- Nox - A vous de rallumer l'espoir.

La 6eme année touche presque à sa fin à Poudlard, le trio de Gryffondor, toujours dans le coma, ne peut rien faire contre l'avancée des Mangemorts...A vous de vous battre pour faire gagner votre camp !
 

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 Les joies de l'automne. [LIBRE]

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Norihiko Yokoya
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MessageSujet: Les joies de l'automne. [LIBRE]   Ven 18 Nov 2011 - 21:54

    Une matinée ensoleillée, enfin. Il s'agissait certainement de l'une des dernières.
    Je m'étais levé tranquillement en ce samedi matin, et m'étais vêtu d'une robe blanche comme la neige. Aujourd'hui, je voulais me faire remarquer. Je me concentrai donc une fraction de seconde et mes cheveux prirent cette merveilleuse teinte décolorée. Pour ce qui était des yeux, je les fis comme d'habitude : vert et bleu.

    J'étais donc paré à sortir. Vu qu'il faisait beau, je décidai d'aller au parc. Mais avant tout, je devais prendre un petit déjeuner. J'étais habitué à prendre trois repas par jour. Mes parents m'avaient toujours appris à prendre soin de ma santé et de ma nutrition. Et cela ne changeait pas durant les périodes scolaires. Bien au contraire.

    Je me dirigeai donc vers la Grande Salle, prenant un malin plaisir à impressionner les petits de première année devant mon passage. Enfin soit. Une fois à ma place, je mangeai quelques toasts à la confiture et bus un peu de jus de citrouille. Voila, j'étais paré en attendant le repas de midi. Je sortis du « réfectoire » et me dirigeai vers le parc. J'étais certain d'y trouver quelqu'un à impressionner. Qui sait, peut-être une personne importante ? Dans les Serpentard, j'avais déjà fait le tour des élèves dont les parents avaient une situation familiale exemplaire et où au moins un des parents avait un poste important dans le monde de la Magie. Certains étaient devenus mes « amis », d'autres, mes pires ennemis. Il ne restait plus que quelques personnes... Par exemple, cette très chère Daphné Greengrass. Néanmoins, je n'avais encore jamais eu l'occasion de me retrouver face à elle, seul à seul. Cela allait sûrement arriver, un jour. Je n'étais pas du genre impatient. Parfois.

    Les couleurs chaudes de l'automne étaient merveilleuses et contrastaient admirablement bien avec la blancheur froide de mon apparence. Je déambulai donc entre les arbres, perdant lentement mais sûrement leur feuillage. Quand soudain, je tombai nez-à-nez avec quelqu'un...



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Rigel A.Black
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MessageSujet: Re: Les joies de l'automne. [LIBRE]   Lun 6 Fév 2012 - 11:45

Rigel s'était levée tôt ce matin-là. C'était le genre de réveil assez peu agréable, celui ou on dort paisiblement, et tout à coup on réalise une chose extrêmement importante et ou on sait qu'on ne pourra plus se rendormir avant que ça ne soit accomplis. Dans son cas, c'était de se souvenir brusquement qu'elle avait oublié son livre de potion dans la serre de botanique, or qu'elle voulait boucler un devoir de potion ce matin même. À partir de ce moment la, plus moyen de se rendormir, la vision de son livre abandonné sur une des tables de travail des serres lui apparaissait sans cesse et plus elle tardait et plus elle craignait de ne pas le retrouver. Finalement, comprenant qu'elle ne pourrait plus dormir, elle s'était levée, pris sa douche puis était sortie dans le parc.

En ce début d'automne le temps était encore doux et, comme il était encore tôt, le parc était désert. Le château était encore silencieux et elle se sentit prise d'une intense relaxation en entendant que les bruits de la forêt, les créatures qui commençaient à se réveiller, le vent dans les branches. C'est l'esprit serein qu'elle entra dans la serre, décidée à présent de profiter de cette quiétude pour faire un peu le point une fois son livre récupéré.

Le livre était là ou elle l'avait laissé, c'était bien le sien, les initiales R.A.B. inscrite derrière la couverture le prouvait. Elle le rangea soigneusement dans son sac et sortit de la serre. Elle voulait à présent se trouver un endroit calme pour se retrouver un peu et réfléchir, depuis la rentrée, depuis son entrée chez les mangemorts d'ailleurs, elle n'avait plus eu de telle occasion de prendre un peu de recul sur sa situation.

Mais elle n'était pas si seule que ça. Alors qu'elle avançait d'un pas léger à l'orée de la forêt, elle tomba nez à nez avec quelqu'un. C'était un élève de Serpentard, Yokotoa ou quelque chose du genre. Elle ne le connaissait pas personnellement et ne lui avait même jamais adresser la parole, ils n'en avaient jamais eu l'occasion. Néanmoins, Rigel faisait partit de ces gens qui ne croient pas au hasard, s'ils se retrouvaient ici ce matin ou personne d'autre ne rodait dans le parc, il devait y avoir un but.

-Bonjour. Salua-elle poliment.



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MessageSujet: Re: Les joies de l'automne. [LIBRE]   Ven 24 Fév 2012 - 14:42

    Il y avait bel et bien quelqu'un qui se dirigeait vers moi. Je m'arrêtai un instant pour observer la-dite personne. Plus elle se rapprochait, plus je pouvais la détailler. Il s'agissait d'une jeune fille -d'à peu près le même âge que moi, ou plus jeune- aux cheveux d'un brun foncé et aux yeux bleus foncés. Je l'avais déjà aperçue dans les couloirs. Maintenant, je ne connaissais ni son nom, ni sa maison et encore moins la fonction de ses parents. Il était temps pour moi d'en apprendre plus sur elle. Après tout, elle faisait partie des potentiels membres de mon futur groupe. Plus elle approchait, plus je la trouvais mignonne, cette petite. Une chose était sûre : de par sa démarche, elle n'était certainement pas à Gryffondor ni à Poufsouffle. J'avais appris à les distinguer. La plupart des blaireaux avaient un pas lent et semblaient porter le monde sur leur dos. Les lions eux, étaient souvent fiers, rapides et sûrs d'eux. Néanmoins, on pouvait facilement les confondre avec les Serdaigle. Mais ils n'avaient pas ce petit côtés arrogants que la majorité des Serpentard possédaient. Mais elle... Ce n'était que par élimination que j'en déduisis qu'elle était à chez les aigles. Elle avait quelque chose que les membres de ma maison avaient. Ce quelque chose indescriptible. Mais je ne l'avais jamais vue dans notre salle commune. Même pas entraperçue. Étrange. Très étrange.

    Finalement, elle arriva à ma hauteur, et s'arrêta face à moi, aussi droite que ma personne. Elle me salua poliment. Je la toisai du regard quelques instants puis, finis par lui sourire amicalement.

    « Bonjour. »

    Je continuai à la regarder droit dans les yeux. Le silence était parfois bien utile, pour connaître les gens. Néanmoins, j'étais impatient d'en découvrir plus sur elle. Ainsi donc, je lui demandai doucement, toujours de cette voix neutre à tendance amicale :

    « Il est bien tôt pour qu'une jeune fille se balade dans le parc. Que faites-vous ici de si bon matin ? »

    Avoir l'air sympathique. C'était la meilleure façon d'attraper quelqu'un dans ses filets. Et surtout, observer et s'intéresser à sa proie. Cette jeune fille semblait assez facile à manipuler. Mais il ne fallait pas se fier aux apparences. Si elle était bien à Serdaigle, elle devait être intelligente. Tant mieux, ça me changerait de mes connaissances stupides. Je repris alors, toujours avec autant de sympathie, tandis qu'une brise légère vint faire danser lentement mes cheveux.

    « Au fait, je ne me suis pas présenté. Vous m'en voyez désolé. Je me nomme Norihiko Yokoya. Appartenant à la noble maison de Serpentard, en septième année. »

    La politesse voulait qu'elle se présente à son tour. Mais en pratique, je ne savais pas ce que ça allait donner.



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MessageSujet: Re: Les joies de l'automne. [LIBRE]   Dim 26 Fév 2012 - 22:29

Le contact avait été pris, une simple salutation, il ne fallait que ça pour que ça commence. Quelques instants s'écoulèrent avant qu'il ne la salue à son tour, il l’analysait, elle le sentait. Cela ne la perturba pas plus que ça. Elle l'avait senti depuis qu'elle l'avait vu, ce garçon faisait partit du même monde qu'elle. Le monde des sang-pur, un monde aristocrate où les gens étaient sans cesse jaugés, observés, décodés. Il en fallait plus pour l'intimider, bien plus. Elle n'avait jamais plier devant personne, quand elle se montrait intimidée, c'était bien souvent de l’apparence, elle aimait se donner un petit air un peu fragile et hésitant, on se méfiait moins d'elle ainsi. Pourtant même devant Lord Voldemort elle n'avait pas eu peur de lui directement. Alors, ce garçon, de la rigolade.

Mais néanmoins galant, voilà une chose qui se perdait et qui n'était jamais désagréable. Le plus drôle dans cette situation était d'essayer de tourner de façon classe le fait qu'elle avait stupidement paumer un livre dans une serre. Surtout, être brève et ne pas commettre l'erreur de raconter sa vie. Cette question était une façade, ils ne se connaissaient pas, que pouvait-il bien en avoir à faire de ce qu'elle fichait la ? C'était juste une façon comme une autre de nouer la discussion.

-J'avais une chose à récupérer par ici, je n'aime pas faire attendre ce genre d'affaire.

Ce qui avait toujours plus de classe que de dire « j'ai oublié mon bouquin en cours et ça m’empêche de dormir tellement je me sens tête en l'air ». Fort heureusement, il y avait constamment un très grand fossé entre ses pensés et ses paroles, autre réflexe qu'elle avait appris depuis toute petite, sa mère lui avait toujours soigneusement enseigner comment parler en société. Un instant, elle s'amusa à imaginer la tête de Luna si elle se mettait à lui parler comme elle était censée parler au naturel, autrement dit, comme une Black. Il faut dire que son amie la connaissait sous un autre jour. Le jour « Rigel au naturel, qui est capable de sortir pas mal de conneries, la Rigel au saut du lit aussi bien coiffée que sa tante Bellatrix, la Rigel qui traite son chat de vil greffier, chair à litière ». Bien loin de celle qu'elle montrait au reste du monde.

Il se présenta et aussitôt elle se rappela, Yokoya, effectivement, ce n'était pas n'importe quel gueux, chose qu'elle avait déjà ressentit rien que dans sa façon d'être. Son père était au ministère, Rigel avait déjà entendu ce nom autour d'elle. Intéressant... C'était une des familles de sorcier qui avait pour particularité d'être de sang pur, d'avoir de bonnes valeurs, de ne pas être des traîtres à leur sang, le tout sans pour autant être fidèle à Voldemort. Une espère de rareté donc.

-Enchantée. Je suis Rigel Andromeda Black, de la noble et très ancienne famille Black.

Ce n'était pas tous les jours qu'elle pouvait se la péter avec la devise de sa famille, à Poudlard c'était très mal vu de se vanter de la pureté de son sang en dehors de Serpentard. Elle était à Serdaigle, le choixpeau avait estimé que son intelligence prédominait, aussi, quand elle rappelait un peu la noblesse de sa famille, on la rabrouait en la traitant de Serpentard ratée. Bon, certes, comme insulte on pouvait faire plus vexant mais ils ne savaient pas faire mieux, elle n'allait pas s'en plaindre.



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MessageSujet: Re: Les joies de l'automne. [LIBRE]   Lun 27 Fév 2012 - 22:30

    À ma question, elle me répondit d'une voix sûre d'elle qu'elle avait eu quelque chose à récupérer, et qu'elle n'aimait pas « faire attendre ce genre d'affaires ». C'était tout de même étrange qu'elle le fasse aussi tôt. Enfin, je ne me posais plus tellement de questions quant à la normalité des personnes présentes dans cette école. Bref. Quand je me fus présenté, elle fit de même. Quelle ne fut pas ma surprise, quand elle m'apprit qu'elle faisait partie de la prestigieuse famille des Black ! Elle devait être la petite dernière de la lignée. Et quelle lignée ! La totalité des membres de cette famille avait été accueillie à Serpentard. Sauf, si mes informations étaient bonnes, Sirius Black et... Elle, du coup. C'était donc un véritable honneur pour moi. D'ailleurs, je ne me fis pas prier pour lui dire. Je pris cette voix douce et humble qui pourtant, n'avait rien d'hypocrite -et c'était vrai, je ne l'utilisais que très rarement.

    « Rigel Black ? C'est un honneur pour moi de faire la connaissance de quelqu'un d'une aussi noble lignée. »

    Sur ce, je pris doucement sa main et l'embrassai avec toute la délicatesse que ma personne le pouvait. J'avais beau être japonais, j'en connaissais tout de même un rayon sur les bonnes manières anglaises. J'en avais peut-être fait un peu trop ? Bah, ce n'était pas si grave, elle allait y survivre. Et très certainement bien le prendre. « Norihiko Yokoya » n'était pas réputé pour sa gentillesse, c'était donc une sorte de cadeau extrêmement précieux que je venais de lui faire.
    Mon père m'avait souvent parlé de la famille des Black et j'avais même fait des recherches sur son ascendance. C'était une famille de sang-pur comme on en faisait plus -sauf celle des Malefoy, qui était d'ailleurs liée à celle de cette Rigel, en fait. En clair, il fallait absolument que j'aie cette fille dans mes filets. Ne fut-ce que pour pouvoir nous faire voir ensemble. Alors si en plus, elle voulait joindre mes rangs, plus tard, ça aurait été fantastique. Enfin, j'en demandais peut-être trop. Son clan avait longtemps été un fervent admirateur de Voldemort... et c'était encore très certainement le cas. Mais bon.

    Je continuai à la détailler du regard. Vraiment, cette jeune fille était très charmante, à première vue. Mais elle ne m'avait encore parlé ni de sa maison, ni de son année. Je misais sur Serdaigle. Quant à l'année, il était clair qu'elle n'était pas dans la mienne. J'aurais alors dit qu'elle était en cinquième ou sixième année. Elle n'avait pas le physique de quelqu'un de plus jeune. Ni de plus vieux, de toute manière.

    « Mais dites-moi, dans quelle maison êtes-vous ? Vu votre ascendance, il eut été normal que vous soyez à Serpentard... Néanmoins, je ne vous ai jamais vue dans notre salle commune. Alors à moins que vous n'ayez une capacité fort étonnante pour vous cacher de ma vue, je dirais que vous êtes de la maison de Serdaigle. Ai-je tord ? »

    Je parlais avec un langage on ne peut plus soutenu. Ce n'était là qu'une manière comme une autre de montrer ma supériorité comparé au commun des sorciers. Et surtout, pour peut-être qu'elle se sente importante, elle aussi. Il était rare que les jeunes de maintenant se vouvoient entre eux. Moi-même, je ne le faisais jamais. Il n'y avait que les adultes que je vouvoyais. C'était la base des bases pour montrer qu'on avait un minimum de respect pour quelqu'un. Donc, je montrais par la même occasion que j'avais du respect pour ma nouvelle connaissance.

    Je sentis au fond de moi une envie extrême d'en savoir plus sur elle. C'était rare. Très rare. Extrêmement rare. C'est qu'elle était quelqu'un d'important aussi, cette jeune fille...



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MessageSujet: Re: Les joies de l'automne. [LIBRE]   Dim 4 Mar 2012 - 21:28

    Enfin le samedi matin ! June l'avait attendu avec impatience alors que la semaine lui avait paru bien trop longue et surchargée en travail. Elle ignorait si les professeurs entretenaient des relations entre eux mais elle avait l'impression que certains ne prenaient pas la peine de prévenir l'autre de ne pas donner trop de travail à telle classe car un grand devoir les attendait et qu'il leur était primordial de réviser cette matière durant les heures de libre. A cause d'eux, June avait passé la plupart de ses nuits à se fondre dans des manuels et à ne trouver le monde des rêves qu'à trois heures du matin pour ensuite se lever à sept heures. Cela dit, cela ne restait plus qu'un vilain souvenir et elle avait plus ou moins terminé le restant de ses charges. Même si elle n'avait pas forcément approfondi ses réponses, au moins elle l'avait terminé. Bâclé ou pas, cela lui était bien égal tant que ce n'était pas noté. Et puis, pour l'Arithmancie, il s'agissait principalement d'effectuer des calculs pour connaître sa numérologie. Elle se leva donc avec enthousiasme et devant son miroir, elle s'arrangea les boucles de cheveux qui partaient un peu n'importe comment avant de se changer et d'enfiler un haut noir ainsi que sa jupe de sorcière.

    Soigneusement, elle accrocha son insigne de préfet à son haut et partit sans faire de bruit pendant que ses camarades roupillaient encore. La jeune fille ignorait ce qu'elle allait faire cette matinée mais elle avait préféré se lever plutôt que de rester couchée. Peut être irait-elle à la volière pour envoyer du courrier à ses parents. Ces derniers lui avaient adressé une lettre il y a quelques jours de cela, en lui recommandant de se calmer quant à ses attitudes insolentes envers le professeur Babbling. Ils lui avaient dit que celle-là les avait prévenu que leur fille ne se montrait pas volontaire à ses cours de runes et qu'elle manifestait un goût assez prononcé pour la provocation. Cela dit, June se moquait éperdument d'elle mais elle craignait un peu la réaction de son père si elle ne se calmait pas. La demoiselle avait certes des tendances rebelles mais en présence de ses parents, elle se montrait aussi sage qu'une poupée. Et puis, elle dut avouer que son comportement n'était pas digne d'une préfète qui devait donner l'exemple. C'était donc uniquement pour cela qu'elle comptait se calmer en cours de runes.

    La petite descendit dans sa salle commune où elle salua ses camarades déjà levés et jouant aux bav'boules sur le sol. Les rideaux aux motifs de Serpent étaient retroussés et une lumière artificielle blanche éclairait les lieux. Rapidement, elle quitta ces lieux et affronta quelques temps après le froid glacial des cachots où ses pas raisonnaient à travers les murs. Cet endroit ne mettait pas à l'aise la plupart des élèves, surtout si le professeur Rogue s'y trouvait. Cependant, les Serpentard étaient habitués à cette atmosphère de vide et d'angoisse que cela procurait, donc à long terme cela les laissait indifférent. Parfois, on y entendait des bruits bizarres et les premières années évitaient de rester trop longtemps dans ces cachots sans être accompagnés. Heureusement, il n'y avait jamais eu de réelles manifestations suites à ces bruits loufoques. Alors, on pensait qu'il devait s'agir de potions préparées par Snape durant la nuit et qui provoquait ce petit boucan inquiétant alors que les ingrédients se mélangeaient entre eux dans le chaudron au dessus du feu. Enfin, elle aperçut la vraie lumière du jour qui provenait de l'immense partie du château; celle des escaliers. L'avantage de la salle commune de Serpentard était qu'au petit matin, les élèves n'avaient pas à emprunter de nombreux escaliers mouvants qui n'en faisaient qu'à leur tête. Eux, ils avaient tout simplement à emprunter les cachots et à monter cinq ou six marches qui, elles, ne se déplaçaient pas. D'un pas décidé, elle s'avança vers la grande salle où elle repéra quelques "amis" qui appréciaient déjà le déjeuner. L'entrée de la préfète, bien que discrète, attira les regards de ce petit groupe qui la saluèrent d'un signe de main ou d'un petit sourire en coin. Ils entamèrent une nouvelle conversation en sa compagnie tandis qu'elle mordait son croissant moelleux tout en buvant son bol de chocolat.

    Cela prit quinze minutes avant qu'ils ne terminent de débattre sur le thème des dangers potentiels des loups garou. June quitta la Grande Salle en compagnie de son fidèle acolyte Kellan Moore, avec qui elle restait la plupart d u temps. Ce dernier lui proposa de se rendre à la bibliothèque. Le soir dernier, il avait réussit à chopper un livre assez intéressant à la réserve, et il l'avait caché dans un des rayons de la partie principale de la bibliothèque, celle réservée aux élèves. Il ne pensait pas que Madame Pince soit assez fine pour aller vérifier tous les matins que les rayons étaient bien rangés donc cela était l'occasion d'aller le chercher et de le lire. D'après lui, ce manuel en question était ancien et contenait des magies anciennes et assez malsaines. Réjouie par cette idée, les deux camarades dépêchèrent leur pas vers le troisième étage. Une fois entrés dans la bibliothèque, madame Pince les lorgna du regard tandis qu'ils avançaient doucement vers le rayon où Kellan avait caché le livre. Puis, la femme quitta son bureau et se dirigea vers eux. De sa voix sèche, elle les interpela.

    June se retourna vivement et espéra que cela n'était pas mauvais signe; ce n'était décidément pas le moment de se faire gronder par un composant du personnel de Poudlard. Kellan était sûrement celui qui craignait le plus de la part de Madame Pince et il resta donc immobile; seul son regard surprit suivait le mouvement de la petite bibliothécaire.


    « - Bonjour tous les deux. Je vois que vous appartenez à la maison de Serpentard alors j'aurais donc un petit service à vous demander. »

    Les deux jeunes gens se regardèrent, visiblement soulagés mais tout de même sceptiques.

    « - Un certain Norihiko Yokoya, je suppose que vous le connaissez, est venu emprunter un livre mais il n'était pas disponible lorsqu'il est venu ici. Je l'ai maintenant récupéré et je souhaite que vous le lui rapportiez avant que je ne l'oublie. J'ai beaucoup de choses à faire donc je m'en tiens à vous. »

    Comme toujours, cette femme ne manquait pas de toupet et vu le ton qu'elle avait employé, cela s'apparentait plus à un ordre qu'à un service gentiment demandé. Cela dit, June ne pouvait refuser puisque cela entacherait sa position de préfète. Elle s'approcha de la dame et prit le livre qu'elle leur tendait.

    « - Je vais m'en charger de suite, madame Pince. »

    « - Fort bien. » termina t-elle avant de les lorgner du regard une dernière fois et de retourner à ses occupations.

    June murmura à Kellan qu'elle reviendrait vite et qu'il devait tâcher de retrouver ce fameux livre qu'il avait caché. Ainsi, elle quitta la bibliothèque en vitesse avec l'impatience d'en finir avec le livre emprunté et de revenir vite sur ses pas. Sur le coup, elle pesta c ontre Norihiko Yokoya. Bien sur qu'elle le connaissait vu qu'il était dans la même maison qu'elle et il se montrait bien prétentieux envers les gens. Du haut de ses dix sept ans, cela était compréhensible mais cela énervait beaucoup d'étudiants. June n'avait eu que peu d'occasions de lui parler si on excepte les politesses et encore, elle n'avait pas spécialement l'envie de lui parler après tout ce qu'on disait sur lui : type infréquentable, bizarre, prend les gens de haut. Bref, il y avait là des traits dans lesquels June se retrouvaient mais c'était justement cela le problème; elle détestait se confronter à quelqu'un qui a un caractère aussi fort que le sien. Après, cela n'était que des rumeurs donc elle ne pouvait fonder un réel jugement envers ce garçon. Cependant, mieux valait se fier à ce que disait Malefoy avant de plonger dans la gueule du loup.

    La première idée qui lui était venue en tête était bien entendu de se rendre à la salle commune; il y avait plus de chances d'y trouver là bas un Serpentard. Elle comptait déposer le livre sur une des tables de cette salle et d'y mettre un mot comme quoi son destinataire était Yokoya. Ensuite, libre à quelqu'un de le piquer pour lui faire une farce ou autre chose, June ne comptait pas être tenue comme responsable. Après tout, ce type n'avait qu'à faire d'autres choses plus intéressantes que de lire un manuel scolaire. Avec un air de dédain, elle feuilleta le livre pour y regarder le sommaire ainsi que quelques illustrations. Bon dieu... il étudiait les coutumes occultes des anciens peuples celtes ou hébreux. En bref, c'était surtout un livre d'histoire de la magie mais dans ce cas, pourquoi vouloir emprunter un livre alors qu'on achetait les livres nécessaires à l'année à Fleury & Botts ? Rien que pour cela, June le soupçonna de lire ce gros bouquin uniquement pour sa culture personnelle et cela la dégoûtait. Elle ne touchait jamais à un livre sauf quand elle y était contrainte ou si elle avait des difficultés... et encore, elle ne touchait qu'aux livres qu'elle avait acheté. Dans le pire des cas, elle se rendait à la bibliothèque seulement pour lire des livres qui comportait des notions de magie noire ou quelque chose comme cela, mais sans aller jusqu'à se renseigner sur la vie des celtes. En plus de cela, il y avait tout un chapitre sur les runes ! Quelle horreur. La brune en avait déjà assez avec les cours de Babbling à ce sujet et donc, elle referma brusquement le livre. Elle espérait de tout coeur que Yokoya ne soit pas un partisan de ces arnaques de cailloux qu'ont inventé les Scandinaves ou les Anglo-Saxon.

    Bref, elle redescendit les marches jusqu'à l'entrée des cachots mais une élève l'en arrêta. June sentit une main la retenir et quand elle se retourna avec l'intention d'enguirlander cet enquiquineur, elle ne put s'empêcher de sourire narquoisement. Coleen Benson se tenait là et elle lui demanda ce qu'elle faisait avec un livre entre les bras. Cela lui paraissait sans doute inhabituel de voir June, qu'elle considérait comme une grande amie, avec de la lecture sous la main. Notre héroïne répondit qu'elle devait porter ça à Yokoya et à l'annonce de son nom, Coleen lâcha un petit rire avant de lui dire qu'il n'était pas en salle commune. Un peu plus tôt, au petit déjeuner, elle l'avait aperçue en direction du parc et elle ne pensait pas qu'il soit revenu depuis ce moment là. Un peu irritée, la jeune MacKenzy soupira avant de repartir sur ses pas.
    La Grande Porte était ouverte et à son arrivée, une grande brise fit voleter les mèches de ses cheveux. Pressant le pas, elle crispa ses doigts contre la surface du livre avec l'intention d'en finir vite. Du regard, elle chercha Yokoya et elle finit par le trouver debout en compagnie d'une fille.

    Bordel, il n'avait toujours pas changé... toujours aussi fou pour vouloir teindre ses cheveux en blancs et avoir l’assortiment qui va avec. Qu'il ne s'étonnait pas si tout le monde le trouvait louche.

    Quoi qu'il en soit, cela n'était pas convenable de déranger deux personnes en pleine discussion mais le jeune garçon n'avait qu'à pas emprunter des livres à la bibliothèque et il n'en serait pas là à l'heure qu'il est. Surtout qu'il venait de priver June de cinq à dix minutes de lecture supplémentaire du fameux livre de la réserve. Elle s'approcha sans se dénuer de sa confiance en elle puis lorsqu'elle arriva à la hauteur des deux élèves, elle les interrompit.


    « - Bonjour. Je vous prie de m'excuser pour ce dérangement, dit-elle sur un ton hypocrite qui ne montrait pourtant pas qu'elle était désolée, mais madame Pince m'a chargée de te livrer le manuel que tu as voulu lui emprunter, Yokoya. »

    Elle leva le livre en direction du concerné avec le soulagement de s'en être débarrassé. Puis, elle leur adressa son habituel sourire faussement aimable qui se voulait angélique
    .
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MessageSujet: Re: Les joies de l'automne. [LIBRE]   Dim 4 Mar 2012 - 21:33

C'était amusant comme le protocole la gonflait quand elle était chez elle, mais comme elle l'appréciait quand elle était à Poudlard. Qu'on vante sa lignée et son nom comme Yokoya le faisait, chez elle, ce n'était que normalité, touts les visiteurs agissaient ainsi en général, mais ici, à Poudlard, royaume de Dumbledore ou les titres et autre prestige étaient même méprisés car associé aux mangemorts, cela se révélait infiniment plus précieux, car plus rare. Beaucoup plus rare.

Un léger sourire lui était d'ailleurs venu aux lèvres, oui vraiment, à Poudlard elle était particulièrement sensible à ce genre de choses. Sans exiger que le protocole soit respecté, venant d'un inconnu de son rang, elle aurait été néanmoins légèrement froissée s'il n'avait pas observer un minimum de bonnes manières. Avec les gens « normaux », elle n'exigeait rien vu qu'ils n'étaient de toute façon pas élèves ainsi, elle exigeait juste une politesse irréprochable, si quelqu'un avait le malheur de lui adresser la parole sans la saluer avant, elle n'y répondait que par son mépris. Après il y avait Drago qui était, certes, de son rang, mais avec qui elle avait pour ainsi dire grandit, s'ils observaient scrupuleusement une certaine retenue ensemble, elle aurait trouvé particulièrement ridicule qu'ils s'amusent à se vouvoyer et se faire des révérences compte tenu du fait qu'ils avaient pour ainsi dire garder les hippogriffes ensemble. Puis il y avait Luna, avec qui Rigel avait accroché dès son arrivée à Poudlard, bien qu'elle avait dû très certainement paraître atrocement hautaine à son amie sur le coup.

Même le vouvoiement qu'il employa par la suite ne la mis pas mal à l'aise, c'était dit avec un tel naturel. Rigel se souvins d'une septième année de Serdaigle qu'elle avait croisé quelque temps avant, qui elle aussi s'était mise en tête de la vouvoyer, mais ça ne faisait pas du tout le même effet. La preuve, si ce jour-là, sa réaction avait été « il est inutile de se vouvoyer entre élève », il ne lui venait même pas à l'esprit d'en faire de même devant ce Yokoya.

-C'est exact, je suis de Serdaigle. À vrai dire le choixpeau a eu une certaine hésitation sur mon cas, les deux maisons me convenaient. Ça reste pour moi une fierté d'appartenir à la maison qui brille par l'intelligence de certains des sorciers qui y sont passés.

Comme toujours, elle n'utilisait pas d'absolu. Touts les Serdaigles n'étaient pas intelligent, tout les Gryffondor n'étaient pas courageux, quant à la grandeur des Serpentard, il suffisait de voir Crabbe et Goyle pour se rendre compte que la réputation n'était pas toujours à la hauteur des faits. Trop de pseudo bourgeois exigeaient d'aller à Serpentard par pression familiale sans pour autant en avoir les qualités. Rigel elle-même aurait sans doute émis une préférence pour cette maison si dans sa lettre, son père ne lui avait pas dit qu'elle était libre de choisir la maison qu'elle estimerait lui convenir le mieux.

-Votre nom m'évoque quelque chose également, n'avez-vous pas un parent au ministère ? Demanda-elle innocemment.

Elle n'eut pas le loisir de recevoir la réponse, ils furent interrompu par une gamine de Serpentard qui lui coupa presque la parole. Bien qu'elle les salua et s'excusa du dérangement, l'hypocrisie transpirait de sa voix à un tel point qu'il était impossible de douter que cette fille s'en tapait royalement d’interrompre les gens. Elle venait pour rapporter un livre au Serpentard, avec un sourire moqueur, Rigel se tourna vers elle.

-En règle générale, il me semblait qu'on envoyait des messages par hibou pour avertir des arrivages de livres. Pour être à la hauteur, tu devrais apprendre à faire silence en exécutant une livraison, cela t’éviterait également d’interrompre les gens. Tu pourrais peut-être avoir une promotion comme elfe de maison ainsi.



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MessageSujet: Re: Les joies de l'automne. [LIBRE]   Mar 6 Mar 2012 - 16:21

    La jeune fille sembla ravie du baise-main. Ce n'était sûrement pas tous les jours qu'on lui en faisait. Même si elle faisait partie de cette si prestigieuse famille. Elle m'avoua alors que le Choixpeau Magique avait longuement hésité quant à la maison dans laquelle il voulait l'envoyer. Serpentard lui convenait aussi bien que Serdaigle, d'après elle. Mais elle était heureuse de faire partie de la maison des érudits. En effet, beaucoup de sorciers qui avaient fait leur scolarité à Serdaigle étaient très intelligents. Même si il y avait bien évidemment quelques exceptions à la règle. Je ne pus m'empêcher de la complimenter. Étrangement, c'était rare que ça sorte tout seul comme cela, avec moi. C'est que Rigel A. Black en valait décidément la peine, pour que je le fasse inconsciemment.

    « Ma foi, j'aurais été ravi de vous avoir à Serpentard, à mes côtés. Vous avez une grâce sans pareille, et semblez dotée d'une ruse n'arrivant pas à la cheville de certaines vermines grouillants dans notre si noble maison. »

    Par là, je sous-entendais évidemment Crabbe et Goyle... Ils étaient complètement stupides. En fait, il n'y avait pas qu'eux... il y en avait d'autres. Mais qui étaient tellement peu importants que je ne leur accordais pas mon attention. De toute manière, les gens qui méritaient vraiment TOUTE mon attention étaient très rares. Et de toute évidence, Rigel faisait partie de cette élite. L'espace d'un instant, je la vis plongée dans ses souvenirs. Elle était mignonne, concentrée comme cela. Puis, elle reprit la parole, me demandant si un de mes parents ne travaillaient pas au Ministère. Effectivement, c'était le cas. Mais à peine avait-elle fini sa phrase -et encore...- que nous fûmes interrompus par MacKenzy. La cadette, à Serpentard. Elle « s'excusait » pour le dérangement... Rien que ça. Elle ne se rendait pas compte de l'intrusion qu'elle venait de faire, cette petite... Soit disant que Madame Pince l'avait chargée de lui remettre un bouquin pour moi. Pardon ? Je n'avais jamais demandé un seul livre à la bibliothèque. Du moins depuis un mois, et je l'avais reçu deux semaines auparavant. Je pris donc l'ouvrage qu'elle me tendait en levant un sourcil. Mais je n'eus pas le temps de lui répondre, ce fut ma compagne qui répondit à ma place. Elle semblait réellement agacée, lui disant ouvertement que ce genre de choses se faisait, de manière générale, par hibou. Elle marquait un bon point. Elle continua en lançant qu'elle devrait apprendre à ne pas interrompre les gens, ce qui pourrait lui donner une promotion comme elfe de maison.

    Alors là ! Étonné, je lançai un regard doux à la jeune Black. Vraiment, elle aurait fait une Serpentard hors pair ! J'avais le sentiment ultime que elle et moi, nous formerions un duo exceptionnel. Je me tournai alors vers la petite cinquième année et lui rendis le bouquin qu'elle venait de me donner.

    « MacKenzy, je n'ai jamais commandé ce livre. Qui plus est, il parle des coutumes celtes ou je ne sais quoi. Ça a un rapport avec l'Histoire de la Magie... Et pour être honnête, je ne supporte pas cette matière. Je ne la suis d'ailleurs plus depuis l'année dernière... Je n'ai pas eu ma BUSE en cette matière. »

    Je lui lançai alors un regard dédaigneux, comme j'en avais le secret. Cette sale gamine se cachait derrière son petit sourire d'ange mais on ne me la faisait pas à moi. Je connaissais ce genre de trucs et astuces. Bref, je me reconcentrai sur la si charmante Serdaigle qui me tenait compagnie, faisant fi de Mini-MacKenzy pour lui répondre.

    « Sinon, Mademoiselle, j'ai en effet mon père travaillant au Ministère de la Magie. Dans la section des Finances. Vous le connaissez, peut-être ? »



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MessageSujet: Re: Les joies de l'automne. [LIBRE]   Sam 10 Mar 2012 - 19:08

[ Désolée du petit post, entre devoirs pour lundi et autres occupations, je manque d'inspiration. Sad ]


    Le pire dans l'histoire n'était pas qu'elle venait de les interrompre impoliment mais qu'elle avait fait tout ce trajet pour rien. De la bibliothèque jusqu'au parc, ce n'était pas la mort mais elle aurait pu passer cinq minutes plus précieuses à la lecture de son livre. Yokoya venait de lui annoncer qu'il n'avait jamais commandé ce livre et qu'il ne portait aucun intérêt pour cette matière. Sur le coup, c'était plutôt une information intéressante et elle réconforta June à l'idée que ce type n'était, au moins, pas quelqu'un d'assez barjot pour bouquiner des choses sur les runes ou les cultures celtes. A moins qu'il en ait honte et qu'il ne voulait pas se montrer trop cultivé pour se faire un côté rebelle, devant sa chérie. Mmmh, non, l'imagination de la verte partait trop en paranoïa alors elle préféra ne pas chercher une raison à ce garçon. Il fallait voir du côté de la source. En effet, pourquoi Madame Pince lui avait dit de lui envoyer ce livre ? La réponse du Serpentard n'avait pas de sens, à moins que la bibliothécaire se soit trompée de personne ou que quelqu'un se soit fait passé pour Yokoya afin de lui faire une blague. Et vu que c'était soi disant sa matière détestée, pourquoi pas.

    Elle s'apprêtait à approfondir plus loin ses recherches quand elle fut interrompu par cette fille de Serdaigle qui accompagnait le jeune homme. Son visage lui disait quelque chose mais il y avait des centaines de filles à Poudlard, brunes aux yeux bleus, qu'il était difficile de distinguer exactement qui elle était. M'enfin, il était peut être possible qu'elle soit issue d'une grande famille. Cependant, cela ne devait pas l'empêcher de se la jouer "maligne". Qu'est-ce qu'elle voulait, d'abord ? Il sembla à June que ce n'était pas à elle qu'elle parlait. Ne pouvait-elle donc pas attendre ? Et bien, visiblement, les bleu et les bronze pouvaient être intelligents mais ils manquaient cruellement de patience. Maudite soit-elle, pensa fortement notre protagoniste aux boucles brunes. Elle croyait vraiment qu'elle irait monter tout en haut, en affrontant des tonnes et des tonnes de marches, pour un bouquin horrible ? Peut être qu'il était dans ses habitudes de faire un footing en plein Poudlard mais il ne s'agissait pas non plus d'un cas général. Sur le coup, June aborda le même sourire angélique avant de lui répondre :

    « - Euh, on se connait ? Non, je ne pense pas. Il ne me semble pas t'avoir adressé la parole donc au lieu de t'exciter sur moi, tu ferais mieux de ne rien dire. La volière se situe au sommet de la tour ouest et il s'avère que le parc était sur mon chemin donc je n'ai strictement aucune raison d'aller faire des promenades jusqu'en haut alors que mon destinataire est à proximité. Le reste m'est bien égal. »

    Puis, le silence fut de nouveau brisé par Yokoya qui décida de faire comme si de rien était. Il jouait dans le pacifisme, lui ? Il n'était vraiment pas comme la plupart des gens, qui ne se laissaient jamais faire et qui répondaient aux provocations pour montrer de quel bois ils se chauffaient. Cela dit, au moins, June aurait évité de traîner d'avantage près de ces gens-là. Elle s'éloigna d'eux calmement puis ne put s'empêcher de jeter un au revoir d'une voix forte et joyeuse :

    « - Sur ce, je vous souhaite une bonne journée ! »

    Avec un peu de chances, il pleuvrait et ils seraient trempés de la tête aux pieds. A cette pensée, June laissa échapper un rictus puis elle se précipita vers grande porte d'entrée.... La bibliothèque l'attendait !
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MessageSujet: Re: Les joies de l'automne. [LIBRE]   Jeu 12 Avr 2012 - 18:02

Bon, l'enquiquineuse était partie et ce aussi vite qu'elle n'était arrivée. Il faut dire aussi qu'en les interrompant pour un livre qui n'était même pas pour lui, elle n'était pas à son avantage. Son petit discours pour se justifier n'avait même pas fait lever un sourcil à Rigel, sa faible tentative pour tenter de l'intimider était si peu pertinente. Le plus drôle était d'avoir dit que la Serdaigle "s’excitait" sur elle, venant d'une personne qui mettait un point d'honneur à ne jamais se laisser dépasser par ses émotions, ça avait aussi peu de sens que de dire que Vincent Crabbe était intelligent.

Bref, elle était partie et la jeune fille se retrouvais enfin seule à seule avec le charmant Serpentard. Cet incident avait assez bien illustrer ce dont ils parlaient juste avant, à savoir que les qualités de la maison de Serpentard avait tendance à se perdre. De la ruse chez la mini MacKenzy ? Elle ne faisait preuve ni d’éloquence, elle n'avait même pas un minimum de présence, le choixpeau envoyait n'importe qui à Serpentard.

-En effet, j'aurais pu remonter un tant soit peu le niveau. Merlin sait que cette maison en a besoin quand on voit ça. Commenta-elle, regardant MacKenzy s'éloigner.

Retournons à nos hippogriffes, il y avait une histoire de ministère sur le feu. Elle avait eu un bon souvenir, il avait effectivement quelqu'un de sa famille au ministère. Pas n'importe qui d'ailleurs, son père lui-même en section finance. Pas le service de détournement de l'artisanat moldu donc.

-Je ne le connais pas personnellement non, mais j'en ai déjà entendu parler, votre nom ne m'est pas inconnu. Je crois que c'est mon oncle qui m'en a déjà parler, en positif bien évidement.

C'était un souvenir assez marquant que ce jour où Lucius avait emmené Rigel et Drago au ministère pour leurs montrer comment le monde magique fonctionnait. Évidement, étant des enfants et simples visiteurs ils n'avaient pas pu aller partout, loin de là. Cependant ils avaient pu voir bien plus de choses que la plupart des gens voyaient du bâtiment.

-J'ai eu la chance de visiter le ministère il y a quelques années, je n'ai pas pu entrer dans les différents services mais j'y ai appris beaucoup.

La chose principale qu'elle avait dû comprendre ce jour-là était que tout marchait par jeux de relation. Lucius s'arrangeait constamment pour être en bons thermes avec les sorciers intéressants, ainsi, même sans avoir de rôle officiel, il était impliqué dans les affaires du pays. C'était ironique de penser que ce qu'il lui avait appris lui servait aujourd'hui contre celui qu'il servait.

-Mon oncle, enfin, oncle éloigné mais c'est tout comme, s'appelle Lucius Malefoy. Vous connaissez ?

Sachant que ledit Lucius s'était fait attraper quelques-temps avant avec pas mal d'autres mangemorts, au ministère même. L'hypocrisie de la situation était d'ailleurs bien amusant, touts ces gens qui avaient jouer les offusqués à cette nouvelle alors que n'importe qui possédant un peu de bon sens ne pouvait ignorer que la famille Malefoy avait toujours été relativement proche de Voldemort. Aussi proche qu'on puisse l’être de cet homme. Elle ne prenait pas vraiment de risque en révélant son lien avec Lucius, son seul nom de famille suffisait à connaître le lien. Elle était d'ailleurs même surprise de ne jamais avoir été convoqué par l'école et suspectée d’être mangemort, c'était précisément cette absence de réaction qui la rendais encore plus méfiante envers l'équipe éducative.



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MessageSujet: Re: Les joies de l'automne. [LIBRE]   Ven 13 Avr 2012 - 14:10

    Mini-MacKenzy partit en râlant, ayant bien évidemment mal parlé à mon adorable interlocutrice. J'allais lui rendre la monnaie de sa pièce, un jour. Mon éducation m'avait appris à ne jamais être impoli avec ce genre de personne. Et je trouvais normal que ce soit valable pour tout le monde. Donc, cette sale gamine allait devoir payer. Quant à Mademoiselle Black, elle se tourna à nouveau vers moi, prête à continuer la conversation que nous avions dû interrompre. Elle reprit sur le fait que Serpentard était maintenant composé d'énormément de personne du même genre que Mini-MacKenzy, et qu'elle, elle aurait remonté le niveau. J'étais totalement du même avis qu'elle. Tout en souriant, je répondis.

    « En effet. Vous auriez remonté considérablement le niveau de Serpentard. Mais je doute qu'une si jolie jeune femme se serait épanouie parmi cette bande de demeurés. »

    Une fois de plus, je m'inclinai légèrement à ses côtés, lui pris la main et déposai un doux baiser sur son revers. J'aimais être attentionné avec elle. Non seulement elle était d'agréable compagnie, mais en plus, elle était la descendante d'une longue lignée de Sang-Pur anglais. Bref, elle avait tout pour elle. Nous continuâmes la conversation à propos de mon père. Elle ne le connaissait pas personnellement, mais son oncle lui avait déjà parlé de lui, et en bien. Je trouvais cela très étrange étant donné que je pensais que son oncle étant Sirius Black. Or, ce dernier était recherché par les Aurors et toute la clique du Ministère de la Magie. J'attendis qu'elle continue pour lui répondre quelque chose. Je n'allais pas la mettre mal à l'aise à propos de Sirius Black. Elle ne se fit pas prier et reprit donc et m'expliqua qu'elle avait eu la chance de visiter le Ministère il y avait quelques années. Dire que j'y entrais comme je voulais pour rendre visite à mon père... Elle continua en m'avouant qu'elle y avait appris beaucoup, même si elle n'avait pas pu visiter les services de fonds en combles.

    « Oui en effet, il est toujours très instructif de visiter le Ministère avec un quelqu'un d'intégré dans le milieu. Je l'ai bien vu avec mon père : je vais avec lui à son travail depuis tout petit, de temps en temps pendant les vacances, j'apprends toujours de nouvelles choses. »

    Elle continua alors sur son oncle, qui était plutôt un « oncle éloigné ». Je faillis ouvrir la bouche en un grand « O » quand elle m'avoua qu'il s'agissait de Lucius Malefoy. Lucius Maalefoy... il s'agissait du père d'un de mes pires ennemis, Drago Malefoy. Cela voulait dire qu'ils étaient cousins éloignés. Argh. Après un léger malaise, je me dis que finalement, ça ne pouvait pas être plus mal. Après tout, elle pourrait me dire des choses sur la fouine. Et puis l'avoir dans mon camp calmerait peut-être son cousin, du coup. L'espace d'un instant, l'étonnement avait dû se lire sur mon visage. Enfin, ce n'était pas une catastrophe non plus. Je repris mon air charmeur et si poli.

    « Oui, je connais bien Lucius Malefoy... ou plutôt, de nom, via mon père. Cela m'étonne d'ailleurs qu'il en aie dit du bien. Ils ne se supportent pas. Un peu comme moi et votre heu... Cousin, je suppose ? Il a tendance à se prendre de haut et à se croire supérieur à moi. Certes, je ne doute point de sa grandeur mais... je trouve qu'il me doit le respect. C'est mon éducation nippone qui veut cela. J'espère que vous ne m'en voulez pas. »

    Je n'avais pas totalement menti. Certes, je détestais Malefouine. Il m'énervait au plus haut point, de par son air hautain et dégoûté de tout ce qu'il voyait -nés-moldus, Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle, elfes, enseignants, moi- mais ce qui me mettait aussi et surtout en rogne, c'était le fait qu'il ne me respecte pas, alors que j'étais son aîné. Qui plus est, j'étais meilleur que lui dans diverses matières. Et pour terminer, il croyait qu'en étant Préfet-en-Chef, il pouvait me donner une retenue pour n'importe quelle raison. Heureusement que Maxi-MacKenzy avait croisé notre route ce jour-là. Sans elle -même si je me serais bien défendu tout seul- Malefoy aurait certainement mis ses menaces à excécutions.



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MessageSujet: Re: Les joies de l'automne. [LIBRE]   Lun 23 Avr 2012 - 21:16

Rigel n'en revenait pas qu'elle était en train de parler du ministère avec un parfait inconnu, au demeurant charmant. Il faut dire que elle, en toute honnêteté, le ministère elle s'en contrefichait un peu. Beaucoup même. Elle l'avait visité avec Lucius, elle y avait appris deux-trois choses intéressantes mais pour rien au monde elle ne voulait s'y intégrer plus que ça. Souvenir mémorable du jour ou son oncle lui avait dit que, brillante comme elle l'était, il pourrait sans peine lui obtenir une bonne place au ministère. Elle lui avait ri au nez. De toute façon, elle ne savait même pas si elle avait l'intention de survivre à cette guerre.

Une montée d'angoisse la saisit et elle eut quelques difficultés à ne rien en laisser paraître. Un jour, elle trahirait Voldemort, elle le savait déjà. Ce jour la serait sans aucun doute son dernier, tout ce qu'elle espérait c'est qu'elle partirait de façon utile. Néanmoins, l'idée de passer de l'autre coté l'angoissait régulièrement. Elle chassa ces pensées, elle était en bonne compagnie, ce n'était pas le moment de remuer des idées noire.

Elle parvint à sourire quand il parla de Lucius. Comme elle l'avait senti, il n’appréciait guerre la famille Malefoy. Drago lui avait Déjà parler de « cet exaspérant Yokoya ». De même, elle avait bien vu dans le regard de son oncle que s'il appréciait le travail du père du beau Serpentard, il était loin de l’apprécier en tant que personne.

-Oui, Drago m'a déjà un peu parler de vous, il ne semble pas spécialement vous apprécier. Mon oncle, c'est un peu diffèrent, disons qu'il apprécie la qualité de travail de votre père, il ne m'a rien dit d'un point de vue personnel. Quant à Drago, il se sent supérieur à tout le monde, même moi je dois parfois le rappeler un peu à l'ordre quand il s'avise d'oublier qui je suis et surtout qu'il n'est pas le seul d'un rang honorable dans ce monde.

Drago était tout de même une personne un peu plus complexe que ça, Rigel était une des rares personne à réellement savoir ce qu'il en était dans son esprit. C'était une personne bien plus appréciable que ce qu'il laissait voir. Mais c'est vrai, il avait ce travers de toujours se penser supérieur aux autres. Cependant, malgré cela, Rigel l’appréciait énormément et lui pardonnait la plupart du temps, même de ses moment où il était désagréable envers elle. La famille, c'était plus important que quelques détails futiles.

-Je ne vois pas pourquoi je devrait vous en vouloir. Je suis la mieux placée pour savoir qu'il a parfois des façons d'agir assez... Crispante.

Un léger sourire amusé se dessina sur ses lèvres.

-La dernière fois ou il a tenté de me prendre de haut, il s'est retrouvé une semaine avec les cheveux rose bonbon et la menace que je réitère le geste une fois à Poudlard. Une fois calmé, c'est quelqu'un de très agréable, croyez-moi.

Ce souvenir venait de lui réchauffer un peu le cœur, ça lui faisait du bien de se rappeler certains bons moments de ce type.

-Assez parler de mon cousin, parlez-moi un peu de vous !



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MessageSujet: Re: Les joies de l'automne. [LIBRE]   Mer 25 Avr 2012 - 20:51

    Ma douce interlocutrice sembla, à un moment, légèrement stressée. Je posai alors une main réconfortante sur son épaule. Peut-être l'intimidai-je ? Ce n'était pas possible, pourtant. Quelques minutes auparavant, elle était totalement à l'aise. Une chose était sûre : si je n'étais pas habitué à observer les gens qui m'entouraient, je n'aurais jamais su qu'elle avait changé d'état d'émotion. Néanmoins, je réussis tout de même à la faire sourire quand je lui parlai de Lucius Malefoy. Nous continuâmes d'ailleurs la conversation comme si de rien n'était. Elle m'apprit que Malefouine lui avait déjà parlé de moi, et qu'il ne semblait pas me porter dans son coeur. À peine ! Ce sale morveux ne me supportait pas. Et c'était réciproque. Cependant, je n'allais tout de même pas le lui dire. Il fallait faire belle figure face à elle. Je ris quand elle m'avoua qu'elle avait déjà dû le remettre à l'ordre.

    « Vous êtes certainement l'une des seules personnes en ce monde à savoir faire une telle chose. En tout cas, mon père m'a aussi parlé de son père comme étant un bon fonctionnaire. Même si il use et abuse un peu trop de sa... lignée. »

    Ce qui n'était pas totalement faux, en soit. Mon père m'avait un jour réellement dit que Lucius Malefoy était un bon travailleur. Qui plus est, il avait un poste très important au Ministère. Mais cela n'empêchait pas qu'ils ne s'entendent absolument pas. Elle reprit alors, me disant qu'il avait une manière d'agir parfois crispante. Non, c'était pire que crispant. C'était très énervant. Enfin, Miss Black me fit éclater de rire quand elle m'apprit qu'un jour, elle lui avait teint les cheveux en rose bonbon pendant une semaine, parce qu'il l'avait prise de haut, et elle l'avait menacé de faire la même chose, mais à Poudlard. Au moins, elle avait du caractère. J'aimais cruellement cela. Elle était originale, mignonne et mystérieuse. Et cerise sur le gâteau, elle était la descendante d'une longue lignée de sang-purs. Enfin, nous dirions plutôt qu'il s'agissait d'un petit plus. Après tout, je n'en avais que faire de l'ascendance du sang. Je lui répondis, toujours aussi calme.

    « Vraiment ? Je sais quoi faire maintenant, s'il lui prend l'idée de m'ennuyer. Enfin, je suis certain qu'il peut lui arriver d'être agréable. Avec une cousine telle que vous, comment ne pas l'être ? »

    Évidemment, on pouvait bien sentir mon humour dans ma menace. Jamais il ne me viendrait à l'idée d'utiliser un sort sur lui. Il n'en valait pas la peine. J'avais pourtant repris tout mon sérieux pour ce qui était du compliment que je lui envoyais. Elle me demanda ensuite de parler de moi. Ah ! Sujet délicat. Je n'aimais pas m'étaler. Je préférais de loin en dire petit à petit. Ce que j'allais faire d'ailleurs.

    « Eh bien... je suis né à Tokyo, au Japon. J'y ai par ailleurs passé cinq ans de ma vie. Puis nous avons déménagés à Londres, mes parents et moi. Je suis enfant unique et métamorphomage. Je pense que c'est tout ce qu'il y a à savoir sur moi. Pour les bases, du moins. »

    Tout en disant cela, j'avais changé la teinte de mes cheveux. Ils étaient maintenant noirs, comme la plupart des japonais « normaux ». Mes yeux aussi étaient redevenus ébène. Enfin, elle devait certainement s'être douté que je n'avais pas les cheveux naturellement blancs. Ma charmante Miss n'était pas stupide. De ce fait, elle devait aussi se douter qu'il y avait d'autres choses que j'avais à dire. Comme par exemple, mes projets futurs. Malheureusement, elle avait beau être charmante, je n'allais tout de même pas lui en parler. Du moins pas encore. Chaque chose en son temps. Il fallait d'abord qu'elle m'en dise plus sur elle. Et j'étais patient. Un jour, elle se confierait à moi comme à son journal intime. Il ne fallait tout de même pas oublier que la politesse était de mise, dans mon comportement. Je lui demandai donc poliment :

    « Avez-vous encore d'autres choses à me demander, Miss Black ? »

    Je m'arrêtai alors et pris à nouveau sa main pour y déposer délicatement un doux baiser, la fixant innocemment droit dans les yeux.



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MessageSujet: Re: Les joies de l'automne. [LIBRE]   Ven 11 Mai 2012 - 21:05

Ainsi donc il était métamorphomage, très intéressant ça. C'était un pouvoir très rare et indiscutablement puissant, la capacité de changer d’apparence à volonté, sans potion ni sortilège. En y réfléchissant bien, Rigel se rappela d'une chose qu'elle avait déjà entendu, apparemment, elle aurait une cousine éloignée qui aurait cette même capacité. Elle ne savait pas grand-chose sur cette cousine, elle faisait partie de la branche reniée de sa famille. Sa tante Andromeda avait été reniée pour avoir épousé un né-moldu, un Tonks. C'était curieux d'ailleurs que son père ait voulu lui donner ce prénom. Elle se demandait souvent si cette tante était seulement au courant de son existence, que dire de sa cousine ? Elle était auror à ce qu'elle savait, une métamorphomage donc.

Elle l'avait déjà vue, oh, il y a déjà quelques années. Nymphadora Tonks était en septième année quand Rigel était arrivée à Poudlard, elle ne s'était évidement jamais faite remarquer de sa cousine. Elle avait le souvenir d'une belle jeune fille au visage en cœur et aux cheveux tantôt rose, tantôt mauve, tantôt bleu électrique. Peut-être auraient-elles pu s'entendre si les traditions familiales ne les avaient pas faites ennemies depuis leurs naissances.

-J'ai une cousine métamorphomage... Dit-elle pensive. Je ne la connais même pas...

C'était ce qu'elle reprochait sans doute le plus à sa famille, cette manie de virer tout ceux qui choisissaient un autre chemin que celui qui était prévu. Qu'est ce que ça pouvait leurs faire que Andromeda parte avec un né moldu ? Effectivement, ça cassait un peu le prestige, mais ça restait un sorcier ou presque. Rigel était certaine que si son père lui avait donné le nom d'une rebelle comme deuxième prénom, c'était dans l'espoir que sa fille soit plus ouverte, c'était une réussite manifestement. Elle revint au présent, Norihiko demanda si elle avait d'autres questions tout en lui prenant la main afin d'y déposer ses lèvres.

-Le reste viendra tout seul à la longue je suppose, je ne compte pas faire un interrogatoire. Mais par Merlin, je crois qu'il serait de meilleur ton que nous cessions ce vouvoiement, nous ne sommes pas en réunion mondaine mais deux élèves dans le parc de l'école après tout.

Tant de civilité était appréciable, mais le vouvoiement était de trop tout de même. Par ailleurs, se vouvoyer entre élèves dans l'école était tellement incongru qu'ils risquaient d'attirer inutilement l'attention sur eux. Quand on porte le nom de Black et la marque des ténèbres sur le bras, on a tout de même la jugeote de se faire discrète.

-Rien ne nous empêche de rester courtois sans passer pour des étrangetés hautaine auprès des autres n'est-ce pas ? Ajouta-elle avec un petit sourire espiègle, comme si elle voulait avant tout jouer la carte d'un peu plus de proximité.



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MessageSujet: Re: Les joies de l'automne. [LIBRE]   Ven 25 Mai 2012 - 10:16

    Quand j'appris à la belle Rigel que j'étais métamorphage, elle sembla légèrement pensive, pendant quelques instants. Puis, elle m'avoua qu'elle avait une cousine ayant elle-même la même faculté que la mienne à se transformer à sa guise. Je lançai à ma tendre interlocutrice un regard poli. Si elle voulait m'en dire plus, elle le pouvait. Si elle préférait garder cela pour elle, c'était son problème, et je n'allais pas l'assaillir de questions auxquelles elle ne voudrait de toute manière pas répondre. Nous continuâmes notre balade sous les dernières feuilles mortes tombant lourdement. Suite à ma question, elle m'affirma que le reste devrait venir rapidement. Cependant... elle préférait que nous nous tutoyions plutôt que nous nous vouvoyions. Je ris alors à gorge déployée. J'étais totalement d'accord avec elle.

    « Tu as raison. Nous ne sommes encore que de simples élèves se promenant et ayant une conversation normale dans le parc de leur établissement scolaire. Mais c'est une vieille habitude de tutoyer les inconnus. Sauf les personnes plus jeunes que moi, évidemment. Enfin... habitude... coutume, comme je te l'ai déjà dit. »

    Un vent glacial s'engouffra alors entre les arbres et vint nous gifler le visage. Ah ! L'automne ! Je me tournai vers ma compagne, qui semblait depuis quelques minutes, étrangement plus distante. Peut-être était-ce dû au fait qu'elle s'était remémoré sa cousine qu'elle ne connaissait pas plus que cela. Boarf, de toute manière, ça n'avait aucune importance pour moi. Mais il fallait tout de même que je la brosse dans le sens du poil. C'était cela : il fallait complimenter quelqu'un pour avoir ses bonnes grâces, c'était logique. Mais ça allait bien entendu attendre la prochaine fois que nous nous verrions. Il fallait faire une chose à la fois : j'avais toute la vie devant moi pour l'avoir dans mes filets. Mais là, il était surtout temps de rentrer.

    « Rigel, ne penses-tu pas qu'il commence à se faire tard ? Ne commencerions-nous pas à remonter doucement vers le château ? »

    Une nouvelle chose était certaine, j'allais lui envoyer du courrier, pendant les vacances de Noël. Une jeune fille venant d'une telle famille devait probablement rentrer chez elle, durant cette période -tout comme moi. Nous pourrions donc en profiter pour nous voir au Chemin de Traverse. Et même si elle restait à l'école -ce dont je doutais énormément- nous pourrions quand même faire un échange épistolaire. Oh et puis, nous n'en étions pas encore aux vacances de Noël, même si elles approchaient petit à petit.



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MessageSujet: Re: Les joies de l'automne. [LIBRE]   Ven 8 Juin 2012 - 18:11

Il est vrai qu'elle avait eu une légère crainte en lui proposant de se tutoyer, crainte qu'il se dise qu'en fait, elle n'était pas si élevée que ça, crainte surtout de passer pour une fille comme toutes les autres. Il avait déjà remarquer qu'elle sortait de l'ordinaire, elle voulait continuer sur cette lancée. Il éclata de rire et approuva aussitôt sa proposition, Rigel sourit en retour, toutes ses craintes dissipées. Par ailleurs, sa façon de lui parler en la tutoyant ajoutait une touche de proximité entre eux, elle réalisa qu'elle voulait vraiment en savoir plus sur lui, chose qu'elle ne s'était pas encore autorisé à imaginer tant que subsistant la distance imposée par le vouvoient. C'était impressionnant comme tout pouvait changer juste par la façon d'interagir.

-Les coutumes ont la vie dure, si ma mère me voyait être si directe avec toi, donc quelqu'un de notre monde, elle me reprocherait d’être bien trop familière, j'en suis certaine. Pourtant elle serait la première à protester si, suivant nos traditions, je la vouvoyai et l’appelait « Mère ». Les convenances quand ça arrange va-on dire.

Le vent qui se leva la fit frissonner et elle réajusta sa cape, c'était la période ou le temps était le plus désagréable, ou le froid arrive brusquement, ne laissant pas au corps le temps de s'y accoutumer. Elle savait que d'ici quelques jours de ce froid, elle n'y ferait même plus attention. En hiver elle passait même les entraînements de quidditch avec la tenue de base qui n'était pas spécialement chaude, il suffisait juste qu'elle soit passée en mode « c'est l'hiver, je ne sens plus le froid ». Elle allait d'ailleurs avoir un problème avec cette tenue, si confortable que les manches lui laissaient une parfaite liberté de mouvement, ne couvrant pas toujours ses bras. Désormais elle allait devoir trouver une solution, elle devait penser en permanence à ne pas montrer son avant-bras gauche. Elle avait déjà gaffer dès le premier jour avec Luna, elle, elle l'avait accepté mais c'était sans doute bien la seule qui ne la dénoncerait pas. Un nouveau frisson la prit au moment où Norihiko proposa de retourner vers le château.

-Je suis parfaitement d'accord. Je comptais passer à la bibliothèque avant de manger en plus. Dit-elle en commençant à prendre la direction du château.

Ce début d'automne s’annonçait décidément bien intéressant, elle comptait bien rester en contact avec ce garçon. Elle s'imaginait déjà la réaction de Luna quand elle lui raconterait cette rencontre. À touts les coups elle allait y voir là un futur potentiel prétendant, quelle idée ! Tout en faisant la route du retour aux coté du Serpentard, elle se surprit à penser un « quoi que... » évocateur.



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