- Nox - A vous de rallumer l'espoir.

La 6eme année touche presque à sa fin à Poudlard, le trio de Gryffondor, toujours dans le coma, ne peut rien faire contre l'avancée des Mangemorts...A vous de vous battre pour faire gagner votre camp !
 

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 L'amour n'a aucune frontière. Ni même celle de la mort. [Pv Evelyne]

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Regulus A. Black
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MessageSujet: L'amour n'a aucune frontière. Ni même celle de la mort. [Pv Evelyne]   Mer 17 Oct 2012 - 18:03

Je l'attendais encore et toujours, ce moment où elle rentrerait enfin. Cet instant où les portes s'ouvriraient pour laisser entrer celle que j'aimais éperdument. Celle que j'avais perdu par ma seule faute, que j'avais abandonné du jour au lendemain sans la moindre excuse et pour seul mot de lui promettre que je l'aimerai toujours, quoi qu'il advienne. Celle à qui j'avais laissé la tâche d'élever notre enfant que je n'avais pu connaître jusqu'à aujourd'hui même, pour ce qui allait faire dix-sept ans plus tard. M'avait-elle oublié ? J'en doutais. Avait-elle refait sa vie ? Peut-être bien, je n'avais pas osé le demandé à Rigel, et craignais plus que tout cette réponse. Mais pouvais-je au fond lui repprocher d'avoir voulu être heureuse à nouveau ? D'avoir tourné la page que je représentais pour pouvoir offrir son coeur gorgé de joyaux à un autre qui le mériterait sans doute bien mieux que moi ? Non. Bien sûr que non. Et aimer Evelyne comme je l'aimais, c'est-à-dire plus qu'il n'en était possible au point d'en avoir sacrifié ma vie pour elle, c'était seulement accepter qu'elle soit heureuse. Alors je le lui souhaitais réellement, qu'elle ait trouvé cet autre qui aurait pu illuminer ne serait-ce qu'un bref instant ses jours et ses nuits. Tout ce que j'espérais seulement, c'était qu'elle ne m'en ait pas voulu d'avoir si soudainement disparu.

Mais comment en aurait-il pu être autrement ? Aucun mot, rien. Je ne lui avais rien laissé pour lui expliquer pourquoi j'avais disparu, pour la simple et bonne raison que le faire revenait à la mettre en danger. Et comment lui expliquer la raison de ma quête sans qu'il en soit autrement ? Car telle que je connaissais Evelyne, elle aurait tout fait pour me suivre, même par delà la mort. Mais je ne voulais pas, elle devait vivre, pour elle, et pour notre fille. Elles étaient les seules personnes au monde qui avaient jamais comptées pour moi. Mais pour autant si j'avait malgré tout révélé mon secret à Rigel dans cette lettre qu'Evelyne lui avait remise à ses onze ans, c'était parce que j'espérais plus que tout que notre fille ne possédait pas cette admiration aveugle que sa mère vouait au Seigneur des Ténèbres, et que j'avais partagé moi-même depuis mon plus jeune âge. Seulement je m'étais rendu compte du monstre qu'Il était, mais elle, elle n'était pas encore prête pour cela... Je le savais, plus que n'importe qui d'autre. Alors c'était seul que j'avais osé Le trahir, c'était seul que j'avais trouvé Son talon d'Achille, et s'était seul que j'étais mort, emporté dans les eaux de ce lac immonde grouillant de ces cadavres que j'étais moi-même devenu.

Et aujourd'hui enfin j'avais vu le soleil percer à travers les sombres et épais nuages qui peuplaient le ciel. J'avais senti le vent carresser ma peau, la sensation des morsures du froid qui s'acharnaient sur mon corps endoloris et pourtant heureux de revivre, de pouvoir retrouver sa famille qu'il avait abadonné depuis beaucoup trop de temps. J'avais senti mes poumons se gorger d'air, eux qui n'avaient plus été qu'habités par le liquide vaseux et morbide des corps en décomposition qui s'effaçaient en son fond. Et surtout, oui surtout, j'avais pu sentir la main de ma propre fille prendre la mienne et la serrer contre elle, j'avais pu voir son beau visage qui partageait tant de traits avec ceux de sa mère, et avec les miens, j'avais pu entendre le son de sa voix et ressentir pour la première fois toutes ces émotions qui disaient de nous que nous étions enfin quelqu'un de spécial : un père. Un homme qui aimerait incnditionnellement celle qui était la chair de son sang, et qu'il désirerait protéger envers et contre tout, bien plus encore qu'il n'avait pu le faire lorsqu'elle n'était encore qu'un foetus dans le ventre de sa mère. Et Evelyne... J'avais manqué tant de choses que jamais je ne pourrais me pardonner. Et elle, le pourrait-elle ?

L'estomac noué, les muscles encore contractés par ces dernières épreuves et l'angoisse innommable qui m'assiégeait, je faisais les cent pas dans le salon. Le souffle saccadé sous l'effet de la pression, je lâchais un profond soupir pour tenter de retrouver le contrôle de mon coeur, cet organe que je n'avais plus éprouvé depuis tant d'années. Il y avait encore quelques minutes de cela j'avais pu enlacer une dernière fois Rigel dans mes bras, avant que Kreattur ne transplane avec elle jusqu'à Pré-au-Lard pour l'y ramener, et qu'elle retrouve le chemin de Poudlard. Maintenant, j'étais seul dans ce manoir que je ne connaissais pas, et qui m'était pourtant si familier par le parfum enivrant que je reconnaissais si bien. Et les seules sensation qui me parcouraient, alors même que des milliers de souvenirs me revenaient en mémoire, je savais que malgré tout rien n'avait jamais pu me faire oublier celle que j'avais tant aimé. Ni même la mort. Non, rien n'était assez fort pour supplanter tout le reste, et ce que nous avions construit. Et tant de choses restaient encore à faire... Si seulement elle le désirait encore, si seulement elle voulait encore un tant soit peu de moi.

Passant devant un grand miroir qui trônait auprès de l'âtre de la cheminée, je croisais mon reflet auquel je n'avais encore pas prêté la moindre attention. Je passai une main légèrement tremblante sur celui-ci, ayant encore de la peine à me reconnaître alors que je n'étais revenu d'entre les vivants que depuis à peine quelques heures à présent. Et il faudrait du temps avant que tout ne me revienne en mémoire, comme l'avait si bien dit Rigel. Ma Rigel... Des yeux aussi noirs que profonds luisaient sur un visage aussi pâle qui recouvrerait certainement ses couleurs avec le temps. Et des cheveux noirs qui retombaient... tous ces traits de cette si grande et si noble famille des Black. Pouvais-je dire que j'avais changé depuis tout ce temps ? Oui et non. On me reconnaissait sans difficulté, même si un trou de dix-sept ans me chamboulait littéralement. Je passais mes longs doigts fins sur mon bouc autrefois finement taillé, avant qu'un léger soupir ne franchisse à nouveau mes lèvres.

Puis soudain, ce bruit... Je me redressais brusquement, le coeur battant douloureusement la chamade sous le coup de l'émotion et, je devais l'admettre, d'une terrible angoisse. Puis le bruits de talons se firent entendre sur le sol parqué. C'était elle... J'allais enfin pouvoir la revoir. Enfin...

M'avançant alors, je m'approchai du seuil des grandes portes ouvertes la porte du salon qui donnaient dans le hall où une femme plus belle que jamais retirait son long manteau. De magnifiques cheveux blonds ondulaient autour de son visage, m'empêchant sur le coup de respirer. Elle n'avait pas changé non, absolument pas...

« Evy... ? » Prononçais-je alors, le son de ma voix pourtant douce qui raisonna dans la pièce, alors qu'un lourd silence sembla figer les lieux.



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Evelyne Alyse
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MessageSujet: Re: L'amour n'a aucune frontière. Ni même celle de la mort. [Pv Evelyne]   Mer 17 Oct 2012 - 19:30

Samedi 15 Mars 1997


Rien ne semblait vivre dans les parages. Je marchais dans le silence le plus absolu qui fut seulement rompu par les bruits de mes pas légers sur le sol meuble. La pluie avait cessée il y a quelques minutes à peine. J’étais trempée jusqu’aux os.
Ma longue robe de sorcier noire n’avait pas pu me protégé contre toutes ces intempéries. J’avais été contrainte de rester dehors, écoutant la moindre voix près de cette vieille bâtisse pour que finalement rien ne surgisse. Une mission sans intérêt où le seul but n’était que de surveiller encore et encore les arrières du maître des Ténèbres. Travailler pour lui était un honneur, j’en étais fière mais je devais bien avouer que passer ma vie sous la pluie n’était pas mon passe-temps favori.

Quittant les lieux sans bruit, je du repasser par la forêt embrumée de ce début de matinée. J’allais devoir marcher pour rentrer, ma magie s’étant vite épuisée à cause de ma fatigue. Ne pas fermer l’œil pendant eux jours n’étaient pas mon fort, alors quand en plus on passait son temps à rester dehors, cacher au milieu des buissons, craignant la moindre goutte, le moindre coup de vent qui pourrait vous geler jusqu’à la molle, il était difficile de tenir longtemps. Je décidais de passer par la ville aux alentours pour y manger un peu et pouvoir dormir quelque peu. Si je voulais pouvoir rentrer vite fait chez moi et me détendre devant un bon bol de thé.
Ce n’est pas très courageux de ma part je l’accorde, mais je n’étais pas au top de ma forme en ce moment. Il y avait des moments comme ça on l’on ne savait plus quoi faire pour retrouver la pêche et continuer d’aller de l’avant. Je n’avais pas le choix moi, il fallait que je sois là pour Rigel, toujours et encore. Ma fille était la prunelle de mes yeux alors oui, je devais m’en occuper peu importe les conditions dans lesquelles je me trouvais. Je n’avais pas le droit d’abandonner. Au moins pour elle. Ma fille était ma seule richesse, mon seul bonheur depuis que n père nous avait quitté. J’étais fière d’elle, fière de tout ce qu’elle avait accompli, de son courage et de sa force face à l’absence de ce père qu’elle n’a jamais connu.

J’avançai silencieusement apercevant la petite ville à un peu moins d’un kilomètre.
La pensée de ma fille me fit automatiquement penser à son père. Pas une journée ne passait sans qu’un souvenir ne me revienne de lui. J’étais malheureuse, vide comme un arbre mort depuis qu’il n’était plus là. J’essayais de vivre tant bien mal, me contentant de a seule source de joie : Rigel. Ma vie tournait autour de ces deux personnes : ma fille et mon fiancé disparu. Oui, dans ma vie, les deux seules personnes qui avaient vraiment comptés à mes yeux s’étaient eux. Pour le meilleur comme pour le pire, j’aurai toujours tout fait pour les voir heureux, les protéger, même si dans le cas de mon fiancé, j’avais visiblement lamentablement échoué.
Arrivant devant un hôtel-restaurant, j’y entrais demandant une collation et une chambre pour y faire une pause bien méritée. On me prépara un encas consistant avant que je n’aille m’endormir dans les draps épais de la petite chambre à l’allure un peu miteuse. Je n’étais pas exigeante du temps que je pouvais dormir un peu. Sombrant dans mes rêves, je mis huit bonnes heures avant de revenir à moi, un peu plus reposée qu’avant même si je sentais encore les courbatures de ces derniers jours plombés mon corps. Me levant, je me dirigeais vers la petite salle de bain où je pris une douche rapide mais réconfortante avant de prendre de nouvelles affaires dans le sac que j’avais pris. Enfilant mon pantalon bleu nuit slim, je mis le haut aux manches trois-quarts de couleur noire que j’avais apporté. Le décolleté donnait une vue légèrement plongeant sur ma jolie poitrine. Regardant mon visage dans le miroir à moitié cassé, je m’arrangeais rapidement remettant mon rouge carmin sur mes lèvres et quelques touches de féminité, au cas où j’aurai besoin d’en user d’ici là.
Coiffant mes cheveux, je les laissais onduler autour de mon visage, remettant ma mèche en place avant de remettre mon manteau. J’eus de la chance que celui-ci avait eu le temps de sécher pendant que je dormais, sinon, je ne sais pas comment j’aurai pu supporter le froid qui sévissait à l’extérieur.

Descendant les marches de l’escalier, je me rendis à l’accueil, régla tout ce que je devais avant de repartir pour l’extérieur, remettant ma capuche qui plongeait devant mes yeux, cachant une bonne partie de mon visage.
Les rues animées semblaient revivre sous l’effet de la journée qui donnait au soleil un couleur orangé-grisâtre dont les rayons qui se reflétaient sur les flaques d’eau en faisait presque mal aux yeux. Non mais quelle idée d’avoir les yeux bleus, je vous jure…
Marchant pour sortir de la ville, je m’éloignais petit à petit de l’effervescence avant de retrouver le calme de la Nature encore à moitié endormie en ce mois de mars. Nous étions samedi 15, un jour sans symbolisation particulière à mes yeux pourtant, plus je marchais, me vidant au fur et à mesure l’esprit, plus j’avais l’impression qu’il allait rester graver dans ma mémoire. Mon cœur battait fort dans ma poitrine, et je mis seulement ça sur le compte de l’épuisement, malgré mon repos de quelques heures.
Arrivant dans un coin vide et après vérifié que personne ne me regardait, je transplanais, arrivant à quelques pas du manoir. Soufflant d’apaisement, je m’avançai vers celui-ci, ouvrant la grande porte, avant d’entrer dans le hall en refermant la prote derrière moi. Marchant lentement, je retirai mon manteau que je déposai sur le porte-habits dans l’entrée avant de me diriger vers le salon, talons aux pieds qui claquaient dans un bruit infernal de solitude. Mais alors que je me croyais encore une fois toute seule avec moi-même, une vois que j’avais si longtemps enfoui en moi sembla surgir de nulle part, utilisant ce surnom que seul lui avait l’autorisation d’utiliser. Evy… Depuis combien de temps ne m’avait-on pas appelé ainsi ? Depuis sa mort, voire une peu avant.

Tressaillant sans bruit, je tournais les yeux vers la source du son. Et la vision que j’eue n’en fut que plus incroyable. Regulus se tenait là, à quelques pas de moi, toujours aussi beau qu’avant, son regard noir perçant déchirant mon cœur en un instant. Je mis quelques instants avant de murmurer, en hochant la tête :

« Ça y est, tu te remets à délirer ma pauvre… Faut vraiment que je pense à reprendre ces foutus médicaments… » dis-je en passant mon chemin.

Mais alors que je passais à côté de lui, je sentis cette présence qui était pourtant bien réelle. Pourquoi ? Pourquoi me faisait-on cela à moi ? C’était inhumain de s’en prendre à mon défunt fiancé comme ça.
La haine s’emparant de moi, je me retournais vers ce qui me semblait être Regulus mais dont j’étais convaincue que cela ne pouvait pas être lui. Puis furieuse, tellement mes pensées s’emballèrent d’un seul coup, je le pris par le col avant de le plaquer contre le mur avec violence, lui disant d’une voix tranchante et profondément venimeuse :

« Qui vous-êtres pour salir la mémoire de Regulus hein ?! Je vous jure que si vous ne me dites pas qui vous a demander de faire ça je vous torture jusqu’à temps que vous puissiez faire de la pâté pour tous les chats des alentours. »
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