintenant réunis, cette présence qui était restée avec elle et cette apparence qu'elle n'avait pu qu'imaginer tout au long de son enfance. C'était comme irréel de le voir enfin, là, devant elle, elle en avait si souvent rêver. Combien de fois, dans ses songes, elle avait imaginer cet instant où elle le rencontrerait, vivant. Des rêves parfois si réalistes qu'elle se réveillait, persuadée qu'elle allait le trouver, chez elle, dormant en serrant Evelyne dans ses bras, comme s'il n'avait jamais disparu. Combien de fois n'avait-elle pas connu cette immense détresse de découvrir que ce n'était pas la réalité, qu'elle ne s'était pas réveillée avant de fondre en larme, persuadée qu'elle devait faire quelque chose. Elle en venait même à douter de la réalités de l'instant présent, et si elle allait se réveiller dans son lit, à Poudlard, réalisant qu'elle n'avait fait que rêver de tout ça ?

Non, le froid, le vent, la douleur, les bruits de pas de Kreattur, tout ça lui prouvait qu'elle ne rêvait pas. Enfin, la voix de son père, inconnue mais pourtant familière, qui l'avait reconnue et prononça son nom. Ce simple mot brisa les dernières résistances de Rigel qui sentit ses larmes couler le long de sa joue. Son père était vivant. Ses larmes n'exprimaient que la plus grande joie qu'elle n'ait jamais ressentit. Elle avait oublié la notion du temps, ce fut Kreattur qui eut le bon sens de les rappeler à l'ordre.

-Excusez-moi, mais... Miss Rigel... l'endroit n'est pas sur, il faut partir !

Rigel sursauta, non pas qu'elle n'ait pas de considération pour l'elfe mais elle avait complètement oublier qu'il était là. Elle reprit ses esprits. Oui, ils étaient au bord d'un lac souterrain infesté de morts-vivant prêt à bondir au moindre contact avec l'eau, il faisait froid, le retour ne serait pas de tout repos et une flaque de sang apparaissait sous sa main gauche.

-Oh, ah oui, c'est vrai.

Elle se soigna la main d'un coup de baguette, là aussi, elle réserva ses forces et se contenta de refermer la blessure. Kreattur de son côté regroupait les affaires utilisées pendant que Rigel rattachait son pendentif.

-Tu penses pouvoir te lever, Papa ?

Cette sensation si délicieuse de pouvoir lui parler, l’appeler « papa », pour la première fois de sa vie. Elle se releva tout en soutenant son père, ce n'était pas le moment pour elle de flancher, elle était venue jusque-là, il faudrait bien qu'elle en sorte. Kreattur fila aider son maître de l'autre côté, il n'en disait rien mais ses grands yeux écarquillés montraient pleinement à quel point il était stupéfait de le voir en vie. Elle se mit en marche, soutenant son père, arrivée devant la sortie, elle réalisa que le passage était refermé et qu'elle avait arrangé sa coupure trop tôt, elle bougonna un « t'en as pas encore eu assez toi non ? » avant de ressortir son couteau, ignorant les protestations de Kreattur qui voulait absolument se porter volontaire. Épuisée, elle ne put retenir un léger gémissement quand la lame entailla pour la troisième fois sa peau, elle se consola en se disant que c'était théoriquement la dernière fois qu'elle passerait cette ouverture.

-Miss Rigel, les sorts de protections sont moins fort ici, Kreattur doit pouvoir vous faire transplaner.

-Vraiment ? Parfait alors, merci Kreattur. Il vaut mieux qu'on aille chez moi, chez maman.

Les oreilles de l'elfe se dressèrent un peu, il n'était pas vraiment habitué aux remerciements le pauvre, puis il tendit ses mains pour prendre celle de Rigel et Regulus, la jeune fille n'avait pas lâcher son père. Dans la grotte derrière eux, la trace de ce dernier acte de magie noire s'installait sur les lieux, c'était déjà du passé à présent. Le passage se referma au moment où tout les trois disparurent dans un bruit sec. Dommage, Evelyne était en mission, elle ne pourrait pas accueillir son fiancé, de retour après seize ans d'absence, presque jour pour jour.



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MessageSujet: Re: Le Rituel [Rigel - Regulus]   Dim 16 Sep 2012 - 1:35

J'ouvris enfin les yeux, pour la première fois depuis de trop longues années. Combien au juste ? Je n'en avais pas la moindre idée. Chaque sensation me revenait dans ce corps jusqu'à lors mort, cadavérique, et qui avait vécu dans les limbes de cette eau noire et maudite, infestée de ces créatures immondes dont j'avais fait parti. La douleur qui se propageait dans tout mon être, le fait d'entendre mon coeur battre dans mes oreilles comme un sourd, cette odeur d'humidité qui amplissait ces lieux... toutes ces sensations ne me montraient qu'une seule et même chose : j'étais en vie. Oui, je l'étais, et grâce à elle. Cette jeune jeune fille qui, en ce moment-même, tenait ma main glacée dans la sienne alors que ses yeux noirs me fixaient avec émotion. Cette même jeune fille qui, sans que je ne la connaisse, évaillait en moi une floppée d'émotions qui semblaient me percuter paradoxalement avec tout autant de violence que de douceur. Elle était ma fille, mon enfant... Celle que je n'avais encore jamais connue, celle que je n'avais pas vu naître, et dont le seul réel souvenir que je possédais n'était qu'une forme bombée qui grandissait dans le ventre de la femme que j'aimais. Cette jeune fille dont le nom résonnait dans mon esprit embrumé comme la plus absolue des évidences, alors que je peinais à savoir encore qui j'étais.

« Rigel... »

Son nom sortit d'entre mes lèvres avec difficulté alors que je sentais ma gorge se nouer tant par l'épuisement que par l'émotion. Scrutant les moindre courbes de son visage, je ne parvenais pas à détacher mes yeux de l'adolescente dont les larmes traçaient de longs sillons sur ses joues légèrement rosées malgré son teint pâle. Ses yeux, ses cheveux, son visage... elle me ressemblait tellement qu'il m'était impossible pour moi de ne pas la reconnaître malgré que c'était la première fois que je la découvrais, absent durant tout ce temps que jamais je ne pourrais remonter. Seule la voix d'un elfe qui retentit à nos côtés m'extirpa de ma contemplation, me ramenant à cette réalité qui m'était totalement étrangère. Perdu, il me fallut de longues minutes avant de me remémorer quel était cet endroit dans lequel j'avais pourtant perdu la vie. Mais pourquoi m'étais-je rendu ici, d'ailleurs ? Je ne le savais plus, mais peu à peu des images me revenaient en mémoire, mélangées dans un enchevêtrement sans queue ni tête dont l'ordre logique me reviendrait au fur et à mesure. Pour l'heure, je me sentais encore planer, comme si mon âme devait prendre le temps de s'habituer à l'emprisonnement de ce corps qu'elle avait si longtemps déserté.

Rigel sursauta à l'entente d'une voix à côté d'elle qui m'était étrangement familière, mais que j'avais du mal à ressituer. Revenant également à ses esprits, elle relâcha doucement ma main avant de se saisir de sa baguette pendant que j'entendais la créature que je ne voyais pas de ma position s'affairer à ses côtés à je ne sais quelle tâche. Je fermais un instant les yeux, tentant de rependre le contrôle de ma respiration jusqu'à lors erratique. Allais-je pouvoir me lever ? J'acquiesçai d'un hochement de la tête, fronçant alors les sourcils tandis que je tentais de me redresser, prenant appui sur mes bras tremblants que mes muscles tentaient de réinvestir. Aidé par Rigel, je me remis lentement debout, balayant l'espace d'un regard épuisé avant que celui-ci ne se pose sur une fontaine au loin de laquelle une étrange lumière verdâtre se dégageait. Oui, je me souvenais... Le bras autour de ses épaules tandis qu'elle m'aidait à avancer, je sentis soudainement que la créature s'était emparée de mon second bras pour m'aider.

« Kreattur ? » Demandais-je, incertain, alors que le regard globulleux de celui-ci s'écarquilla tout autant de stupeur que de ce qui devait être du ravissement.

Plus nous avançions, et plus je prenais de l'assurance dans mes pas, retrouvant cette sensation familière tandis que je ressentais à nouveau mon corps qui semblait jusqu'à présent être totalement engourdi. Nous éloignant de la caverne, le couloir de pierres sembla se rétrécir jusqu'à ce que nous arrivions devant une immense paroie qui bloquait notre route. Marmonant des paroles que je ne comprenais pas, je vis Rigel sortir un couteau de sa poche, celui-ci souillé de sang. Kreattur protesta aussitôt qu'il désirait le faire à sa place, mais... faire quoi, au juste ? C'est alors que celle-ci, dans un gémissement de douleur, entailla la paume de sa main gauche qui l'était déjà sévèrement à ce que je pus percevoir. Aussitôt me revint en mémoire l'image de ce même mur devant lequel je m'étais autrefois tenu, accompagné de l'elfe. S'affaiblir était le mot qui me vint à l'esprit... Mais pour quoi faire, je n'en avais pas la moindre idée. Tout ce que je savais, c'était que par-delà ces murs quelque chose d'extrêmement important était dissimulé. Quelque chose qui valait la peine que j'abandonne absolument tout et que je me sacrifie pour venir le chercher.

Le passage s'ouvrit dès lors, nous permettant de le franchir tandis que je sortais de mes réflexions. Là, Kreattur annonça qu'il pouvait dès à présent nous faire sortir de ce maudit lieu en transplanant. Celle qui était ma fille, chose que j'avais encore du mal à réaliser, le remercia avant de lui demander de nous conduire chez sa mère et elle. Sa mère... Ce visage fin, encadré de superbes cheveux blonds dans lesquels j'avais autrefois plongés mes doigts dans une caresse, et ses yeux bleus aussi doux que brillants d'une lueur dangeureuse... Evelyne. Je l'avais aimé plus que n'importe quel autre homme l'aurait pu, et j'allais enfin pouvoir la revoir. M'attendait-elle encore ? Je l'espèrais. Mais j'en doutais, cela faisait beaucoup trop de temps...

Dans un bruit étrange, nous fûmes aussitôt emportés dans une sorte de tourbillon profondément désagréable, mais qui ne dura heureusement pas. Une violente sensation d'écrasement me prit soudain, me conférant l'impression réelle que tout mon être encore trop faible se retrouvait broyé sous un poids énorme, avant que tout à coup une douce odeur ne me parvienne. Nous étions arrivés. Lâchant un gémissement de douleur alors que nous venions d'apparaître dans un superbe salon chaleureusement décoré, je découvrais pour la première fois ces lieux du regard dont je ne me souvenais pas. Je m'assis alors sur le canapé non loin avec soulagement, avant que mon regard ne se pose sur une photographie récente de Rigel et d'Evelyne dont un grand sourire était dessiné sur leurs visages aux expressions physiques très similaires. Prenant le cadre posé jusqu'à lors sur la petite table basse près de l'accoudoir pour mieux l'observer, un léger sourire se dessina alors sur mes lèvres, malgré que je sentais un immense vide se créer autour de moi.

« Combien de temps... ? » Demandais-je à Rigel, tentant de dissimuler la tristesse sans bornes qui m'envahissait.

Depuis quand les avais-je quittées ? Je n'en avais pas la moindre idée, de même que j'ignorais parfaitement l'âge que devait avoir ma propre fille. Quel père avais-je été pour leur faire endurer cela ? Et surtout pour quelle raison ? Je ne m'en souvenais plus, bien que cela ne serait plus qu'une affaire de temps. Celui-là même que je comptais rattraper avec celle dont j'ignorais absolument tout, mais qui était pourtant la chair de ma chair, et plus que cela encore : toute ma vie.

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MessageSujet: Re: Le Rituel [Rigel - Regulus]   Mer 19 Sep 2012 - 10:52

Quand ils arrivèrent dans la maison, Rigel eut du mal à rester sur ses pieds. Le transplanage n'avait jamais été son fort, elle appréhendait d'ailleurs le jour ou elle devrait apprendre à transplaner seul. Jour très proche étant donné qu'elle serait majeure dans pas plus tard que quelques jours, ce qui lui donnerait le droit de passer son permis. Mais non, définitivement non, elle détestait cette sensation. À côté d'elle, elle entendit son père qui appréciait aussi peu qu'elle l'arrivée. En tout cas, Kreattur avait une fois de plus prouvé que les pouvoirs des elfes en matière de transplage surpassait celui des humains, il les avait amenés directement dans le salon en dépit des protections placées sur le domaine.

Rigel regarda tout autour, surprise de ne rien entendre dans la maison. Sa mère aurait du être alertée par le bruit de transplage. Au lieu de ça, ce fut le bruit de pas furtif d'un autre elfe qui se rapprochait, pour entrer dans le salon. C'était Betsy, la petite elfe qui était maintenant au service de Rigel depuis les dernières vacances, qui semblait stupéfaite de découvrir sa maîtresse dans le salon, en pleine période scolaire, accompagnée d'un parfait inconnu. L'elfe balaya d'un regard la jeune fille et repéra aussitôt le fait qu'elle était blessée et épuisée.

-Maîtresse ? Mais... Vous n’êtes pas à Poudlard ? Et vous êtes blessée ! Et...

-Du calme Betsy, je vais bien. Maman n'est pas là ?

-Asseyez vous au moins ! Madame est partie il y a une heure maintenant.

Rigel n'eut pas vraiment le choix de s’asseoir, encore un peu et son elfe la poussait sur le canapé. Elle s'installa donc à côté de son père qui contemplait une photo d'elle et sa mère.

-Maman doit être en mission, elle va avoir une sacré surprise... Non Betsy, laisse ma main, je t'assure que ce n'est rien !

Elle repoussa gentiment l'elfe qui voulait absolument examiner sa blessure et observa aussi la photo. Elle avait été prise quand elle était rentrée en décembre pour les vacances, c'était sans doute la dernière photo qui serait prise où elles ne seraient qu'a deux, à cette pensée, une vive joie envahie Rigel, pour la première fois ils seraient réunis tout les trois. Son père demanda combien de temps, sans doute voulait-il demander depuis combien de temps il avait disparu, pas depuis combien de temps la photo avait été prise.

-Environs dix-sept ans. Je suis née plus ou moins deux mois après ta disparition. Il m'a fallu longtemps avant de comprendre.

Elle baissa le regard vers sa main gauche et pressa le tissus de sa robe contre la blessure pour stopper le sang, au point ou elle en était après tout, et puis ça se nettoierait facilement. Elle avait la tête qui tournait un peu, le rituel l'avait vidée de ses forces et sa blessure était en train de la vider de son sang, mais malgré sa pâleur et le sang qu'elle était en train de semer derrière elle, il était hors de question qu'elle se montre faible. Elle retint un fou-rire en voyant Betsy ramener du thé spontanément, sous le regard de Kreattur qui ne savait pas bien où se mettre.

-Comment tu te sens ? Je ne sais pas combien de temps exactement il faut pour que tout devienne clair pour toi, mais c'est normal si ça te parait encore brumeux.

D'après ce qu'elle avait lu, il fallait du temps, quelques jours parfois, pour que l'esprit et le corps de se retrouvent parfaitement et que les souvenirs de l'esprit puissent être interprétés. Elle imaginait ce qu'il devait ressentir s'il ne se parvenait plus à se rappeler comment il était arrivé là. Ce devait être assez perturbant, aussi, l'état de son père la préoccupait bien plus que le siens. Elle ne venait pas de renaître elle, peu importait son épuisement, ce n'était rien face à ce que son père devait vivre, elle pouvait l'imaginer mais même ce qu'elle imaginait ne pouvait être à la hauteur de la réalité. De sa main valide, elle prit tout de même sa tasse de thé, le liquide chaud lui redonnerait au moins quelques forces et elle pourrait refermer sa blessure, au moins sommairement.

-Puis-je demander qui est Monsieur ? Demanda timidement la petite elfe.

-Mon père. Répondit simplement la jeune fille, cette simple réponse la rendant plus heureuse qu'elle n'avait pu l'être dans le passé.



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MessageSujet: Re: Le Rituel [Rigel - Regulus]   Dim 23 Sep 2012 - 20:34

Le voyage, aussi court fut-il, me vida de ce peu de force que je commençais à retrouver. Aussitôt arrivés, le contrecoup de ce transplanage pour le moins désagréable me fit pousser un léger grognement qui s’échappa d’entre mes dents serrées à l’extrême, alors que mes jambes peinaient de plus en plus à soutenir mon poids. Kreattur m’accompagna jusqu’à un large canapé qui trônait dans le vaste salon de cette demeure que je n’avais pas connu, ou bien dont je ne me rappelais pas encore. Mais je devais laisser le temps au temps, et à vrai dire les souvenirs les plus importants que je possédais étaient déjà en ma conscience, à savoir le visage de cette femme que j’aimais, et de notre fille que je n’avais pas encore pu connaître mais qui était à mes côtés à cet instant-même. Et quant à savoir pourquoi je les avais quittées, je n’en avais pas la moindre idée. Seule me demeurait la vague sensation qu’un enjeu des plus importants m’avait poussé à partir. Mais quel était-il ? Et avait-il valu le coup ? Certainement car sinon je doutais fort que j’aurai ainsi disparu en laissant les deux femmes de ma vie derrière moi. Du moins osais-je l’espérer…

Je m’assis sur le canapé dans un léger un soupir de soulagement, fermant un instant les yeux alors que je sentais ce corps si longtemps déserté me faire un mal de chien. J’étais bel et bien vivant, il n’y avait pas le moindre doute sur la question… Tentant de recouvrer un rythme respiratoire calme et soutenable, je m’efforçais de respirer avec lenteur, les sens en éveil. Une odeur de bois mélangée à celle d’un léger parfum enivrant et si familier planait dans l’air, alors que la voix douce de Rigel demandait à une elfe, dont je sentais le regard parfois lourd se poser fixement sur moi, où était Evelyne. L’évocation seule de son nom fit remonter en moi des images qui apparaissaient dans mon esprit égaré tel des flashs qui me guidaient vers l’attrayante lumière de la vérité. Mon passé ne devait certes pas être toujours des plus glorieux, mais le beau visage de cette jeune femme aux cheveux blonds qui encadraient son visage fin et ses yeux bleus qui luisaient d’une lueur tout aussi dangereuse que paradoxalement bienveillante me procurait des sensations qui ne me montraient qu’une et une seule chose : avec elle, je savais parfaitement que j’avais été heureux. Mais lorsque la voix craintive et chevrotante de la prénommée Betsy retentit à son tour dans la pièce avec discrétion, une vague de déception m’envahit en sachant que je ne pourrais pas la revoir de si tôt. Partie il y a une heure… mais où ? Et pourquoi cette nouvelle qui aurait pu être des plus banales pouvait m’inquiéter à ce point ? Quelque chose en moi me faisait ressentir un danger que je ne comprenais pas, et dont je préférais ne pas prêter attention. Mais le pouvais-je ? Non, bien au contraire. Tant de choses me demeuraient cachées dans les tréfonds de mon esprit si sombre qu’une sensation de vertige me prenait.

Le coude posé contre l’accoudoir du canapé en cuir, je passai une main épuisée et encore tremblante sur mon visage tiraillé entre l’inquiétude et l’incompréhension. Puis, dans un nouveau soupir parfaitement inaudible, je relevai la tête, mon regard se posant dès lors sur une photographie qui était posée sur une table basse, juste à côté de moi. Attiré par celle-ci dont je ne pouvais plus me détacher, je pris en silence le cadre dans mes mains que je contemplais sans bouger, les yeux perdus sur ces deux visages qui souriaient. Non, Evelyne n’avait absolument pas changée… elle était toujours incroyablement belle. Un léger sourire se dessina aux coins de mes lèvres alors que je ne perdais pas une seule seconde de vue la photographie de ma famille que j’avais abandonnée tout ce temps. La voix de Rigel me parvint alors, lorsqu’elle me dit combien sa mère qui était en « mission » en ce moment-même serait surprise en rentrant. Une mission, m’avait-elle dit ? Non, pour le moment cela ne me rappelais rien, mis à part peut-être… oui, toujours cette même sensation d’un danger que je ne comprenais pas.

Je hochais simplement la tête à ses paroles, un léger sourire sur les lèvres en ne pouvant toutefois pas m’empêcher de redouter le moment de nos retrouvailles. Comment réagirait-elle après tout ce temps ? Avait-elle refait sa vie après moi ? M’avait-elle oublié ? Je n’en savais rien, car vu l’âge que possédais Rigel cela faisait bien trop longtemps que je l’avais quitté. Et savait-elle seulement pourquoi j’étais parti ? J’en doutais… Mon regard se posant à nouveau sur la photographie, une question aussi courte que difficile me vint à l’esprit. Combien… Oui, depuis combien de temps avais-je quitté ce bas-monde pour errer dans les ténèbres ? Dix-sept ans, me répondit-elle, ajoutant qu’il lui avait fallu bien du temps pour pouvoir comprendre et sans aucun doute également accepter cette idée. Mais peut-on réellement y parvenir, de toute manière ? La réponse ne me semblait absolument pas évidente, encore que. Au vu de tous les dangers et les risques qu’avait encourus Rigel pour me rappeler parmi les vivants, il semblait bien qu’elle n’ait jamais accepté que j’ai pu disparaître.

« J’en suis navré. Je me doute que la vie n’a pas due être facile pour vous deux. » Lui dis-je, croisant son regard alors que ma main se posait avec douceur sur sa main droite.

Je n’étais pas le genre de père qu’il aurait été bon d’avoir. En avoir conscience était sans aucun doute même bien pire que le fait que mon passé soit des plus brumeux, car si peu à peu j’allais retrouver toute ma tête, le temps, lui, ne se récupérait pas.
Mes yeux glissèrent de son visage au teint déjà naturellement clair - mais qui était devenu si pâle par l’épuisement - vers sa main gauche dont le sang continuait de s’écouler de sa plaie. Et tout cela par ma faute… Mais avant que je n’ai eu le temps de faire ou de dire quoi que ce soit pour remédier à cela par je ne sais encore quel moyen, nous vîmes Betsy s’approcher une nouvelle fois, un plateau sur lequel était posé une théière et deux tasses, tenu fermement entre ses mains osseuses. Remerciant dès lors l’elfe qui me tendit une tasse avec un regard aussi farouche qu’intrigué, je pris celle-ci lorsque Rigel me demanda comment je me sentais, malgré qu’il était normal que je n’ai pas encore retrouvé toutes mes connaissances, ce qui était le moins que l’on puisse dire.

« Vivant, voilà comment je me sens. Mais surtout heureux de pouvoir enfin te rencontrer, Rigel. J’ai manqué tellement de choses : ta naissance, tes premiers pas, ton entrée à l’école, … Je sais que, malgré tout, je ne pourrais jamais rattraper ce retard et mon absence. Seulement à présent que je suis là, qui plus est grâce à toi et à ton courage, je ne veux plus jamais te perdre. » Lui dis-je, un léger sourire sur les lèvres malgré que les émotions qui me prenaient d’assaut faisaient légèrement trembler ma voix qui s’était exprimée dans la plus grande douceur et une immense sincérité.

L’elfe de maison insista envers ma fille pour qu’elle saisisse sa tasse de thé à son tour, avant d’oser demander enfin, avec un trouble de plus en plus aisément perceptible, qui j’étais. Et avec tout autant de simplicité qu’une grande émotion de joie qui en était presque réellement palpable, elle lui répondit que j’étais son père. Ce mot que je n’avais jamais pu porter jusqu’à présent et que je peinais encore à réaliser. Oui, celle qui se tenait à mes côtés était la chair de mon sang, une jeune femme absolument superbe qui avait tous les traits expressifs de sa mère mais qui me ressemblait pourtant incroyablement, et que je ne demandais plus qu’à connaître. Un sourire plus large que jamais sur les lèvres, je posais avec douceur ma main sur sa joue fraîche, ne quittant pas des yeux celle qui éveillait en moi un réel amour paternel que j’avais à peine eu le temps ressentir lorsqu’elle était encore dans le ventre de sa mère.

Ne prêtant pas attention au regard sans le moindre doute pour le moins décontenancé de Betsy, je demandais à l’elfe :

« S’il-vous-plait Betsy, pourriez-vous m’emmener de quoi soigner sa main ? Maintenant que cette jeune fille a retrouvé son père il va falloir qu’elle l’écoute. » Demandais-je à l’elfe tout en lançant un clin d’œil à Rigel.

« Bien, Monsieur. » Me répondit celle-ci en s’inclinant, avant de disparaître dans un bruit caractéristique, pour revenir quelques secondes à peine plus tard, une préparation et une bande à la main qu’elle me tendit en s’inclinant à nouveau.

La remerciant, je pris les produits et saisis doucement la main de Rigel, sur laquelle j’étalais la préparation médicinale à l’odeur certes prononcées, mais qui eut toutefois tôt fait d’arrêter son sang de couler.

« Je veux vraiment que tu saches combien je suis fier de toi. Tu n’aurais pas dû te mettre autant en danger pour moi, tu as pris des risques énormes. Mais ce qui tu as fait est réellement incroyable, et extrêmement courageux. Cependant promets-moi de faire réellement attention à toi, d’accord ? » Lui demandais-je, croisant à nouveau son regard aussi sombre que l’était le mien.

Je pris alors la bande que me tendais l’elfe après avoir protégé la plaie d’une compresse, et l’enroulai à présent autour de sa main que je retournais doucement pour pouvoir l’attacher. Remontant légèrement sa manche pour mieux pouvoir la bander, mon regard se figea soudain sur l’intérieur de son bras.

« Tu as… la Marque ? » Lui demandais-je avec une stupéfaction supplée d’une immense inquiétude, bien des souvenirs remontant aussitôt à la surface à cette vision.

Non pas elle, pas Rigel… Voldemort ne pouvait pas l’avoir rallié à sa cause…


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MessageSujet: Re: Le Rituel [Rigel - Regulus]   Dim 23 Sep 2012 - 22:57

Dix-sept ans. C'est seulement là que Rigel réalisa à quel point c'était une longue durée. Toute sa vie en réalité. Elle n'avait pas l'impression que c'était si long pour la simple et bonne raison que, pour elle, tout cela n'avait réellement commencer que quelques mois avant. Avant ça, elle n'avait jamais oser envisager sérieusement la possibilité de le voir un jour, elle l'avait espéré, espérer plus que toute autre chose au monde, mais sans jamais réellement y croire. Si seulement elle l'avait compris avant.

Non, à la réflexion, ça n'aurait rien changer si elle l'avait compris avant. Elle était aujourd'hui juste assez puissante pour effectuer ce rituel délicat, même si elle avait compris par exemple l'année précédente que son père avait créé un horcruxe et que c'était à elle de le ramener à la vie, elle n'aurait pas su le faire. Ce que ça aurait changé, c'est que l'attente aurait été encore plus longue pour elle. Mais maintenant, peu importait tout ça, Rigel secoua doucement la tête en resserrant sa main dans la sienne.

-C'est vrai, mais c'est fini maintenant. On sera bientôt tout les trois. J’espère que maman sera vite rentrée !

Heureusement, la situation aurait pu être bien pire pour Evelyne et Rigel. Sa mère aurait pu être emprisonnée quand Voldemort était tombé la première fois, Rigel aurait pu lui être élevée et aurait pu grandir sans même sa mère. Elle aurait pu ne jamais avoir la lettre que son père lui avait laissé pour ses 11ans et passer à côté de tout ça toute sa vie, passer sa vie sans aucun de ses parents. Cette idée était terrifiante. Mais le destin en avait voulu autrement et, à présent, elle était face à son père qui reprenait peu à peu des forces, attendant que sa mère rentre et découvre la bonne surprise, son fiancé de retour après une si longue disparition, son fiancé qu'elle n'avait jamais cesser d'aimer.

Et Rigel qui avait un père pour la première fois de sa vie, un père qui scrutait son visage avec attention, son regard dans lequel elle lisait son affection, et ses regrets aussi. Ses mots confirmèrent ce qu'elle présentait, il s'en voulait d'être passé à côté de tant de moments importants de sa vie. Ça aurait été mentir que de dire que son absence ne lui avait pas peser. Enfant, pour chacun de ses anniversaire, elle avait connu la détresse, celui de faire chaque année le même vœu : qu'il soit enfin auprès d'elle, sans jamais le voir pour autant. Ce désespoir aussi t'avoir tant de fois tenter de le contacter dans l'Autre Monde, sans jamais réussir à trouver sa trace, sans qu'elle ne comprenne pourquoi. Mais jamais elle ne lui en avait voulu, dès qu'elle avait su pourquoi il n'était pas avec elle, qu'elle s'était mise en tête de continuer ce qu'il avait commencé, il avait toujours été son héros.

-C'était pour une cause importante et je l'ai toujours très bien compris. Si tu savais combien j'ai espéré ce jour !

Tout le poids de ces années d'espoir, de recherches, de découragement et d'incompréhension retombaient peu à peu pour ne laisser place qu'à la joie, une joie si forte qu'elle avait toutes les peines du monde à ne pas se laisser submerger, sa voix tout comme celle de son père tremblait. Les mains tremblantes, elle but un peu du thé que Betsy lui avait servi. Ce poids qui commençait à être visible sur elle, des cernes trahissaient ses nuits courtes, passées en recherches et en préparatifs, cela faisait bien trois mois qu'elle n'avait plus eut une véritable nuit de sommeil. Ce soir, nul doute qu'elle dormirait plus paisiblement que depuis tout ce temps. Ce matin même, quand elle s'était réveillée à Poudlard, semblait appartenir à une autre vie, déjà derrière elle. Sa vie sans son père était finie et elle ne la regretterait certainement pas.

Son premier geste paternel fut d'ailleurs de décider de lui soigner la main. La jeune fille, habituée à se débrouiller toute seule, eut pour premier réflexe de vouloir protester, de dire qu'elle s'en chargerait, qu'elle savait arranger ça, qu'elle n'avait pas besoin d'aide. Mais une autre partie d'elle se rebella contre son caractère autonome, elle voulait qu'il s'occupe d'elle. Aussi elle ne protesta pas, adressant un grand sourire en réponse au clin d’œil de son père. Cela vaudrait pour tous ses petits bobos de quand elle était enfant et qui n'avaient été soignés que par sa mère. Elle terminait son thé quand Betsy amena de quoi la soigner, la jeune fille confia sa main à son père sans protester. Le produit piquait sa peau et lui donnait envie de se frotter la main pour faire passer cette sensation, mais elle s'en fichait, quelle importance que sa main lui fasse mal alors que son père était en train de lui dire combien il était fier d'elle ?

Elle sourit avec un certain amusement, ce n'était pas sa première prise de risque et sans doute pas la dernière. Le plus grand risque qu'elle avait pris jusque-là, c'était de rejoindre Voldemort pour tenter de trouver des pistes afin de le détruire, elle doutait qu'elle puisse faire quelque chose de plus risqué que ça.

-Je m’efforce de rester prudente tu sais, mais ces risques, je devais les prendre. Je ne pense pas être aussi courageuse que tu le dis, juste que, c'est ce que je devais faire, et te voir est ce que je voulais plus que tout. Je te promets de faire aussi attention que possible.

La notion de courage, elle laissait ça aux Gryffondor, elle ne s'était jamais vu comme étant courageuse. Elle faisait ce qu'elle pensait juste, analysant toujours avant d'agir, ne se lançant jamais tête baissée dans les problèmes. Il lui avait fallu des semaines de débat intérieur à peser les pour et les contre avant de s'engager comme mangemort, elle ne se décidait jamais à la légère. Ce qui pouvait paraître imprudent d'un regard extérieur était généralement une prise de risque parfaitement évaluée. Par contre, en parlant de mangemort, un problème allait se poser. En enroulant sa main blessée d'une bande, son père venait de voir sa marque sur son bras gauche. Elle ne s'attendait pas à devoir lui raconter tout ça si vite, elle savait bien qu'il n'approuverait pas. Après tout, dans sa lettre, il lui avait bien dit qu'il espérait qu'elle ne le deviendrait pas.

-Oui, depuis cet été. Mais ce n'est pas ce que tu penses, je n'ai pas fait ça pour le suivre mais dans le seul but de déceler ses faiblesses, avoir des pistes sur ses horcruxes. Continuer ce que tu avais commencé donc. Bon, et depuis peu j'en profite aussi pour essayer de protéger mon cousin qui va vraiment finir par s'attirer des ennuis.

Compte-tenu de la mort de Gowan, il semblait assez évident que pour réussi à protéger Drago elle s'était pour le moment pas mal plantée. Mais comment pouvait-elle faire quoi que ce soit si son cousin s'en tenait au fait qu'il ne pouvait rien lui dire ? Elle chassa ces sombres pensées, si elle devait faire la liste de ses actuelles préoccupations, elle n'aurait pas fini. Elle bougea un peu ses doigts pour évaluer la souplesse de la bande qui entourait sa main, sa paume était nettement moins douloureuse.

-Merci Papa. Dit-elle, reconnaissante.

Cette reconnaissance n'était au fond pas que pour sa main, mais bien pour le simple fait d'être enfin là, avec elle, de l'accepter, car une crainte qui l'avait poursuivie toute sa vie, celle que, si un jour elle le rencontrait, il aurait été déçu, ne l'aurait pas acceptée, s'était enfin envolée.



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MessageSujet: Re: Le Rituel [Rigel - Regulus]   Dim 14 Oct 2012 - 12:28

Mon sang ne sembla faire qu'un tour dans mes veines lorsque je la vis... Cette foutue Marque qui gisait sur son poignet, symbole d'appartenance à un monstre auprès duquel j'avais été autrefois si fier de servir. Et à présent je me rendais compte combien ma tentative de la protéger en tentant de détruire le Lord, ce sacrifice que j'avais fait pour essayer de les écarter, sa mère et elle, de la menace innommable qu'Il représentait avait été vaine et inutile. Mon absence avait été la pire chose que j'avais pu leur infliger en réalité, car si j'avais fait tout cela pour les protéger, je me rendais aujourd'hui compte combien j'avais fait une lourde erreur. Je n'avais pas été là pour veiller sur elles, et ma propre fille allait dès à présent payer les pots que j'avais moi-même cassés. Mais je ne pouvais pas la blâmer de ne pas avoir voulu m'obéir. Sa mère avait toujours été une fervante admiratrice du Seigneur des Ténèbres, et ne s'était jamais rendu compte de l'homme -si je pouvais encore le qualifier comme tel- qu'Il était en réalité. Comment Rigel aurait alors pu faire autrement que de suivre les traces de ses parents, alors que la seule chose que j'avais pu faire ne serait-ce qu'espérer de l'en dissuader avait été de lui écrire cette foutue lettre ? Impuissant. Voilà ce que j'avais été. Je m'étais sacrifié pour une cause qui n'avait servie à rien. Je n'avais pas eu le temps de détruire le médaillon, j'ignorais si Kreattur avait pu le faire à ma place, je n'avais jamais pu connaître ma propre fille ni la voir grandir, et j'avais abandonné sans une explication la femme que j'aimais.

Le coeur serré, je l'entendais battre comme un sourd tandis que tout semblait s'effondrer autour de moi, mes craintes me percutant de pleine face en même temps que ces milliers de souvenirs qui me revenaient subitement en mémoire. Je me revoyais enfant, incarnant la fierté de la famille Black tandis que je revêtais mon uniforme de Serpentard. Je les voyais dénigrer un frère qui n'avait jamais voulu suivre leur trace, faisant dès lors de moi l'enfant modèle et émérite dont ils étaient si fiers. Et surtout, je me revoyais pour la première fois face à Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom, celle qui aurait dû être ma femme si je n'avais pas disparu, à mes côtés, le regardant tous deux avec crainte mais que la fascination extrême que nous ressentions pour Lui inhibait. Comment Rigel le considérait-Il ? Etait-Il pour elle le symbole de l'espoir et de la délivrance qui guettait le monde des sorciers ? Le voyait-elle non pas comme un abominable meurtrier mais comme un véritable héros, celui-là même en lequel j'avais si longtemps cru ? Mais elle m'expliqua réellement ce qu'il en était, et je l'avais écouté avec soulagement, comprenant qu'il n'en était rien. Un soulagement pourtant passager lorsqu'elle déclara que si elle avait fait tout cela, c'était pour reprendre mon flambeau et terminer ce que j'avais entrepris. Mais est-ce que cela devait me rassurer ? Non, absolument pas. J'admirais ses actes, mais une nouvelle fois je ne pouvais que constater qu'en réalité je l'avais bien plus mise en danger qu'autre chose. Et de quel cousin me parlait-elle ? Bellatrix avait-elle eu un fils, ou bien... Oui, je me souvenais à nouveau. Narcissa. Je me rappelais combien j'avais pu être proche des Malefoy et de Lucius en particulier. S'il était certes plus âgé que je l'étais, une relation réciproque d'amitié nous avait unie, alors que je voyais en cet homme l'incarnation-même de ce que devaient représenter la noblesse des Sangs-Purs de ce monde. Ma cousine était tombée enceinte peu de temps avant ou après Evelyne, je ne m'en souvenais plus réellement.

Lâchant un soupir, je baissais un instant les yeux en pensant à voix haute :

« Ainsi donc Lucius a un fils... Et je devine qu'il va sans doute vouloir suivre les traces de son père. »

Je hochais légèrement la tête, ayant sincèrement pitié pour ce gamin. Tel que j'avais connu son père, et comme je connaissais également ma cousine Narcissa, je me doutais du poids qui devait peser sur les épaules de leur fils. Pour eux, rien ne devait plus compter que leur honneur, chose que j'avais largement compris autrefois. Mais pour autant, dès le jour où je sus que j'allais être père et qu'Evelyne et moi avions décidé de construire notre propre famille, rien n'avait eu plus d'importance que cette perspective à mes yeux. Seulement Lucius devait peut-être être fort loin de partager la même opinion que moi. Et qui plus est, j'avais manqué tant de choses que je devais encore être bien loin de suspecter l'ampleur de la chose et de leur fierté.
Mais relevant le regard vers Rigel et sortant de mes pensées, je pris à nouveau doucement sa main à présent bandée pour lui dire en plongeant mon regard aussi noir que l'ébène dans le sien :

« Mais ça ne devrait pas être ton combat, Rigel. Je comprends que tu veuilles le protéger, mais... »

Je m'interrompis, un soupir résigné s'échappant de mes lèvres.

« Mais il est de manière bien trop tard pour faire marche arrière, j'en ai conscience. Seulement si Voldemort apprend que je suis à nouveau en vie, je sais parfaitement de quelle manière Il va vouloir se venger de ma trahison. Et à présent que tu as la Marque, tu es bien plus vulnérable que jamais. »

Un silence s'installa brièvement dans le salon, tandis que je me mis à réfléchir activement. Il n'y avait à présent qu'une et une seule chose à faire... Le regard perdu dans le vague, je passais mes doigts sur mon bouc finement autrefois taillé, mais que mon état général peu glorieux alors que je venais tout juste de revenir d'entre les morts n'arrangeait pas particulièrement, tentant de me rappeler de tout.

« Il y a peut-être un moyen pour que tout cela cesse enfin... »

Relevant à nouveau le regard vers ma fille, je m'expliquais :

« Tu ne peux pas quitter les rangs de Voldemort à présent, seulement le fait qu'Il puisse savoir d'une manière ou d'une autre que tu cherches à Le contrer te mettra constamment en danger. Le seul moyen que tu possèdes pour t'en protéger c'est de Lui obéir, et d'abandonner cette quête. C'est à moi de reprendre ce que j'ai entamé, et à moi de te protéger. Il faut que je continue ce que j'ai commencé, et que tu deviennes une simple partisane à Ses yeux. Il ne doit jamais se douter de ce que tu sais à propos des Horcruxes. »

Je tournais ensuite la tête vers Kreattur qui était resté à nos côtés, et lui demandais à son tour :

« Kreattur, qu'as-tu fait du médaillon ? As-tu pu le détruire, comme je te l'avais demandé ? »

Aussitôt, celui-ci se prosterna à mes pieds et me dit en tremblant, se confondant en mille excuses :

« Non mon Maître, Kreattur n'a pas réussi... Kreattur a échoué aux ordres de son si bon Maître, il n'a pas réussi alors qu'il a essayé ! Oh oui, si souvent Kreattur a essayé... Mais il l'a caché pour le protéger, personne ne pourra jamais le trouver là où il l'a mis ! » Me dit-il de sa voix tremblante.

J'aurai dû me douter que la tâche serait loin d'être si simple que le fait de s'emparer seulement de l'horcruxe. Encore que "simple" n'était pas le mot le plus adapté face à la situation, puisque j'y avais tout de même laissé la vie pour ce foutu objet de malheur. Mais Voldemort avait dû éployer tous Ses efforts pour pouvoir protéger chaque fragment de Son âme afin que nul ne puisse les détruire. Et je devais rapidement trouver leur faille...

« Ça ne fait rien Kreattur, je comprends. Dis-moi où il est, et je m'en chargerai. »

Relevant ses yeux globuleux vers moi, il me dit alors d'une voix étrange :

« Il est chez vous mon Maître, dans la noble maison des Blacks. »

Le 12 Square Grimmaurd... Cette maison était pleine de souvenirs. Ma mère y vivait-elle encore ? Sans aucun doute, jamais elle n'aurait voulu abandonner cette maison pour rien au monde. Cependant l'intonation étrange qu'avait adoptée Kreattur me laissa perplexe. Que s'était-il passé dans ma maison ?

« Ta grand-mère, Walburga, y demeure toujours, bien entendu. Non ? » Demandais-je en tournant la tête vers Rigel, perplexe, les sourcils légèrement froncés.

Si tel était le cas la tâche serait simple. Je n'aurais plus qu'à y retourner et reprendre ce qui m'appartenait. Encore que non, peut-être que le mot simple n'était pas des plus appropriés, car comment justifier à ma mère ma disparition et les raisons de ma mort ? Révéler ma trahison envers le Seigneur des Ténèbres serait sans le moindre doute pour elle bien pire que la trahison de Sirius à notre famille. Encore que... Enfin, dans tous les cas la vieille femme serait loin d'être ménagée par la nouvelle lorsque je la lui apprendrais. Du moins si j'en avais au moins la possibilité, car au vu du regard que s'étaient échangés Rigel et Kreattur, il y avait fort à parier que les choses s’avéreraient être bien plus complexes que prévu... Mais que s'était-il bien passé durant ces dix-sept ans ?



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Rigel A.Black
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MessageSujet: Re: Le Rituel [Rigel - Regulus]   Dim 4 Nov 2012 - 22:18

Rigel découvrait à présent une chose qu'elle n'avait jamais, mais alors jamais connue. Il faut dire aussi que depuis toute jeune, elle s'était toujours montrée très débrouillarde et indépendante. Quand elle avait besoin de quelque chose, elle commençait systématiquement par chercher seule et, seulement si elle n'y arrivait vraiment pas, elle demandait de l'aide, à sa mère en l'occurrence. Evelyne qui avait élevé cette tête de mule avait bien fini par accepter que sa fille mène les choses à sa manière et qu'il était pour ainsi dire impossible de la faire changer d'avis. Désormais, quand elle constatait que sa fille se lançait dans des choses assez ambitieuse et même si elle s’inquiétait pour elle, elle se contentait de lui demander de se montrer prudente, puis surveillait de loin, dès fois que les choses tourneraient mal, fort heureusement, les choses n'avaient jamais trop mal tourner.

Quoi qu'il en soit, Rigel avait l'habitude d'agir un peu à sa guise tout en restant prudente pour ne pas trop inquiéter sa mère et surtout, avoir la paix. Mais pour Regulus qui retrouvait seulement sa fille et qui ne la connaissait pas encore, il n'avait évidement pas encore pu comprendre à quel point la mini-Black était débrouillarde. La jeune fille soutins son regard tout en déposant son autre main sur leurs deux mains déjà jointes.

-Écoute papa, je sais que tu t’inquiète pour moi, je le comprends bien, maman aussi aurais sans doute préférer que je reste éloignée de tout ça. Mais j'ai pris cette décision par moi-même, même si c'est vrai que tu m'y as un peu aider. Et puis Drago, lui, n'a pas vraiment eut le choix. Je tiens à lui comme je tiens à maman ou à toi, il a besoin de moi, au moins de mon soutiens, même s'il refuse de l’admettre. J'ai toujours été ainsi.

Elle s'en était rendu compte le jour où elle avait pris la décision de devenir mangemort, après avoir mûrement cogiter sur ses motivations. Suivre juste la mission de son père, c'était un peu léger pour engager toute sa vie dans une guerre. Elle savait pourquoi elle se battait et la lettre de son père n'avait été que le déclencheur, mais pas l'unique cause.

-Quoi qu'il en soit, j'étais prête à agir quand il m'a fallu me décider. Je savais quels en étaient les risques et je les ai acceptés, je n'ai pas fais ce choix à la légère et de toute façon, tout le monde est vulnérable dans cette affaire, il y a juste ceux qui ignorent qu'ils le sont, et ceux qui ont accepté les risques. Elle eut un sourire mi-amusé, mi-triste. Je me doute que te dire de ne pas t’inquiéter ne changera rien, mais, crois-moi , je sais ce que je fais. Je me bats pour qu'on ait une chance d'avoir un avenir, pas seulement nous qui prenons volontairement ces risques, mais aussi ceux qui ne l'ont pas choisit. De quel droit moi je serais libre alors que je peux agir ?

Elle avait su mener ce chemin jusque-là, ce n'était pas pour rien. Elle connaissait ses capacités et ses failles, c'était un grand atout. Si Voldemort ignorait toujours ce qu'elle tramait, ce n'était pas grâce à ses compétences en occlumencie, d'ailleurs très basiques, mais bien parce qu'elle mettait systématiquement en avant ses pensés les plus sincères qui allaient dans le sens qui l’arrangeait. Une adolescente idéaliste et pleine de bonne volonté, voilà pour quoi elle passait. Une jeune fille intéressée par la magie noire et vouant une très grande admiration à ceux qui manient cette branche de la magie. Elle avait encore plus d'un an devant elle pour passer dans une activité réelle de mangemort, un an, c'était beaucoup quand on se montrait aussi obstiné qu'elle.

Et elle serait d'autant plus assidue désormais, chaque jours la rapprochait de celui où elle devrait afficher son choix. Il n'y aurait alors que deux solutions, ou Voldemort serait détruit et alors elle serait libre, soit elle mourrait. Mais ça, hors de question de l'annoncer d'entrée de jeu à son père. Ce n'est pas le genre de choses que les parents aiment entendre généralement.

Regulus interrogeait à présent Kreattur sur le médaillon, Rigel n'avait pas eu ces informations, évidement, l'elfe avait reçu pour ordre de ne rien révéler et c'est qu'il était extrêmement fiable, ce petit elfe. Comme elle s'en doutait, l'horcruxe était dans la maison des Blacks.

-Je me doutais que c'est là qu'il se trouvait. J’espère juste que mon oncle n'a jamais mis la main dessus alors, j'ai cru comprendre que la magie noire et compagnie n'était pas vraiment dans ses préférences décoratives.

Hum, sa grand-mère, cela serait sans doute une nouvelle difficile pour son père mais il faudrait bien passer par là, c'est vrai que pour lui, aux dernières nouvelles, Walburga était encore en vie.

-Hélas non, Grand-mère est morte il y a bien onze ans maintenant, c'est d'ailleurs elle qui m'a révélé ma facilité pour la nécromancie, j'avais cinq ans si je ne me trompe pas. La maison est restée longtemps quasiment vide, j'y suis passée de temps à autre par la suite, mais récemment, c'est Sirius qui s'y est installé et on n'y accède plus aussi facilement. D'après ce que j'ai compris il y a un sort de Fidelitas sur la maison du coup il m'est impossible d'en dire plus. Oh, d'ailleurs, Sirius sait pour les horcruxes, je l'ai rencontré là il y a trois mois. Étant donné que Dumbledore ne sera bientôt plus, j'ai estimé qu'il était plus que temps que j'aille un peu hâter les choses du côté de l'Ordre.

C'était sans doute pas mal de nouvelles à digérer pour lui, aussi Rigel lui laissa le temps d'y penser tendit qu'elle se levait et qu'elle enleva les taches de sang de sa robe d'un coup de baguette et de resservir deux tasses de thé avant de revenir s’asseoir.

-Au fait, comment va-t-on faire pour ta baguette ?

La baguette qui avait toujours été la sienne était en fait celle de son père qu'il lui avait laissé, il voudrait peut-être récupérer sa propre baguette, ce qui impliquerait alors une petite visite chez Ollivender, Rigel se voyait mal retourner à Poudlard sans baguette. D'ailleurs, dans le simple fait d'avoir arrangé sa robe, elle sentait que la baguette lui répondais déjà moins bien. Peut-être qu'elle avait toujours été pleinement coopérative jusque-là parce qu'elle avait sur elle l'âme de son réel propriétaire, maintenant que celui ci avait réintégré son corps, sa baguette voulais manifestement le retrouver. Avec un brin de regret pour la baguette avec qui elle coopérait depuis six ans, elle la tendit à son père.

-Je doute qu'elle soit aussi conciliante avec moi maintenant qu'elle peut te revenir.



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