- Nox - A vous de rallumer l'espoir.

La 6eme année touche presque à sa fin à Poudlard, le trio de Gryffondor, toujours dans le coma, ne peut rien faire contre l'avancée des Mangemorts...A vous de vous battre pour faire gagner votre camp !
 

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 La nuit attire les confidences [PV Théodore Nott]

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Daphné Greengrass
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MessageSujet: La nuit attire les confidences [PV Théodore Nott]   Ven 2 Sep 2011 - 23:24

Daphné mit un bon moment avant de réaliser que Drago était parti. Elle était resté debout encore en sous-vêtements à l'endroit même où elle se trouvait lorsqu'il l'avait embrassé et c'est tout juste si ses lèvres n'étaient pas encore tendues. Elle leva la main gauche devant elle pour fendre l'air à l'endroit où se trouvait le jeune homme quand... quand c'était enfin arrivé. Son bras retomba mollement contre son corps et l'information sembla enfin arriver jusqu'à son cerveau. Il n'était plus là. Elle se remit en mouvement doucement, s'approchant à pas lent du pied de l'arbre où elle récupéra ses vêtements et sa baguette. Elle les enfila mécaniquement, son esprit toujours bloqué quelques secondes en arrière et ne pensa même pas à se sécher les cheveux à l'aide de sa baguette qu'elle se contenta de glisser dans la ceinture de sa jupe. Elle enfila distraitement ses chaussures et commença à marcher toujours très lentement vers le château. Elle se sentait tout à coup vide, comme si quelque chose de primordial venait de lui être arraché, comme si le baiser de Drago se rapprochait plus de celui d'un Détraqueur que d'un homme.

Elle avança ainsi, en léthargie totale, pendant un long moment avant de reprendre tout à coup conscience. Une nouvelle brise de vent s'était levée et la refroidit dès lors où elle rencontra sa peau. Elle avait froid. Elle accéléra donc le pas et ne tarda plus a entrer dans le château. Mais à présent qu'elle se trouvait dans ce hall, que faire ? Elle lança un regard vers l'escalier descendant vers les cachots, vers sa salle commune. Leur salle commune. Elle et Drago. Drago. Alors qu'il la tenait entre ses bras, qu'elle pouvait sentir son odeur, sa chaleur contre sa peau nue, il était partit précipitamment. Il devait sans aucun doute s'être réfugié dans leur salle commune et elle n'avait pas vraiment envie de le revoir. Pas tout de suite en tout cas. Il fallait qu'elle se calme, qu'elle assimile complètement ce qu'il venait de se passer, qu'elle l'analyse et enfin elle pourrait affronter de nouveau son regard. Elle choisit donc de monter les escaliers de marbre menant aux étages supérieurs avec un but bien précis : le septième étage.

Là-haut, il y avait une salle qui n'apparaissait que lorsqu'on avait besoin d'elle. Un endroit que peu de monde devait connaître mais que Daphné avait découvert par hasard un soir où elle se baladait dans les couloirs après le couvre-feu, un autre soir comme celui-ci où elle ne comprenait plus ce qui lui arrivait et qu'elle cherchait un endroit où se poser pour réfléchir. C'était l'an dernier. Cette année particulièrement éprouvante pour la jeune fille entre le retour de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, le moment où elle avait compris que son père faisait parti des Mangemorts, lorsque Drago avait invité Pansy au bal de Noël et que Théo avait fini par l'inviter en voyant l'air de profond désespoir qui ne quittait plus son visage, quand Cedric Diggory était mort. A chacun de ces instants, elle avait trouvé refuge dans cette salle et avait fini par venir dans ce couloir du septième étage uniquement pour comprendre le fonctionnement de la salle. Au début, elle pensait que celle-ci n'apparaissait que lorsqu'on en avait vraiment besoin, comme si Poudlard pouvait entendre la plainte de son cœur et lui offrait un endroit pour se ressourcer. Puis elle avait fait des tests, cherchant à faire apparaître la salle dans d'autres moments et elle avait réussi. Il lui avait suffit de faire des aller-retours devant l'endroit où la porte devait apparaître en pensant à ce qu'elle voulait et cela arrivait. C'était un endroit parfait pour elle ce soir-là.

Elle mit un moment a y parvenir enfin, étant obligée de marcher doucement sans faire de bruit et de se cacher régulièrement lorsqu'elle sentait une présence ou manquait de croiser la route de Miss Teigne. Heureusement, il était assez tard et la chatte fut le seul être vivant qu'elle croisa ou plutôt qu'elle manqua de croiser. Du moins jusqu'à ce qu'elle arrive enfin dans le couloir tant attendu. Une autre personne marchait devant le mur nu. De nouveau perdue dans ses pensées depuis une dixaine de minutes, Daphné ne remarqua pas qu'elle n'était pas seule et continua d'approcher les yeux fixés sur le sol, légèrement exorbités. Et quand elle sentit donc la présence de l'autre personne, il était trop tard pour se cacher ou faire demi-tour en espérant qu'elle ne l'ait pas vu. Daphné releva précipitamment la tête quand elle entendit des bruits de pas quelques mètres devant elle et recommença a paniquer. L'autre personne s'arrêta de marcher à son tour et Daphné croisa son regard.
Décidément, c'était son jour de chance. La journée et la nuit avaient été magnifiques, elle avait rencontré Drago seul et il l'avait embrassé et maintenant elle se retrouvait face à face avec Théodore Nott. Elle poussa un soupire de soulagement et l'air dur qu'avait pris son visage au cas ou elle aurait eu a se chamailler avec quelqu'un s'estompa.

Elle tenta de sourire à son meilleur ami mais ne parvint qu'a lui adresser une grimace inquiétante.

« Théo... murmura-t-elle avec soulagement. »

Elle passa une main dans ses cheveux mouillés qui retombaient sur ses épaules en une masse emmêlées qui lui donnerait surement du fil à retordre au matin et baissa les yeux. Elle était soulagée que ce soit Théo devant elle et pas quelqu'un d'autre -que se serait-il passé si cela avait encore été Drago ?!- mais sa petite séance de réflexion intense tombait à l'eau. D'ailleurs, le simple fait de penser à de l'eau la fit frissonner comme elle repensait aux mains du blond sur sa peau trempée de l'eau du lac, le contraste entre la chaleur de sa peau et le vent frais qui commençait doucement à se lever. Elle secoua la tête et releva les yeux vers son ami en se mordant la lèvre inférieure.


« Tu...tu ne dors pas, ajouta-t-elle. Je... Pourquoi personne ne dort cette nuit ! »

Et elle éclata de rire, brisant le silence du couloir, un rire un peu fou, sous les yeux étonnés de son ami. Elle ne pouvait plus s'en empêcher même si à ses yeux la situation n'avait pas grand chose de drôle. Cette petite baignade au clair de lune avait vraiment prit un tour inattendu et Daphné commençait à craquer doucement. L'état léthargique dans lequel elle s'était trouvé jusqu'à présent s'était totalement dissipé et elle commençait à sentir des émotions totalement contradictoires, entre la joie, la peur, l'appréhension et la honte.








Daphné Greengrass - 6 ème année - Serpentard D&D.


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Dernière édition par Daphné Greengrass le Ven 9 Sep 2011 - 23:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La nuit attire les confidences [PV Théodore Nott]   Ven 2 Sep 2011 - 23:28



Depuis que les cours avait repris, le jeune Nott avait été amené à songer à plusieurs choses. Evidemment, la pensée qui l'obnubilait le plus était « mais pourquoi cette bande de sales mômes passe son temps à faire du bruit ? ». C'est vrai quoi, ils ne pouvaient pas rester calme plus de cinq minutes, ils avaient toujours besoin de parler, de brailler, de rigoler. Bon sang, à croire que pour eux, la notion de silence n'existait pas. Bon d'accord, Théodore restait un garçon assez particulier en soit, mais tout de même... En fait, les seuls moments où ils pouvaient être au calme, c'était la nuit. La nuit où bien évidemment, il était supposé dormir, et où il risquait de faire perdre des points à sa maison en sortant... Ce qui l'amenait à sa deuxième grande préoccupation. Devait-il se montrer égoïste et prendre des risques ou bien se contenter de se tenir au règlement ? Evidemment, la seconde option était la plus logique et la moins nuisible, mais en même temps... Il y avait longuement pensé, avant d'arriver à la conclusion que pour son propre bien être, il ferait mieux de transgresser cette petite règle du couvre feu. Après tout, qu'était-ce qu'une règle ? Jamais rien d'autre que des mots, sensés dicter une conduite, des notions absurdes qui ne devraient pas exister, pas lorsqu'on était un sorcier dont la puissance ne faisait qu'augmenter avec le temps, que la douce magie protectrice enveloppait doucement, mais dont la résistance permettait bien des choses à ses bénéficiaires.

Alors une fois la nuit tombé, les ténèbres laissant leurs chapes d'obscurité s'abattre sur la nuit, le jeune homme avait doucement quitté son lit, prenant garde à ne pas laisser ses compagnons de chambre l'entendre. Il ne remarqua pas à ce moment là l'absence de Drago. Il ne prêtait que rarement attention au blondinet qui ne présentait que peu d'intérêt à ses yeux. A vrai dire, ce ne fut qu'une fois glissé à pas feutré hors de son dortoir, sa salle commune passé et en étant presque arrivé dans le hall d'entrée qu'il le su. Il vit le préfet lui passer sous le nez presque, ayant à peine eut le temps de se glisser entre deux colonnes pour se cacher. Le Serpentard ne remarqua pas son camarade et poursuivit son chemin vers les cachots des verts et argents. Le jeune homme se demanda ce que l'héritier des Malefoy avait eut à faire dehors. Peut-être sa ronde des préfets, le brun l'ignorait. Il y réfléchit un instant, entre les deux colonnes protectrices. Et si... Et s'il avait eu un rendez-vous avec Daphné. Ce n'était pas impossible. Le plus jeune des Nott était parti dans les derniers, alors que sa meilleure amie n'était pas encore allée rejoindre son lit. Et il connaissait sa tendance à apprécier la fraîcheur nocturne, le froid mordant du ciel étoilé et de ses vents invisibles et mordant comme l'acier d'une lame parfois. Mais il était étonnant dans ce cas qu'elle ne soit pas avec lui... Théodore se passa une main sous le menton, ses yeux allant chercher un coin sombre de son esprit en s'orientant vers le sol à droite de lui, d'absurdes réflexions le gagnant. Et si... Il l'avait repoussé, après que la jeune femme se soit déclaré. Même s'il ne donnait jamais l'air de s'intéresser à elle, il l'écoutait. Toujours son livre ouvert, comme si de rien été, mais le seul livre qu'il lisait en l'écoutant était celui de Daphné, qu'il connaissait presque par cœur. Pour lui, elle était importante, sans le montrer. Mais il savait qu'elle le sentait. Enfin... Toujours entre ses deux colonnes et après quelques secondes de réflexion, il su où se diriger.

Daphné était la personne qu'il connaissait le mieux, ce qui n'était pas difficile étant donné le nombre de personnes avec qui il parlait en soit. Mais les gens étaient tous tellement pareil, qu'il avait l'impression parfois de ne voir que des copies, de copies, de copies... Sans surprise. Et il savait où aller pour le moment. Elle ne lui avait jamais vraiment parlé de l'endroit où elle se rendait quand elle ne voulait voir personne, jamais explicitement. Mais il était assez curieux pour avoir fait ses propres recherches. Des recherches consistant à faire suivre Daphné, certes, mais des recherches quand même. C'est ainsi que son livre à la main, il montait les étages, sans détour, sachant parfaitement ce qu'il risquait en allant ainsi à travers les couloirs à cette heure-ci. Oui, il le savait, et pourtant il bravait l'interdit, le livre qu'il avait prévu de lire toujours à la main, comme un fidèle serviteur qui le suivait partout. Avez-vous déjà vu Théodore Nott sans un livre avec lui ? Moi non.

Il y arriva rapidement, là où il espérait la trouver. Il ne savait pas grand chose de cette salle, n'avait jamais pris le temps de vraiment s'y rendre. Ce n'était pas son sanctuaire. L'élève qu'il avait payé lui avait juste dit qu'il l'avait fut passer et repasser devant ce mur où rien n'était autre que les pierres taillées du château tant aimé. Il s'avança donc dans le couloir, et commença à le traverser, faisant les cent pas devant le mur, espérant trouver un passage où il pourrait trouver son amie. Mais il n'en eut pas vraiment le temps, elle apparaissait déjà devant lui, trempée. Apparemment, elle avait rencontrée le lac en chemin. Et étrangement, ça n'étonnait même pas le Serpentard, qui n'exprima rien sur le moment autre qu'un détachement sans fin. Elle était encore allée batifoler dans l'eau, risquant sa santé. Comme elle le souhaitait après tout, elle était assez grande pour prendre ses propres décisions. En tout cas, elle sembla soulager de voir qu'il ne s'agissait que de lui. Elle avait donc pleinement conscience du fait d'être en faute. Et comme toujours, il la laissa parler. Apporta vaguement une réponse à sa question purement rhétorique par un sarcasme dit d'un ton neutre, presque hautain.


-J'ai toujours adoré ton sens de l'observation Greengrass.

Pas de familiarité avec elle, une profonde distance cachant une grande affection, et c'était tout. Les enfantillages étaient finis, les apparences avaient pris le pas sur l'intérieur. Puis il balaya sa réflexion d'un geste de sa main libre, l'autre toujours occupée par le fameux livre qu'il voulait lire. Il allait, pour une fois, l'écouter, mais surtout, parler pour interroger. Car voir son amie dans cette état le préoccupait, plus qu'il n'aurait voulu l'admettre.

-Et tu n'es pas non plus dans ton lit. Alors ?

Ce simple mot résumait tout. Toutes les questions que se posait le vert et argent se trouvaient dans une simple interrogation. C'était une clef que personne d'autre n'aurait pu saisir, un ton, l'intonation de la voix. Quelque chose qui parlait encore plus profondément que son expression ou simplement son attitude. Cette indifférence n'existait pas ici, pas ce soir. Son livre, il était prêt à l'ouvrir à nouveau pour lire ce que Daphné avait à lui dire. Elle n'avait qu'à parler, et il entendrait. Il n'écouterait pas, il n'en avait pas besoin, écouter lui suffirait face à ce livre ouvert qui se tenait face à lui.


Dernière édition par Théodore Nott le Dim 4 Sep 2011 - 18:16, édité 2 fois
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Daphné Greengrass
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MessageSujet: Re: La nuit attire les confidences [PV Théodore Nott]   Ven 2 Sep 2011 - 23:32


Son rire devint un peu moins hystérique quand il lui répondit. Il avait toujours le mot pour rire, celui là. En fait, si quelqu'un était passé devant eux à ce moment là, il aurait pensé que Théo se moquait d'elle et que cela la faisait rire. Il avait même prit l'habitude de l'appeler Greengrass depuis quelques années. Comme s'ils n'étaient rien que deux connaissances, deux élèves forcés de se côtoyer parfois puisqu'ils étaient dans la même maison, suivaient tous leurs cours ensembles. Pas deux pauvres âmes qui se connaissaient depuis toujours, deux des meilleurs amis qui soient. Ils avaient simplement leur manière bien à eux d'exprimer cette amitié. Une relation étrange où les mots n'avaient pas d'utilité la plupart du temps...Normale quand on connaissait une personne depuis toujours. Cette fausse indifférence que prenait toujours Théo face à elle l'amusait, elle avait l'impression de partager un secret avec lui et de se moquer du monde entier qui observait de l'extérieur sans comprendre.

« Alors ? »

Il n'avait pas besoin d'en dire plus pour qu'elle comprenne ce qu'il voulait savoir. C'était toujours comme ça que ça fonctionnait avec lui : elle vivait sa vie comme toutes les ados stupides de son âge, se cognait sur des obstacles, se faisait mal et elle lui racontait pendant qu'il avait son livre ouvert sur les genoux. Comme s'il n'écoutait absolument pas ce qu'elle lui disait, comme si elle l'ennuyait presque. Mais elle savait qu'il l'écoutait, peut-être pas avec la plus grande attention mais, il n'était pas aussi indifférent qu'il le laissait voir. Alors ce que les autres pouvaient en penser n'avait pas d'importance, l'image qu'ils renvoyaient tout les deux dans ces moments là ne comptait pas.

Sa petite soirée pour elle seule tombait à l'eau mais ce n'était peut-être pas plus mal. Elle observa Théo un instant et sourit en remarquant qu'il tenait un livre, encore. Il ne sortait donc jamais sans l'un d'eux. Il devait être 1h du matin et il se baladait dans les couloirs avec un livre. Daphné s'amusa aussi en pensant que comme elle, il devait être venu chercher la tranquillité et la quiétude de cette salle si particulière et qu'au final, elle aussi lui gâchait sa nuit avec ses problèmes de cœur, même s'il n'en savait rien pour l'instant.

Elle ferma les yeux et se concentra de toutes ses forces sur ce qu'elle voulait. Les yeux bleus gris de Drago restèrent coincés un instant derrière ses paupières closes mais elle fit preuve d'un gros effort de volonté pour les remplacer peu à peu par un décor. Celui d'une pièce où crépiterait un feu de cheminée, où ils trouveraient un endroit pour s'installer et parler. Une pièce chaleureuse et intime, pas trop éclairée puisqu'après tout il ne faisait que semblant de lire et où elle se sentirait à l'aise. Un cocon. La petite porte de bois se matérialisa après quelques secondes sur le mur de pierres auparavant nues et Daphné rouvrit les yeux, un sourire satisfait sur les lèvres. Elle était fière de parvenir à contrôler cet endroit, même si à présent elle savait ne plus être la seule à en avoir le secret. Le fait que cette autre personne soit Théo la rassurait au contraire, avec lui qu'avait-elle à craindre.
Elle poussa la porte et entra devant lui dans la pièce que son imagination venait de créer et que Poudlard avait matérialisé pour elle. C'était ça la vraie magie pour la Serpentard : pouvoir obtenir tout ce dont elle rêvait... La salle rassemblait le même type de mobilier que la salle commune des Serpentard, étant simplement plus petite et moins austère, gardant tout de même sa noblesse. Daphné s'installa sur un fauteuil couleur crème particulièrement confortable et poussa un long soupire à fendre l'âme en posant son regard vert sur son meilleur ami. Ce n'était pas la première fois qu'elle lui parlait de Drago, loin de là. En fait elle devait même lui en parler depuis toujours bien qu'elle n'ait fini par admettre ses sentiments que depuis deux ans. Mais cette fois, elle trouvait que c'était différent. Car ce n'était plus les mêmes remarques lassantes de l'amoureuse invisibles qu'elle lui sortirait. Il s'était passé quelque chose, ils avaient partagé un moment que Daphné avait ressenti comme particulièrement intense. C'en était bel et bien fini de ses habituels discours sur le grand Drago Malefoy, quelque chose s'était passé et après ça, la jeune fille serait enfin fixée et tout changerait. Daphné avait bien conscience que cela serait un véritable soulagement pour son ami qui ne supportait pas Drago mais elle se sentait mal. Elle n'avait jamais apprécié les changements, elle aimait la sécurité que lui apportait une vie faite de routine.
Sa lèvre se mit à saigner lorsqu'elle la mordit de nouveau, cherchant ce qu'elle pourrait répondre aux centaines de questions qui se cachaient dans ce « alors ». Puis, croisant le regard bleu de Théo, elle pencha plutôt pour la version la plus simple, autant aller droit au but.

« J'ai embrassé Malefoy, lâcha-t-elle sans quitter Théo des yeux. »

Elle cherchait dans ses yeux qu'elle seule savait lire la réaction du jeune homme. Il n'aimais pas Drago. Pas du tout. Et c'était plutôt compréhensible, Drago n'était pas le genre de garçon agréable, du moins avec les garçons de qui il voulait toujours se sentir supérieur, respecter. Mais les Nott n'étaient pas le moins du monde inférieurs aux Malefoy et ça, Drago avait du mal à l'accepter et Théo ne cherchait absolument pas à s'assujettir au blond de quelque manière que ce soit. Mais il l'aimait, elle. Alors il restait plutôt... modéré quand elle parlait de lui et qu'une remarque acerbe ne pouvait s'empêcher de s'échapper de ses lèvres.

Daphné baissa vite les yeux pourtant, regardant ses chaussures avec le plus grand intérêt qui soit, ajoutant d'une petite voix :

« Enfin c'est lui qui m'a embrassé... Et puis il est partit...Il m'a laissé planté en sous-vêtement dans le parc comme la pauvre cruche que je suis ! »

Son visage s'empourpra quand elle réalisa ce qu'elle venait de dire... Elle avait peut-être donné un peu trop de détails sans en donner assez. Théo allait sans doute s'imaginer qu'elle s'était déshabillé à cause du blond et …

« Je nageais... c'est pour ça que...enfin tu vois »

Ses joues avaient pris une jolie teinte rouge qu'elle arborait très rarement et qui l'obligeait à garder les yeux fixés sur le sol dans l'espoir que le jeune homme ne s'en aperçoive pas. Enfin, pas trop...








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MessageSujet: Re: La nuit attire les confidences [PV Théodore Nott]   Sam 3 Sep 2011 - 0:30




Le rire hystérique qui aurait dû les faire repérer à des kilomètre se stoppa enfin. Loin d'être inquiet à ce sujet, Théodore attendait patiemment que la jeune femme se calme. Etre calme n'était pas vraiment dans le caractère de Daphné en fait, et ce n'était donc pas tout à fait le calme qu'il attendait de sa part, mais plutôt une tranquillité d'esprit dynamique. Le vent calme cachant la tempête, la préparant doucement en l'abritant derrière le bruit des feuillages des arbres qui s'agitaient doucement. Oui, il ne s'attendait pas à un réel calme en présence de Daphné. Qui pourrait l'attendre à vrai dire ? Elle n'était pas fille peu remarquable, elle était plutôt la fleur rouge au milieu des blanches, l'ombre dans la lumière ou la lumière dans l'ombre de l'inconsistance de ses camarades. Pourtant si normale, avec ses problèmes d'adolescence... Mais ça importait peu au jeune homme. Car le calme dont fit preuve la brune en cet instant intrigua le Serpentard, qui l'observa avec attention. Elle se concentrait, les yeux fermés. Pourquoi ses yeux étaient-ils donc fermés ? La concentration nécessitait-elle le noir absolue, le rien pour pouvoir créer quelque chose ? Peut-être bien... Mais lorsqu'elle rouvrit les yeux, de ce rien apparut une porte. Théo venait de découvrir la Salle sur Demande.

Ils entrèrent l'un après l'autre, et le jeune Nott fut immédiatement charmé par la lieu, sans savoir de quoi il s'agissait exactement. L'espace feutré qui s'offrait à eux rappelait la salle commune des Serpentard, par le mobilier plutôt familier. La salle restait évidemment plus petite, ressemblant à un petit salon plus qu'une pièce destinée à recevoir tous les élèves d'une maison. Mais il trouvait ce lieu bien plus charmant au final que l'immense pièce. Le côté intime et tranquille lui plaisait. L'éclairage limité ne lui permettrait probablement pas de lire, pas sans s'abîmer les yeux, mais ça n'avait pas d'importance, car après tout il n'était là que pour écouter son amie lui raconter une histoire. Une histoire sans doute fort intéressante par ailleurs. Enfin, pour un adolescent basique, pas pour un Nott. Mais il ferait un effort pour elle. Autour de la cheminée se trouvait deux fauteuils imposant, chacun reposant sur un tapis aux couleurs des verts et argents. Sur les murs se trouvaient des tapisseries, et sans même les toucher, Théodore savait qu'il s'agissait de pièces de qualités. Là encore, les couleurs correspondaient à celles de leur maison, ce qui fit apparaître un petit sourire appréciateur sur les lèvres du jeune homme. Un sourire rare, et particulièrement bref, que Daphné ne pu noté, car elle était passée devant lui. Le fauteuil sur lequel s'installa Théo avait une traverse verte sur son dossier. Il s'installa confortablement, les jambes devant lui, repliés, car jamais vous ne pourrez voir Théo assis dans un fauteuil et se laissant aller. Il gardait un port de tête droit, bien qu'il se cala dans le fond du fauteuil, un bras sur l'accoudoir et l'autre tenant son livre qu'il ouvrit tranquillement, près à écouter les paroles de sa meilleure ami. Un beau paradoxe en somme.

Mais Théodore sentait que quelque chose avait changé chez Daphné. Avait-il raison de penser que c'était lié à Malefoy ? Probablement. Sa première hypothèse était-elle vraie, ou bien était-ce tout autre ? Il allait rapidement le savoir. Il avait posé son interrogation à l'extérieur de cette pièce, alors il ne lui restait plus qu'à attendre des réponses. Elle réfléchissait, n'était pas en pleine crise d'hystérie. Ou plutôt n'était plus... Ce calme qui habitait son amie n'était pas pour rassurer Théodore qui attendait tranquillement sa réponse. Tranquillement en apparence. Elle finit par parler. Alors il l'avait embrasser... Le regard bleu du jeune homme s'assombrit à la lueur du feu, alors qu'il ne disait rien, assimilant l'information que venait de lui donner Daphné. Elle savait très bien qu'il n'aimait pas le blondinet, mais il ne pouvait s'opposer à l'adoration qu'elle lui portait. Il avait presque été son seul sujet de conversation au cours des dernières années. Bon, pas seulement, il exagérait. A peine.

Puis elle poursuivit. Donc c'était lui qui l'avait embrassé. Et bien, il l'aura fait languir, la pauvre Daphné. Si Théo avait été à sa place... Ah, mais il ne l'était pas. En revanche, il était le meilleur ami, une place bien plus agréable dans l'optique de Théodore. Enfin, la question n'était pas là. Il perdit un instant son masque d'indifférence lorsqu'elle dit qu'elle était alors en sous-vêtement lorsqu'il l'avait abandonné. Il avait dû manquer une information là, parce que pour qu'elle se retrouve dans une telle tenue... Il fronça les sourcils très légèrement, à peine quelques secondes, juste assez pour qu'on puisse noter le changement tout en se demandant si on l'avait rêvé. Il nota également au passage le fait qu'être cruche et nager dans le lac n'était pas particulièrement compatible, mais il ravala le sourire naissant à l'image qui naissait dans son esprit parfois un peu trop tordu et se reconcentra sur le livre parlant qui se trouvait devant lui. Et qui était en train de rougir, prenant des teintes que le jeune Nott n'aurait jamais cru exister. Bien, donc elle était en train de se baigner dans le lac, ou au moins d'en sortir, ou en tout cas elle y avait été, et Drago l'avait vu en sous-vêtement et l'avait embrassé. Et c'était ça qui rendait la demoiselle si... comme elle était actuellement en tout cas ? Théodore prit une inspiration. Puis il soupira juste après. Apparemment c'était à lui de parler, car la gêne semblait totalement occuper l'esprit de Daphné et l'empêcher par la même de poursuivre son récit. Quoiqu'il n'y avait rien à poursuivre à vrai dire. Elle avait tout dit, Théodore ne voulait surtout pas connaître le détail du baiser. Toujours son livre ouvert, il récapitula la situation.


-Arrête moi si je me trompe surtout. Drago Malefoy, le blondinet en chef, t'as embrassé alors que... tu sortais du lac en sous-vêtement.

Il se stoppa. Il observait Daphné d'un regard insistant, perçant, faisant une légère pause, n'accordant plus la moindre importance à son livre. D'ailleurs, il le ferma, faisant retentir un bruit sec et bref. Ce genre de geste pouvait signifier plusieurs choses. Théodore pouvait en cet instant soit être en colère, soit accorder toute son attention à Daphné ou encore avoir envie de donner des leçons sur la vie à Daphné. A commencer par le désir masculin. Pas qu'il doutait qu'elle n'en sache rien, mais il ne voulait pas que son amie se fasse avoir naïvement... Au final, il ne se formalisait même pas du fait qu'elle se soit baigné à une heure si tardive, au risque de faire une hypothermie. Après tout ce n'était pas arrivé, donc pourquoi s'en formaliser. Non, là, il voulait s'assurer d'autre chose.

-Je suppose que c'est tout ce qu'il s'est passé malgré ta tanue plus que légère à ce moment là ?

Le jeune homme se méfiait réellement de ce que pouvait faire l'héritier des Malefoy à sa meilleure amie. Il savait plus que bien qu'elle l'aimait, profondément. Comme une femme aime un homme depuis des années maintenant. Ce n'était pas juste une amourette d'adolescence aux yeux de Daphné, non, elle attendait bien plus d'une telle relation, il en était certain.

-Après tout c'est un gentleman...

Il eut un léger rire à cette remarque. Embrasser une fille en sous-vêtement et l'abandonner après était une preuve de possession de bien belles manières... Narquois, il observait d'un regard froid Daphné, analysant la signification de cette situation.
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MessageSujet: Re: La nuit attire les confidences [PV Théodore Nott]   Sam 3 Sep 2011 - 1:41

Théo s'installa dans le fauteuil face à elle et ouvrit son livre, comme il le faisait toujours. C'était devenu un simple rituel, à la fin. Il ouvrait son livre et c'était le signal qu'elle pouvait commencer à parler, à lui raconter tous ses malheurs. Elle ne savait pas trop pour quelle raison il avait besoin de cela mais ça ne la dérangeait pas alors ils continuaient. Elle lui raconta brièvement ce qu'il s'était passé avec Drago et attendit donc les yeux baissés et les joues rouges qu'il ne donne la sentence, ce qui ne tarda pas.

« Arrête moi si je me trompe surtout. Drago Malefoy, le blondinet en chef, t'as embrassé alors que... tu sortais du lac en sous-vêtement. »

Le goût du sang remplaça peu à peu celui de Drago dans la bouche de la jeune fille tandis que ses dents s'enfonçaient avec force dans ses lèvres pâles. Pour une fois, Théo semblait réellement intéressé par la conversation. Non pas qu'il montre un quelconque signe physique mais il abandonna très vite la 'lecture' de son livre et leva les yeux vers son amie. Même si son regard et son visage ne semblaient pas exprimer quoique se soit, Daphné le connaissait suffisamment pour deviner assez bien ce qu'il pensait en ce moment. Ils étaient certes seuls dans une pièce fermée mais même dans ces cas-là, le jeune homme ne se désintéressait pas de sa lecture, habituellement. Et ce regard... Perçant, inquisiteur... Elle comprit donc tout de suite que quelque chose dans cette situation lui avait échappé mais que Théo lui l'avait parfaitement saisit. Et pour que cela soit le cas, elle devait être passé à côté d'un sacré truc. Cependant, le comportement de son ami l'interpella suffisamment pour qu'elle se sente assez mal et se mette à y réfléchir. Elle venait d'embrasser Drago Malefoy au milieu de la nuit alors qu'elle sortait du lac, très peu vêtue... Cela faisait déjà plusieurs années que Daphné portait un intérêt...considérable au jeune homme et cela, il ne semblait pas s'en être soucié une seule fois. Pas avant ce soir en tout cas, pas avant qu'elle se retrouve à moitié nue devant lui...

Elle releva les yeux brusquement vers Théo et en croisant simplement son regard elle comprit ce à quoi il pensait. Elle aussi venait d'arriver à la même conclusion. Elle s'était laissée emporter par le moment qui avait été irréel pour elle. Elle était pleine de bons sentiments, elle. Amoureuse. Ne pensant à rien d'autre qu'à ce qui se passait, enfin... Elle avait senti, bien sûr, que quelque chose se passait, que ce n'était pas un baiser chaste qu'on donne quand on a dix ans... Elle sentait encore parfois les frissons qui l'avaient parcourut à ce moment là. Oui bien sûr, elle avait été vraiment stupide de croire qu'il l'avait embrassé parce qu'il ressentait quelque chose pour elle. Il avait juste trouver une fille à moitié à poil et totalement folle de lui et en avait profité. Puis il s'était souvenu que la fille en question était Daphné Greengrass et il avait prit la fuite.

La seconde question de Théo étonna plus la jeune fille. Il semblait... en colère lorsqu'il la prononça. Il était tellement rare qu'il laisse voir un sentiment et elle ne comprenait pas trop à quoi était dû cette colère. S'imaginait-il vraiment qu'elle était à ce point amoureuse de Drago pour coucher avec lui dès leur premier baiser ? S'était donc ça l'image qu'il avait d'elle ? Toutes les dernières années où ils se trouvaient tous les deux dans la même position -elle parlant de Drago pendant que Théo lisait distraitement- lui revint en mémoire. Et elle prit conscience qu'elle avait du être tellement pathétique... Théo n'avait jamais rien dit, se contentant de l'écouter gentiment, de la réconforter chaque fois que l'autre lui faisait du mal sans s'en rendre compte... Elle avait du en tout cas, se montrer si désespérément amoureuse et espérant un signe de la part du blond pour qu'aujourd'hui son meilleur ami s'imagine qu'elle était une fille aux mœurs si légères.

« Bien sûr qu'il ne s'est rien passé ! S'exclama Daphné en lui lançant un regard outré. Tu crois vraiment que je suis comme ça ? »

C'était assez effrayant, en fait. Comment la personne qui devait la connaître le mieux pouvait penser cela ? Et Drago pensait-il la même chose ? Pourtant, il n'avait pas insister, n'avait rien tenté et était partit dès qu'elle avait commencé à montrer un peu plus d'enthousiasme. Comme le disait justement Théo en se moquant c'était un 'gentleman'. En fait, c'était elle qui s'était emballée... Si cela arrivait de nouveau et que Drago cherchait à aller plus loin, Daphné n'avait aucune idée de ce qu'elle répondrait, partagée entre son honneur et son amour pour le jeune homme, qui évoluait étrangement depuis un certain temps. Théo n'avait peut-être pas tort, en fait... Elle secoua la tête pour exprimer à son ami que cela n'avait rien de drôle. Drago avait beau se comporter comme un vrai prince insupportable avec les garçons de Serpentard, à elle il n'avait jamais manqué de respect et c'était toujours comporté convenablement.

Pourtant, l'idée de Théodore commençait à faire son chemin dans son propre esprit et elle se demandait s'il n'avait pas raison... Ils s'étaient certes pas mal rapprochés depuis quelques temps, passant plus de temps ensemble, discutant plus souvent 'réellement'. Daphné commençait même à croire qu'elle lui plaisait aussi. Eli lui avait bien fait remarqué qu'ils étaient toujours collés ces temps-ci... De sa part à elle s'était normale mais lui... Elle releva des yeux tristes vers son ami et demanda :

« Tu crois qu'il voulait juste... »

Elle laissa la phrase en suspend tandis que les souvenirs de ce moment étrange lui revenait. Cela avait été tellement intense... Mais peut-être que depuis le début ce n'était que son imagination qui lui jouait des tours. Elle détourna le regard, plantant ses yeux verts qui s'assombrissaient, glissant doucement vers le gris sous l'effet de sa tristesse, dans les flammes de la cheminée et murmura d'un ton neutre où ne perçait presque pas sa déception :

« Il ne m'aime pas... »

Elle avait été tellement naïve de croire que ce baiser signifierait quelque chose. De croire qu'il s'était enfui parce qu'il avait eu peur... peur de s'être montré humain, capable de ressentir quelque chose, pour une fois. Elle s'imaginait donc vraiment qu'elle pouvait être La fille, celle qui le changerait... Elle n'était au final rien d'autre qu'une gourde comme les autres, attendant un signe du Prince qui ne venait pas. Daphné refusait de croire qu'il ai pû simplement jouer avec elle... Mais elle avait confiance en Théo et lui était bien plus neutre sur ce point, il n'était pas aveuglé par l'amour contrairement à elle. Alors, elle avait tout imaginé, cette semaine ? Ils ne s'étaient pas rapprochés, il n'avait pas ressentit la même chose qu'elle tout à l'heure ? Il avait simplement succomber à ses pulsions, lui qui n'était qu'un homme comme les autres sous ses grands airs, et était revenu à lui assez vite soit pour éviter de faire une erreur qu'il regretterait toute sa vie, soit pour mieux la mettre sous son joug. C'était assez logique en fait, quand on ne regardait pas avec les yeux de l'amour... Seulement, Daphné ne voyait que par ses yeux la, quand il était dans les parages. Et dès lors qu'elle le reverrait, tout ce qu'elle venait de comprendre disparaitrait en un claquement de doigt et elle redeviendrait son esclave.








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MessageSujet: Re: La nuit attire les confidences [PV Théodore Nott]   Sam 3 Sep 2011 - 8:52






Sa meilleure amie eut une lueur dans le regard signifiant qu'elle avait compris à quoi pensait le jeune homme. C'était quelque peu horrifié que la question du jeune homme commençait à percer la brume de l'amour qui entourait l'esprit de Daphné. Elle venait soudainement de comprendre que ce qu'elle venait de vivre n'était qu'un concours de circonstance malheureux. Simplement les hormones qui travaillaient Malefoy comme n'importe quel autre garçon. Après tout, il ne lui avait jamais accordé le moindre regard intéressé jusque récemment. Ils avaient été simplement ami sans rien de plus pendant tellement longtemps... Théodore avait du mal à imagine que le blondinet puisse éprouver quelque chose de sincère tout à coup alors qu'il l'avait ignoré tant de temps. Quoiqu'il pouvait arriver parfois qu'on apprenne à connaître une personne vraiment tard dans une amitié.

L'indignation dans la réponse de Daphné fit comprendre au jeune Nott qu'il s'était montré indélicat. Sa question était celle d'un mufle et il n'y avait pas pris garde. Pourtant c'était parfaitement le genre de chose qu'on ne demandait pas comme ça, encore moins à Daphné Greengrass. Devant son insurrection, Théo la regarda, restant aussi calme que le rock dans lequel on avait parfois l'impression qu'il était composé. Et la réponse fut simple.


-Non.


Il n'avait besoin de rien d'autre pour signaler à Daphné qu'elle n'avait nullement descendu dans son estime. Bon, il fallait avouer qu'il trouvait son amour inconsidéré, mais il savait que même dans une situation où elle se retrouverait à devoir choisir entre son intégrité et l'amour qu'elle portait à Drago, elle choisirait le premier. Tout du moins, il l'espérait sincèrement, sans quoi il devrait s’inquiéter plus qu'il ne le pensait. Il n'aimait vraiment pas toute cette affection qu'elle portait à l'héritier, c'était particulièrement dangereux. Elle n'avait donc rien à craindre concernant l'estime qu'il lui portait, elle restait inchangé depuis bien longtemps, et ce n'était pas cette événement qui allait changer quoi que ce soit. Il avait bien supporté ses babillages incessant sur l'homme qu'elle aimait pendant toutes ces dernières années, il n'y avait pas de raison que ça change maintenant simplement pour ça. Leur amitié allait bien plus loin que ça, sinon il n'aurait jamais accepté de continuer de lui parler une fois l'adolescence arrivée, il ne l'aurait ni supporté, ni soutenu, il l'aurait bêtement abandonné.

L'important restait qu'elle avait compris là où il voulait en venir. Et une fois le choc passé, la tristesse sembla prendre le pas sur ce qu'elle ressentait d'autre. La désillusion était difficile pour elle. Théodore ferma un instant les yeux. Il était désolée qu'elle doive subir tout ça, tous les doutes qui l'assaillaient. Et le pire était qu'il ne pouvait rien faire. Rien faire d'autre qu'être le regard neutre de Théodore, le regard froid qui le rendait si précieux aux yeux de Daphné. Il était l'oreille attentive dont elle avait besoin, son meilleur ami. Mais une fois qu'elle commencerait à sortir avec Malefoy, car ça arriverait sans doute, il ne serait peut-être alors plus que l'ami d'enfance. Mais il écarta ses pensées égoïstes qui n'avaient pas leurs places ici. Il devait répondre à ses interrogations, la rassurer, lui assurer que non, il n'y avait pas que ça. Mais il ne le pouvait pas, car il l'ignorait au final. Comment pouvait-on assurer quelque chose dont on ignorait la réalité. Se tenant toujours droit, fièrement dans son fauteuil, il regarda les yeux de Daphné changer de couleur, affichant clairement sa tristesse, ouvertement face à son meilleur ami. Car montrer des faiblesses face aux autres Serpentard était comme un signal tiré pour qu'ils vous achèvent. Etre dans la même maison ne créait aucune solidarité particulière. Et c'était sans doute la plus grande faiblesse des Serpentard. Celle à laquelle Vous-Savez-Qui était soit disant en train de remédier. Mais ce n'était pas par la crainte qu'on pouvait imposer ses idéaux, non... Il fallait obtenir un consentement tacite... Enfin, la question n'était pas là. Il se concentra sur le cas de Daphné.


-Je n'en sais rien Greengrass. Je ne suis pas dans l'esprit de Malefoy -et Merlin m'en préserve- mais il faut te méfier.

Il n'était pas vraiment le mieux adapté pour parler d'amour. Il n'avait jamais ni été amoureux, et ses relations avec les gens restaient assez particulière pour qu'il ne puisse pas être le mieux placé pour parler. Néanmoins il restait aussi un homme, et comprenait un peu comment ceux-ci fonctionnaient malgré tout. Son regard se dirigea également faire ce feu qui brûlait face à eux, consumant dans son âtre du bois, le dévorant avec fureur. L'amour est comme ce feu, chaleureux et sublime, mais il peut se retourner contre nous, et faire de nous des grands brûlés. Et personne ne veut être un grand brûlé. Tout ce qu'il voulait était qu'elle prenne garde.

-Tu ferais mieux de lui en parler.

C'était facile à donner ce genre de conseil. Quand on était dans la situation soit même, c'était bien plus difficile de les appliquer. Il en avait parfaitement conscience, et pourtant il lui donnait tout de même ce conseil. Plus que les mots, c'était le ton qui comptait, ce qu'ils véhiculaient vraiment. Sans doute le savait-elle, qu'elle devait lui parler. Mais Théodore doutait qu'elle puisse résister à son charme, il doutait qu'elle serait capable de garder l'esprit clair en sa présence, et encore moins après ce qu'il venait de se passer. Mais elle devait garder à tête froide malgré tout, ne pas se laisser emporter par ses sentiments, par les larmes qui l'envahiraient si jamais il lui disait que c'était uniquement la voir ainsi qui avait provoqué ça chez lui. Si la réputation prétendant qu'il n'était pas capable d'éprouver de sentiments pour quelqu'un d'autre que lui se révélait juste. Mais si jamais c'était le cas, Théodore serait là pour soutenir Daphné, et il attendrait Malefoy au tournant. Et ça, il était persuadé que Daphné le savait, le sentait, dans le ton de sa voix un peu plus vibrant que d'habitude, dans son regard plus dur que l'acier, dirigé dans les flammes mais ne voyant que l'héritier des Malefoy. Il n'avait qu'à bien se tenir.

-Je sais que ça sera probablement difficile pour toi d'aller lui parler mais... Pense à garder la tête froide. Et ne laisse pas ton amour pour lui t'aveugler.

Il les avait vu se rapprocher au cours de cette semaine, devenir de plus en plus intimes. En fait, il était fort probable que même sans l'événement du lac, ils auraient finit par s'embrasser. Mais les circonstances avaient bien trop précipité les choses. Et ça inquiétait Théodore, de savoir qu'à cause de ça tous les efforts de sa meilleure amie pourraient être ruinés. Et serait sans doute pire que tout pour elle. Mais il suffisait qu'une seule chose ne se soit pas passé comme ça aurait dû, et tout était fichu. Et il devrait attendre également de savoir, inquiet pour son amie qui devrait affronter seule un grand feu qui risquait de la consumer entièrement. Daphné n'était pas un être fragile, mais là... Il s'agissait de son point le plus vulnérable, celui où si elle ratait la cible, ce serait son propre cœur qui serait transpercé par une flèche de part en part. Et elle la ferait dépérir aussi sûrement qu'un avada, laissant probablement Théo impuissant face à ça, même si présent.
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MessageSujet: Re: La nuit attire les confidences [PV Théodore Nott]   Sam 3 Sep 2011 - 13:30

Parler. S'il y avait bien une chose que Daphné savait faire en général, c'était parler. Et Théo était bien placé pour le savoir car c'était souvent lui qu'elle assommait de paroles. Le conseil qu'il lui donnait n'était donc pas aussi insensé que cela : parler à Drago Malefoy. C'était même une chose qu'elle faisait plutôt bien et avec plaisir. Mais cette fois-ci, Daphné sentait qu'elle n'y parviendrait pas. Oh bien sûr, elle mourrait d'envie de savoir ce qu'il en pensait, d'être fixée une fois pour toute. Ça ne l'amusait plus vraiment de passer pour l'idiote qui suit Malefoy comme un chien dans l'espoir qu'il tourne les yeux vers elle. Surtout pas après ce qui venait de se passer. Elle voulait savoir. Mais elle avait beau tourner la situation de toutes les manières possibles dans son esprit, rien ne lui semblait susceptible de fonctionner. Il n'était pas du genre très expressif, il fallait le reconnaître, et s'il allait le voir pour lui demander simplement « est-ce que tu m'as embrassé juste à cause de tes hormones ou est-ce que tu ressens quelque chose pour moi ? » elle avait déjà une bonne idée de la manière dont il réagirait. Il y avait vraiment très peu de chance qu'il réponde qu'il l'aimait au moins à moitié autant qu'elle l'aimait elle.

Daphné se trouvait dans une impasse et personne d'autre que celui qui l'y avait mit ne pourrait l'en sortir. Elle eut beau relever les yeux vers Théo avec une lueur suppliante au fond de ses prunelles parfaitement grises à présent, il ne pourrait rien faire pour elle. Du moins pas pour l'instant. Car elle savait parfaitement que lorsqu'elle aurait sa réponse, il y avait tout intérêt pour Drago que celle-ci soit positive. Théo n'attendait qu'une bonne raison pour lui tomber dessus et la faire souffrir en serait une parfaite. Elle ne put s'empêcher de lui sourire tristement à cette pensée et ajouta d'une voix douce :

« Ne le défigure pas trop, tu ferais tellement de malheureuses. »

Son sourire mua en un petit rire moqueur quand elle se fit la réflexion qu'elle aurait été parmi les malheureuses si ce n'était pas elle qui se trouvait dans cette situation. Sa tristesse s'atténua cependant. Elle n'était pas seule. Tout le monde avait beau murmurer sur le peu de solidarité et d'amitié dont faisaient preuve les Serpentard, Daphné Greengrass, elle, avait la chance de compter parmi ses amis les deux meilleurs qu'elle pouvait espérer. Si Drago osait lui faire le moindre mal, Théo irait lui casser la figure et Pansy passerait des heures entières à essuyer ses larmes. Et pourtant, ils étaient tous les trois des Serpentard, parmi les meilleurs il fallait bien le reconnaître entre Pansy Parkinson la parfaite petite peste, Daphné Greengrass et sa fierté sur-dimensionnée et Théodore Nott, la froideur incarnée. Les rares Serpentard connaissant réellement la signification de l'amitié. Daphné sentit son cœur se serrer lorsqu'elle regarda en détail le visage de son meilleur ami. Il était toujours là pour écouter ses plaintes et allait même parfois jusqu'à lui donner quelques conseils avisés... Mais elle ? Elle ne se souvenait pas de la dernière fois qu'elle l'avait entendu se plaindre, enfin d'autre chose que de Malefoy lors de l'une des longues soirées où elle ne faisait que parler de lui. Elle savait qu'il avait sans aucun doute des tas de choses à dire lui aussi mais qu'il ne le ferrait jamais. Il avait beau jouer les blocs de glace, il était le meilleur ami qu'elle ait jamais eu, sa moitié. Sans lui, elle se serait sans doute perdue depuis longtemps.

Daphné se leva et vint s'asseoir au pied du fauteuil de Théo, s'appuyant contre ses jambes, et posa sa tête dont les cheveux n'étaient plus qu'un peu humide sur ses genoux. C'était un peu trop... sentimental pour le jeune homme mais elle n'en avait rien à faire, comme à chaque fois qu'elle tentait un geste vers lui. Il n'était jamais blessant même s'il essayait parfois de la repousser ou sortait une phrase totalement stupide pour détendre l'atmosphère. Mais cette fois, la jeune fille ne lui laissa pas le temps de gâcher ce moment. Avant qu'il n'ait pu ouvrir la bouche, elle lança :

« Tu n'es qu'une sale brute, Nott. »

Et elle ferma les yeux, un sourire aux lèvres, se laissant un peu plus aller contre les jambes du garçon. Elle n'avait plus envie de parler de Drago, pas ce soir. Et pour une fois, son subconscient était du même avis qu'elle. Sous ses paupières closes, un nouveau film se déroulait, en noir et blanc : un souvenir de son enfance. Une nuit d'hiver avec Astoria et Théodore, alors qu'ils buvaient tous les trois du chocolat chaud devant la cheminée du salon du Domaine Greengrass, pendant que Lennox et Monsieur Nott parlaient affaires dans le bureau du plus jeune. Daphné tenait contre elle Astoria qui avait fini par s'endormir dans ses bras et après avoir lutté un moment, elle s'était elle-même endormie, la tête reposant sur l'épaule de son meilleur ami. Ils n'étaient que des enfants à cette époque, à des années lumières de leurs préoccupations actuelles. Ne se doutant pas qu'un jour ils se retrouveraient embarqués dans les problèmes de l'adolescence. Ils ne se doutaient pas non plus qu'à l'abri des oreilles indiscrètes, leurs pères parlaient sans doute de leurs affaires de Mangemorts. L'une des rares choses dont Théo lui parlait vraiment, d'ailleurs, parce qu'elle lui posait des questions, son père n'en parlant jamais. Et parce qu'elle avait peur qu'en demandant à son père, celui-ci pense à tort qu'elle voulait se lancer sur le même chemin que lui.

Décidément, il était impossible de rester une minute hors du monde, ces temps-ci. Même un souvenir anodin lui rappelait la triste réalité de la guerre qui approcherait à grands pas, et lui remettait en mémoire le visage de Drago et la question qu'elle s'était posée tout l'été, depuis le retour du Seigneur des Ténèbres.

Brisant le silence seulement ponctué par le crépitement du feu, elle demanda à voix basse :

« Tu crois qu'il l'a ? »

Sa question était assez vague mais elle était certaine que Théo comprendrait qu'elle parlait de la Marque tatouée sur le bras pâle de Malefoy. Elle lui en avait déjà parlé, au mois d'Aout, sans vraiment osé poser la question directement. Car cette question en entrainait une autre, à laquelle elle ne voulait pas de réponse : Théo l'avait-il, lui ? Elle était certaine de continuer de les aimer autant l'un que l'autre avec ou sans ce tatouage ignoble sur le bras, comme elle continuait d'aimer son père même après qu'elle ait compris qu'il était un Mangemort. Mais elle se posait la question, très souvent, et l'atmosphère de la pièce, ce moment de confidences qu'elle vivait en ce moment avait fait sortir les mots tous seuls.


Spoiler:
 








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MessageSujet: Re: La nuit attire les confidences [PV Théodore Nott]   Sam 3 Sep 2011 - 23:26



Théo était impuissant face à la situation de sa meilleure amie, au dilemme auquel elle faisait face. Il ne pouvait pas réellement l'aider. Il n'était pas fait pour vraiment aider les gens en fait. Trop froid, trop distant. Il n'y connaissait rien au final, ce qui était plutôt contrariant. Il n'aimait pas ne rien savoir de quelque chose. Et par extension, ne rien pouvoir faire de ce qu'il ignorait. L'ignorance était sa pire ennemie, et il luttait activement contre elle, mais pas toujours forcément de la bonne manière. Car à force d'essayer de combler son ignorance sur des choses qu'il considérait comme utile à son avenir, il négligeait totalement l'aspect humain des choses, le rendant quelque peu impuissant dans beaucoup de situation. A vrai dire, ça n'avait jamais vraiment été un handicape étant donné que la plupart du temps Daphné faisait la conversation et trouvait des solutions à ses problèmes toute seule. Elle avait juste besoin de réfléchir à voix haute, devant quelqu'un, et il était là pour l'écouter, et glisser parfois quelques mots si besoin était. Mais là, voir le regard suppliant de Daphné et ne rien pouvoir faire pour l'aider... C'était simplement insupportable pour le jeune homme. Et c'était toujours comme ça chaque fois que Daphné se retrouvait dans une impasse et qu'il ne pouvait rien faire. Tout ce qu'il avait à offrir en cet instant était son soutient, et il savait que Daphné avait saisit le message.

Il eut un bref sourire lorsqu'elle lui demanda d'éviter de trop le défigurer. Non, évidemment, il n'allait pas le frapper comme un vulgaire moldu. Il s'y prendrait comme un vrai sorcier, baguette en main et « endoloris » au bout des lèvres. Jusqu'à ce que le blondinet ne puisse plus se relever et le supplie de l'achever. Là il consentirait à lui laisser la paix, mais autrement... L'idée lui plaisait fortement d'ailleurs, même s'il savait que sans un bon prétexte, il ne pourrait pas se permettre de l'exécuter sans une bonne excuse. Il en venait presque à espérer qu'il brise le cœur de Daphné. Mais non, entre torturer Malefoy et le bonheur de sa meilleure amie, le jeune Nott choisissait le dernier choix, même s'il ne lui plaisait pas plus que ça. Pour lui Daphné valait bien mieux que Malefoy. En même temps, pour lui, Daphné valait bien plus que beaucoup de gens... Et il se fichait des malheureuses qu'il pouvait faire en défigurant le Serpentard d'ailleurs.


-Dommage, ça m'aurait bien tenté...

Il disait ça sur le ton de la plaisanterie, mais il était clair que ces paroles étaient bien plus vrai qu'il ne voulait le laisser penser. Le léger plissement de ses yeux suffisait pour le comprendre. Et malgré l'animosité qui animait Théodore concernant l'héritier, Daphné se leva et vint se poser aux pieds du vert et argent qui ne dit rien, bien qu'il n'appréciait pas vraiment les manifestations d'affection de son amie. Ici, ils étaient seuls, alors il pouvait les tolérer sans problème, il l'appréciait même. Mais il ne fit aucun geste envers la brune, ne dit rien, gardant un silence calme. Oui, il aimait cette proximité parfois, quand il ne pouvait rien lui offrir d'autre que ça pour l'aider. Pour lui dire qu'il la protégerait et qu'il ne laisserait pas un sale blondinet bondissant l'ignorer elle, la belle et fière Serpentard. Néanmoins, pour donner le change, il avait pour habitude de dire quelque chose tout de même, de lancer une petite remarque, légèrement pointue et désagréable. Mais il n'en eut pas vraiment le temps, Daphné l'en empêchant.

Il eut à nouveau un sourire, les yeux brillants, balançant sa tête en arrière dans un mouvement silencieux. Ils n'avaient même plus besoin de mots pour communiquer. Ils se connaissaient trop bien pour ça. Son moment d'hilarité, car c'en était un, passa bien vite. Un silence confortable et feutré s'installa un moment, seulement brisé par le crépitement du feu dans la cheminée, un feu qui ne demandait pas d'entretien, un feu magique. Comme cette salle et le château qui les abritait. Il se laissa aller à la contemplation des flammes, son champ de vision réduit par l'obscurité de la pièce. Il ne voyait que le feu et son âtre, avec en bas de son champ de vision la tête appuyé contre ses genoux de Daphné, ne sentant pas l'humidité de ses cheveux. Sans doute cela ne tarderait pas, mais pour le moment, ce n'était pas le cas, alors il s'en fichait. Les ombres et les lumières, chaleureuses, se répandaient dans la pièce sans entièrement l'éclairer, projetant d'obscures reflets derrière les jeunes gens, offrant une allure nouvelles à des objets anodins, changeant l'essence de la pièce qu'ils voyaient. Tout prenait vie sous la lumière du feu, bougeait en rythme avec lui et se rependait doucement autour. Puis ce jeu des ombres se termina lorsque le silence fut brisé.

Théodore comprenait parfaitement ce que Daphné entendait pas là, et il ne répondit pas immédiatement. Il connaissait l'univers dont parlait la jeune femme, qui l'avait déjà questionné à plusieurs reprises. Son père ne lui en avait pas vraiment parlé, mais le jeune Nott avait su écouter. Il l'avait toujours su. Son père lui avait dit qu'il était encore trop jeune et qu'il serait plus une gêne qu'autre chose. Comme si Théo s'intéressait à joindre les rangs du Seigneur des Ténèbres. Comme si lui voulait d'un gamin dans ses rangs. Quoiqu'il ne devait pas vraiment s'en soucier, avoir des contacts à Poudlard devait lui être bien utile, mais il n'avait pas l'intention de jouer le messager docile. Il était un Serpentard, pas un de ces piafs débiles... Sans offense pour les Serdaigle, évidemment. Au final de toute façon, la Marque n'était pas posé avant la majorité du sorcier, si ses souvenirs étaient exacts.


-Je ne pense pas. Pas avant sa majorité.

De nombreuses rumeurs couraient à ce sujet, sur la fidélité de Malefoy, ou plutôt des Malefoy, vis-à-vis de Vous-Savez-Qui. C'était de connaissance notoire qu'ils ne supportaient pas les sang-de-bourbes et les traitres à leurs sangs. Etaient-ils pour autant des mangemorts... Bon, oui. Théodore le savait mieux que quiconque, son père était l'un des leurs. Mais lui jamais il ne les joindrait. Il ne l'avait jamais dit de façon explicite, mais il était clair que toute cette histoire necollait pas à ce qu'il voulait, à ce qu'il cherchait à accomplir. Le pouvoir qu'il voulait acquérir, il voulait que ce soit lui qui l'obtienne, pas un Mage Noir plus prêt à l'asservir qu'à combler ses désirs une fois qu'il régnera en maître sur l’Angleterre, puis le monde.


-Tu t'inquiètes pour lui pas vrai ?

Il n'avait même pas besoin d'entendre la réponse, il la connaissait déjà. Son regard toujours fixé sur les flammes, il savait qu'elle dirait que oui. Après tout elle l'aimait, et Théodore savait plus ou moins que Daphné n'était pas une Serpentard pour ses idéaux, mais surtout sa façon d'être. Elle était à ce titre bien plus Serpentard que tous ces soit disant protecteur du sang-pur. Ils ne faisaient qu'agiter du vent à parler de choses qu'ils ne pouvaient pas comprendre. Le jeune Nott n'étant évidemment pas comme eux, étant bien mieux. Rien à voir avec tous ces idiots incapables de penser par eux-même.
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MessageSujet: Re: La nuit attire les confidences [PV Théodore Nott]   Dim 4 Sep 2011 - 0:52

Ce n'était pas grand chose mais ça suffirait pour l'instant, pour les deux ou trois prochaines années au moins. Pas avant la majorité, donc aucun des deux ne portaient encore la Marque, aucun des deux n'étaient encore perdu. Daphné doutait franchement de voir un jour Théo accepter de recevoir le tatouage. Il ne parlait jamais directement de ce qu'il ressentait à ce sujet, comme à tous les autres sujets d'ailleurs, mais elle le savait inconsciemment ou non. Si le jeune homme avait des idées biens arrêtés qui pouvaient correspondre en tout point à la doctrine de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, l'une de ses principales prérogatives restait le contrôle de sa propre vie. Il avait déjà beaucoup de mal a interagir avec d'autres êtres humains même quand ce n'était que dans des rapports d'égalité et haïssait Drago qui se comportait toujours comme s'il lui était supérieur. Jamais Daphné ne pourrait imaginer son ami se mettre à genoux devant un autre homme, lui jurant la fidélité et l'obéissance. Jamais. Il tenait bien trop à sa liberté et à ses principes. C'était l'une des rares choses qu'ils avaient en commun sans le savoir ou du moins sans que ce soit officiel. Elle non plus ne voulait en aucun cas s'assujettir à cet homme simplement parce qu'elle ne voulait pas devenir l'esclave d'une autre personne et surtout pas d'un monstre comme lui. La grande différence qu'il y avait entre Théodore et Daphné résidait en cela que la jeune fille était...eh bien, une fille. Non pas que le Seigneur des Ténèbres n'accepte pas de femme dans ses rangs, simplement on ne l'exigeait pas d'elle du moment qu'elle prêtait une allégeance morale à ses idées et qu'elle épousait l'un de ses Mangemorts. Et bien que Daphné ne prêterait sans doute jamais cette allégeance, épouser un Mangemort était un destin presque obligatoire pour elle, les familles de Sang-purs encore respectable se faisant rares et prêtant presque toutes allégeance à Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom. Même si elle se voyait mal aimer quelqu'un capable de tuer un autre être humain, surtout sous les ordres d'un être cruel. Mais elle doutait aussi franchement de finir ses jours avec quelqu'un qu'elle aimerait donc la question ne se posait pas. Les histoires d'amour heureuses entre Sang-purs se faisaient rare et à part ses propres parents, Daphné ne connaissait aucun autre couple de Sang-pur formé par l'amour. Il y avait bien une chance pour qu'elle se retrouve fiancée à Drago un jour ou l'autre mais elle préférait ne pas y penser tellement celle-ci était minime.

Théo et Drago quant à eux, pauvres garçons qu'ils étaient, n'avaient pas la même 'liberté'. Ils étaient des héritiers de nobles familles, véhiculant des principes moraux, des idées qu'ils avaient l'obligation de préserver pour assurer un avenir à leurs noms. Si Daphné ne voyait pas en quoi devenir des meurtriers intolérants aidait à préserver l'honneur de la famille, ce n'était pas le cas de Lucius Malefoy et Théodore Nott Sr. Apparemment, ces deux hommes croyaient dur comme fer à la victoire de leur Maitre et espéraient donc bien que leurs fils soient dans ses bonnes grâces. Nott Senior serait déçu dans ses attentes, la jeune fille n'en doutait pas bien qu'elle s'inquiétait quand même de la manière dont le père ferait connaître son mécontentement au fils, sans parler du Maitre lui-même. Pour Drago, c'était autre chose. Elle ne le connaissait pas assez, elle ne pouvait pas lire dans ses yeux gris le même dégout qu'elle lisait dans ceux de Théo. Elle craignait sincèrement qu'il ne se fasse marquer. Il en avait le profil, semblant admirer son père plus que tout et répandant partout ses principes intolérants. Oui, il y avait de grandes chances pour qu'un jour ou l'autre, Drago reçoive la Marque, de son plein grès et avec le sourire. L'idiot serait bien capable de prendre cela comme un honneur et c'est précisément ce qui inquiétait Daphné.

Elle l'aimait, aucun doute là-dessus. Elle l'aimait assez pour ignorer ses propos intolérants qu'elle ne parvenait pas a partager totalement malgré son éducation, elle l'aimait assez pour continuer d'espérer au fond d'elle que Théo avait tort à propos de ce baiser. Elle l'aimait assez pour avoir attendu patiemment pendant des années qu'il ne lève les yeux sur elle. Elle l'aimait trop pour accepter qu'il ne devienne l'un de ces esclaves encapuchonnés. La Serpentard souffrait déjà bien assez en imaginant son propre père se trainer aux pieds d'un autre homme, en espérant qu'il faudrait attendre encore quelques temps avant que Théo ne soit amené à confier à son père qu'il ne partageait pas son désir de se faire marquer. Oui elle s'inquiétait pour Drago, comment aurait-il pu en être autrement ? Elle mourait de peur depuis deux mois. Elle avait passé l'été dans l'attente, priant chaque jours pour que cela n'arrive pas encore, fixant étrangement le bras gauche de son meilleur ami chaque fois qu'il venait lui rendre visite, se disant que s'il avait été marqué, Drago le serait aussi.

« Oui, murmura-t-elle. Pour lui, pour mon père, pour toi... Pour nous tous, même pour Potter parfois ajouta-t-elle. Pour toutes ces personnes que je croise chaque jours et contre qui je devrais me battre un jour... »

Elle marqua une courte pause, laissant ses mots comme flottant dans l'air avant de continuer.

« On a quinze ans... Je ne voudrais m'inquiéter pour rien d'autre que parce que Malefoy m'a embrassé avant de s'enfuir. Je veux seulement me demander de quelle couleur sera mon rouge à lèvres demain. »

Elle se redressa un peu et se tourna pour voir le visage de son ami. Ils n'avaient vraiment parler de cela qu'une seule fois durant l'été quand la jeune fille, morte d'inquiétude, n'avait pu s'empêcher de poser des questions. Elle lui avait demandé de quoi il avait l'air, si Drago avait été marqué, set d'autres questions encore qui lui échappaient sur le moment. Et c'était à ce moment là qu'elle avait vraiment comprit ce que pensait Théo de la situation. Elle savait que face à lui, elle pouvait être honnête, il n'irait pas la dénoncer au Maitre puisqu'il n'était pas fidèle non plus.

« Je... je ne sais même pas contre qui je veux me battre. En fait, je ne sais juste que je ne veux pas me battre. »

Ses yeux gris ne quittaient plus les prunelles bleues de son meilleur ami, elle avait passé une main sur son genou, en dessous de son propre menton pour avoir le visage plus haut et mieux le voir.

« Tout serait tellement plus simple si on pouvait de nouveau avoir six ans et se courir après dans le parc sans cette menace au-dessus de la tête. Je donnerais n'importe quoi pour ça, juste courir droit devant sans penser à rien, te voir derrière moi quand je tournerai la tête et puis m'effondrer dans l'herbe, loin de toutes ces histoires. »

Ce n'était malheureusement pas possible, tout ce que Daphné pouvait faire pour l'instant c'était prier pour que la guerre n'éclate pas avant qu'elle ait fini ses études et que d'ici là, elle ait trouvé un moyen de s'en sortir et d'emmener avec elle toutes les personnes qui lui étaient chers. Ils se comptaient sur les doigts de la main mais ce ne serait pas aisé pour autant.

« Si par miracle Drago m'aimait, je ferrais tout ce que je peux pour l'éloigner de cette voie, murmura-t-elle, plus pour elle-même que pour son ami qui ne devait pourtant pas en avoir perdu une seule miette. »


Spoiler:
 








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MessageSujet: Re: La nuit attire les confidences [PV Théodore Nott]   Dim 4 Sep 2011 - 23:31



Cette question qu'il venait de poser, il en connaissait déjà la réponse. Ou plutôt les réponses. Malgré tout le caractère dont pouvait faire preuve Daphné, elle restait une adolescente, dotée de sentiments. Elle aimait des gens, s'inquiétait pour certains plus que pour d'autres, aimait passionnément ou plus modérément. Elle était guidée par ce qu'elle ressentait plus que par ce qu'elle pensait bien souvent. Et c'était là la grande différence qu'il existait entre Théodore et Daphné. Tandis qu'elle se montrait plus spontanée, plus facilement guidée par ses sentiments, il ne pouvait pas s'empêcher d'analyser une situation, de la décortiquer avant de faire quoi que ce soit. Il se montrait incapable de faire quoi que ce soit sans l'intellectualiser avant. Ce qui expliquait sans doute en grande partie son absence totale de sentiments. Quoiqu'il avait bien des sentiments, mais il était rare qu'ils prennent le pas sur son processus de réflexion. Ce processus froid et calme, sans faille, du moins en apparence, où chaque donné avait sa place déjà définit et où une conversation, une situation, se trouvait tournée simplement en pourcentage. Quel était le pourcentage probable pour que telle ou telle situation se produise, quelle réaction allait-il se passer devant ses yeux après un processus d'action A ou B ? Toute une formule basée sur l'improbabilité de la condition humaine, sur des événements aléatoires, des choses qui se produisaient. Toute une analyse qui reposait sur quelque chose de bancale, comme si des pyramides étaient dressées sur des chaises. Des pyramides d'assiettes qui n'attendaient qu'une chose, dégringoler, balayé par un simple coup de vent pour venir se briser sur le sol, sans laisser la moindre survivante. C'était un mode de pensé qu'il ne pourrait pas toujours conserver sans s'éloigner des gens de plus en plus. Il en avait conscience. Mais il savait aussi que ce recul qu'il obtenait grâce à ça lui permettrait de se tirer de bien des situations, de mieux ruser, d'utiliser son esprit de façon optimale. Alors il essayait parfois de concilier l'imprévisibilité à sa réflexion.

Daphné répondit à sa question, développant celle-ci sans aucune gêne pour son meilleur ami, sans lui cacher la moindre de ses pensées, comme toujours. Ils pouvaient tout se dire, tout s'avouer, sans honte, sans retenue. Ils pouvaient parler librement, sans contrainte, à l'abri des oreilles indiscrètes là où ils se trouvaient. Ensemble, ils étaient une pièce secrète, plus encore que celle-ci, un coffre fort sans combinaison que seuls des regards pouvaient ouvrir, seuls des voix, des clefs inexistantes pour quiconque se penchait dessus. Personne ne pourrait jamais forcer cette pièce que tout deux gardaient jalousement pour eux. Alors elle se permettait de parler, de dire des choses qu'elle n'avouerait jamais devant d'autres, devant des gens qui ne partageaient pas ses idées, ses pensées. Ici, elle était la voix de son cœur pourtant, aussi libre que l'oiseau sauvage volant au dessus des feuillages, avec pour seule limite ce qu'il savait de lui et du reste. Elle lui ouvrait les portes de son âme.

Et il l'écoutait, il acquiesçait, comprenait. Avoir juste quinze ans et être un adolescent sans problème, sans contrainte autre que lui-même et des limites qu'il se fixe. Et il connaissait déjà ce désir, si profond, si puissant, enfouie dans le cœur de Daphné, gardé caché comme le plus précieux des trésors. Un trésor lourd à porter, un fardeau sans nom parfois. Et pour partager ce trésor, elle parlait en le regardant lui, droit dans les yeux. Pas Malefoy, pas Parkinson, non, lui, son meilleur ami de toujours. Et la compréhension était là, totale. Ou au moins en grande partie. Elle ne voulait pas se battre, elle voulait simplement profiter de l'insouciance de sa jeunesse, sans se soucier de la guerre qui couvait à l'extérieur, de toute cette haine stupide que chacun portait à l'autre sans raison. Bon, ce dernier point était discutable sans doute, mais il ne pouvait le dire, et chacun le savait. Et à bien y penser, ils n'étaient sans doute pas les plus à plaindre dans cette guerre qu'ils pourraient fuir une fois majeurs. D'autres ne pourraient sans doute pas se le permettre, comme Potter par exemple. Il n'avait plus le choix de se battre, car qu'importe où il irait, le Seigneur des Ténèbres le chercherait pour l'anéantir et prouver sa supériorité.

Daphné acheva son discours sur une pensée, plus pour elle-même que pour le jeune Nott. Elle voulait plus que tout au monde préserver ceux qu'elle aimait, et Malefoy en faisait parti, sans aucun doute. Si peu nombreux soient les gens qu'elle aimait vraiment, pour elle sans doute étaient-ils plus précieux encore que tout ce qu'elle possédait, que sa propre vie même peut-être. Elle ne l'admettrait probablement jamais, par fierté, mais elle était le contre-exemple typique de l'esprit de Serpentard sur les relations aux autres. Elle ne voulait asservir ni écraser personne, et à ses yeux ses amis étaient une chose particulièrement importante.


-Malheureusement, nous n'avons plus six ans.

Oui, c'était malheureux, et il était malgré ce qu'on pourrait penser, un de ceux qui regrettait peut-être le plus ce genre de chose, ces moments d’insouciance où la guerre n'était qu'une chose lointaine qu'ils n'avaient pas connus et qu'ils pensaient ne jamais connaître, malgré quelques idées particulières et marginales par rapport aux sorciers de sang impurs. Et maintenant, cette guerre se trouvait à leur porte, prête à éclater, avec personne pour lutter face à Voldemort et ses mangemorts. Pas qu'il se souciait de tous ça, même si voire un mage noir tenter d'assouvir tous les sorciers, à commencer par son père, sous son joug déplaisait fortement à Théo. C'était réellement ce qui le gênait le plus dans tous ça.

-Et nous ne pouvons pas agir réellement dans cette guerre...

Il dit ça d'un ton bas, presque à la limite de l'audible pour Daphné. Se levant à son tour, son déplacement fut moindre, se posant à son tour au sol, à côté de la brune et se servant de la banquette du fauteuil comme appuie, les jambes en tailleur, la tête tourné à sa gauche, vers Daphné.

-Mais tu as raison de penser que tu peux faire changer Malefoy. Cette guerre n'est pas la nôtre, nous n'avons pas d'idéaux à opposer à Tu-Sais-Qui, pas de camp à joindre. Notre seul but aujourd'hui est de la traverser, de survivre en entraînant le plus de gens derrière nous pour vivre.

C'était une façon de lutter différente de celle qu'on pouvait voir au premier plan. Théodore ne voulait pas s'impliquer dans des combats et des batailles. Malgré son ambition, la gloire du sang n'était pas ce qu'il recherchait. Il s'agissait de s’abriter du danger, et d'éviter à d'autres de se retrouver pris dans cet engrenage infernal qui se préparait. De choisir le seul camp valable aux yeux du jeune homme, son camp, celui d'une pseudo-passivité protectrice, qu'il n'avait qu'à appliquer le temps de pouvoir partir loin de cette guerre. Elle n'éclaterait pas tout de suite, mais le jour où ça arriverait, il ne voulait pas être pris dedans. Pour le moment, peut-être cela changerait-il avec le temps. Mais dans ses calculs, ce n'était pas bien rentable de se battre pour une cause autre que sa propre liberté et celle de ses proches. Il n'avait pas encore de grande batailles à mener.

-Et j'ai bien l'intention de t'entraîner vers la vie également, même si tu dois trainer Malefoy avec toi.

Oui, il était sans doute prêt à faire des efforts. De toute façon, ce serait elle qui déciderait réellement de ce qu'il se passait.
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MessageSujet: Re: La nuit attire les confidences [PV Théodore Nott]   Lun 5 Sep 2011 - 12:57

Daphné se recula quand elle sentit que Théo bougeait. Un sourire triste s'afficha instantanément sur son visage. La conversation devenait plus sérieuse, plus intime et le peu de proximité qu'ils avaient devait commencé à le gêner sérieusement. C'était bien la seule chose à laquelle elle ne se ferait jamais chez Théo, ce manque de contact physique. Ils partageaient bien plus que ça, à vrai dire, ils n'avaient pas besoin d'être enlacés pour être proche, leurs esprits l'étaient bien assez. Mais Daphné restait une fille, comme toutes les autres. Elle avait été une enfant choyée, aimée, pour elle la proximité allait de paire avec l'affection. Pourtant, elle ne se plaint pas, se contentant de prendre appui sur le dossier du fauteuil en cuir sans rien dire. Sa surprise fut donc énorme quand elle sentit le poids de son ami auprès d'elle. Il venait de s'assoir à même le sol, à ses côtés, leurs épaules se touchant dès qu'elle faisait un mouvement. Elle tourna les yeux vers lui et rencontra de nouveau ses prunelles bleues.

Ce qu'il lui dit ensuite redonna à Daphné tant d'espoir qu'elle eut du mal à retenir un sourire. Il pensait qu'elle pouvait faire changer Malefoy. S'il le croyait, pourquoi n'y parviendrait-elle pas ? S'il la soutenait, elle pouvait faire n'importe quoi, s'il croyait en elle elle pouvait aller au bout du monde. Convaincre Drago Malefoy de changer de voie, à son âge, avec son éducation et les principes qu'il prétendait avoir, était l'une des choses les plus difficile au monde. Comment, en regardant ce garçon, pouvait-on imaginer une seule seconde le faire renoncer à ses croyances ? Trop de fierté pour se laisser faire. Mais, quand les yeux de Théodore l'y encourageait, Daphné Greengrass était prête à déplacer des montages. En cet instant, elle ne doutait plus une seule seconde de réussir. Et déjà elle pensait à ce qu'elle devrait faire. Il ne se laisserait pas faire si facilement, il ne la laisserait pas entrer dans son esprit. Un sourire moqueur s'installa sur ses lèvres. Elle pouvait peut-être continuer de se balader en sous-vêtements devant lui mais sans craquer, cette fois. Et quand il serait devenu fou, quand elle l'aurait à sa merci, elle le ferait changer sans problème. Elle rit légèrement sans expliquer à son ami ce qu'il y avait de si drôle puis retrouva peu à peu son calme. Il lui fallait quelque chose d'autre, de moins absurde, il fallait qu'elle se rapproche de lui encore, qu'elle lui apprenne à l'aimer. Ce n'était pas si impossible que ça. Elle se sentait bien plus confiante, tout à coup. Oui, elle irait lui parler demain, à la première occasion et n'abandonnerait pas tant qu'elle n'aurait pas réussi. Au-delà de ce qu'elle pouvait ressentir pour le jeune homme, elle prenait ce changement pour un véritable défi. Son défi personnel. Et Dieu savait que Daphné, malgré certains défauts irrécupérable, était une personne déterminée et ambitieuse. Les missions impossibles étaient loin de lui faire peur et sa détermination à réussir ne la laissait que rarement tomber.

Il y avait bien la possibilité qu'elle échoue. La première vague de confiance qu'elle avait ressentie commençait à s'ébranler tandis qu'elle mettait déjà son plan en action dans sa tête. Oui, elle pouvait échouer car personne ne connaissait vraiment Drago. Et il lui faudrait beaucoup de temps pour devenir cette personne unique, beaucoup. Elle espérait de toutes ses forces qu'ils auraient ce temps car cela signifiait que la guerre était encore loin. Mais si ce n'était pas le cas ? Cela ne dépendait pas de trois ados. Comme l'avait fait remarquer Théo, eux ne pourraient pas vraiment agir dans ce combat. D'autres questions commençaient à se bousculer dans l'esprit de la jeune fille. Si elle ne réussissait pas à raisonner Drago et que la guerre finissait par éclater ? Ou si Drago refusait de changer, absolument convaincu qu'il avait raison et qu'il refusait de continuer avec elle si elle ne rejoignait pas son point de vue ? Elle regarda de nouveau Théo mais malheureusement la réponse n'était pas inscrite sur le visage de son meilleur ami. Son amour pour le blond était fort et sa peur de la guerre immense. Elle avait peur d'elle-même, de ce qu'elle serait prête à faire pour Drago. S'il venait à lui demander de devenir Mangemort si elle l'aimait vraiment, elle n'était pas certaine de répondre un 'non' catégorique. Au moment où elle se posait la question, elle savait que 'non' était la seule bonne réponse mais face au blond... Il aurait suffit qu'il la regarde, qu'il l'embrasse encore comme tout à l'heure... S'il lui disait qu'il l'aimait et qu'il voulait l'avoir avec lui pour toujours... Elle pourrait accepter, trop enivrée qu'elle serait.

Ses réflexions intense furent interrompues par la voix rauque de Théodore qui raisonna avec force dans sa tête, comme un rappel à la réalité. Il venait encore de la sauver alors qu'elle se noyait.

« Et j'ai bien l'intention de t'entraîner vers la vie également, même si tu dois trainer Malefoy avec toi. »

Elle secoua la tête pour chasser cette idée malsaine de son esprit, non elle ne devait pas laisser Drago la faire renoncer à l'une de ses plus importantes prérogatives, et regarda son ami. Elle comprenait ce que cela signifiait pour lui de dire cela. Daphné soupçonnait fortement qu'il aurait préféré le laisser à son triste sort mais que si elle voulait qu'il vienne, si elle voulait qu'il reste avec eux alors c'est ce qui se paserait. Il lui donnait le choix de leur avenir, à tous les deux. Et cela faisait encore plus peur à la Serpentard, surtout avec les pensées qu'elle venait d'avoir. Comment pouvait-il lui laisser prendre cette décision alors qu'elle n'était même pas certaine d'être assez forte pour refuser à Malefoy de le suivre sur le mauvais chemin. C'était lui le plus fort dans leur « eux ». C'était lui qui prenait les décisions, non ? Il ne devait surtout pas la laisser choisir sur ce sujet là, pas tant que Drago entrait en ligne de mire. Elle le regarda quelques secondes droit dans les yeux, une lueur horrifiée en leur centre. Puis, elle prit la décision.

« Quand tout commencera, tu fuira avec moi ? Demanda-t-elle a voix basse en baissant les yeux vers ses doigts. Même si je te demande de me laisser là avec Drago, s'il te plait, emmène-moi avec toi, loin. »

Le courage ne faisait pas vraiment partie de ses qualités, au contraire dans certaines situations la lâcheté prenait facilement le dessus. Daphné savait, elle sentait au fond d'elle qu'elle se laisserait facilement convaincre par Drago car elle ne se sentirait pas capable de se battre contre ses yeux gris qu'elle aimait tant. Et elle ne comprenait pas comment Théo pouvait avoir une telle confiance en sa capacité de faire le bon choix si elle n'avait pas elle-même cette confiance. Elle marqua une pause, tordant ses doigts fins dans tous les sens sous la gêne et releva lentement la tête vers Théo, plongeant ses yeux dans les siens.

« Promets-moi que tu le fera, même si je te supplie de me laisser, même si je te menace, même si Drago s'en mêle, même si j'ai vraiment l'air de vouloir rester. Promets-moi, s'il te plaît. »








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MessageSujet: Re: La nuit attire les confidences [PV Théodore Nott]   Lun 5 Sep 2011 - 22:50



Daphné ne l'interrompit pas une seule fois dans ce qu'il dit, l'écoutant, se ressourçant des paroles rassurantes du garçon. Il était en cet instant même une source. La source. Celle de son espoir, celle de son courage, celle de ce qui lui permettait de se dresser face à ce qu'il allait advenir. Il était le pilier qui soutenait la jeune femme, qui lui relevait le menton à chaque instant. D'un simple regard, d'une parole, d'un murmure, plus doux encore que la caresse de la brise légère du printemps, plus puissant que le volcan ancien dont la colère éclatait, avançant comme le courant du torrent, entraînant avec lui quiconque s'y retrouvait pris. Et Daphné s'abreuvait de ses paroles, comme l’assoiffée du désert trouvant l'oasis tant désirée, la source à l'eau claire et pure, lui permettant de revivre. Et là elle secoua la tête, comme pour se débarrasser des grains de sables, des pensées, qui insidieusement se glissaient et venaient la gêner. Oui petite Daphné, ce n'était pas le moment de penser à d'horribles choses. Il était l'heure de vivre ton adolescence. Et Théodore ferait en sorte que tu le puisses.

Elle le regarda dans les yeux, ce lien étrange se nouant à nouveau, ancien et neuf en même temps. Plein d'attentes, plein d'affection, plein de sentiments. De la peur, de l'appréhension, une crainte, totalement fondée malheureusement. Voilà ce que voyait Théo dans le regard de son amie. Et il pouvait comprendre. La guerre, l'amour qu'elle portait à Drago, les idéaux de ce dernier. Comment ne pas craindre pour son avenir, à elle comme à lui. Comment faire pour continuer de croire et d'espérer quand tout ce qu'on voyait face à nous était le risque plus prononcé chaque jour de voir la personne qu'on aimait le plus au monde sombrer dans la folie du Seigneur des Ténèbres. Le voir se joindre à lui, devenir l'un des siens, son esclave, celui d'idéaux conduisant au meurtre. Comment sortir indemne de la simple idée d'avoir à tuer pour imposer quelque chose ? Toute l'incertitude d'un avenir qu'on craignait ne pouvoir changer. Un avenir qu'on apprenait doucement à accepter plus ou moins. Mais jamais vraiment.

Et tout ce que pouvait faire le jeune Nott en cet instant était de rassurer Daphné et de promettre. Oui, il fuira avec elle. Il la mettra en lieu sûr. Il ne la laissera jamais se tourner vers le Mage Noir, pas même par amour envers Drago. Et s'il tentait de l'y entraîner... Il préférait ne pas y penser. Penser à un crime était le commettre à moitié. Et il savait en entendant la voix basse de Daphné, en voyant son regard fuyant qu'elle ignorait vraiment jusqu'où elle pourrait aller pour Drago. Il devait la protéger, l'empêcher d'aller trop loin. Même si pour ça il devait aller loin. Il ne craignait pas ce qu'il aurait à faire pour Daphné, mais plutôt ce qu'il se passerait s'il ne parvenait pas à le faire.


-Je promets que je le ferai. Je promets que je te protégerai et ferai tout mon possible pour ça.

Il saisit alors le bras de Daphné. Oui, pour la protéger il était capable d'aller loin. Bien loin que beaucoup de gens pourraient l'imaginer, plus loin que qui que ce soit serait capable d'aller. Plus loin même que ce que Drago Malefoy serait capable de faire. Ils n'étaient que deux en ce moment même, et il fallait être trois pour faire un Serment Inviolable. Du moins en temps normal. Mais Théodore était terriblement intelligent et il avait déjà étudié ce sujet. Le Serment Inviolable, mais aussi le Gardien du Secret. L'un nécessitait la présence d'une personne supplémentaire et l'autre seulement les deux intéressés. Il prit une profonde inspiration. Il était particulièrement dangereux d'improviser des sorts, surtout lorsqu'il s'agissait de jouer avec ce genre de chose. Car ça signifiait que s'il ne parvenait pas à bien le faire, il risquait de subir de graves dommages. Mais ça, ça n'avait pas d'importance. Il suffisait qu'il voit les yeux de Daphné pour le comprendre. Il n'avait pas le choix. Il était son meilleur amie, et elle était la personne qui comptait le plus à ses yeux. Tout solitaire soit-il, il ne pouvait pas agir autrement. Car la perdre serait bien trop horrible à ses yeux. Plus horrible que la mort elle-même.

Dans un geste souple et assuré, il sortit de sa cape sa baguette. En bois de cèdre, elle était relativement courte et finement décorée au niveau de là où on la tenait. Il l'avait acheté chez Ollivander, comme presque tous les sorciers anglais. Il la regarda un instant avant de reporter son regard sur Daphné qui devait commencer à comprendre où voulait en venir son meilleur ami. Le regard déterminé de Théodore, ses prunelles d'un bleu glacial et sombre fixait celui actuellement gris de Daphné, mais qui possédait habituellement une jolie couleur verte. Il savait plus ou moins ce qu'elle en penserait. Elle ne voulait pas risquer la vie de Théo, sans doute, mais lui savait qu'ainsi, elle n'aurait plus le choix le moment venu. Ou alors elle devrait le tuer.


-Je sais ce que tu vas dire Daphné. Mais j'y tiens. Sinon ma promesse ne sera que des mots, rien de concret. Tu n'as qu'à me demander de promettre à nouveau.

Il attendait en la fixant. Elle le ferait. Il ne lui lâcherait pas le bras avant qu'elle ne l'ait fait. Et puis... Il venait de l'appeler par son prénom, signe qu'il était plus que sérieux dans sa propre demande. Tout deux l'étaient en fait. Lorsqu'elle lui demandait de promettre, et lorsqu'il lui demander de concrétiser cette demande et la promesse qu'il faisait derrière. Ce qui se jouait en ce moment même était d'une importance capitale, pour l'un comme pour l'autre. Ils jouaient leur avenir, leur vie en cet instant. Ils le jouaient maintenant, avant même que la guerre n'éclate. Mais l'un comme l'autre savait que cela arriverait à un moment ou à un autre. Alors ils prenaient une garantie de vie aujourd'hui. Même si cette détermination et cette promesse signaient la fin de tout espoir quand à l'avenir sombre du monde qui s'annonçait, il s'agissait également d'une lueur insondable d'espoir. La promesse d'un refuge plus tard.

***

La nuit était une belle promesse infinie,
Celle s'exécutant ce soir une de vie,
Espoir invisible pour un tout autre esprit,
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MessageSujet: Re: La nuit attire les confidences [PV Théodore Nott]   Mar 6 Sep 2011 - 0:21

Daphné s'était toujours demandée comment un lien aussi fort pouvait unir deux personnes sans que les mots n'entrent en compte. C'était assez effrayant dans un sens, de se dire qu'un seul regard pouvait suffire pour que l'autre vous comprenne, pour qu'il puisse lire en vous, au plus profond de votre âme. Un principe semblable à la legilimencie, en fait. Mais plus agréable, car Daphné, en cet instant, ne se sentait pas percée à jour, violée dans sa plus profonde intimité contrairement à ce que faisait ressentir une séance de legilimencie. Au contraire, elle se sentait... complète.

Sa relation avec Théodore avait toujours été particulière sans qu'elle ne comprenne vraiment pourquoi. Peut-être parce qu'ils avaient grandit ensemble, qu'ils s'étaient toujours connus... Enfin, même ça ne pouvait pas expliquer cette relation. Elle avait grandit avec Astoria et Pansy aussi mais ce n'était pas comparable. Non, quelque chose de spécial unissait ces deux êtres depuis toujours, un lien indéfinissable et indestructible, incompréhensible pour le reste du monde et sans doute pour eux deux aussi. Et ce soir, ce lien se resserrait visiblement. La tension augmentait tandis que le bleu et le gris de leurs yeux se mêlaient. Plus encore que d'habitude, ils se retrouvaient seuls au monde. Et Daphné attendait patiemment que son meilleur ami lui fasse cette promesse qu'elle demandait, preuve de sa faiblesse qu'elle ne pouvait donner qu'à lui. Il ne tarda pas, « je te promets », « je te protègerai ». Des mots qu'il n'avait jamais dit avant, jamais. Ils étaient entre eux pourtant mais c'était la première fois qu'il leurs donnait vie. Elle le regardait toujours dans les yeux, une lueur grave dans le regard quand il attrapa son bras, le serrant un peu trop fort. Le contact de sa peau la brûla et elle eut un léger mouvement de recul, peu habituée à la proximité physique de la part du jeune homme. Ses mains étaient brûlantes contrairement à l'apparence si froide qu'il voulait se donner en toute occasion, sauf celle-ci peut-être. Ses yeux brûlaient eux aussi d'une intensité qu'elle ne lui connaissait pas.

Et avant qu'elle n'ait pu faire quoique ce soit, avant qu'elle n'ait pu esquisser un mot ou une parole, ni même une pensée, il plongeait sa main libre dans sa cape pour en ressortir sa baguette qu'il fixa étrangement avant de reporter son attention sur la jeune fille. Elle écarquilla les yeux. Non, non il ne pouvait pas faire ça, c'était de la folie ! Il ne se rendait donc pas compte qu'il liait leurs vies en faisant cela ? Bien sûr que si, il pensait toujours à tout même si ses réflexions étaient si rapides qu'elles semblaient précipitées. Le Serment Inviolable les uniraient encore plus qu'ils ne l'étaient déjà. Le lien entre eux ne serait plus seulement spirituel, il deviendrait magique... Il engagerait leurs vies, sa vie. Elle ne voulait pas qu'il fasse ça pour elle. Et puis il fallait être trois pour ça. Quand bien même ils l'auraient été, elle n'aurait pas accepté.

« Théo...commença-t-elle. »

« Je sais ce que tu vas dire Daphné. Mais j'y tiens. Sinon ma promesse ne sera que des mots, rien de concret. Tu n'as qu'à me demander de promettre à nouveau. »

Et il s'agrippait à son bras comme il s'agripperait à la vie. La jeune fille allait de surprise en surprise ce soir. Il la touchait, il lui proposait le Serment Inviolable et il l'appelait par son prénom. Elle n'avait pas entendu son nom prononcé par cette voix depuis si longtemps. La dernière fois, elle ne devait pas avoir plus de 10 ans... Il était sérieux et il ne lui donnait aucune chance de refuser. « Daphné » Sa tête commençait a tourner et elle perdait complétement pied avec la réalité. Ce qui se passait en ce moment dans cette salle était absolument irréel. La Serpentard ne se souvenait même plus comment ils avaient pu passer de Drago à Serment Inviolable. Elle ne voyait plus rien que les yeux bleus emplis de détermination de Théo et n'entendait plus que ces quelques mots « je te protègerai, je te promets, Daphné. Je te protégerai. »

Personne au monde ne donnerait tant pour elle, et elle savait qu'elle ne donnerait jamais autant pour personne d'autre que lui. Si la situation avait été inversée, elle n'aurait pas hésité. Ils étaient chacun la moitié d'un tout, alors de toute façon quoi qu'elle décide leurs destins étaient liés. Cette promesse, ce serment serait simplement une assurance que ne pourrait rien contre eux. Ils étaient des sorciers, il était naturel qu'un lien magique vienne les unir. Et Daphné n'avait pas assez confiance en elle pour être certaine qu'elle le suivrait s'il venait seulement lui demander gentiment.

Elle ferma les yeux et inspira profondément avant de serrer l'avant-bras de Théo de ses doigts fins. Elle venait d'accepter sa proposition, aussi absurde soit-elle. Elle venait d'accepter et ne pouvait plus faire marche arrière.

« C'est...C'est d'accord si moi aussi je te fais le serment de te suivre au moment venu. »

Il n'y avait rien d'autre qu'elle pouvait faire pour se battre contre elle-même et contre l'amour irrationnel qu'elle avait pour Drago. Au jour d'aujourd'hui et pour le reste de sa vie certainement, cette amitié avec Théo valait bien plus que tout ce qu'elle vivrait avec d'autres personnes. Mais elle se connaissait et savait qu'elle était du genre à se laisser aller par des sentiments et à ne pas aimer en demi-teinte. Il n'y avait pas d'autre solution pour s'assurer qu'elle ferait le bon choix au moment voulu. Elle serra plus fort le bras du garçon et répéta à voix basse :

« Promets-moi »










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MessageSujet: Re: La nuit attire les confidences [PV Théodore Nott]   Jeu 8 Sep 2011 - 19:38


Pour beaucoup de personne, une âme sœur était la personne avec qui on allait passer notre vie, en tant que couple. Une personne avec qui on entretenait un lien si profond qu'il ne pouvait se briser, malgré les blessures, malgré la séparation, malgré tous les malheurs qu'il pouvait arriver durant la vie. Il s'agissait de deux personnes qui se vouaient un amour tellement inconditionnel que la vie de l'un dépendait entièrement de l'autre. Seulement une histoire d'amour trop profonde... Mais non, une âme sœur, c'était aussi bien plus que ça. C'était votre double, la personne qui venait vous compléter parfaitement. Sans cette âme sœur, vous n'êtes jamais complet, et tout votre potentiel ne pourrait être exploité. On peut vivre et avancer sans son âme sœur, mais celui qui ne la connaît jamais perd énormément de chose. Il perd des moments de complicité, de joie intense, de soutient sans faille. Il perd la plus belle relation qu'il aurait dû connaître dans sa vie. Et en ça, Théodore et Daphné avaient beaucoup de chance. Ils étaient deux moitiés d'un même être, complets l'un avec l'autre, tel que le décrivait Platon dans un de ses textes. Ils étaient bien plus puissants qu'ils ne le seraient jamais en ne s'étant jamais connus. Pourtant, au final, l'amour qu'ils se portaient restait chaste, il n'était même pas exploité dans sa totalité.

Le comportement de Théo était particulièrement étrange en cette nuit. Mais d'un autre côté, la situation était en soit assez étonnante. Théodore et Daphné parlaient de la guerre, alors même qu'ils essayaient habituellement de l'éviter, de jouer aux parfaits petits adolescents normaux, d'oublier l'horreur qui se profilait devant eux, qu'ils avaient pu voir il y a seulement quelques mois de cela lorsque Diggory était mort. Et ce soir, avec la lune pour seul témoin, les deux amis s'étaient ouvert le cœur pour parler. Sans vrai détour, et ils en étaient arrivés là. Vouloir se protéger à tout prix. Aucun des deux n'aurait alors pensé qu'un jour ils feraient ça. Chacun regrettait l'innocence de l'enfance, mais maintenant qu'ils étaient là, ils étaient prêt à avancer. Ils préparaient leur fuite. Daphné prit finalement le bras du jeune Nott après un instant de réflexion. Les doigts fin s'attachèrent à l'avant bras du jeune homme, qui continuait de fixer le visage de son ami, s'appuyant uniquement sur la pression qu'il sentait sur son bras pour affirmer l'action de son amie. Puis elle ajouta une condition. Elle aussi voulait promettre. Promettre qu'elle le suivrait le moment venu, assurance qu'ils fuiraient ensemble. Que rien ne pourrait les séparer lors de la guerre. Et il savait parfaitement pourquoi elle voulait promettre ça. Il ferma les yeux un instant et les rouvrit lorsqu'elle lui demanda de promettre.

A ce moment là, le feu s'éteignit, comme pour que personne ne puisse voir ce qu'il allait se passer. La clarté de la lune seule éclairait encore la scène des hautes fenêtres entourant la cheminée. Des fenêtres sales, la poussière obstruant les rayons de lumière bleuté, permettant néanmoins sa diffusion dans la pièce, faiblement, comme le halo d'une vieille magie oubliée. Un halo bienfaisant, divin, protecteur.


-Je le promets.

A peine ces paroles furent-elles prononcés qu'une chaîne de couleur rouge, nouvelle source de lumière vint lier les deux bras dans un serment. Un serment d'éternité, inviolable. Un serment dont la seule magie relevait de ce en quoi elle était faite, une sincérité sans faille. Une sincérité inébranlable, incomparable aux plus belles déclarations enflammés, aux plus grandes croyances, aux fois les plus puissance. La sincérité à ça de puissant qu'on ne peut la briser. Bien plus solide que n'importe quel diamant, plus infaillible que la plus puissante des magies. On ne pouvait pas être sincère avec légèrement. Maintenant que Théodore avait promis de forcer Daphné à fuir, c'était au tour de celle-ci de promettre. Rien n'interdisait aux deux personnes de promettre, mais ça restait rare. Mais ici, ce Serment allait dans les deux sens, et dans la même direction, pour la protection d'un tout. D'un tout qu'il ne faudrait jamais brisé, qui ne pouvait se briser. Dans cette promesse mystique faite à la Lune, chacun s'engageait pour protéger l'autre.

-Promet-moi de me suivre lorsque je t'amènerai loin de cette guerre.

Il fixait toujours Daphné, et en cet instant, on aurait pu dire qu'il s'agissait de deux statues, là depuis l'éternité, immobile, seules leurs bouches se mouvants dans des paroles sacrées. Des paroles d'une pureté d'ange en le lien qu'elles créaient.

Daphné n'avait plus qu'à promettre. Promettre que malgré l'amour qu'elle porterait alors à Malefoy, malgré son désir de le suivre, de devenir sa femme, elle suivrait Théodore Nott. Qu'elle le suivrait jusqu'au bout du monde s'il le faudrait, et qu'une fois à l'abri, après l'avoir insulté sans doute de tout les noms, de lui en vouloir à jamais de la promesse qu'il lui avait fait faire. La promesse d'une survie pour tous les deux, d'une survie lâche, qu'on ne leur louerait jamais, qui ferait qu'ils ne seraient jamais ni gagnant ni perdant, mais qui ne ferait pas d'eux la chair à canon sacrifié sur un champ de bataille qui n'est pas le leur. Ils s'en sortiraient vivant, peu importe le prix à payer, le jeune Nott attendant la promesse de la brune. Attendant le lien rouge qui viendrait enchaîner leurs deux bras gauche. Le bras de la marque des ténèbres, mais pas seulement. Ca représentait bien plus. Mais pour eux deux, ce serait un bras d'allégeance, un bras qui les rendrait esclave l'un de l'autre, mais peu importait. L'esclavage ne vaut pas le vie.
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MessageSujet: Re: La nuit attire les confidences [PV Théodore Nott]   Ven 9 Sep 2011 - 14:03

Parmi les élèves de 5eme année de leur promotion, Hermione Granger passait pour la plus douée et la plus intelligente. Pourtant, en ce moment même c'était une toute autre personne qui s'apprêtait à réaliser un sortilège des plus complexe sans réunir toutes les conditions requises. Il manquait une personne pour réaliser convenablement le Serment Inviolable. Mais Théodore Nott allait pourtant le réaliser d'une minute à l'autre. Daphné, dont les doigts enserraient de toute leur force le bras du jeune homme, se demandait ce qu'il adviendrait au cas où le sort ratait. Le Serment Inviolable n'était pas une décision a prendre à la légère comme ils venaient de le faire et il devait sans doute être très dangereux de le pratiquer sans un Enchaineur. Ce qui leur manquait précisément. Pourtant, Théo n'hésita pas une seule seconde lorsqu'il posa le bout de sa baguette à la jointure de leurs deux bras. Ni même quand, ses yeux solidement ancrés dans ceux de sa meilleure amie, il prononça d'une voix claire :

« Je le promets. »

Un fil de lumière rouge, comme du fer chauffé au rouge, s'échappa du bout de la baguette et s'enroula autour de leurs poignets liés. La main de Daphné trembla légèrement mais elle ne la retira pas pour autant. La promesse venait d'être celée, il était trop tard, bien trop tard. Quand la flamme rouge disparut totalement, ils se retrouvèrent de nouveau dans le noir, éclairés seulement par la lueur de la Lune dont les rayons blancs filtraient par les hautes fenêtres de la pièce. Cette lumière tombait étrangement sur Théo, lui donnant un air grave, féroce. Il semblait si sûr de lui, si adulte. Et Daphné, en le regardant fixement comme si toutes les réponses de l'Univers pouvaient se trouver au fonds de ses yeux, se sentait de mieux en mieux. Quand elle aurait elle aussi fait son Serment, elle n'aurait jamais plus rien à craindre, elle en était persuadée. Pas tant qu'il serait là pour veilleur sur elle. Pas tant qu'il la regarderait ainsi. Leur promesse était lâche, sans aucun doute. Fuir alors que le reste de leur monde se déchirerait dans une guerre sans pitié n'était pas la plus belle preuve de courage. Mais cela n'avait aucune importance pour elle sur l'instant. Elle resserra son emprise sur le bras de Théo

« Promet-moi de me suivre lorsque je t'amènerai loin de cette guerre. »

Le moment qu'elle attendait, enfin. Son Serment, sa promesse. Son cœur battait à une vitesse folle, cognant contre sa poitrine si fort que le jeune homme devait surement l'entendre. Elle prit une profonde inspiration et lorsque les mots s'échappèrent d'entre ses lèvres, ils semblaient tout aussi déterminés que ceux de Théo une minute plus tôt. Contrairement au reste de son corps, sa voix ne tremblait pas, et ses yeux le regardait avec une telle confiance. Non, plus aucun doute.

« Je te le promets. »

La seconde chaîne rouge venue tout droit de la baguette du jeune homme s'enroula autour de leurs poignets, les lia encore plus profondément l'un à l'autre. Quand elle eut disparu à son tour, Daphné ne lâcha pas le bras de Théo. Elle se contenta de baisser les yeux sur son avant-bras gauche où rien n'apparaissait. Aucune trace de ce qu'ils venaient de faire. Sa main droite s'éleva lentement et, du bout des doigts, elle vint caresser sa peau pâle. Il n'y avait rien du tout. Là ou d'autres marquaient leur serment d'allégeance à une mort certaine par un tatouage horrible, une honte qu'ils auraient dû cacher, elle qui venait de faire une promesse de vie n'en gardait aucune trace. Ses doigts retracèrent les deux liens magiques formés par les flammes rouges sur son bras et sur celui du jeune homme puis elle relâcha doucement son bras, laissant sa main tomber sur le sol. Elle se sentait encore un peu hébétée, comme si elle venait de sortir d'une transe. Elle regardait un point invisible sur son bras, ne parvenant pas à en détacher le regard.

« Ça y est... murmura-t-elle »

Elle releva les yeux vers Théo et lui demanda à mi-voix :

« Comment tu te sens ? »

Elle s'était attendue à ressentir quelque chose, physiquement, mais rien. Et cela la perturbait franchement. Elle se sentait juste comme d'habitude en compagnie du garçon : apaisée. Légèrement hébétée aussi mais rien de plus. Sans qu'elle ne s'en rende compte, sa main se glissa dans celle du jeune homme. Elle se permettait peut-être un peu trop de familiarités mais elle n'y pensa pas, sur le coup.

Ils restèrent ainsi, assis à même le sol le dos contre le fauteuil un certain temps. Puis, Daphné, qui avait peu à peu reprit ses esprits, se réveilla en sursaut quand sa tête tomba en avant. Cette soirée avait été forte en émotion et elle était épuisée, commençant à s'endormir dans la pièce sombre à la chaleur confortable, aux côtés de Théo. Il était grand temps qu'elle rejoigne son lit, d'autant plus qu'il ne devait pas rester très longtemps avant que le soleil se lève. Elle pressa la main du jeune homme et se leva.

« On devrait aller dormir, proposa-t-elle d'une voix endormie. Je suis épuisée. »

Elle ramassa sa baguette qui avait glissé sur le sol et prit le chemin de la sortie, ouvrant précautionneusement la porte, regardant à droite et à gauche dans le couloir avant de sortir. Il aurait été vraiment idiot de se prendre une retenue maintenant alors que le couvre-feu serait bientôt terminé. Marchant le plus silencieusement possible, ils traversèrent le château, le bout de leurs baguettes faiblement allumés. Les sept étages défilèrent à une vitesse folle, ne rencontrant aucun obstacle sur leur chemin. Quand le pan de mur dissimulant la porte de la salle commune fut suffisamment proche, Daphné abaissa sa baguette mais au lieu de se détendre, son estomac se serra. Elle murmura le mot de passe et entra, Théo toujours derrière elle. Ils avancèrent côte à côte jusqu'aux escaliers menant aux dortoirs, l'un allant vers celui des filles, impénétrable par la gente masculine, et l'autre vers celui des garçons. Daphné s'arrêta brusquement et se tourna vers son meilleur ami, l'observant étrangement, cherchant sans doute une manière convenable de se comporter. Quelque chose s'était passé, cette nuit. Demain, tout redeviendrait comme avant entre les deux amis mais ce soir, la jeune fille n'avait aucune idée de ce qu'elle devait faire pour lui exprimer toute sa gratitude. Il fallait qu'elle fasse quelque chose, simplement elle n'avait aucune idée de quoi. Alors elle resta là à le regarder et attendit.








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MessageSujet: Re: La nuit attire les confidences [PV Théodore Nott]   Sam 10 Sep 2011 - 23:43

La tension dans l'air était palpable : entre le sérieux de Théodore et Daphné qui s'apprêtait à promettre à son tour par le Serment Inviolable qu'elle fuirait la guerre, il était difficile qu'il en soit autrement. Et si en apparence, le jeune homme conservait un calme imperturbable, il respirait profondément, pour rester concentrer, pour ne pas échouer dans le Serment qu'ils étaient en train de faire. Car à la moindre erreur, il ignorait ce qu'il pourrait arriver, mais ce ne serait rien de bon. Il sentait aussi la main de Daphné qui tremblait légèrement, ce qui le confortait dans le fait qu'il devait rester concentrer, tout en sachant que ce n'était pas la peur de le voir échouer dans le sortilège qui la taraudait. Non, c'était quelque chose de plus profond, la crainte de ce qu'elle était en train de faire, de la promesse qu'elle faisait. Il s'agissait d'un engagement difficile et profond, qu'ils faisaient sur un coup de tête. Le genre de truc qu'on faisait quand on y avait bien réfléchit, quand on était posé. Pas quand on craignait un futur conflit, pas quand on était des adolescents qui risquaient à tout moment de voir une guerre débuter. Pourtant c'était ces promesses faites comme ça, sur le tas, qui étaient les plus puissantes souvent. Et tandis qu'elle promettait, qu'à nouveau sa baguette produit un lien rouge qui les enchaîna, Théodore sentit une énorme pression libérer ses épaules. Alors même que ça aurait dû être le contraire, que le poids de la vie de Daphné aurait dû lui peser, plus lourd que jamais. Mais le lien qui existait entre eux, qui venait d'être renforcé, était si naturel aux yeux du jeune homme que ça ne pouvait que le soulager qu'enfin quelque chose de plus concret vienne enfin appuyer ce lien. Et lorsque le sortilège prit fin, le jeune Nott déglutit, tandis que Daphné mit quelques secondes avant de lâcher le bras de son ami. Après avoir retracé le parcours des chaînes rouges.

Le Serpentard avait du mal à réaliser lui aussi ce qu'il venait vraiment de se passer. Ils venaient de se promettre la vie lors du futur conflit. Une vie lâche, mais une vie tout de même. Daphné semblait un peu... hébétée, et Théo lui-même avait encore un peu de mal à y voir bien clair sur ce qu'ils venaient de faire. Il regardait un point fixe au loin, lorsque Daphné prit la parole, ramenant le regard bleu du jeune homme à celui vert de son amie. Oui, ça y était. Et elle lui demanda comment lui se sentait. Il répondit simplement par automatisme, plus qu'autre chose.


-Bien, je suppose.

Il ne lui retourna pas la question, sachant plus ou moins ce qu'elle répondrait. Il la connaissait par cœur après tout, et il avait bien vu ses gestes précédent. Sans doute avait-elle les même difficultés que lui à bien saisir le sens de ce qu'ils venaient de faire. Théo le savait, il y avait pensé avant même d'accomplir ce rituel, mais il ne parvenait pas vraiment à prendre en compte l'ampleur de tout ça. C'était comme si rien n'avait vraiment changé au final. Pas de marque, pas de trace, rien qu'un souvenir ancré dans leurs mémoires à présent. Il regarda un instant sa baguette, comme s'il avait rêvé l'utilisation qu'il en avait fait à peine quelques secondes plus tôt. Il avait reposé sa main à côté de lui, tandis que celle avec laquelle il avait promis reposait sur son genoux, paume ouverte vers le plafond. Jusqu'à ce que la brune glisse ses doigts dedans. Le geste surpris quelque peu le jeune homme, dont le regard dévia vers son amie. Mais il n'eut pas le courage de faire la moindre remarque, appréciant de toute façon le contact doux. Elle avait la main plus fraîche que lui, ce qui était normal, dans la mesure où on considérait que la plupart des femmes étaient plus froides corporellement parlant que les hommes. Mais il se contenta de se taire, sans désapprouver ni désapprouver ce geste. C'était un moment particuliers qu'ils vivaient là, alors il pouvait se le permettre. Mais une fois sortis, tout redeviendrait comme avant. Alors il préférait ne pas bouger pour le moment, restant ainsi avec Daphné à ses côtés, écoutant leurs deux souffles d'une oreille attentive, celui de la brune ralentissant à mesure que le sommeil la gagnait. Lui-même sentait une vague de somnolence le gagner doucement mais sûrement à mesure que le temps avançait. Il ignorait combien de temps ils passèrent ici. Mais le temps que cela dura, Théodore se sentit bien. Il fixait un point devant lui alors, à moitié conscient de ce qui l'entourait. Jusqu'à ce que Daphné vienne briser le silence et le calme.

Oui, elle avait raison, ils feraient mieux de quitter les lieux et d'aller dormir. Heureusement qu'ils étaient en week-end d'ailleurs, car autrement ils auraient probablement pu aller se préparer directement pour les cours... Mais bon. Théodore se leva, faisant revivre ses jambes légèrement endoloris de ne pas avoir assez bougés au cours du temps passé ici. Leurs mains s'étaient maintenant séparés, tandis qu'ils quittaient la salle. Ils firent plutôt attention en regagnant les cachots : inutile qu'on les surprenne à cette heure-ci en train de se balader dans les couloirs. Leurs baguettes éclairaient faiblement leur avancée et ils furent sans doute tous deux très heureux de regagner leurs dortoirs où l'éclairage si particulier restait agréable. Mais c'est aussi là qu'ils allaient devoir se séparer, et mettre fin à ce qu'il s'était passé, à ces événements si spéciaux. Chacun prit le chemin qu'il devait. Théodore avançait, plutôt confiant, et arrivé à l'entrée du dortoir, il se tourna vers Daphné qui avait fait de même. Théodore lui offrit un sourire amical, et doux.


-Ne t'en fais pas, tout ira bien à présent. Alors bonne nuit, Greengrass.


Après quoi sans hésiter, Théo se retourna et entama sa marche vers son dortoir. Tout le monde dormait encore, et il se fit aussi silencieux que possible. Il n'avait pas besoin de gratitude en cet instant, pas besoin d'autres mots pour que quoi que ce soit s'exprime. Il se changea rapidement et gagna ses draps avec une certaine joie, mais aussi une impression de manque, même s'il savait que son âme sœur se trouvait non loin. Il aurait aimé l'avoir avec lui, en cet instant même. Juste pour apprécier encore un instant, même court, sa présence. Mais ça restait impossible, bien évidemment.
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MessageSujet: Re: La nuit attire les confidences [PV Théodore Nott]   Dim 11 Sep 2011 - 22:40

Des sourires comme celui-ci, Daphné n'en avait pas vu souvent sur les lèvres de son meilleur ami et c'était à elle qu'il l'offrait encore une fois. Elle ne put répliquer qu'avec un pauvre sourire triste. De cette voix confiante, il lui assura que tout irait bien et lui souhaita bonne nuit -retrouvant au passage l'usage du Greengrass- et s'engouffra dans le couloir qui le mènerait jusqu'à son dortoir, sans un regard en arrière. Ils n'étaient plus à l'abri des regards indiscrets, ils n'étaient plus dans leur bulle, elle redevenait Greengrass, il redevenait Nott et le Serment Inviolable n'avait jamais eu lieu. Ils n'en reparleraient plus, pas tant que le moment serait venu de mettre son contenu en place. C'était terminé, rien de tout cela n'était arrivé. Daphné sentit un léger pincement au coeur, elle aurait aimé qu'il se retourne quand même ou, pourquoi pas, qu'il la prenne dans ses bras. C'était une soirée exceptionnelle, cela méritait bien un geste exceptionnel, même s'il fallait reconnaître qu'il y avait déjà eu pas mal de gestes exceptionnels.

Daphné resta encore une seconde sans bouger, fixant l'endroit d'où venait de disparaître Théo avec un sourire heureux et le regard vague. Puis, elle monta elle aussi les marches menant au dortoir des filles, se faufilant sans bruit dans la chambre qu'elle partageait avec ses amies, profondément endormies. Elle se glissa le plus silencieusement possible jusqu'à son lit où elle laissa tomber ses vêtements sur le sol avant de se laisser glisser entre ses draps de soie verte.

Elle tourna longtemps dans son lit. Et dire que quelques minutes auparavant elle sombrait presque dans un sommeil profond. Elle était si bien, là-haut, éclairée par la lueur fantomatique de la Lune pleine, le silence uniquement brisé par deux respirations calmes et reposées, aux côtés de son meilleur ami, de son âme sœur, dont elle sentait l'odeur familière et la présence apaisante. Elle se surpris même à penser qu'elle aurait aimé qu'il soit là, allongé à côté d'elle. Tout simplement. Elle n'aurait rien demandé de plus, juste sentir qu'il était là. Lui, pas Drago Malefoy dont elle était pourtant éperdument amoureuse. C'était sans doute difficile à comprendre, pour quelqu'un d'autre, et Daphné elle-même aurait été bien incapable d'expliquer en quoi ses sentiments pour les deux garçons se distinguaient, pourquoi elle pouvait se prétendre amoureuse de l'un et pas de l'autre. Mais c'était ainsi et ce désir qu'elle avait en ce moment même de sentir Théo près d'elle n'avait rien d'ambiguë pour elle. C'était simplement logique et nécessaire. Elle soupira et se retourna encore une fois, faisant face à l'une des fenêtres de la chambre. Elle observa un moment l'eau sombre qui s'éclaircissait progressivement en pensant au lendemain et à plus tard encore. Il faudrait qu'elle aille parler à Drago, qu'elle sache. Il faudrait qu'il accepte de sortir avec elle ou elle en serait dévastée. Il fallait qu'elle réussisse à le raisonner, à le faire changer d'avis sur la question des Mangemorts. Et elle ne savait pas combien de temps elle aurait pour tout ça. Sans doute pas longtemps.

Plus tard encore, ses yeux finirent par se fermer. Par la fenêtre, l'eau était encore un peu plus claire, l'aube venait surement de se lever. Et derrière les paupières enfin closes de Daphné, des yeux bleus la regardaient. Quant à savoir à qui ils appartenaient, elle était bien trop fatiguée pour y penser.



- THE END -










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