- Nox - A vous de rallumer l'espoir.

La 6eme année touche presque à sa fin à Poudlard, le trio de Gryffondor, toujours dans le coma, ne peut rien faire contre l'avancée des Mangemorts...A vous de vous battre pour faire gagner votre camp !
 

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 Un bel instant de béatitude, rien qu'avec toi. [Pv Terry]

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Olivia E. Taylor
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MessageSujet: Un bel instant de béatitude, rien qu'avec toi. [Pv Terry]   Dim 16 Sep 2012 - 18:09

17 Mars 1997.
    Depuis un bout de temps, l'hiver commençait lentement à s'effacer. Si durant les mois précédents la neige avait semblée omniprésente pour tout le monde, sa présence n'était maintenant plus envahissante. Certes, certains petits stalagmites résistaient sur les branches des arbres mais à part cela, la masse blanche de la neige n'était que de la simple poudreuse qui fondait jour après jour grâce au soleil. Le printemps allait se faire sentir et pour beaucoup d'élèves, cela signifiait qu'ils allaient pouvoir quitter un peu les murs de Poudlard pour prendre l'air frais. On ne pouvait pas dire qu'il faisait très chaud dehors mais c'était toujours supportable et même doux vers l'après-midi. Il était maintenant étrange de voir un peu plus de population assise sur les bancs plutôt qu'entrain de remplir la Grande Salle, la bibliothèque ou bien les salles communes. Cela réequilibrait un peu les espaces, au moins.

    Ce dimanche 17 mars constitua d'ailleurs le jour parfait pour sortir dehors. Tout d'abord le dimanche était le jour de repos où aucun cours n'avait lieu. Et même si l'on désirait terminer un devoir, ce n'était pas dans une salle de classe qu'on le ferait et ni à une heure imposée par un acteur extérieur. C'était généralement ce qu'Olivia faisait tous les dimanches. Il n'y avait aucun jour de la semaine où elle ne touchait pas à une plume et à ses bouquins sauf pendant les vacances ou les sorties à Pré-Au-Lard où elle parvenait à obtenir un peu de répit. Pourtant, aujourd'hui contrairement à ses habitudes, elle repousserait ses études aprofondies au soir et quitte à se coucher tard, cela n'était pas ce qui l'importait. Aujourd'hui, elle avait l'occasion de passer un peu plus de temps qu'ordinairement en compagnie de son amoureux, qui lui aussi n'était pas tellement du genre à s'accorder facilement une longue pause. Rien que pour cela, elle comptait en profiter du mieux qu'elle pouvait et elle préférait sa situation à celle des autres couples qui se voyaient quasiment tout le temps. Ce n'était pas qu'elle aimait être toujours seule mais elle considérait que les belles retrouvailles romantiques étaient plus excitantes et meilleures si elles ne se produisaient pas tous les jours mais à des dates données qui forçaient à attendre et ainsi être impatient.

    Quand treize heures trente arriva, elle venait de remettre quelques affaires en ordre dans son armoire et de quitter sa chambre en emportant un léger manteau pour se couvrir. Elle descendit rapidement les escaliers en colimaçon de la tour de Serdaigle et soupira en constatant le long trajet qui l'attendait jusqu'au rez-de-chaussée. Parfois, elle se demandait si le personnel de Poudlard n'avait jamais eu l'idée de demander des fonds pour la création d'ascenseurs à tous les niveaux du château. C'était ce que les sorciers du Ministère avait fondé pour leurs propres locaux. Bon, cela avait un aspect beaucoup plus mécanique que magique mais cela restait utile, surtout quand on ne savait pas transplaner et qu'on était condamné à descendre les étages un par un à l'aide d'escaliers qui n'en faisaient qu'à leur tête à certains instants. Il lui fallut par conséquent du temps supplémentaire pour arriver jusqu'au niveau zéro. En tout cas, elle sembla prise d'une poussée d'adrenaline puisqu'elle dépêcha ses pas jusqu'au parc. Son cœur s'emballait de plus en plus à la seule pensée qu'elle verrait Terry dans quelques minutes. Le rendez-vous était au Lac et cet endroit avait son côté romantique qui laissait supposer que leurs retrouvailles seraient charmantes. Dès lors qu'elle parvint jusqu'au pont qui reliait le parc au chemin menant à la cabane de Hagrid, elle chercha Terry du regard mais elle ne l'aperçut pas encore. Olivia avait pourtant pensé qu'elle était en retard en raison de ce tout ce trajet qui lui avait semblé long. A la base, elle était tout de même ponctuelle mais là, elle ne l'aurait pas cru. De toute façon, cela l'arrangeait puisqu'elle n'appréciait pas faire attendre les gens. L'inverse, mystérieusement, ne la dérangeait pas vraiment. Il y avait toujours des choses à effectuer quand on attendait une personne comme se perdre dans ses propres réflexions ou observer l'environnement. C'était plutôt facile pour elle qui était une personne très pensive.

    Après avoir traversé le pont étroit, elle posa de nouveau les pieds sur l'herbe et s'engagea vers une pente descendante vers le Lac Noir. On ne l'appelait pas « noir » pour rien. Que ce soit l'été ou l'hiver, sa couleur sombre ne déteintait pas, comme si son fond n'était que le gouffre, le néant. Songer à ce qui pouvait se trouver tout au fond n'était pas quelque chose de très rassurant mais on pouvait au moins être sûr qu'il y avait bel et bien un fond ainsi que des créatures aquatiques tels que des Selkies d'Ecosse. Tout en balayant du regard cette étendue d'eau colossale qui se poursuivait jusqu'à des kilomètres au loin, la Serdaigle s'installa sur un banc, près de plusieurs arbres dont les bourgeons commençaient à pousser. Le spectacle qui s'offrait à elle paraissait à première vue agréable. Le soleil se situait à peu près à son plus haut point du ciel et éclairait merveilleusement bien le décor même si la température restait un peu froide. Il faudra encore attendre quelques mois avant de pouvoir s'exhiber en tenue légère.
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Terry Boot
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MessageSujet: Re: Un bel instant de béatitude, rien qu'avec toi. [Pv Terry]   Ven 21 Sep 2012 - 19:45

Dans la Tour d'Astronomie, exposée aux vents d'altitude froids et intenses, provoquant de longs sifflements dans l'espèce de balcon, un corps frêle et timide restait immobile, penché au-dessus d'une épais volume, traitant assurément de Runes. Son nez touchant presque les pages poussiéreuses recouvertes de symboles effrayants et celtiques, Terry lisait. Alors qu'il tournait l'énième page, du livre qu'il avait entamé il y a une heure, le Serdaigle releva les yeux. Ses yeux marrons défilèrent lentement devant l'étendue qui commençait à verdir lentement, progressivement, sur les versants pentus qui s'effondraient sur l'immensité sombre du Lac. Observant les surfaces harassantes de conifères qui, sous l'influence d'un aquilon bruyant et impérieux, se penchait, dominé par le souffle puissant, Terry posa ses mains sur la rambarde ferreuse, tiédie par endroit par un soleil discret, mais réconfortant.

Il parcourut les proximités du château. Exceptionnellement, et sans réellement comprendre comment, Terry avait remarqué qu'un micro-climat s'était établi au dessus de Pré-au-Lard, les protégeant, pour quelques jours seulement, d'un temps mitigé, ensoleillé mais froid. Pour un dimanche, on ne pouvait pas le nier : c'était une belle journée, certainement. Au loin, vers la côté ascendante du Parc, près de la mince couche de sable mêlée au gravier, des couples minuscules, comparables à des fourmis établies en binôme, s'avançaient vers l'immense gouffre sombre, qui offrait un gîte confortable aux créatures aquatiques, telles que les sirènes, le Strangulots ou autres ... Aussi, Terry ne put s'empêcher de repenser au Tournoi des Trois Sorciers, et à Harry, qui avait, par bonté de coeur, certes naïve, sauvé la "chose" de l'élève de Beauxbâtons, autrement dit Fleur Delacour. Se demandant, encore une fois, comment ils avaient installé les immenses infrastructures au-dessus du Lac, et appréciant la logistique soignée du transport des quelques centaines d'élèves, Terry se retourna, portant à présent ses yeux sur l'espèce de système horloger, qui, avec un engrenage éminemment complexe, composé de parties tournoyantes et cliquetantes, s'étalaient du centre de la pièce circulaire vers les extrémités. Étrangement, depuis quelques jours, cette sorte de gadget, auquel on pouvait confier plusieurs utilisations différentes, attirait toute son entière attention. En plus de passer la plupart de son temps ici, Terry s'était rendu compte qu'un cycle planétaire allait bientôt s'achever, et, de ce fait, les effets de la planète allait se faire sentir. En effet, si Terry savait bien une chose, c'est que les planètes influençaient psychologiquement les Humains, gouvernant partiellement leurs sentiments et réaction. Planté devant le montage cliquetant, Terry entendit finalement une petite détonation, discrète et légère, puis une lumière rouge cuisante, qui s'échauffait. La petite planète symbolisée n'était autre que Vénus, étrangement. Alors que Terry effleura le métal cuisant, il entendit au loin sonner la Grande Horloge de Poudlard, indiquant 1 heure de l'après-midi.

Rapidement, il ensorcela l'épais roman de Runes, qui se rangea de lui-même dans le sac, habituel ami du Serdaigle. Puis vint au tour du sac, qui se mit à flotter doucement dans les airs, et à descendre les escaliers en colis-maçon, se rendant dans la Salle Commune des Serdaigles. Alors qu'il descendait quatre à quatre les marches étroites, métalliques, qui résonnaient froidement, Terry débarqua dans la Salle de Cours, pour enfin dévaler dans le Couloir du Septième Étage. Ses pas précipités résonnaient dans les Couloirs, se répétant sur les murs pierreux, parfois recouverts d'une tapisserie qui représentait un Troll nigaud, une masse à la main, ou un elfe démoniaque, qui préparait un mauvais coup. Terry les connaissait toutes, ces décorations. A vrai dire, il était persuadé que derrière l'une de ces longues étoffes de toiles, lourdes et difficilement maniables se trouveraient des passages secrets, qui menaient on-ne-sait-où. A voir, un de ces jours.

Les étages se succédèrent, et Terry finit rapidement au Rez-de-Chaussée. Un flot mince de quelques élèves, éternels adeptes des Bavboules ou Échecs, se rendaient dans la Grande Salle, leur mallette de jeux glissée sous les bras, débattant sur une technique de contre et de retournement de situation. Poussant les lourdes portes en chêne massif, Terry déboucha enfin à l'extérieur. Ses pieds, qui frappaient en cadence le sol pavé, furent bientôt amortis par une herbe grasse, verte, qui semblait renaître de ses cendres. Devant lui, la rive douce d'un Lac sombre grandissait, reflétant les rayons clairs et insistants d'un soleil souvent caché par un amas de nuages cotonneux. A droite, un banc occupé par une seule élève attendait désespérément qu'un élève arrive.

Terry était légèrement en retard. C'était pas son habitude, mais il y arrivait bien aux meilleurs élèves de chuter lamentablement à une interrogation ... Il allait s'excuser, évidemment. Cependant, une petite idée germa dans son cerveau, qui pourrait sans doute permettre de se faire excuser.

A pas feutrés, il s'était approché derrière le dos mince, recouvert à moitié par des cheveux noir de jais, intenses et attractifs. Enfin derrière Olivia, Terry laissa son souffle timide se répandre dans l'étendue capillaire de son amoureuse, espérant qu'il provoque chez elle quelque frissons. Posant ensuite ses mains au-dessus de ses paupières, doucement de telle manière à ne pas la surprendre, Terry murmura à l'oreille de sa petite amie :

"Je suppose que tu sais qui je suis ?"

Il souleva quelques mèches noires, pour déposer, dans le cou pâle d'Olivia, un baiser doucereux. Enfin, il laissa les yeux bleus intenses retrouver une vue correcte et, tendrement, enroula ses bras à la base de son cou, mêlant leurs deux corps ensemble, dans une chaleur ambiante identique et confortable. Après quelques secondes d'une étreinte douce, Terry rompit le câlin sympathique, et alla s'asseoir aux côtés de sa Serdaigle. Tout était rassemblé, presque, pour une rencontre romantique et lyrique. Enfin, il prononça un faible :

"J'ai attendu ce moment toute la journée, si tu savais ..."

Il captura les mains maigres d'Olivia dans les siennes. Honnêtement, il ne manquait plus que la musique ...


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MessageSujet: Re: Un bel instant de béatitude, rien qu'avec toi. [Pv Terry]   Mer 26 Sep 2012 - 19:25

    Profiter de la fraîcheur du printemps rappelait à Olivia tant de vieux souvenirs passés l'année dernière. Elle se revoyait plongée dans une tonne de devoirs en compagnie de trois ou quatre camarades. Mystérieusement, elle avait toujours considéré ces moments de travail en groupe comme de l'amusement même si pour la plupart des élèves, l'amusement était plutôt quelque chose de dynamique où l'on préférait explorer les environs plutôt que de rester assis sur des bancs. Ces moments de boulot groupé avaient d'ailleurs été rares puisqu'ordinairement, Olivia était plutôt solitaire dans ses études. Pourtant, cela lui manquait un peu de pouvoir s'ouvrir un peu plus à ces gens-là. Un de ces jours, il fallait vraiment qu'elle ressorte de sa coquille. Rester réservée ne lui ferait pas tellement de bien social même si elle aimait sa petite bulle et qu'elle avait parfois du mal à le quitter.

    Ce n'était pas de l'agoraphobie qu'elle ressentait, juste un confort qu'elle se procurait à elle toute seule... du moins jusqu'à l'arrivée de Terry dans sa vie. Oh oui, il avait changé beaucoup d'éléments dans sa vie et ces changements n'avaient entraîné que des externalités positives. Elle avait perçu le bonheur sous un autre angle, chose qu'elle n'avait pas cru pouvoir faire avant un certain temps. Et puis, si elle ne se confiait que très peu aux gens, elle avait trouvé en Terry, une personne qu'elle pouvait aimer de tout son cœur et une personne à qui elle pouvait tout dire sans gêne. Enfin, tout dire.. si l'on exceptait certaines circonstances qui ont fait qu'elle avait préféré refoulé un fait passé plutôt que de le faire resurgir. Mais au final cela s'était arrangé et même si elle se sentait toujours un peu coupable, elle faisait de son possible pour ne pas le faire savoir. Non, inutile d'alarmer les autres pour des soucis aussi minimes. Soudain, un ploc sonore se fit entendre dans l'eau. Elle en chercha la source des yeux mais n'aperçut que de légères ondes qui s'estompaient rapidement. C'était certainement un petit animal aquatique, dans le genre poissons. Alors qu'elle ne quittait pas le point d'eau d'où les ondes avaient été produites, quelque chose vint souffler sur ses cheveux avant que ce fameux quelque chose ne pose ses mains, avec délicatesse, sur ses yeux.

    Ce n'était plus la surface du Lac qu'elle apercevait mais le noir complet. Elle manqua de sursauter mais au lieu de cela, elle avait plutôt frissonné. Bizarrement, cette manière douce de faire lui donnait une petite idée de ce qui se tramait. Elle finit par en sourire, rien qu'en entendant la voix aimante de son dulciné qui venait d'arriver. Il lui fit le jeu des devinettes dont la réponse était tellement évidente. Elle se contenta de lâcher un petit rire discret et le laissa s'aventurer sur son cou en un effleurement de lèvres puis en un baiser affectueux. Les yeux fermés, elle se laissait tomber au beau milieu de toutes sortes d'émotions douces et quand elle les rouvrit, Terry avait enlevé ses mains afin de lui faire recouvrer la vue de la réalité. Une étreinte les relia dans une agréable chaleur qui contrastait avec ce petit vent froid qui passait toujours. Les mains de la jeune fille caressaient les siennes qui entouraient son cou et peu après que ce contact ne s'éteignit, elle se tourna de profil pour le voir s'avancer et s'asseoir tout près. Le Serdaigle laissa échapper un murmure dans lequel il ne cacha pas la patience dont il avait fait preuve. Olivia sourit timidement ; il lui était arrivée la même chose.

    Elle le laissa prendre ses mains et elle les ressera doucement contre les siennes.

    « - Moi aussi, tu sais. Et puis...je pense toujours à toi, surtout quand nos journées chargées nous empêchent de nous voir. » répondit-elle avec sincérité.

    Elle dégagea une mèche de ses cheveux derrière son oreille droite et approcha lentement son visage de celui de Terry usqu'à capturer ses lèvres et les embrasser avec passion. Ses deux mains suivirent le rythme et vinrent se poser l'une sur sa nuque et l'autre à proximité de son omoplate. De nouveau, elle put apprécier la température grimpante au fur et à mesure que ce baiser en devint un peu plus ardent en mêlant leurs deux langues qui pactisaient leur amour indestructible. Quand cette liaison enflammante prit fin, Olivia enlaçait toujours Terry et venait de se câler contre lui. Elle profita de l'odeur de l'adolescent qui lui était familière et qui lui plaisait.

    « - Je t'aime. »finit-elle par dire doucement.
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MessageSujet: Re: Un bel instant de béatitude, rien qu'avec toi. [Pv Terry]   Ven 12 Oct 2012 - 19:53

Terry s'était assis rapidement, ne voulant pas attendre trop longtemps pour reposer ses mains sur le corps frêle d'Olivia. En toute objectivité, leur dernière étreinte intime datait, et il semblait, aux yeux du Serdaigle, qu'il s'agissait d'une longue éternité. Terry et Olivia n'était pas un couple particulier, c'était certain. Il préférait se préserver, voulant garder une certaine pudeur dans leur relation. Du moins, c'était ce que pensait Terry. Jamais il ne renonçait aux moments de câlins qu'il passait avec sa petite amie, au contraire, même, il en redemandait. Seulement, Terry craignait qu'une certaine lassitude, voire un ennui s'installe dans leur relation, si leurs rencontres devenaient plus fréquentes et répétitives. Il préférait se sentir alangui par une attente qui ne voulait prendre fin plutôt que de se sentir constamment avec un plaisir, qu'il sait d'avance, s'éteindrait un jour, pour une raison quelconque, souvent futile. Et, pour deux élèves aussi assidus et sérieux dans leurs études, il était souvent compliqué de s'attribuer quelques heures de détente, pour se retrouver à l'écart, en amoureux. Enfin, les deux amoureux comprenaient pleinement les valeurs et ambitieux de l'autre, et il était préférable que cette compréhension perdure, réciproque et sereine.

Elle répondit enfin, un semblant d'impatience au fond de sa voix :

Moi aussi, tu sais. Et puis...je pense toujours à toi, surtout quand nos journées chargées nous empêchent de nous voir.

Le Serdaigle sourit timidement, fixant Olivia. Il souriait de satisfaction, à vrai dire, peu étonné d'apprendre qu'elle avait attendu ce jour avec la même impatience que lui. C'était vrai que les professeurs de Poudlard ne songeaient pas aux couples d'élèves qui se formaient, les uns après les autres, de plus en plus nombreux, et aux besoins sentimentaux et sociaux. Pour être honnête, il arrivait parfois à Terry de les mépriser, l'espace d'un instant, lorsqu'il se rendait compte qu'il ne pourrait pas boucler sa dissertation s'il ne passait pas tout son dimanche après-midi dessus. Mais bon, ce n'est souvent qu'une petite affaire de quelques minutes, avant qu'on lui confirme qu'il a eu un nouvel Optimal à son palmarès ... Et puis, les études n'étaient pas à écarter, lorsqu'on s'apprêtait à passer un examen intensif, qui détermine, de manière titanesque, l'avenir d'un sorcier dans le monde actif et celui des études supérieures.

Le Serdaigle ne dut pas attendre très longtemps, avant que sa dulcinée se jette littéralement sur lui, certes doucement, capturant, avec une envie et un désir enfin libérés, les lèvres légèrement humides du Serdaigle qui, agréablement surpris, se laisser traîner par l'amour fougueux qu'Olivia montrait. Collant une mains derrière son omoplate, et l'autre derrière la nuque de Terry, Olivia entraînait son couple dans une folle valse, trépidante et rythmique, langoureuse et intime, orchestrant l'ensemble des pas et des rondes.

Elle mit finalement un terme à l'union fiévreuse, chaude, puis se cala dans les bras de Terry, qui reprenait difficilement son souffle. la longue apnée sensuelle avait bouleversé les hormones du Serdaigle, qui soupira longuement, béat. Il entendit sa bien-aimée inspirer profondément, lâchant un "Je t'aime". Presque contre son gré, il sourit une nouvelle fois, plus rayonnant que jamais. Il fixait rêveusement le Lac, et son immensité sombre. Une brise légère, fruit d'un aquilon qui s'était calmé, attisé, sans doute sous une romance qu'il ne voulait sûrement pas gâcher. Sentant les cheveux noirs de jais de sa petite amie, dont la tête reposait sur son épaule, caresser sa joue légèrement rosée, Terry effleura le bras de la petite Serdaigle, et posa un baiser sur sa tête inclinée, au milieu de l'immensité capillaire et noir ébène. Il inspira longuement, respirant l'odeur capiteuse d'Olivia, savourant le parfum musqué qui se dégageait du corps qu'il idolâtrait.

Une présence tiède, agréable, comblait les sens de son hémisphère gauche, sur lequel une légère pression était exercée. Terry souhaitait rester ici pour tout le reste du temps. Souvent, l'esprit ainsi embrumé par un flou confortable et agréable, douillet comme un cocon. Terry ne voulait pour rien au monde s'extirper de la moiteur commune de leur deux corps, de leurs étreintes calmes et pures, et pourtant, il voyait déjà presque le soir tomber sur l'horizon, au loin, vers les toits aux cheminées fumantes de Pré-au-lard.

Il reposa ses yeux, comme pour le ferait un enfant naïf, qui ne veut pas voir réellement la vérité en face; Lorsqu'il s'agissait d'une rencontre, Terry pouvait repousser n'importe quel rendez-vous important, rien que pour profiter quelques instants supplémentaires d'Olivia. C'était une dépendance douce, paradoxalement bonne.

Il reposa finalement ses yeux sur le Lac, une nouvelle fois, ne pouvant s'empêcher de réaliser que l'immense tache sombre s'était encore assombrie.

Il déglutit avec une peine immense, sa gorge s'étant nouée. Levant les yeux au ciel, il refoula ses larmes, mêlées de frustration et d'incompréhension.


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MessageSujet: Re: Un bel instant de béatitude, rien qu'avec toi. [Pv Terry]   Mar 30 Oct 2012 - 23:24

    Confortablement calée et réchauffée par le corps de Terry, Olivia était comme sur son propre nuage et bercée par les douces vagues de zéphyr qui passaient par là de temps à autres. Ces moments-là lui manquaient tellement qu'elle désirait profiter pleinement de cette journée qui lui offrait largement le temps nécessaire pour. Observant les tours du château au loin, elle se demandait comment, durant toutes ces années, n'avait-elle pas pu ne pas faire attention à toutes ces bonnes choses qui étaient source de bonheur et d'apaisement. Elle ne savait pas s'ils allaient quitter ce banc dès maintenant pour entamer une balade romantique mais pour le moment, elle n'avait pas tellement envie de se défaire de cette étreinte qu'elle avait tant attendue. Dans un instant d'épanouissement total comme celui-là, la Serdaigle ne pouvait que savourer ce qu'on lui permettait de faire et d'en redemander éventuellement. Mais le mieux dans tout cela, c'était que ses sentiments étaient partagés et elle se sentait en sécurité de se savoir aimer par celui qu'elle aimait. Et puis, Terry était une personne sur qui elle pouvait compter et obtenir du soutien dans n'importe quelle situation. Ils vivaient un peu le même quotidien donc chacun était le mieux placé pour comprendre l'autre. Peu de divergences ne les distinguaient l'un de l'autre.

    Elle était sur le point de fermer les yeux quand elle les rouvrit aussitôt, sentant comme une vague étrange envahir le périmètre où elle était située. C'était ce qu'on appelait l'intuition. Sa grand-mère, voyante, n'avait jamais cessé de lui parler de ce genre de choses depuis son enfance. Elle lui disait que les coïncidences n'existaient généralement pas et que tous les éléments étaient liés entre eux. Forcément, Olivia avait finit par éprouver un certain intérêt dans la Divination même si avait des tendances un peu plus rationnelles dans ses analyses. Mais là, son intuition lui disait que quelque chose clochait. Elle releva doucement la tête et perçut la mine frustrée que Terry ne parvenait pas à cacher. Ne sachant pas ce qui avait bien pu le rendre assez bouleversé, elle prit tout sur elle.

    « - Qu'est-ce qu'il y a ? Est-ce que je te mets mal à l'aise ? » demanda t-elle, peu assurée.

    Vraiment, elle se demandait ce qu'elle avait bien pu faire pour qu'il ne se sente pas bien. Par réflexe, elle balaya l'environnement du regard comme si elle était censée trouver l'élément perturbateur de l'histoire. Cependant, elle n'y vit rien... Pas un seul élève qui avait bien pu leur jouer un tour ou quelque chose de bien inquiétant. Le problème venait donc d'elle...

    Non, pas forcément. Là, à l'instant, quelque chose venait de bouger dans le lac. Perplexe, elle fronça légèrement les sourcils et suivit du regard une forme sombre qui semblait vouloir sortir des profondeurs de l'eau. Toutefois, elle doutait que cela puisse être la source de tant de frustrations. Du moins, elle le crut durant de brèves secondes. L'inconnu venait de s'assombrir sous l'eau. Une tâche noire grossissait et finalement, elle comprit la raison pour laquelle Terry n'était pas à son aise. Il y avait de quoi aussi. Etant donné la vitesse de la chose, cela ne devait certainement pas être un poisson, ni une sirène qui pouvaient se déplacer plus vivement. Et même, c'était trop grand pour que cela soit une simple créature. Pensant à quelque chose de plus monstrueux, elle s'appuya un peu plus ses mains sur les épaules de son amoureux et suivit la scène avec attention, s'attendant à voir surgir un animal aquatique, dont elle connaîtrait pas la nature, sur la terre ferme. Elle ne savait pas si elle devait avoir peur ou bien rester calme mais une chose était sûre ; elle ne pouvait pas l'ignorer. Quand la forme finit par faire surface, elle eut un mouvement de recul à la vue d'un corps flottant dont la peau blanche semblait toute molle et fripée. Les yeux écarquillés et murmurant un petit « Mon dieu... », elle observait le cadavre qui continuait de flotter jusqu'à s'immobiliser face à un rocher qui lui faisait obstacle. Sur le coup, Olivia était si perturbée par cette apparition qu'elle se demanda s'il s'agissait vraiment d'un défunt ou bien d'une blague pure et simple ou encore un épouvantard. Toutefois, il ne lui semblait pas que la mort soit sa principale phobie alors elle ne voyait pas pourquoi un épouvantard aurait prit cette forme. Il ne manquait plus que le cadavre n'ouvre les yeux pour horrifier la scène et briser l'harmonie et la bienséance qui s'étaient installés entre le couple. Cela en devenait presque ironique. La jeune fille finit par se séparer de son petit-ami afin de le laisser se redresser sur le banc.

    « - Il faut qu'on prévienne un adulte. » s'efforça t-elle de dire avec calme.

    La première personne qui lui venait en tête était Hagrid. Sa cabane n'était pas loin, il suffisait de monter en direction du pont et de redescendre une pente pour le rejoindre. C'était toujours plus près que de revenir jusqu'au parc pour se rendre au Château. Doucement, la peur se prit d'elle. Ce n'était vraiment pas une vision enjolivée qui s'offrait à elle et loin de là, elle aurait préféré tomber sur un groupe de Serpentard malicieux plutôt que sur un cadavre dont l'identité lui échappait. Elle ne cherchait même pas à savoir de qui il s'agissait car cela devait signifier s'en approcher et elle n'était pas enclin à le faire. Terry, lui, en était bien capable malgré le stress ou le bouleversement qui devaient le rendre nerveux. Néanmoins, Olivia préférait qu'il n'en fasse rien et qu'il se contente d'aller appeler quelqu'un plutôt que d'assouvir une curiosité qui pouvait s'avérer stupide. Elle passa doucement sa main et la referma sur la sienne, prête à partir d'ici et à prévenir Hagrid ou un professeur qui, par pur hasard, se trouverait à proximité. Et si ce n'était pas un simple cadavre ? En vue des temps actuels, on pouvait s'attendre à tout. Notre héroïne sentit la paranoïa se prendre d'elle en plus de la peur et des images sombres vinrent la piquer telle une brochette. Il pouvait s'agir d'un Mangemort ou d'un inférius... Non, les inféri n'avaient pas cette forme encore humaine. Décidémment, la pauvre Serdaigle commençait à paniquer. Il ne fallait surtout pas. Cela inquiéterait encore plus Terry. Le stress de soi engendre le stress de l'autre, c'était bien connu.
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MessageSujet: Re: Un bel instant de béatitude, rien qu'avec toi. [Pv Terry]   Jeu 1 Nov 2012 - 22:54

Terry était plongé dans une béatitude profonde, sentant la tête d'Olivia appuyée sur son épaule, plongée dans des fourmillements légers et envahissants. Un zéphyr, qui insufflait presque un souffle romantique, doucereux et éveilleur, soulevait lentement des mèches de cheveux intensivement noirs, qui finissaient leur envol dans le visage du Serdaigle, l'effleurant au passage. Soupirant presque d'extase, Terry ne voulait ni bouger, ni même imaginer que l'Horloge de Poudlard tournait à vive allure. C'était d'ailleurs particulièrement étrange, de ressentir la fuite du Temps, qu'on ne pouvait contrer ni retenir. A mesure que les secondes défilaient, coulant presque d'une source intarissable, Terry était persuadé que le ciel s'assombrissait peu à peu, comme si la Nuit pointait déjà le bout de son nez. Presque bouleversé, légèrement frustré par l'évolution temporelle qu'il ne pouvait contrôler, Terry porta son regard sur l'immensité sombre qui étalait sa vastitude glaciale sur plusieurs kilomètres, en refoulant une légère amertume.

Il étancha sa fougue intérieure, cette frustration polémique et intempestive, en déposant des baisers furtifs sur le front d'Olivia, toujours appuyée sur son corps. Une chaleur agréable, qui se propageait d'un corps à l'autre, semblait enivrer les deux adolescents, grisant leurs esprits dans une mollesse romantique, passionnée et amoureuse. Les regards, embués, voyaient flou, tant l'émotion les plongeait dans la paresse sensuelle d'un couple aux sentiments réciproques.

Le vent impérieux, qui lâchait des bourrasques successives sur le couple de Serdaigles enlacés, semblaient affecter nullement les deux êtres embrassés, qui, impassibles, profitaient de tous les moments qu'ils partageaient ensemble. Plus loin, autour des bancs, un Parc désert, silencieux, se pliait sous les assauts répétés et impérieux d'une force éolienne particulièrement présente dans le domaine de l'école de Poudlard. A quelques endroits, une éclaircie daignait enfin transpercer l'épaisse couche de nuages laineux, qui recouvrait comme un couvercle, le château et ses forêts voisines.

Les doigts fins de la main de Terry, posée sur l'épaule d'Olivia, caressaient, en des gestes sûrs, déterminés et légers, l'omoplate maigre de la Serdaigle, régulièrement, comme s'il s'agissait d'une danse. Au loin, au centre du Lac, Terry crut voir un léger bouleversement dans l'eau glaciale, semblable à une encre qui se serait répandue dans l'écosystème. Une ombre grandissante était apparue, comme si une créature sous-marine voulait apparaître à la surface de l'onde. Seulement, sans réellement savoir pourquoi, Terry s'attendait à un élément perturbateur de taille.

Soudainement, la main fine de Terry se crispa sur l'épaule de l'adolescente

Olivia remarqua brièvement le sursaut discret de son petit ami. Terry ne dut pas attendre longtemps, avant qu'elle ne lui demande :

"Qu'est-ce qu'il y a ? Est-ce que je te mets mal à l'aise ?"

Terry n'entendit même pas la question de sa petite amie. L'ombre qui grossissait absorbait toute son attention, même auditive. Il sentit le regard interrogateur d'Olivia se détourner de son visage, comme si ses yeux observaient anxieusement quelque chose d'autre. Les secondes défilaient, sonnant aux oreille de Terry telles des détonations sourdes. Il leva les yeux au loin, observant l'horizon qui s'assombrissait encore davantage, signe éventuel d'un mauvais présage. Presque sans comprendre pourquoi ni comment, l'estomac du Serdaigle fit un bon soudain, en voyant une pâleur morbide apparaître dans les flots translucides.

Terry ne put s'empêcher de se relever, lentement gagné par une panique nouvelle. S'il s'agissait bien de ce qu'il pensait, il fallait intervenir au plus vite le Professeur Dumbledore, étant donné la gravité de la découverte. Portant sa main à sa bouche, il fut submergé par un haut-le-coeur envahissant. Malgré son rythme cardiaque qui s'accélérait, Terry sentit la vague sage et calme, effet de l'aura d'Olivia, qui se répandait en même temps que sa voix prononçait les mots suivants :

"Il faut qu'on prévienne un adulte."

Olivia n'avait pas tort. Prévenir quelqu'un, ne serait-ce Hagrid, ne pouvait qu'être la décision la plus sage à prendre. Cependant, bien qu'il fût entièrement d'accord avec sa petite amie, le besoin d'apporter le corps inanimé qui flottait, se déplaçant lentement, emporté par les courants froids, sur la terre ferme. Aussi, il s'avança près de la rive, faisant crisser le gravier sous ses pas. Alors qu'il faisait quelques allers-retours, réfléchissant à plein régime, il se résolut tout de même à transporter le corps jusqu'à la rive. Après tout, aucun homme ne méritait finir enseveli sous les flots. De ce fait, il préférait extirper avant tout le corps, et ensuite prévenir des adultes responsables pour qu'ils puissent prendre, au mieux, les dispositions nécessaires, à la hauteur de l'évènement.

Sur la rive, Terry extirpa fébrilement sa baguette en bois de cerisier. Il réfléchit activement quelques dizaines de secondes encore, et se retourna vivement, baguette brandie. Il se rapprocha, d'une manière presque terrifiante, d'Olivia, et caressa, du bout de sa baguette, les joues légèrement creuses de sa petite amie. Aussi, il prononça un faible "Têtenbulles". Aussitôt, un masque bullaire apparut sur le visage de la Serdaigle, dissimulant sous un voile trouble les lèvres pulpeuses qu'il aimait embrasser; S'appliquant finalement le même sortilège sur lui-même, le couple était paré. Terry se retourna, visa le corps, qui disposait vraisemblablement d'une peau fripée et presque translucide. Enfin, il prononça à voix haute, relativement anxieux :

"Mobiliar corpus !"

A cinq mètres du couple, la masse inanimée se souleva, enchantée.

Terry captura la main de sa petite amie, autant pour la rassurer que pour attiser une peur tamise au fond de ses tripes.

Il était certain que la surprise allait être de taille. Trop, même ...


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MessageSujet: Re: Un bel instant de béatitude, rien qu'avec toi. [Pv Terry]   Ven 2 Nov 2012 - 19:07

Dans les alentours, il n'y avait aucun élève présent et c'était plutôt étrange alors qu'il faisait beau pour la première fois depuis un cycle de trois mois d'hiver. C'était comme s'ils avaient prévu le danger et qu'ils s'étaient réfugiés avant qu'il n'arrive à proximité de leur école. Olivia, toujours apeurée par cette vision morbide qui s'offrait à eux deux, avait l'impression de revivre encore une fois le même genre de scène. A chaque fois qu'elle pensait être en sécurité et qu'elle commençait à profiter de son bien être, quelque chose venait toujours tout bouleverser. Cela s'était surtout produit à la forêt interdite ou encore à l'infirmerie et elle aurait pensé que rien n'aurait troublé sa tranquillité au parc. C'était frustrant... comme si on désirait lui mettre des bâtons dans les roues pour lui signifier qu'elle n'obtiendrait pas tout ce qu'elle voudrait sans passer des épreuves. Pourtant, elle pensait en avoir assez subit pour continuer la partie avec de nouvelles embûches en renfort.

Alors que Terry sortit sa baguette, la jeune fille expira doucement en priant intérieurement qu'il n'en fasse pas trop. Affronter le danger même, ce n'était pas dans sa nature. Depuis toujours, il lui arrivait de se mêler sans le vouloir dans de sales guêpiers mais dès qu'elle trouvait un échappatoire, elle saisissait l'occasion. Le courage n'avait jamais été son point fort et même si aujourd'hui Terry semblait lui procurer une certaine force, elle avait du mal à ne pas penser à l'idée d'appeler quelqu'un pour qu'on vienne l'aider. La baguette pointée sur elle, son petit-ami forma une bulle sur son visage qui était censée la protéger de tous les éléments extérieurs. Avec une pointe de désespoir, elle en conclut donc qu'il n'avait pas encore l'intention de partir. Elle l'avait toujours su en fait mais elle avait tout de même gardé l'espoir qu'il ne se mêle pas de cela. Ne pouvant point se résoudre à le laisser, la Serdaigle attendit à ses côtés et l'observa exécuter un sortilège de mouvement avec succès.

Le cadavre fut alors doucement sortit de l'eau et la pâleur incroyable qui dotait sa peau lui donnait un réel aspect de zombie qui fit rappeler à Olivia ses multiples cauchemars d'enfance dans lesquels elle cherchait toujours une sortie à ses poursuivants morts-vivants. Submergée de peur, elle resta immobile et fixa le défunt sans cligner les yeux, craignant presque qu'il ne s'anime et ne vienne les attaquer. La main tiède de Terry lui apportait pourtant un grand soutien mais quand on regardait les choses en face, on pouvait se demander comment de simples sixième année pourraient réellement se débrouiller en cas de complications.
« - Bon, maintenant, on ferait mieux de s'en aller. » dit-elle d'une voix un peu raisonnante dans la bulle. Une dernière fois, elle observa le corps posé au sol puis tira doucement Terry par la main pour lui dire qu'il était temps de prévenir quelqu'un. Inutile de s'attarder ici à part pour se faire peur. En la compagnie du garçon, elle entama une marche rapide et remonta la longue pente qui menait jusqu'au pont de l'enceinte de Poudlard.

Sans jeter un seul regard derrière elle, Olivia accéléra son allure jusqu'à apercevoir pleinement la cabane de Hagrid. Le temps commençait à se refroidir un peu plus, cela se sentait rien qu'à l'arrivée plus brusque du vent du nord qui venait fouetter les cheveux de jais de la jeune élève. Il lui semblait même possible de ressentir ce vent à travers la bulle qui entourait son visage... étrange comme sensation. Bientôt, la cabane de Hagrid ne fut qu'à une trentaine de mètres et on pouvait remarquer que le garde-chasse n'était pas sorti de sa maison puisque sa silhouette massive était visible à travers la vître. Ralentissant le pas, la brune se fraya un chemin parmi le grand potager qui servait de réserves aux cuisines ainsi que les différentes clôtures de créatures toutes aussi farfelues les unes que les autres. Olivia ne venait quasiment jamais ici sauf durant les cours de Soin aux Créatures Magiques. En revanche, elle dut avouer que cet endroit avait un caractère assez apaisant et si naturel qu'elle aurait bien pris la peine d'étudier et de lire ici si quelqu'un avait eut l'idée d'y installer des bancs. L'air pur et dégagé ne changeait absolument pas de celle du parc mais le paysage en donnait l'impression. Il n'y avait aucune infrastructure ni de bâtiment qui entouraient le tout en donnant un aspect semblable à celui d'une prison mais au contraire, une étendue massive de forêt s'étendait à quelques mètres de cela et sur plusieurs kilomètres. Ce n'était certes pas rassurant de se rappeler que des créatures dangereuses et sanguinaires peuplaient le lieu mais la végétation luxuriante apportait parfois un brin de positivisme à cette ambiance glauque et sinistre qui dotait la forêt surtout quand la noirceur de la voûte céleste surplombait le monde. Et puis, quand on avait déjà affronté le labyrinthe tumultueux et fastidieux de cette Forêt Interdite, on pouvait ressentir l'impression d'avoir franchi un grand cap et de connaître beaucoup plus cet endroit que si on y avait jamais posé les pieds. Le danger en était l'inconvéniant mais d'un autre côté, il y avait une expérience à vivre, c'était vrai. Olivia n'avait jamais regretté les drôles de péripéties qu'elle avait pu vivre là-bas puisque ces aventures avaient pu mouvementé sa vie qui était si banale jusque là. Toutefois, elle n'éprouvait pas encore le besoin de mieux connaître Hagrid comme le faisait une minorité d'élèves. Elle n'allait alors jamais prendre le thé ou bien discuter en sa compagnie.  Ce n'était pas tellement son genre de côtoyer un professeur en dehors des leçons menées. Elle distinguait non seulement plusieurs répertoires que ce soit intime ou professionnel mais en plus de cela, elle restait toujours réservée et un peu renfermée sur son groupe d'amis constitué notamment de Luna Lovegood, Michael Corner ou bien de Mandy Broklehurst. S'il n'était pas question d'une aide aux devoirs ou quelque chose de ce style, elle n'adressait pas facilement la parole aux autres. Il fallait aussi noter qu'elle évitait de parler quand c'était inutile et qu'elle ne s'engageait que très rarement dans les conflits.

Parvenus jusqu'à la porte d'entrée de la petite cabane, elle prit le soin de frapper quelques coups avant de patienter sur le seuil. Elle savait pertinemment qu'Hagrid serait le premier étonné de les voir et pas seulement parce qu'ils ne passaient pas tous les jours prendre le thé avec lui. Quand on était en train de préparer quelque chose tranquillement et que des individus à tête de bulle venaient frapper à votre porte, cela pouvait paraître plus qu'étrange. Olivia visualisait bien le regard du garde-chasse quand il les verrait mais de toute manière, ce n'était pas ça le réel problème de l'histoire. Un grincement de plancher se manifesta rapidement et la voix familière du demi-géant se fit entendre en assurant qu'il arrivait. La poignée de porte se mit à bouger et Olivia fit un pas en arrière en laissant ainsi à Terry la tâche de s'occuper des explications, lui qui connaissait mieux Hagrid qu'elle. Deux ou trois phrases devraient largement suffire pour qu'il encaisse les informations avant de dépêcher ses pas au Lac.
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MessageSujet: Re: Un bel instant de béatitude, rien qu'avec toi. [Pv Terry]   Dim 4 Nov 2012 - 10:35

Le cadavre flottait paisiblement dans les airs, traversant peu à peu le Lac, réduisant la distance qui le séparait du couple de Serdaigles, qui avait bien voulu l'extirper des flots. La manipulation dura bien trois longues minutes, pendant lesquelles le couple, grelottant, s'attendant aux pires visions de leur vie d'adolescent, patientait sur la rive, dans une fébrilité réciproque et partagée.

Seulement, Terry n'avait pas agi ainsi par satisfaire l'envie perverse de voir le corps d'une personne défunte, loin de là, même ! Il voulait simplement offrir, en rapportant le corps échoué sur le rivage, une sépulture plus luxueuse qu'un lit de vase verdâtre. Et puis, c'était presque un devoir, à ses yeux, de secourir le corps, qu'il soit vivant ou non. Jamais Terry n'aurait supporté laissé le cadavre flotter ainsi sur l'eau translucide du Lac, et se retourner comme si de rien n'était. L'abandon n'appartenait pas à ses valeurs qu'on lui avait enseignées, alors pourquoi commencer aujourd'hui ?

Le corps inanimé se déposa devant, observé par les regards pleins d'effroi des deux amoureux. Les détails de sa peau démontraient une mort passée, tant elle était translucide et pâle. Terry, en son for intérieur, n'avait jamais rien vu de semblable. Tout n'était plus que exempt d'étincelle, d'énergie, de mouvement. Ses yeux, vitreux, étaient vides, comme si rien n'avait été derrière ses pupilles, auparavant. A la fois mêlé d'étonnement répulsif et d'appréhension, Terry entendit clairement la voix d'Olivia, qui lui proposait :

"Bon, maintenant, on ferait mieux de s'en aller."

Elle pressa doucement sa main, enjoignant son petit ami de le suivre. Il consentit finalement, ne lâchant pas le corps des yeux, comme s'il eût craint qu'il bondisse soudainement sur lui, s'attaquant à lui et Olivia. C'était sans aucun doute une peur infondée, impossible. Cependant, Terry, qui disposait de même d'un esprit logique, rationnel et fondé sur la science et le connaissance, ne pouvait s'empêcher de repousser cette idée aussi puérile que futile, mais il n'arrivait à l'isoler dans un recoin sombre de son esprit. C'était presque obsessionnel, comme pensée, et malgré le contact réconfortant entre les deux paumes qui unissaient les deux amoureux, le Serdaigle n'était pas entièrement rassuré.

Suivant une Olivia pressée, qui ne voulait que s'éloigner le plus rapidement possible du corps défunt, ils se dirigèrent vers la Cabane de Professeur Hagrid. Alors que le paysage se modifiait légèrement, devenant plus boisé et escarpé par endroits. Un odeur pesante de fumier vint aux narines du Serdaigle, par laquelle il n'était pas dérangé, contrairement à l'habitude générale des élèves qui suivaient les cours de Soins aux Créatures Magiques, se plaignant constamment qu'une odeur putride et de décomposition occupait trop leurs esprits pour réfléchir convenablement à la problématique d'un cours donné. C'était presque aberrant, aux yeux du Serdaigle, de trouver une excuse aussi improbable pour éviter de reconnaître qu'on ne disposait pas de la réponse à la question. Seulement, il n'était pas capable, de contrôler les mœurs de ses camarades ; il n'était pas censeur, et incapable de d'appliquer une censure à échelle locale. Pour lui, les relents insistants d'un fumier voisin lui faisaient resurgir des souvenirs de campings d'enfance, dans la campagne, avec ses deux parents moldus, avec pour seule compagnie une mallette de jeu de société. Inspirant encore davantage l'air campagnard, Terry sentait naître en lui sons passé douloureux, solitaire, qu'il tentait d'ignorer, sans y parvenir.

Ils étaient enfin arrivés devant la Cabane de Hagrid, seule infrastructure érigée en proximité de la Forêt Interdite. Terry ne s'était pas rendu souvent dans la demeure du demi-géant, sauf la fois où il s'était mis sur la piste d'un lynx qui s'était égaré dans Poudlard même, qui n'était autre que Gowan, aujourd'hui disparu mystérieusement. Terry se remémorait partiellement du séjour où il avait été convié dans un grognement. Il se rappelait d'une banquette dure, d'une pièce ronde, autour de laquelle une étagère, unique, offrait un rangement rudimentaire. Portant des bocaux aux contenus variés, certains très chimériques et bizarres, d'autres plus concrets et identifiables, Terry avait longuement fixé la collection de verreries, comme si elles eussent mérité autant d'attention. Le reste de la baraque restait flou, dans ses souvenirs, à sa légère frustration.

Olivia avait frappé à la porte. Les trois coups interpellants résonnèrent dans le meuble pivotant, derrière lequel la voix grave et grondante de Hagrid s'élevait, assurant qu'il arriverait d'une minute à l'autre. Enfin, le lourd panneau de bois s'ouvrit, laissant apparaître la barbe foisonnante et hirsute du géant, qui ne ménagea pas un regard surpris et étonné pour les deux Serdaigles, gênés et peu habitués à se trouver en la compagnie écrasante du professeur Hagrid. Aussi, légèrement intimidé, Terry osa tout de même prononcer une explication qu'il ne voulait pas confuse :

"Professeur Hagrid ! Nous avons retrouvé un corps qui flottait dans le Lac ! Nous n'avons pas osé identifié la victime, mais, à première vue, il s'agirait d'un élève. Il nous faudrait l'intervention d'un adulte, et c'est urgent ! Croyez-nous, Professeur, l'heure est grave ! Votre intervention est primordiale !"

Le demi-géant prit cinq bonnes et longues secondes pour assimiler toutes les informations que Terry lui avait jeté, sans même le prévenir qu'un fait exceptionnel et morbide s'était déroulé dans Poudlard. Aussi, il lança au demi-géant un tablier adapté à une taille humaine, ajoutant :

"C'est pour éviter les risques bactériologiques. Attachez le autour de votre bouche ..."

Olivia s'était déjà retournée, parée à remonter activement la pente douce, suivie de près par Terry. Derrière eux, les pas lourds du demi-géant les suivaient, ébranlant la terre en des secousses régulières.

Au loin, Terry aurait juré entendre sonner un glas insistant, transperçant le silence post-hiémal.


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MessageSujet: Re: Un bel instant de béatitude, rien qu'avec toi. [Pv Terry]   Mar 6 Nov 2012 - 1:06

Hagrid apparut peu après sur le seuil, visiblement surpris de voir arriver deux élèves qu'il ne voyait pas souvent et dans une drôle de situation. Il écarquilla grand les yeux comme si cet instant était si inopiné que cela puis fronça un peu les sourcils avant de refermer doucement la porte derrière lui dont le petit espace laissait dégager une douce odeur de soupe aux potirons. Olivia eut le temps de jeter un coup d'oeil discret et curieux à ce qui semblait être l'intérieur de la cabane. Ce n'était pas un lieu très confortable où elle souhaiterait vivre mais elle trouvait cette demeure amusante pour sa petitesse et ses confins délimités par de drôles d'objets en désuétude et d'êtres vivants sous toutes les formes qui bougeaient étrangement et manifestaient des bruits bizarres. Hagrid devait avoir un mode de vie spécial, bien différent du sorcier moyen de nos jours mais de toute manière, ce garde-chasse était spécial de nature donc son environnement l'était aussi. Mais cela, les gens le prenaient bien souvent de façon négative puisqu'ils cherchaient sans cesse la qualité et la quintessence . Jamais ils ne s'imagineraient pouvoir passer une nuit là-dedans, ce serait pire que de manger un bout de Véracrasse gluant.

Devant le regard brillant du demi-géant et son expression faciale qui tentait de cacher son air velléitaire, Olivia crut discerner une gêne. L'avaient-ils interrompus pendant qu'il fabriquait quelque chose ? Il était pourtant connu que ses activités n'étaient pas forcément très claires. Elle préféra toutefois ne pas s'intéresser à ce genre de vétille et se contenta d'appuyer ce qu'avançait Terry en hochant doucement la tête. Observer le visage bouffi de Hagrid et le voir s'étonner devant l'annonce d'un cadavre trouvé lui permit d'évacuer un peu sa panique. Le corps massif de l'homme lui donnait l'impression qu'elle était en sécurité et que rien ne pourrait lui arriver tant qu'elle serait à ses côtés. Bien sur, elle avait toujours sa baguette sur elle mais une arme n'est rien sans le courage et elle doutait de pouvoir en faire preuve durant des moments de pure angoisse. Sur un ton complaisant, Hagrid répondit qu'il allait régler cela seul tout de suite et que les deux élèves feraient mieux de rentrer au château. Après tout, cela faisait parti de son devoir d'enseignant d'écarter tout enfant d'un éventuel danger même s'il ne s'agissait que d'un cadavre. Enfin, que d'un cadavre. Voir et revoir ce corps dans sa tête stressait de plus en plus notre protagoniste qui se demandait bien s'il lui restait des livres en réserve pour entamer des nuits blanches.

De sa vie, elle n'avait jamais assisté à une mort ou même vu un mort. Les enterrements, elle ne les avait jamais connu et à chaque fois, ses parents préféraient qu'elle et son petit frère n'y assistent pas pour ne pas qu'ils en soient marqués à vie. Elle ne s'était alors pas attendu à voir la mort devant elle en étant si jeune... C'en était presque renversant. Est-ce qu'elle devrait d'ailleurs parler de ce spectacle à ses géniteurs ? Toutes les semaines, elle leur racontait quasiment tout ce qu'elle faisait à Poudlard mais là, elle bloquait complètement. La nouvelle finirait bien par se savoir de toute manière mais elle n'avait pas envie de se montrer en tant que témoin principale de cette affaire. Une fois que le garde-chasse fut muni de son tablier protecteur, il entama une marche rapide à grand pas mais fut tout de même suivi par Terry qui avait préféré revenir au lac plutôt que de rentrer. Olivia quant à elle, souhaitait tout simplement retrouver sa salle commune ou bien la bibliothèque mais elle ne put se résoudre à laisser son amoureux seul, même si Hagrid était bien évidemment assez fort pour le protéger au cas où. Il était plutôt difficile de suivre un demi-géant qui accélérait la cadence. Il fallait quasiment courir pour maintenir la même allure que lui et s'adonner à une activité physique tout en stressant et en repensant à la même image morbide qui la hantait depuis toute à l'heure ne lui facilita pas la tâche. Pourtant, de l'endurance elle en avait et ce n'était pas cela qui la manquait d'habitude mais là, elle se sentait à la fois un peu désorientée et légèrement fatiguée. C'était sans doute ce fichu cadavre qui lui donnait la migraine... Heureusement, elle avait pu retrouver la chaleur apaisante de la main de Terry.

En remontant la pente, elle releva la tête et balaya Poudlard du regard. D'un coup, elle songea fortement à ses entraînements de Quidditch et aux buts qu'elle avait marquée la semaine dernière. Elle s'en souvenait comme si c'était hier et elle avait été fière des prouesses qu'elle avait accomplie aux côtés des membres de son équipe. Durant le court trajet qui mena le petit groupe jusqu'au lac, elle se repassait ces séances d'entraînements sans s'arrêter en espérant au fond de son cœur oublier ce qui s'était passé toute à l'heure. Pour elle, l'atmosphère avait changé subitement. L'air était devenu plus froid, plus glacial et menaçant. Le Lac Noir était habituellement glauque et son qualificatif de 'noir' lui offrait un côté sinistre. On ne voyait pas du tout le fond et c'était cela qui rendait l'endroit mystérieux. Mais s'il devait y avoir des morts remontant à la surface, alors il n'était même plus la peine d'y retourner ou de pencher le nez au-dessus de l'eau pour voir si des poissons y vivaient. Olivia sentait le froid lui glacer le nez. Elle était consciente qu'une bulle protectrice lui recouvait le visage et pourtant, c'était comme si le froid pouvait passer à travers. Etrange. En y repensant, la jeune fille se demandait combien de temps pouvait tenir le sortilège de Têtenbulle. L'oxygène inspiré qui se transformait ensuite en dioxyde de carbone finirait bien par les priver d'air donc la bulle s'éclaterait aussitôt. En général, cela durait assez longtemps mais vu la course qu'elle avait menée et le fait de respirer plus que d'habitude pouvait réduire cette durée. Enfin, Hagrid et le couple ralentirent le pas. Légèrement en arrière, Olivia scruta les bords du Lac pendant que le demi-géant se penchait sur l'herbe fraîche où était posé l'élève mort en question. Il bougea légèrement la tête du corps comme s'il tentait d'identifier la personne mais apparemment, aucun nom ne lui venait. Ses vêtements déchirés n'indiquaient pas non plus à quelle maison il appartenait mais peut-être qu'un emblème s'était dissimulé à l'intérieur de sa robe.

« - Le pauvre garçon... il a vraiment pas eu de chance. Il a dû se noyer il y a longtemps et c'est sûrement un des élèves disparus qu'on a jamais retrouvé.» dit-il.

A l'entendre, c'était comme si Poudlard comptait plusieurs pauvres adolescents qui ont finit eux aussi dans la mort. Olivia déglutit. Jusque là, cette école avait toujours été comme une seconde maison dans laquelle elle vivait une vie différente à celle qu'elle menait chez ses parents et où ses mouvements étaient bien plus libres. Poudlard était un endroit magnifique et où la convivialité était reine avec strictement rien de négatif pour faire baisser sa renommée, si ce n'est quelques profs incompétants. Mais aujourd'hui les « élèves disparus » comme le disait Hagrid débloquait une triste facette de cette académie de magie. Pourquoi tout semblait se dégringoler ? Tout d'abord, sa journée venait d'être gâchée, passant à des instants roses à des instants gris et maintenant elle-même venait d'entrer dans une certaine mélancolie. Son visage paraissait plus pâle que d'habitude et ses yeux traduisaient autant du désespoir que de l'angoisse. On était encore en plein après-midi et elle avait l'impression que le soir aurait dû se manifester.

« - Bon, on ferait mieux d’amener ce pauvre garçon à l'intérieur plutôt que de le laisser là. Ah oui et... je préviendrais ensuite Dumbledore. Ah, décidément quelle journée, les jeunes ! » grogna le garde-chasse en soupirant.

Olivia ne put qu'être d'accord avec ses propos. Rester ici d'avantage ne serait pas bon pour sa propre santé mentale et entre se réchauffer devant une cheminée et grelotter dehors, le choix était vite fait. D'un pas décidé, elle reprit donc le chemin de la pente abrupt en compagnie de Terry et de Hagrid qui faisait léviter le corps à l'aide de son parapluie. Puis, il avait fait apparaître une couverture qu'il enroula magiquement autour. C'était bien pensé surtout en sachant qu'ils passeraient par le parc devant des élèves qui risquaient de s'alarmer en voyant ce qui flotterait dans l'air. Lorsqu'ils traversèrent le pont, Olivia n'osa même pas jeter un coup d'oeil à la quantité d'eau massive qui s'étendait à des mètres sous leur pied. Jusque là toujours aussi silencieuse, elle se décida enfin à sortir de son mutisme. A l'abri des oreilles de Hagrid qui pourraient éventuellement l'entendre, elle murmura à Terry d'une voix hésitante:

« - Dis moi... comment tu te sens ? Je veux dire, est-ce que tout ça t'angoisse ? »

Elle connaissait un peu la réponse au fond d'elle puisqu'elle le sentait, rien qu'en le tenant par la main. Pourtant, elle avait besoin d'entendre cette réponse rien que pour se rassurer. Terry lui ressemblait sur beaucoup de points donc elle pensait bien qu'il n'était pas non plus indifférent vis à vis de ce qui s'était passé. Après, il était possible qu'il supporte mieux les circonstances qu'elle. Au fond, elle craignait aussi d'être la seule froussarde de l'histoire qui n'était pas fichue d'arrêter de penser à partir loin des problèmes tels que celui-là. Surtout que ce n'était pas réellement un problème qui l'affectait personnellement. Enfin, cela le deviendrait très prochainement mais cela, elle l'ignorait.
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