- Nox - A vous de rallumer l'espoir.

La 6eme année touche presque à sa fin à Poudlard, le trio de Gryffondor, toujours dans le coma, ne peut rien faire contre l'avancée des Mangemorts...A vous de vous battre pour faire gagner votre camp !
 

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 Bain de minuit [PV Drago]

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Daphné Greengrass
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MessageSujet: Bain de minuit [PV Drago]   Mer 26 Oct 2011 - 19:56

Daphné ouvrit les yeux, laissant apparaître le ciel d'encre parsemé d'étoiles et la Lune ronde et blanche qui éclairait le paysage, lui donnant un petit air inquiétant. Elle aimait particulièrement la nuit, quand tout était calme et que le paysage changeait complètement, quand personne ne venait troubler sa tranquillité. La journée avait été belle aujourd'hui, le Soleil avait accompagné les élèves de Poudlard pour ce qui serait certainement la dernière belle journée de la saison. Et la soirée avait été aussi douce, seulement troublée par une petite brise qui faisait onduler l'eau du lac.

Daphné avait donc attendu patiemment dans la Salle Commune des Serpentards que le couvre-feu soit dépassé de quelques minutes, s'assurant ainsi que tous les élèves auraient, en théorie, rejoins leurs dortoirs, et sortit du château pour se rendre directement au lac.
C'était son secret, son seul moment de tranquillité totale. Lors des belles soirées, elle venait jusque là et se glissait dans l'eau sombre pour nager un peu. On disait aux premiers années que le lac était habité par un horrible calmar géant pour leur faire peur. Mais Daphné savait par expérience que ce calmar n'avait rien d'horrible ou en tout cas il ne l'avait jamais ennuyé.

Ce soir là comme beaucoup d'autres, elle avait donc rejoint le lac pour nager un peu. Elle avait regardé autour d'elle, sa baguette allumée devant elle mais n'avait vu personne. Elle avait donc fait glisser sa jupe sur le sol et sa chemise avait bientôt rejoint le vêtement, la laissant en sous-vêtements dehors. Sa baguette était cachée sous les deux vêtements, pour que personne ne la voit et n'ait l'idée de la lui voler pendant qu'elle regardait ailleurs. Puis elle s'était approchée du bord et se laissée glisser lentement dans l'eau. Elle était froide au début, très froide. Mais elle n'avait pas jouer les difficiles et après quelles brasses, la température était devenue plus agréable. Elle avait nagée longtemps, jusqu'à être totalement épuisée puis s'était allongée sur le dos, position dans laquelle elle se trouvait encore à présent.

Avec ses oreilles entièrement plongées dans l'eau, elle n'entendait plus que les battements de son cœur et les rares mouvements de l'eau. C'est ce qu'elle aimait le plus, ce silence, tous ces sons assourdis, comme si elle était à des années lumières du monde réel. Elle referma les yeux et pencha la tête en arrière, insufflant un mouvement à tout son corps pour plonger dans l'eau la tête la première. Elle toucha le sol avec ses deux mains, prenant une poignée de sable qu'elle laissa s'échapper doucement puis revient à la surface pour respirer. Elle soupçonnait l'heure tardive, il était temps de rentrer pour dormir, après tout, elle était épuisée de sa nage. Elle replongea et rejoignit le bord en nageant.

Ses deux mains se posèrent sur le sol et elle prit appuie dessus pour sortir, se retrouvant à genoux sur l'herbe, les deux mains à plats. Avant même qu'elle ait le temps de faire un geste, elle aperçut sur le sol quelques centimètres devant elle deux chaussures en cuir noir, parfaitement cirées et qui semblaient d'assez bonne qualité. Son cœur manqua un battement et elle releva la tête lentement, voyant au passage tous les détails de la tenue de la personne qui venait de la surprendre.

Il portait l'uniforme réglementaire de Poudlard : un pantalon gris et une chemise blanche. C'était donc un garçon. Mais Daphné ne pensa pas tout de suite à avoir honte et à rougir de la tenue dans laquelle elle se trouvait. Elle continua de lever la tête, cherchant le visage du garçon, toujours à genoux devant lui. Les yeux bleus-gris, le teint pâle et les cheveux blonds presque blancs ne laissaient aucun doute sur son identité : Drago Malefoy.
Le premier réflexe de Daphné fut de se sentir soulagée. Elle exprima ce soulagement par un soupire et se redressa, se mettant à genoux, ses mains quittant le sol. Ce n'était que Drago, pas un élève d'une autre maison qui pourrait la dénoncer, ni un professeur ou une créature ou pire, Rusard ou Miss Teigne. Au moins, elle n'aurait pas de retenue ce soir. Drago avait beau être préfet, ils étaient censés être amis avant tout et il n'était pas du genre à donner des retenues aux autres Serpentards, surtout pas à ceux qui lui étaient proche.

« Oh Drago, c'est toi, j'ai eu peur ! »

Une brise caressa son épaule, ce qui commença tout d'abord par la surprendre. Normalement, elle n'aurait pas du sentir le vent sur sa peau, elle devait porter une chemise... Son soulagement et son plaisir de voir Drago lui avait fait oublier un petit détail, pas vraiment important : elle étant en sous-vêtements. Cela aurait pu être pire, bien sûr, elle aurait pu porter ses horribles sous-vêtements en coton blanc. Le rouge lui monta aux joues et elle chercha des yeux ses vêtements et sa baguette. Quelques pas derrière Drago, sous l'arbre où elle les avait laissé, hors de portée. Et sa baguette bien planquée en dessous, là où elle ne pouvait pas s'en servir pour attirer ses affaires à elle. Parfait. Elle reporta son attention sur son camarade qui n'avait pas bougé et la regardait toujours. Ses yeux bleus perçant... Elle croisa ses bras sur sa poitrine, dans le vain espoir de cacher sa nudité. Puis elle se releva, rouge comme une pivoine et murmura :

« Je...hum... il fait froid... »

Ce n'était pas très brillant mais elle ne savait pas quoi faire de plus et semblait incapable de bouger, se contentant de rester là les bras autour de ses épaules recouvrant une petite partie de son corps, debout devant le jeune homme.








Daphné Greengrass - 6 ème année - Serpentard D&D.


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Dernière édition par Daphné Greengrass le Ven 20 Jan 2012 - 16:22, édité 2 fois
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Drago Malefoy
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MessageSujet: Re: Bain de minuit [PV Drago]   Mar 17 Jan 2012 - 0:18

La Grande Salle était bruyante. Beaucoup trop bruyante. La tête posée contre le dos de ma main, je fixais vaguement mon assiette pleine à laquelle je n’avais absolument pas touché. La douleur sur mon bras gauche était encore cuisante, quand bien même cela faisait déjà presque deux mois qu’elle avait été tracée dans ma chair. Je me souviendrais toujours de la douleur inimaginable que j’avais ressentie à ce moment-là. J’avais lutté intérieurement, pris plus que jamais sur moi pour ne pas défaillir et faire bonne figure devant le visage immonde et terrifiant du Lord Noir. J’avais tenu bon pour ne pas m’écrouler devant lui, pour ne pas arracher un cri ou bien une simple larme alors que j’avais eu l’impression que des centaines de couteaux s’étaient enfoncés dans ma peau, la lacérant de part en part. Et cet acte, ce passage officiel dans les rangs du Seigneur des Ténèbres venait de faire définitivement basculer ma vie à jamais.
Je me sentais tel un étranger ici à présent, n’ayant plus vraiment ma place parmi les élèves insouciants qui riaient aux éclats. Je ne faisais plus parti de leur monde, et cela personne ne pourrait le comprendre. Nul ne saurait se douter de ce qui animait mon cœur à présent, de ce que j’endurais depuis que j’étais devenu un de ses partisans. Je me devais de garder le silence, bien entendu, mais là n’était pas la question. Si j’avais toujours rêvé d’être un mage à son service, je ne m’étais pas un instant douté de la mission qu’il m’assignerait.
Rien qu’à cette pensée, mon cœur se souleva une nouvelle fois, mais je refreinais ce spasme, me levant alors de la grande table des Serpentard. Pansy pris ma main au passage, tandis que je me retins un instant, me sentant vasciller.

« Drago, tu... »

« Je vais bien. Laissez-moi » La coupais-je avant de prendre une inspiration et de sortir de l’immense salle dont le plafond étoilé surplombait nos têtes. La nuit été déjà tombée...

Je marchais d’un pas rapide dans le Hall, ne sachant réellement où aller. Mon corps tremblait nerveusement, et je me sentais pris d’un nouveau malaise. Je m’adossais alors rapidement à un mur et m’y laissa doucement glisser, enfouissant ma tête dans mes mains. Je lâchais un profond soupir et tentais tant bien que mal de recouvrer mes esprits. Mais les yeux couleurs sang de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom s’imposait à chaque instant dans mon esprit, à chaque seconde où je fermais les yeux, tandis que sa voix résonnait dans ma tête, répétant inlassablement la même chose :

« Drago... Tu sais combien ta famille m’a déçu, surtout ton cher père... Et tu connais le sort que je réserve à ceux qui sont incapables de réaliser mes désirs, n’est-ce pas ? Je ne vais pas m’encombrer de ces hommes-là, tu le comprends bien... Mais j’ai confiance en toi mon garçon, tu es à présent un Mangemort, et il est temps pour toi que tu me prouves que j’ai encore besoin de vous. Trouve un moyen pour que nous puissions pénétrer dans Poudlard et... tue Dumbledore. Je sais que tu peux le faire. Après tout, ta propre vie et celle de ta famille reposent à présent entre tes mains... »

Mes mains se mirent à trembler un peu plus à l’évocation de ces souvenirs. Je n’avais pas le droit à l’erreur, à aucun moment. Je devais réussir, je devais remplir cette mission, sans quoi nous allions tous trois mourir... Qui pouvait être en mesure de m’aider et de me comprendre ? Personne, c’était mon propre combat, mais Poudlard croulait sous les protections magiques, et je n’avais pas la moindre idée de ce que j’allais pouvoir faire pour les briser. Je n’étais pas assez fort, c’était tout bonnement impossible...
Je manquais d’air, j’avais besoin de respirer, et un léger souffle caressa mon visage blanc comme la mort. J’ouvrais mes yeux cernés plus que jamais et tournait la tête vers la porte principale encore restée ouverte. Il fallait que je sorte, sinon j’allais une nouvelle fois m’écrouler ou bien vomir cette bile qui me montait une nouvelle fois à la bouche.

Je parvenais alors d’un pas gauche et mal-assuré jusqu’à la lourde porte que j’ouvris, prenant garde à n’être repéré par aucun élève. Mais qu’importe au fond, j’étais de toute manière préfet et nul ne pouvait me dire quoi que ce soit, si ce n’était Rusard ou bien un autre professeur. Mais la voie était libre, et quand bien même je venais à être pris en flagrant délit de non-respect du couvre-feu, je pouvais toujours mentir et prétendre vouloir rattraper des maudits gamins de Gryffondor qui n’avaient pas respectés les ordres...
Je descendis alors les quelques marches, puis foulais le sol légèrement humidifié par la rosée du soir. Cependant l’air était encore chaud à cette heure-ci, et j’avais un grand besoin de fraîcheur que la légère brise qui soufflait m’apportait un minimum.
Les mains dans les poches, je me dirigeais vers le lac sans but, tel une âme errante, avant de m’arrêter à quelques centimètres du bord de l’eau. Là je fermais les yeux un instant et laissais le vent parcourir ma peau si fine. Peu à peu mon rythme cardiaque s’était mis à ralentir, du moins suffisamment pour les sensations de vertige et de nausée les plus désagréables s’amenuisent.
Je regardais alors autour de moi, et me décidais à faire quelques pas. De toute manière j’avais beau être épuisé et éreinté, je ne parvenais plus à fermer l’œil depuis des semaines.

Je m’arrêtais un nouvel instant, puis retirai mes chaussures pour me retrouver pieds nus, après une brève hésitation. La caresse de l’herbe légèrement fraîche me faisait le plus grand bien et m’aidait à revenir en quelques sortes sur terre. Je posais mes chaussures au sol et m’éloignais vers l’arbre qui se tenait derrière moi pour pouvoir m’y assoir contre et profiter du silence qui régnait en ces lieux, seulement perturbé par les quelques clapotis de l’eau, lorsque je m’interrompis soudainement dans mon élan. Au pied de celui-ci se trouvaient quelques affaires soigneusement pliées. Je fronçais un instant les sourcils, sentant la colère monter à moi. Ça n’était pas le moment pour que je tombe sur quelqu’un, et encore moins pour l’enguirlander à cause de son infraction à la règle. Qui que ce soit il allait prendre cher, cela ne faisait aucun doute. Il allait sérieusement regretter d’être non seulement tombé sur moi, mais qui plus est dans un jour pareil.
D’ailleurs, un mouvement plus fort dans l’eau attira mon attention. Je me retournais donc vers l’élève qui sortait doucement de l’eau, avant d’interrompre son geste, encore à quatre pattes sur le sol. Son regard venait de s’arrêter sur mes chaussures, pour remonter sur moi. Mais c’est lorsque son regard rencontra le mien que la reconnus sitôt.

« Oh Drago, c'est toi, j'ai eu peur ! »

Daphné... Je me retins de lâcher un soupir, mon regard toujours sévèrement planté dans le sien. Je n’avais même pas prêté attention à la tenue dans laquelle elle se trouvait. La seule chose que je voyais à cet instant était que s’il pouvait m’être agréable de passer du temps avec elle, je n’avais strictement pas la moindre envie de voir qui que ce soit en ce moment. Pas même elle.

« Je...hum... il fait froid... » Me dit-elle, coupant court à mes pensées empreint de colère.

Je lui indiquais de passer par un mouvement de tête sec, puis fis quelques pas pour m’approcher de l’eau, les mains dans les poches.
Je lâchais un profond soupir puis lui dit d’une voix froide :

« Tu n’as rien à faire ici. »

A vrai dire je me contrefichais de ce qu’elle pouvait bien faire. La seule et unique chose qui m’agaçait terriblement c’était d’avoir eu la malchance de tomber sur quelqu’un que je connaissais là où j’avais le grand besoin de me retrouver seul.





Drago Malefoy ~ Serpentard ~ 6ème année


Dernière édition par Drago Malefoy le Jeu 19 Jan 2012 - 21:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Bain de minuit [PV Drago]   Mer 18 Jan 2012 - 23:23


« Tu n'as rien à faire ici. »

Son ton était sec, froid et le soulagement que la jeune fille avait ressentit en voyant son ami s'estompa instantanément. Elle savait pertinemment qu'il ne la dénoncerait pas et qu'il ne lui retirerait aucun point, pas seulement parce qu'ils étaient « amis » mais aussi parce qu'ils appartenaient à la même maison et que de ce fait, s'en prendre à elle de cette manière ne lui apporterait absolument rien, cela n'empêcha cependant pas Daphné de se sentir particulièrement irritée par sa réponse cinglante, bien qu'elle n'esquissa pas le moindre mouvement pour le fuir. Elle gelait sur place à moitié nue devant lui et ne parvenait pourtant pas à bouger. Elle était déjà impressionnée par le blond de base, quoi qu'il fasse, mais depuis quelques temps, un nouveau sentiment s'emparait d'elle en sa présence. Sa réaction face à elle n'allait pas pour l'aider et elle restait donc là à le regarder d'un air indéfinissable.

Drago Malefoy n'était pas vraiment réputé pour être un garçon sympathique ou quelque chose dans ce ton là, elle le savait parfaitement, mais avec ses camarades de Serpentard, dont elle faisait partie, il agissait plus comme un enfant capricieux qui se donne des grands airs qu'autre chose. Pourtant, Daphné décelait quelque chose de différent dans son attitude actuelle.
Personne dans cette école ne pouvait se targuer de connaître réellement celui qu'on appelait le Prince des Serpentards, et surtout pas Daphné a qui il n'adressait que très rarement un mot ou un regard bien qu'elle fasse partie de son cercle par le biais de Pansy. Pourtant, les sentiments que la jeune fille avait développé à son égard l'avait amené à l'observer avec la plus grande attention au cours des dernières années. Si bien qu'elle s'était même demandé des centaines de fois comment elle avait fait pour tomber amoureuse de lui. Il fallait admettre qu'il agissait la plupart du temps comme un tel crétin que ça pouvait paraitre parfaitement incroyable que quelqu'un l'aime réellement. Pourtant Daphné avait toujours pu voir au-delà en lui. Peut-être parce qu'au fond, elle comprenait son mode de vie et connaissait parfaitement le poids reposant sur ses épaules d'héritier au nom prestigieux. Son meilleur ami, Théodore, vivait une situation particulièrement difficile qui était en tout point semblable à celle de Drago, bien que Théo y réponde de manière moins stupide.
Toujours est-il que Daphné avait remarqué depuis la fin de l'année dernière un changement dans le comportement de Drago. Et elle savait parfaitement ce qui avait causé ce changement puisqu'elle baignait dans cet univers, bien malgré elle. Son propre père devenait plus irritable et Théo ne lui avait rien caché. Depuis le retour officiel de Lord Voldemort, les jeunes étudiants de Serpentard étaient tous soumis à de fortes pressions mais c'était particulièrement le cas pour celui-ci. L'échec de Lucius Malefoy avait été un certain temps le sujet de discussion principal lors des repas de famille chez les Greengrass et Daphné avait craint tout l'été que quelque chose arrive à Drago. A la rentrée, il avait semblé encore plus différent. Il agissait toujours avec la même impertinence mais il semblait plus...effrayant. Elle le voyait plus solitaire, plus froid et plus mauvais, plus adulte. Quelque chose dans ses yeux ne brillait plus pareil. Il lui faisait parfois peur. Comme en ce moment.

Il n'allait sans doute pas s'attaquer à elle parce qu'elle avait eu l'idée saugrenue de se trouver par hasard sur son chemin mais elle n'en restait pas moins paralysée de peur et d'autre chose, un peu plus inquiétant : une attirance magnétique, incompréhensible. Elle se sentait bien plus attirée par lui maintenant qu'il représentait un plus grand danger qu'avant. Et cela lui faisait ressentir autant de peur envers lui qu'envers elle-même.

Cela dit, rester là muette et immobile ne l'aiderait jamais a remonter dans l'estime du blond. Amoureuse ou pas, elle détestait agir comme une cruche, surtout lorsqu'elle avait été au premier rang quand Pansy agissait de la même manière avec Drago. Et bien que sa meilleure amie soit finalement sortie avec le jeune homme pendant un court moment, Daphné ne comptait pas tomber aussi bas pour l'avoir. Elle ferma donc les yeux quelques secondes, le temps de prendre une profonde inspiration et de chasser de son esprit les prunelles froides du Serpentard. Elle laissa tomber ses bras le long de son corps, se redressa fièrement et l'observa d'un air légèrement impérieux, se plaçant comme son égale.

« Et alors quoi ? Tu vas me retirer des points ? Tu vas me dénoncer à Rusard ? Me donner une retenue ? »

Elle se mordit la lèvre inférieur en pensant qu'elle n'aurait pas été contre la dernière solution, à l'unique condition que ce soit lui qui assure cette permanence. Elle brûlait même d'envie d'ajouter cela à voix haute, histoire de le provoquer un peu plus. Le ton qu'elle avait utilisé et ce regard de reine avec lequel elle le toisait étaient vraiment deux choses inconscientes, elle le savait et pourtant, elle était irrémédiablement tentée d'en rajouter une couche. Ses yeux quittèrent ceux de Drago pour glisser le long de son corps et s'arrêter sur son bras gauche. Tout l'été, elle s'était rongée les sangs, se demandant s'il allait finalement recevoir la Marque. Théo n'avait pas eu cet « honneur » mais cela ne signifiait pas que ce ne serait pas le cas de Drago. Elle rêvait de pouvoir tout simplement s'approcher de lui, là, maintenant et relever sa manche pour en avoir le cœur net. Elle ne parvenait même plus a détourner le regard de son bras malgré le risque que cela représentait.








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MessageSujet: Re: Bain de minuit [PV Drago]   Jeu 19 Jan 2012 - 21:38

« Tu n'as rien à faire ici. » Lui dis-je d’une voix tranchante.

Combien il y avait-il de chance, si l’on pouvait encore appeler cela comme ça, que je tombe sur quelqu’un, et elle, qui plus est ? Pour une fois j’aurais même préféré rencontrer l’un de ces morveux de Gryffondor qui auraient compris leur douleur de ne pas respecter le couvre-feu, et en plus j’avoue que j’en aurais sérieusement profité pour cracher toute cette haine que j’avais en moi. Je n’en pouvais plus de passer mes journées à vomir ou bien même pleurer. Oui, c’était ce qu’il se passait, quand bien même j’en avais profondément honte. Mais comment ne pas s’écrouler alors que la vie de sa famille et la sienne repose entre nos mains, et que l’on sait parfaitement que ce qu’on doit accomplir pour les sauver est impossible ?
C’était une mission suicide, il n’y avait pas d’autres mots. J’avais toujours cru jusqu’à il y a peu de temps encore que le Seigneur des Ténèbres serait heureux de m’avoir dans ses rangs et à son service, mais tout ce qui se passait était purement l’inverse. Certes les Mangemorts et mon père qui les dirigeait s’étaient fait prendre lors de la confrontation au Ministère de la Magie, mais en échange ils avaient tout de même réussi à mettre le sale Potter et ces deux débiles hors d’état de nuire ! Pourquoi nous faisait-il endurer tout cela ? Je n’y comprenais rien, je n’en pouvais plus de tout cela.
Chaque jour, chaque minute et chaque seconde m’était comptée, et je n’avais toujours trouvé aucun moyen pour pouvoir les sauver. Au lieu de cela je passais le plus clair de mon temps à retourner la situation sens dessus dessous, nuit et jour, dissimulé dans les toilettes à cumuler les papiers, les cartes et toutes sortes de documents inutiles qui me rendaient encore plus malade. Alors je pleurais, je me l’autorisais enfin, et la seule et unique chose qui voulait bien m’écouter était un fantôme... Cette Mimie Geignarde qui avait été bien plus présente que n’importe qui. Mais en même temps elle était la seule que je ne daignais pas rejeter. Personne d’autre ne pourrait me comprendre, à part une personne qui avait déjà gouté cette mort que je ne tarderai pas à connaître. Mais qui pourrait s’en douter ? Des étudiants dont les seules préoccupations étaient les petits amis, les copains et les cours de magie ? L’évidence me sautait aux yeux : j’avais beau avoir toujours été entouré, j’étais en fait totalement seul.

Daphné restait là, à m’observer, sans bouger, malgré que les tremblements de son corps ne viennent perturber son immobilisme. Pourquoi me regardait-elle ainsi, qu’espérait-elle voir au fond de mon regard de glace ? Elle n’y comprendrait rien, pas plus que n’importe quelle autre personne. Je reconnais que je ne lui laissais pas non plus la moindre opportunité de le faire, mais qui sait ce qu’il pourrait se passer si elle découvrait mon secret ? De toute façon le Seigneur le saurait aussitôt, et cela ne ferait peut-être qu’aggraver les choses pour ma famille, moi... et s’il le faut la sienne. C’était mon combat, je le savais, et il était perdu d’avance. C’est pour cela que j’agissais avec autant de mépris et de dureté, j’en avais conscience. Me retourner contre mes proches n’était pas dans mes intentions, mais c’est pourtant ce qu’il se passait. Je les fuyais de plus en plus, tandis qu’eux essayaient alors de me comprendre, ce qui me rendait encore plus violent. Je savais que ma vie allait basculer à cause de cette Marque, mais je n’avais jamais cru que ce soit de cette façon. Mon plus grand rêve était en fait devenu mon plus grand cauchemar.

Je déglutis avec douleur, mais m’efforçant de cacher la moindre de mes faiblesses ou de mes expressions qui pourraient me trahir, me dissimulant plus que jamais derrière cette image faite d’une fierté arrogante. Une image plus fausse que jamais car au fond c’était toujours une sorte de rôle que je m’étais créé. Un rôle pour ressembler à mon père, pour me dire que je méritais mon nom et qu’un jour tous seraient fier de moi. Que j’aurais les mêmes regards que l’on portait à mon père, faits de respect, d’admiration et de crainte. C’est ce que je voulais être, ce pourquoi j’avais toujours au fond détesté ce Potter qui représentais tout ce que j’avais désirais incarner, ce pour quoi je m’étais toujours battu. Mais qu’étais-je à présent ?
Personne ne s’était jamais douté des cicatrices qu’il y avait à présent en moi, et quelque chose d’incompréhensible me disait que celle qui était en face de moi aurait peut-être pu le deviner. Enfin, deviner était un bien grand mot, mais le regard qu’elle avait semblé me porter un instant m’avait donné cette étrange sensation. Enfin, c’était stupide en fin de compte. J’allais devoir me débrouiller seul pour une fois, et elle n’y pourrait strictement rien.

D’ailleurs, elle releva le menton fièrement, et me dit sur un ton qui m’exaspérait plus que jamais:

« Et alors quoi ? Tu vas me retirer des points ? Tu vas me dénoncer à Rusard ? Me donner une retenue ? »

A ces paroles, je lâchais un soupir moqueur, alors qu’un rictus se dessina à la commissure de mes lèvres lorsque je lui répondais avec la même arrogance naturelle :

« T’enlever des points ? Nous sommes de la même famille je te rappelle, et je n’ai franchement pas la moindre envie de subir indirectement les frais de tes stupides désobéissances. »

Je lui avais craché ces mots avec le venin qui parcourait mes veines, bien qu’au fond ça n’était pas à elle que j’en voulais. C’était au balafré qui n’aurait jamais dû survivre et à ses stupides amis, à ce vieux de Dumbledore qui joutait au sage mais qui ne voyait même pas la douleur des autres si ce n’est celle de ce morveux qui se la ramenait sans cesse, c’était à ce monstre qui allait détruire ma vie et celle des biens rares personnes que j’aimais.
Mais si j’étais en colère, elle ne semblait pas vouloir non plus en démordre et perdre cette même fierté qui l’habitait. A aucun moment elle ne se démontait face à moi, toutefois jusqu’à ce que son regard ne quitte le mien pour descendre jusqu’à mon bras gauche.


Mes mâchoires se crispaient instantanément, et je lui lançais un « quoi ?! » des plus méprisants.
Je la contournais sitôt pour faire à nouveau face au lac et pour qu’elle ne voit pas ces émotions qui passaient sur mon visage que je tentais de garder le plus possible fermé. Rien ne devait me trahir, mais était-ce déjà trop tard ? Savait-elle pour ma Marque ? Certainement, car pourquoi sinon si serait-elle ainsi attardé dessus ? Non, ça ne pouvait qu’être en fait des suppositions de sa part, personne n’avait jamais su et ne le saurais jamais.
Je lâchais un court mais néanmoins profond soupir avant de lui demander :

« Bon, tu attends quoi pour te rhabiller ? »

J’aurais aimé que mes paroles soient toujours aussi dures pour qu’elle me laisse enfin, car c’était le but que je poursuivais. Etre assez dur pour qu’elle me laisse à son tour, seul. Pourtant j’avais l’impression que chacune aiguille que je lançais ne l’atteignait pas tout en me saignant un peu plus. J’étais au fond tellement épuisé que je ne parvenais plus à lutter, et mes derniers mots durent prononcer d’une voix bien lasse, à mon grand regret.

Mes yeux se posèrent sur les quelques remous du Lac Noir que la brise de plus en plus fraîche qui soufflait venait faire danser. Tout était à l’extérieur si calme, si paisible... alors qu’au fond de moi-même tout n’était plus qu’un champ de ruines. Cette vie autrefois si simple et si enfantine était devenue brusquement terriblement sombre...





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MessageSujet: Re: Bain de minuit [PV Drago]   Dim 22 Jan 2012 - 18:00


Les mots du jeune homme étaient durs, de quoi décourager le plus vaillant mais pourtant cela n'atteignait pas la destinataire. Il aurait pu continuer des heures comme ça, elle n'en souffrait pas le moins du monde. C'était une habitude à prendre, car même si Drago n'était jamais directement agressif envers elle, elle avait appris à entendre ses mots avec un certain recul, c'était le seul moyen de tenir le coup et de pouvoir le fréquenter régulièrement. Il était du genre très colérique et disposait de toute une cours à sa botte pour passer ses nerfs dessus. Daphné était une habituée de la cours de ce prince, elle connaissait son mauvais caractère et avait su passer outre. Alors elle ne réagissait pas vraiment à ce qu'il lui disait en ce moment, écoutant les mots sans en entendre l'intonation. Elle était de toute manière trop perdue dans sa contemplation et dans ses pensées.

La seule chose qui la fit détourner le regard du bras de Drago fut le « quoi ? » qu'il lança d'un ton des plus méprisants, sans colère, simplement ce mépris dont il usait généralement avec les élèves des autres maisons, ou avec Crabbe et Goyle, dans certains cas. Elle sursauta légèrement et reporta son regard un peu plus haut, croisant une seconde à peine celui du blond. Elle n'aurait pas su dire exactement ce qu'elle y vit, mais ce n'était pas le regard du Drago Malefoy qu'elle connaissait. Il avait l'air... A peine eut-elle le temps de se rendre compte de la différence qu'il s'était déjà détourner, faisant face au lac, ne lui offrant plus au regard que son profil. Elle continua de le scruter un moment mais ne voyait plus rien de particulier dans ce visage aimé. Il soupira profondément avant de parler à nouveau, lui demandant ce qu'elle attendait pour se rhabiller. Elle avait presque oublié qu'elle ne portait pas de vêtements. Elle secoua la tête pour se changer les idées, et sans prendre la peine de lui répondre, s'éloigna de lui pour récurer ses vêtements au pied de l'arbre, toute à ses réflexions.

Si personne ne pouvait se vanter le connaître réellement, il fallait être aveugle pour ne pas remarquer certaines choses. Et surtout, Daphné savait qu'il n'était pas le genre à détourner les yeux face à un adversaire. Même si elle n'était pas un adversaire à proprement parler, ils étaient dans une sorte d'affrontement en ce moment même et au lieu de lui imposer son regard méprisant comme il l'aurait fait avec n'importe qui d'autre, il s'était juste détourné. Ce n'était pas normal, elle en était persuadée. Sans doute son regard n'avait pas exprimé le moindre mépris à ce moment là, mais quelque chose de bien différent, qu'il ne voulait surtout pas lui monter. Il aurait été stupide d'espéré que ce soit des sentiments positifs à son égard, non, elle pensait plutôt à une lassitude ou autre chose dans ce genre là. Un sentiment pas très « malefoyen » en tout cas. Et même quand il lui avait demandé de s'habiller, sa voix n'était pas aussi froide et aussi sèche que plus tôt. Il semblait...fatigué, las.

Elle enfila rapidement sa jupe et sa chemise, récupéra sa baguette et se tint debout, de nouveau tournée vers le jeune homme dont elle ne voyait plus que le dos à présent alors qu'il était debout à quelques pas devant elle, observant obstinément le lac. Bien que sa colère commençait à s'effriter un peu, laissant place à sa lassitude, Daphné n'était pas certaine que l'attitude a adopter maintenant. Il voulait sans doute qu'elle parte, sinon il se serait montré plus agréable avec elle dès le début. Pourtant, elle ne se sentait pas à l'aise de le laisser seul dans cet état. Non pas qu'il accepterait son soutient, de se confier à elle ou quelque chose comme ça mais elle ne pouvait pas juste partir, comme ça... Elle voulait rester et l'aider, d'une manière ou d'une autre mais comment le faire sans ré-attiser sa colère ? Il lui faudrait la jouer finement...

Elle prit une profonde inspiration et, une fois trouvé le courage qu'il lui faudrait pour affronter le jeune homme, s'avança d'un pas plus ou moins déterminé vers lui. Elle s'arrêta à ses côtés, à une distance assez respectable pour être assez proche de lui mais pas trop, histoire qu'il ne se sente pas agressé. Elle tourna les yeux vers lui mais il regardait obstinément devant lui, ne croisant pas son regard. Alors, après un soupir, elle s'assit en tailleur à côté de lui et attendit qu'il ne s'énerve, ou quelque chose comme ça.








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MessageSujet: Re: Bain de minuit [PV Drago]   Mer 25 Jan 2012 - 20:31

Je n’avais pas envie d’être confronté à son regard alors que je tentais chaque jour durant de garder la face devant tout le monde. Je n’avais pas le droit de partager ma peur avec qui que ce soit, j’étais le seul concerné dans cette histoire et c’était à moi seul de la résoudre. Je ne pouvais pas craquer devant les autres, pas plus que devant Daphné. Pourtant ça n’était pas l’envie qui manquait, car je sentais que mes barrières n’étaient plus réellement stables. J’avais supporté malgré moi bien des échecs et d’autres situations purement humiliantes qui avaient attisées ma colère, mais rien de ce que j’avais pu traverser n’avait été de la même envergure. Le fait est qu’en réalité je n’étais pas prêt à assumer toutes ces choses, et que même si j’avais quelques pistes en tête je ne savais pas comment je pourrais accomplir ma mission. Je devais continuer à creuser, à chercher, mais j’étais véritablement épuisé. Je n’avais même plus la force de me disputer avec qui que ce soit, et même si en réalité je ne la connaissais pas particulièrement bien, je n’avais pas spécialement envie que ce soit elle qui prenne toute cette colère qui me rongeait de l’intérieur. J’aurais pu lui lâcher des répliques massacrantes, mais à quoi cela allait-il servir ? Et puis m’en prendre à elle ne m’apporterait aucune complaisance, au contraire. Alors le mieux que j’avais à faire c’était de faire en sorte qu’elle s’en aille et qu’elle me laisse seul. Je n’étais vraiment plus d’humeur à faire quoi que ce soit d’autre.

Je m’étais tourné face au lac, échappant ainsi à son regard et coupant court à toute supposition qu’elle pouvait bien faire dans sa tête au sujet de la Marque potentielle que je pourrais avoir sur le bras. Cela ne regardait absolument personne d’autre que moi, et je ne pouvais pas me permettre de faire le moindre faux pas qui conduirait à ma perte et à celle de ma famille. Et comment pourrait réagir les autres s’ils apprenaient que ma mission consistait à tuer Dumbledore ? Ce vieux fou était la dernière lueur d’espoir qu’il restait pour en venir à bout du Seigneur des Ténèbres à présent que Potter n’était plus là, et je ne devais pas le laisser faire. Je voulais continuer à vivre, c’était aussi simple que cela, je n’avais aucun autre choix.
Je me doutais au fond qu’elle ne serait pas du genre à divulguer ce que j’aurais pu lui confier, mais quelle réelle certitude en avais-je ? Ça n’était qu’une intuition, rien de plus. De toute manière je ne voulais pas lâcher un mot pour montrer que je n’allais pas bien. Question de fierté ? Sans aucun doute...

« Bon, tu attends quoi pour te rhabiller ? » Lui avais-je demandé, sur un ton qui n’était pas aussi cinglant que je l’aurai voulu.

Il y a à peine quelques instants je sentais qu’un rien pourrait me faire flancher et éclater de colère, alors qu’à présent j’étais réellement vidé. Je n’avais plus la force ni le goût pour rien, et sans un mot j’entendis Daphné s’éloigner. Un instant après c’était le bruit de ses vêtements qu’elle époussetait qui me parvinrent, avant que celle-ci ne finisse par se rhabiller. Je trouvais cela assez étrange qu’elle ne réponde rien. A sa place je n’aurais laissé personne me dicter ma conduite, mais même si les autres m’obéissaient, elle était plutôt du genre à oser dire ce qu’elle pensait, comme il y a quelques minutes auparavant. Mais ça n’était pas cette attitude qui me perturba le plus, non. Ce qui m’interpellait fut lorsqu’elle revint vers moi, d’un pas franc, avant de s’arrêter près de moi. Je sentais son regard se poser à nouveau sur moi, mais je ne brochai pas, regardant toujours fixement le lac. Mais pourquoi ne partait-elle donc pas ? Qu’est-ce qu’elle attendait ? Que je perde le peu de patience qu’il me restait ?
Je fronçais alors légèrement les sourcils et continuait à regarder les reflets de la lune sur les remous de l’eau, essayant de détourner mon attention d’elle. Les mains dans les poches, je me contentais d’attendre qu’elle daigne enfin me laisser, et pourtant...

Elle lâcha un soupir et s’assit alors sur le sol. Mais à quoi jouait-elle ? A vrai dire j’étais loin d’apprécier que l’on n’écoute pas ce que je demandais, et il me semblait avoir été assez clair en lui disant de dégager. Mais malgré cela elle s’obstinait à rester, et son comportement me déroutait assez. Et à vrai dire, le mien également. En temps normal je lui aurais balancé avec tout le mépris que je possédais qu’elle avait tout intérêt à déguerpir, mais je n’en fis pourtant rien. Je ne bougeais pas, me sentant un instant véritablement égaré, ou tout du moins résigné. Car c’était ce que je finissais par être, alors que je n’avais plus la force de lutter, du moins pour ce soir. Non, en fait je me rendais compte que si je ne voulais pas qu’elle reste c’était purement par peur de faire un faux pas ou bien qu’elle ne me pose des questions auxquelles je ne voulais ni ne pouvais répondre. Mais sa présence en elle-même, en revanche, ne me dérangeais étrangement pas. Pour la première fois...

Je lâchais alors un profond soupir, et m’assis à mon tour, continuant de fixer l’horizon. Ce qu’il y avait dans ses yeux à cet instant ne m’intéressait pas. Je n’avais pas la moindre envie d’y voir de la surprise ou que sais-je encore qui me ferait comprendre qu’elle me trouvait « faible » à ne pas m’être emporté contre elle vis-à-vis de sa réaction. C’est pourquoi je gardais un air légèrement hautain, voulant conserver le peu de dignité qu’il me restait ce soir. J’entourais mes genoux de mes bras, et lui lançais un léger regard en coin. J’hésitais, puis lui lançais un nouveau et discret regard avant de lui demander, après un long silence :

« Pourquoi tu ne retournes pas à l'intérieur? »

Je ne voyais vraiment pas pourquoi elle restait là, avec moi...





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MessageSujet: Re: Bain de minuit [PV Drago]   Sam 4 Fév 2012 - 22:56


Cela lui prit un certain temps mais il finit par s'asseoir à son tour et après quelques secondes encore, il lui demanda pourquoi elle ne rentrait pas. Daphné, qui ne s'était vraiment pas attendu à cette question posée aussi tranquillement, tourna la tête pour regarder Drago. Dans ses yeux vert se lisait sa surprise mais il ne pouvait pas le voir puisqu'il ne la regardait pas. Pourquoi restait-elle avec lui ? Plusieurs réponses s'offraient à elle et elles étaient toutes vraies, dans une certaine mesure mais la vraie réponse, celle qu'elle ne lui donnerait jamais était toute simple : elle voulait juste être avec lui, là, maintenant, et à n'importe quel autre moment. Daphné sourit légèrement en s'imaginait lui dire ceci. Elle voyait déjà ses beaux yeux gris s'écarquiller et la rage déformer ses beaux traits aristocratiques... Il éclaterait sans doute d'un grand rire moqueur, froid, qui déchirerait le coeur de la jeune fille puis son visage se parerait du plus grand mépris tandis qu'il l'enverrait promener. Heureusement, elle avait des tas d'autres bonnes raisons à lui donner et elles seraient tout aussi honnêtes bien que moins compromettantes pour elle. Elle respira profondément une nouvelle fois, encore à la recherche de ce courage qui lui manquait de plus en plus au fil que le temps passait et, après avoir reposé son regard sur le lac, répondit :

« Je suis bien, ici... »

Elle se rattrapa juste à temps pour ne pas ajouter « avec toi », laissant sa phrase en suspend, comme si elle allait ajouter quelque chose mais n'en fit rien. Il n'était pas utile qu'elle lui dise cela maintenant, il allait s'énerver bien assez avec la réponse qu'elle venait de lui donner, ce genre de niaiseries seraient son dernier recours si elle tenait vraiment à ce qu'il la tue ce soir. Pour le moment, elle voulait conserver le temps qu'il lui restait à vivre.
Le temps s'étira dans le silence, chacun des deux Serpentard contemplant l'eau devant eux, perdus dans leurs pensées respectives, qui portaient même sans doute sur le même sujet -Daphné ne parvenait à se sortir de la tête toutes les questions qu'elle se posait sur le nouveau statut de Drago- jusqu'à ce que la jeune fille se décide à briser le silence. Sa voix s'éleva, aux intonations rêveuses. Elle semblait parler sans vraiment s'adresser à lui, sans vraiment contrôler même ce qu'elle disait.

« C'est la première fois qu'on se retrouve seuls, toi et moi. »

Et c'était vrai, elle venait seulement de le remarquer. Ils n'avaient jamais eu l'occasion de se retrouver seuls auparavant, Drago étant constamment entouré de sa cours. Une inspiration plus tard, elle parla de nouveau :

« Il n'y a que nous... Alors si tu as besoin de...de...enfin, je ne dirais rien à personne, tu peux compter sur moi... »

Daphné écarquilla lentement les yeux en se rendant compte qu'elle n'avait pas rêvé ni même imaginer ce qu'elle venait de dire, tout ceci avait bel et bien été prononcé à voix haute et suffisamment distinctement pour qu'il le comprenne. Elle venait de signer son arrêt de mort, c'était officiel. Une boule se forma dans son estomac tandis qu'elle attendait la réaction du blond. Elle ne fuirait pas devant lui mais une partie d'elle en mourrait d'envie. Cela dit, elle n'avait pas dit tout cela pour finalement s'enfuir lâchement...








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MessageSujet: Re: Bain de minuit [PV Drago]   Jeu 23 Fév 2012 - 21:10

L’un comme l’autre semblait bien décidé à ne pas respecter le couvre-feu nocturne et à profiter de cette nuit passée au bord du lac. Il était clair que j’aurais amplement préféré rester seul à réfléchir, mais Daphné ne semblait pas vouloir lâcher le morceau pour une raison qui m’échappait totalement. De mon côté, il y avait deux points qui faisaient que, du coup, je ne désirais plus rentrer : le premier était une simple question d’orgueil, car partir reviendrait à lui céder le dernier mot, ce qui était totalement stupide au fond. En fait, ça n’était pas cela la vérité. Le fait est que j’avais peur de me retrouver seul, pour la simple et bonne raison que je ne savais pas quoi faire pour honorer ma mission. Alors peut-être finalement que rester ici et avec sa présence me ferait penser à autre chose. Du moins je l’espère...

Je finis donc par m’asseoir à côté d’elle, et continuais à embrasser le lac de mon regard naturellement dur comme l’acier. Mais ce que personne n’avait encore jamais su, c’est qu’il ne l’était pas tant par question de fierté et de supériorité, mais parce que le garder m’évitait particulièrement ces derniers temps d’être trop questionné par mes amis. Je me servais de cette attitude que j’avais toujours eu en moi et l’accentué pour former une sorte de barrière autour de moi et ne surtout pas leur montrer quel Drago j’étais devenu. Néanmoins, il semblait bien que Daphné n’avait pas été dupe, au vu de sa manière de me parler et de son entêtement à rester. D’ailleurs, je finis bien par lui demander pourquoi, au fond, elle tenait tant à rester. Il y eut un bref silence durant lequel elle cherchait sa réponse, avant de me dire qu’elle était tout simplement bien ici. Ce qui était en revanche étrange, c’est que sa phrase manquait de ponctuation, comme si la suite ne tarderait pas à arriver, comme si elle allait poursuivre son idée. Je tournais donc la tête vers elle, mais il n’en fut rien. Soit...

Je la regardais un bref instant, pour je ne sais trop quelle raison, puis retourna mon regard sur le lac pour regarder les reflets dansant de la lune sur celui-ci. J’arrachais quelques brindilles d’herbe, pensif, lâchant un léger soupir malgré moi, mais heureusement presque imperceptible. Du moins je l’espérais. Un nouveau silence s’était imposé entre nous, mais je ne voulais pas le briser. Pour lui dire quoi de toute manière ? Lui parler de la pluie et du beau temps ? Premièrement ça n’était pas mon genre, mais encore moins dans l’état d’esprit du moment. Tout ce dont j’avais besoin, c’était d’un peu de silence, et au fond sa compagnie ne me dérangeait pas autant que je l’avais cru au départ. Bien au contraire même. Car même si je la connaissais peu, il y avait une particularité chez elle qui me plaisait tout autant que, paradoxalement, je la haïssais : le fait qu’elle soit aussi bornée que moi. Je n’aimais pas beaucoup cela, c’était clair, et préférais de loin que l’on m’obéisse lorsque je disais quelque chose. Elle était cependant la seule à avoir osé déjouer mon autorité jusqu’à présent, mais ce qui faisait que je ne l’avais pas autant rabrouer que j’aurais pu le faire en temps normal, c’est que je sentais qu’au fond ça n’était pas pour chercher à se rendre supérieure à moi. Quelque chose d’étrange et d’incompréhensible chez elle c’est qu’elle semblait vouloir rester avec moi tout autant qu’elle percevait mon mal-être que je tentais à chaque instant de lui cacher. Elle n’était pas comme les autres, c’était sûr. Alors devais-je me méfier, ou au contraire lui accorder ma confiance ? Je ne le sais pas encore, car toujours est-il que j’avais du mal à l’accorder à qui que ce soit, déjà pour être entouré d’incapables comme Crabbe et Goyle. D’un autre côté, elle était heureusement incomparablement plus intelligente qu’eux, ce qui n’était en même temps pas spécialement difficile.

Tout à coup, la voix de Daphné s’éleva doucement dans l’air lorsqu’elle me dit que c’était ce soir la première fois que l’on se retrouvait seul tous les deux. J’acquiesçais d’un simple « hum... », ne sachant trop quoi dire d’autre. Il est vrai que je n’étais que rarement pas accompagné, et même si je la connaissais depuis de nombreuses années, je ne savais pas réellement qui elle était tout comme peu de personnes le savait à mon propos, mis à part ma cousine Rigel avec qui je partageais non seulement des liens familiaux, bien entendu, mais aussi et surtout le fait qu’à présent nous étions tous deux devenu des mangemorts. C’était vraiment dommage et stupide qu’elle ne soit d’ailleurs pas à Serpentard, elle y aurait eu toute sa place. Je m’étais toujours demandé comment elle avait fait pour se retrouver chez ces imbéciles de Serdaigle. Enfin bref... C’était toujours mieux que de se retrouver à Gryffondor où là, cela aurait réellement été une honte pour notre famille.

Daphné me sortit une nouvelle fois de mes pensées, lorsqu’elle reprit plus maladroitement en bafouillant quelque peu pour me dire que comme nous étions seuls, je n’avais en gros pas à hésiter si j’avais besoin de lui parler, car elle « ne dirait rien ».
Je ne me retins cette fois pas de lâcher un soupir plus sonore, et décidais de jouer la carte de la franchise:

« Que veux-tu que je te dise ? Que je suis un Mangemort, c’est cela ? Et bien ce n’est pas le cas, alors ôtes-toi cette idée de la tête! »

Je voyais bien cependant que malgré mes mots, elle ne voudrait jamais me croire. Ce qui était étrange au fond, c’est que même si j’étais véritablement froid avec elle, il y avait au fond de moi comme un soupçon de culpabilité. A vrai dire je n’aimais pas m’emporter contre elle, alors que je saurais le faire sans aucun état d’âme envers les autres. Pourquoi ? Je n’en avais tout bonnement pas la moindre idée... et d’ailleurs, peut-être le sentait-elle elle aussi que, dans ma manière de parler, je n’étais pas aussi à l’aise qu’avec les autres. Peut-être fallait-il mettre cela sur le compte de la fatigue, je ne sais pas.
En tout cas, la seule et unique chose que j’espérais plus que tout pour le moment, c’est que son côté têtu et qui ne lâchait pas facilement l’affaire ne la conduirait pas à me demander de lui prouver que je n’en étais pas un. Car si je devais lui montrer mon bras, en revanche, plus rien ne me servirait de lui mentir...





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MessageSujet: Re: Bain de minuit [PV Drago]   Jeu 23 Fév 2012 - 22:42

Daphné avait vraiment pensé que Drago resterait silencieux pour le reste de la nuit. Elle ne s'attendait évidemment pas à ce qu'il se confie à elle et en fait, elle fut tout d'abord surprise de ne pas le voir entrer dans une colère noire. Après tout, elle était restée avec lui malgré qu'il lui ait fait comprendre qu'il ne le désirait pas, et elle s'était montrée un peu... Eh bien, elle avait agis comme s'ils étaient sur le même pied d'égalité, elle se comportait comme s'ils étaient amis, proches. Aucun doute que ça ne devrait pas lui plaire. Pourtant, il ne dit rien, jusqu'à ce qu'elle lui propose de se confier à elle du moins.

Là, sa colère éclata enfin. Ce fut presque un soulagement pour la jeune fille qui avait du mal avec le calme du garçon, ça le rendait tellement effrayant toute cette impassibilité. Mais enfin, il lâchait prise, enfin il s'énervait et mon Dieu, elle aimait entendre cet éclat de voix. Enfin, il réagissait. Enfin, il sortait de sa torpeur. Mais elle ne le croyait pas une seule seconde. Il réagissait ainsi alors qu'il était question d'un sujet en particulier, alors que depuis le début il était resté relativement calme. Elle n'était pas idiot, elle comprenait bien qu'il était chatouilleux sur ce sujet là. Mais que pouvait-elle faire à présent ? Il ne l'avouerait jamais, et c'était tout à fait normal, ce n'était pas le genre de chose dont on discutait avec une camarade de maison. Non, elle devait trouver quelque chose de plus convaincant qu'une promesse de silence. Elle devait le mettre dans une impasse, ne lui laisser aucun autre choix que d'avouer.

Ce serait étrange, venant d'elle, de le mettre au défi ainsi, de prendre les décisions pour une fois. Face à lui, elle était toujours restée très neutre, impassible, le laissant toujours faire ce qu'il voulait, attendant avec espoir qu'il ne s'intéresse enfin à elle, qu'il fasse le premier pas. Chose qu'il n'avait jamais faite, évidemment. Ce soir, elle avait profité de la situation pour se montrer un peu plus entreprenante, ce n'était pas le moment de lâcher.

Elle respira profondément, cherchant la force qu'il lui manquait dans le visage du jeune homme. Comme à chaque fois qu'elle posait les yeux sur lui, son cœur s'emballa. Elle désirait plus que n'importe quoi être avec lui. Et peut-être que s'ils partageaient ce secret, les choses glisseraient doucement vers cette éventualité ?

« Prouve-le, lâcha-t-elle d'une voix claire. »

Ça avait été difficile de le dire comme ça, sans tremblement, sans hésitation. De se montrer ferme face à tous les sentiments contradictoires qu'il faisait naitre en elle, en particulier ce mélange de peur et de tendresse. Elle avait pourtant réussi, elle n'avait pas faibli et avait osé le dire à voix haute.

« Montre-moi ton bras. Tu n'as aucune raison de refuser, après tout, puisque tu n'as rien a cacher. »

S'il était vraiment innocent, il le ferait, il lui montrerait. Elle pouvait le sentir, elle savait qu'il l'aurait fait, si sa peau avait été totalement vierge de toute trace. Mais elle savait qu'il ne le ferait pas car pour elle il n'y avait aucun doute quant au fait que ce tatouage immonde reposait sur sa peau. Plus maintenant. Elle avait espéré tout l'été qu'il ne ferait pas ça mais son changement de comportement depuis l'année précédente ne laissait aucun doute possible.








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MessageSujet: Re: Bain de minuit [PV Drago]   Ven 24 Fév 2012 - 13:27

J’avais un peu réussi à me détendre, du moins à accepter sa présence qui devenait étrangement de moins en moins désagréable. J’étais constamment sur la défensive, ces derniers temps plus que jamais, mais pour une raison que je n’expliquais pas j’acceptais relativement bien qu’elle n’ose autant s’interposer contre moi. D’ailleurs, plus cela allait et plus je sentais mes muscles se détendre, alors que l’air frais qui caressait doucement ma peau blanche finissait de calmer un peu mes pensées tourmentées. Cependant, cela ne fut que de courte durée, alors que Daphné me dit qu’elle serait là pour m’écouter et garder le silence si je désirais lui parler. Mais pour lui dire quoi ? Que j’étais réellement devenu un Mangemort, que sa crainte était bel et bien fondée ? Non, car non seulement je ne la connaissais pas assez, mais qu’en plus nul ne devrait le découvrir. De toute manière le Seigneur des Ténèbres savait toujours tout, et s’il venait à apprendre que ma mission pouvait être compromise pour une raison x ou y et parce qu’une personne extérieure à tout cela avait découvert mon secret, alors je n’aurais plus la moindre chance de sauver ma peau et celle de ma famille. Je ne pouvais me permettre de ne prendre aucun risque, et c’est pourquoi je m’emportais alors contre elle, lâchant un soupir colérique et lui disant sur un ton amer qu’il fallait qu’elle cesse de garder cette idée en tête qui était complètement fausse. Un mensonge, certes, mais je n’avais aucun scrupule à faire ce genre de chose, surtout lorsque cela pouvait me permettre de me sauver la mise. Mais pour le coup, je doutais que cela ne suffise, surtout si elle était aussi têtue que je le pressentais malheureusement.

Je détournais mon regard vénéneux du sien, les lèvres pincées dans un air de colère. Pourquoi tenait-elle tant à savoir cela ? Quel était le but, satisfaire une curiosité mal placée ? Quoiqu’il en soit la raison importée peu, et elle avait tout intérêt à lâcher l’affaire si elle ne voulait pas que je m’énerve réellement. D’un autre côté j’étais tellement épuisé et las que ma patience déjà très limitée d’ordinaire était déjà sur le bord de l’explosion. Cependant, je savais aussi que plus je m’énerverais, et plus ses doutes en seraient confirmés. Elle m’agaçait profondément, car à présent je ne savais réellement plus comment me sortir de cette impasse vers laquelle elle commençait à me pousser. Mais le pire fut lorsqu’elle me dit d’une voix nette et directe de le lui prouver.
Sur le moment, j’eus cru que mon sang n’avait fait qu’un seul tour dans mes veines, avant de se glacer. Je ne savais plus quoi faire, mais je refusais de perdre la face devant elle, si ça n’était pas déjà fait. J’avais certainement dû pâlir bien plus que je ne l’étais déjà de coutume, et je lui lançais un regard noir en lui disant sur un ton sec:

« Je n’ai strictement rien à te prouver »

Je me relevais pour m’apprêter à tourner les talons, lorsque sa voix me parvint à nouveau lorsqu’elle me demanda de lui montrer mon bras, chose que selon elle je ne pouvais pas refuser si je n’avais réellement rien à lui cacher.
Je m’interrompis, restant un instant dos à elle sans bouger. Elle avait raison, une personne innocente l’aurait fait sans peine, cependant... Elle comme moi savions que j’avais beau prétendre le contraire, j’avais effectivement le Sceau à jamais gravé sur mon bras gauche.
Je me mordis la lèvre inférieure, et restais un instant profondément silencieux, toujours de dos, et hochais la tête.

« Tu dois être fière de ton coup, c’est ça ? Qu’est-ce que tu vas faire maintenant, me dénoncer ? Révéler à tout le monde que je suis à présent du côté des partisans du Seigneur des Ténèbres ? »

Je n’arrivais plus à faire transparaître de la colère dans ma voix, tout simplement parce qu’il n’y en avait presque plus. Elle était au contraire tremblante par toutes ces émotions qui m’animaient et qui me traversaient douloureusement, en même temps que pour la première fois je laissais bien malgré moi entendre la tristesse qui me possédait. Je gardais la tête haute et droite pour ne pas me montrer faible, mais le fait est qu’elle venait d’ébranler ces barrières que je tentais solidement de me construire pour garder la face.

« C’est ma vie, il m’a choisi, il n’y a rien à dire de plus. Mais toi, qu’est-ce qui t’intéresse à ce point ? Pourquoi est-ce que tu tiens tant que ça à savoir pour la Marque ? »






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MessageSujet: Re: Bain de minuit [PV Drago]   Ven 24 Fév 2012 - 19:29

« Par la caresse nous sortons de notre enfance 
mais un seul mot d'amour et c'est notre naissance.»


*

« Parce que je t'aime. »

Elle aurait pu lui répondre à peu près n'importe quoi : parce que nous sommes amis, parce que je m'inquiète pour toi, parce que je t'aime bien, parce que je suis curieuse, parce que je veux t'aider. Franchement, n'importe quoi. Mais la seule réponse qui lui vint aux lèvres à ce moment fut « parce que je t'aime ».

Au début, elle crut qu'elle l'avait seulement pensé. Elle était amoureuse de lui depuis la troisième année et elle ne lui avait jamais dit, elle n'avait même jamais rien fait pour le lui laisser comprendre. Alors ce soir-là n'aurait rien de différent, ça semblait logique. Elle crut vraiment qu'elle l'avait juste pensé et que les mots n'avaient jamais franchi ses lèvres. Elle les avait gardé pour elle, ce ne pouvait être que ça. Mais ensuite, elle vit le changement dans le visage de Drago, et elle comprit.

Le temps sembla se charger en électricité, l'air autour de la jeune fille devenait oppressant, elle n'arrivait plus à bouger, presque plus a respirer et si rien ne changeait, elle suffoquerait bientôt. Daphné paniqua. Elle l'avait vraiment fait. Sa déclaration flottait entre eux, narguant presque la brune qui ne pouvait plus rien faire pour récupérer les mots traitres. Elle n'avait pas pu dire ça...

Il faut dire aussi, il l'avait vraiment énervé, cette fois-ci. A lui hurler dessus comme ça. Pourquoi voulait-elle savoir tout ça, à son avis ? Pourquoi acceptait-elle de s'en prendre plein la poire comme ça si ce n'était pour cette raison. Était-t-il stupide à ce point ? Seule une femme amoureuse pouvait supporter autant de mal et regarder malgré tout l'objet de sa flamme avec ces yeux compatissants. Comment avait-il pu ne jamais rien remarquer ?
Au moins maintenant, il ne pourrait plus prétendre l'ignorer. C'était dit, finalement.

La panique pourtant, sembla disparaître peu à peu. Elle se calmait, elle n'avait plus peur. Elle croisa le regard du jeune homme avec une toute nouvelle détermination. Il n'avait pas eu le choix, elle le savait, s'en doutait tout du moins. Et même si la Serpentard haïssait l'idée que celui qu'elle aimait soit destiné à une telle vie, elle ne pouvait rien y faire. Mais de le savoir, vraiment, de confirmer tout ses doutes l'avait contre toutes attentes soulagé. Elle l'aimait toujours, même en sachant cela. Et elle lui avait dit. Fini, les incertitudes, finie la peur. Elle allait être fixée une bonne fois pour toute.

Elle l'aimait, malgré la Marque, malgré la colère et les mots durs qu'il avait tout le temps. Il fallait qu'il le sache, même s'il ne lui retournait pas ses sentiments, au moins il saurait qu'on pouvait l'aimer encore malgré tout, que tout n'était pas perdu pour lui maintenant qu'il était un Mangemort. Bien que ce fut extrêmement difficile, Daphné soutint le regard du blond aussi longtemps qu'il le fallut. Elle n'allait pas le laisser tomber.

Daphné se sentait bien, légère et elle n'avait plus peur. Dans peu de temps, il lui briserait le cœur d'une manière sans doute irrémédiable, mais elle était tellement heureuse et fière de son courage que pour le moment présent, tout allait bien. Les mots tournaient dans son esprit comme une comptine entêtante, enfin réels, déjà disparu dans la nuit de Septembre.

« Parce que je t'aime. »








Daphné Greengrass - 6 ème année - Serpentard D&D.


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Dernière édition par Daphné Greengrass le Jeu 10 Mai 2012 - 23:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Bain de minuit [PV Drago]   Dim 26 Fév 2012 - 16:17

J’étais prêt à délivrer toute la haine et la colère qui m’animaient, pour la simple et bonne raison que j’avais peur. Peur qu’à présent ce secret enfin révélé ne finisse de resserrer la corde que j’avais déjà autour du cou. Si jamais cela venait à se savoir, c’était la fin. Daphné m’avait placé au bas du mur, elle m’avait tendu ce piège dans lequel j’avais inévitablement fini par tomber. Et maintenant, qu’allait-il se passer ? Mais ce qui m’angoissait le plus, c’était d’apprendre la réponse à cette autre question que je me répétais sans cesse dans ma tête : pourquoi ? Pourquoi avait-elle fait cela ? Pourquoi tenait-elle tant que cela à découvrir la vérité sur cet autre que j’étais devenu ? De quel côté était-elle... Certes son père était un Mangemort, mais cela ne signifiait rien. Même un certain nombre d’entre eux n’étaient pas loyaux à leur maître, alors qu’est-ce qui me prouvait que ses intentions à elle étaient les bonnes ?

De toute manière je ne voyais plus clair dans cette histoire. La seule chose que je ressentais en ce moment-même c’était ce débordement de colère qui me poussais sans le moindre scrupule ni le moindre remord à lui balancer des paroles sur un ton encore plus cinglant qu’à mon habitude.
Cependant, de toutes les réponses que j’avais pu imaginer qu’elle me fournirait, j’étais loin de penser que la réalité était celle qu’elle venait de me dire d’une voix calme.
Sur le moment je n’avais pas bougé, n’étant pas sûr d’avoir bien entendu. Je me retournais doucement vers elle, les sourcils froncés, et d’une voix à la fois toujours teintée de colère, mais en même temps d’incrédulité, je demandais :

« Tu... quoi ? »

Question stupide... J’avais parfaitement entendu, et vu l’air paniqué qu’elle avait en ce moment-même, sa seule attitude eut tôt fait de répondre à ma question.
Un silence s’installa entre nous, durant lequel ni l’un ni l’autre n’osait parler. De toute manière, qu’y avait-il à dire de plus ? Peu à peu, le regard de la Serpentard retrouvait de l’assurance, tandis que de mon côté je demeurais toujours interdit, perdu. Aucun sentiment ne me trahissait, en même temps que je ne saurais dire ce que je ressentais. Sa réponse m’avait totalement pris de cours, d’autant plus que je ne m’étais jamais douté le moindre instant de ce qui pouvait l’animer. Pourquoi ? Parce qu’au fond je n’y avais tout simplement pas prêté la moindre attention. Nous ne nous étions jamais parlé réellement, si ce n’est qu’en présence du groupe, et très sincèrement ce que les autres pensaient ne m’importait pas le moins du monde. Ce qui m’étonnait en revanche, c’est qu’en temps normal une telle déclaration aurait littéralement provoquée mon hilarité, ou du moins je m’en serai bien moqué. Mais pourtant là, cela ne m’amusait pas, et à vrai dire c’était d’ailleurs ce qui me perturbait le plus. J’aurais pu lui balancer une réplique bien amère pour la chasser, mais je n’en avais pas l’envie. Etais-je trop fatigué pour cela ? Non, car je savais que j’avais toujours des réserves pour ce genre de choses. Au fond, j’étais assez impressionné par sa manière de dire les choses et de s’affirmer, ce qui, en temps normal, me donnait surtout l’envie de haïr la personne plus que jamais. Mais avec elle c’était différent, peut-être parce que je ne la sentais pas menaçante, ou bien qu’elle n’était pas une de ces imbéciles qui se prétendaient assez malin et puissant pour essayer de voler ma place, tels que ce Potter ou bien ce crétin de Yokoya. Non, elle était différente...

« Oublie ça Daphné » Lui dis-je, une fois que j’eus recouvré le court normal de mes pensées.

Ma voix était à présent calme, mais étrangement une légère tristesse venait s’y mêler, cette émotion que je n’aurais pas désiré montrer mais qui m’avait malgré moi échappée. Comment prendrait-elle cela ? Dans le sens qui semblait le plus évident tout en étant pourtant le mauvais. Je voulais qu’elle ait l’impression que je la rejetais, ce qui était vrai, mais pas pour la raison qu’elle pourrait bien penser. Je voulais qu’elle croie que je n’avais pas le moindre sentiment envers elle, alors qu’en réalité je me rendais compte que ça n’était peut-être pas réellement le cas. La seule et unique raison pour laquelle je voulais qu’elle cesse de m’aimer et qu’elle continue de penser que je ne ressentais rien pour elle c’était parce qu’il y avait quelque chose dont jamais elle ne pourrait se douter mais qui était une évidence à mes yeux à cause de tout ce qu’il se passait dans ma vie à présent : la certitude que j’allais bientôt mourir.
Il fallait qu’elle m’oublie, car cette année serait la dernière que j’allais passer ici bas.






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MessageSujet: Re: Bain de minuit [PV Drago]   Dim 26 Fév 2012 - 22:54

La surprise vint se mêler aux diverses émotions qui habitaient Daphné actuellement. Elle s'était attendu à une horrible colère de la part de Drago, à ce qu'il se moque d'elle, qu'il l'humilie comme elle ne l'avait jamais été mais certainement pas au calme dont il fit preuve. Et encore moins à la tristesse qu'il laissait transparaitre finalement.

En temps normal, elle aurait eu le cœur instantanément brisé par son « Oublie ça, Daphné. » mais pas cette fois. S'il avait voulu lui faire du mal, sincèrement, il aurait su mieux s'y prendre que de lui répondre sur ce ton triste et peu convaincant. N'importe qui d'autre si serait trompé, peut-être, et Daphné la première quelques années plus tôt. Mais comme tout ce qu'elle avait pu faire ces dernières années était l'observer, elle savait reconnaître ses réactions et lire les quelques sentiments qu'il laissait transparaitre de temps en temps. Bien trop rarement, d'ailleurs. Toujours est-il que cette fois-ci, il n'avait pas agis comme il l'aurait fait si une autre fille lui avait dit ces mêmes mots et elle le savait. Oh, bien sûr, elle savait aussi qu'il ne venait pas de lui retourner ses sentiments, il ne ressentait sans doute rien pour elle, ou peut-être pas plus qu'un léger doute. Mais il ne l'avait pas repoussé complètement, indubitablement.

Daphné sourit tristement au blond. Son manque de réaction épargnerait au moins le pauvre cœur de la Serpentard mais il confirmait les doutes qu'elle avait à son égard. Il ne serait plus jamais le même et bien que moins virulent, tout ceci n'était pas normal. Elle avait tendance a préférer ce Drago, moins méchant ,moins enfantin mais une véritable souffrance devait avoir aboutit à ce résultat et ça, elle ne pouvait l'accepter. Elle s'approcha de lui jusqu'à n'être qu'a quelques pas et lui répondit :

« J'ai déjà tenu jusque là, je ne te laisserais pas tomber maintenant. Je ne te demande rien, Drago, seulement tu dois savoir que tu n'es pas obligé de supporter ça seul, tu n'es pas obligé d'être fort tout le temps, surtout pas devant moi. Fais ce que tu veux, quand tu changeras d'avis, tu sauras où me trouver. »

Avançant encore, elle se mit sur la pointe des pieds et déposa un baiser sur sa joue avant de lui murmurer à l'oreille :

« Bonne nuit. »

Et elle partit, satisfaite, prête à rejoindre le château et la chaleur réconfortante de son lit. Finalement, ça n'avait pas été si difficile que ça, de lui parler, de lui dire ce qu'elle ressentait. Elle ne se serait jamais cru capable de le faire mais elle avait réussi et sans préméditation, en plus. Elle n'avait pas la moindre idée d'où elle avait tiré cette force de lui dire tout ça, d'agir avec autant de calme et d'assurance. Mais elle l'avait fait et elle se sentait bien mieux maintenant. L'adrénaline finirait bien par retomber, sans doute quand elle serait allongée dans son lit ou demain matin, et à ce moment là ce serait beaucoup plus difficile pour elle. Elle se sentirait sans doute dévastée et n'arriverait plus à croiser le regard du jeune homme mais elle ne vivrait pas avec le regret de n'avoir jamais dit ce qu'elle ressentait vraiment pour lui. Il était à ses yeux plus facile de vivre dans la douleur de la déception que dans le doute et l'ignorance. D'un coeur brisé, elle pourrait se remettre et passer à autre chose. De ne jamais être certaine de lui, elle aurait pu rester des années entières a attendre, a esperer, comme elle le faisait depuis l'âge de 13 ans.








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