- Nox - A vous de rallumer l'espoir.

La 6eme année touche presque à sa fin à Poudlard, le trio de Gryffondor, toujours dans le coma, ne peut rien faire contre l'avancée des Mangemorts...A vous de vous battre pour faire gagner votre camp !
 

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 Une rencontre bien matinale [PV Luna Lodwick]

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MessageSujet: Une rencontre bien matinale [PV Luna Lodwick]   Lun 16 Avr 2012 - 20:56

C’était une matinée comme une autre. Encrassée dans une sobre monotonie sans nom. Et, étant esclave de sa propre routine, Mathias se réveilla comme à son habitude aux aurores; et s’en accommodait plus que bien. Il s’extirpa minutieusement de ses draps, et frissonna quelques instants au contact de l’air glacé du dortoir avant de se décider à aller se préparer. Cette solitude matinale, c’était ce qu’il appréciait le plus dans ses sombres journées d’écolier. Parce qu’en plus d’être au calme, il était serein et apaisé de tout maux lorsque la pluie d’eau chaude des douches communes s’abattait sur lui.

Lorsqu’il retourna dans le dortoir appareillé de la version simple de son uniforme. Il s’assit à nouveau quelques secondes sur son lit. L’idée de se rendormir lui traversa l’esprit. Mais, il eut la sagesse d’estimer que ce n’était pas bon de rester enfermé. Il se releva d’un bon, noua sa cravate, enfila son gilet et sortit le plus discrètement possible du dortoir sans oublier ses affaires de classe.

Le château était encore endormit et donc relativement vide. Mais, il eut tout de même l’agréable surprise de voir qu’il n’était pas le seul à s’éveiller si tôt. Souhaitant rester discret jusqu'à ses premières heures de cours, il comprit bien vite que les seuls endroits potentiellement déserts à une heure aussi avancée ne devaient se trouver qu’en dehors de Poudlard. Il prit donc la direction du hall d’entrée et sortit prendre l’air, se dirigeant vers le lac. La brume était épaisse et glacée et l’herbe ruisselait de rosée. Il fit quelques pas s’abandonna à un sprint qui s’essouffla en à peine quelque secondes. Haletant, il ralentit et en profita pour dénouer sa cravate qu’il coinçât entre deux livres ; puis, il continua sa route et arriva enfin au bord du lac. Tout était si calme ici, comme si le temps avait oublié l’existence de cet endroit. Il déposa soigneusement ses affaires au sol et s’approcha un peu plus de l’étendue d’eau.

Il se remémora le geste qu’il venait de faire vis à vis de sa cravate et reconsidéra la chose, lançant un regard fuyant à ses affaires avant de reporter son attention au lac. Il savait très bien qu’au fond de lui, il ne l’avait pas ôtée pour mieux respirer. Mais parce qu’il ne voulait pas qu’on sache qu’il faisait partit des Serpentards malgré qu’il n’avait pas honte de sa maison –même s’il n’était guère d’accord avec leur « politique » générale-. Et voilà, c’était toujours la même rengaine. Il en voulait au monde entier d’avoir laissé atterrir à Poudlard, alors qu’il savait qu’il ferait un bien piètre sorcier, et qu’il ferait honte à sa maison. Les jours passaient et il n’avait toujours pas réussit à se faire d’ami(e)s, et plutôt que de rire joyeusement et de s’amuser comme tous les enfants de son âge ; il passait son temps à fuir et à se cacher. Mais il se voilait aussi la face, et il le savait. C’était tellement facile de reporter la faute sur les autres, alors qu’il savait que le vrai problème venait de lui. Mais, il n’y avait rien à faire, il n’arrivait pas à s’adapter à son « nouvel » environnement, était complètement désocialisé et tous les efforts qu’ils fournissaient n’y changeaient rien.

Il ramassa un galet et le lança de toutes ses forces au loin.

« JE ME DÉTESTE !!! » Hurla t’il de sa petite voix.

Il se recroquevilla sur lui même et se mit à pleurer. Ce n’était pas dans ses habitudes car contrairement à ce que l’on pourrait croire, Mathias n’était pas un pleurnichard.
Juste un gamin esseulé et malheureux.
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Luna J. Lodwick
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MessageSujet: Re: Une rencontre bien matinale [PV Luna Lodwick]   Mar 17 Avr 2012 - 8:27

    J'avais passé la nuit entière plongée dans mes bouquins. J'avais eu une dissertation à faire de cinq parchemins, pour le cours d'Histoire de la Magie. Et pourtant, je n'avais eu ce devoir que la veille. Pire encore, nous avions trois semaines pour le faire. Mais je préférais m'y prendre à l'avance. Quand j'eus fini, je relevai enfin la tête pour m'apercevoir avec affolement que la salle commune était déserte et que le feu dans la cheminée avait laissé place à quelques braises s'éteignant petit à petit. La nuit était encore profonde dans le ciel, et je lançai un regard à ma montre pour m'informer de l'heure. 4H30 du matin. Ça ne valait plus la peine que je me couche, maintenant. Je m'étirai après m'être levée et me dirigeai vers les douches des filles. Je ne m'étais plus lavée depuis la veille et cela me faisait un bien fou. Je retournai ensuite dans mon dortoir, une serviette enroulée autour de la taille. De toute manière, il n'y avait personne de levé, à cette heure. Les Serdaigle avaient beau être des « originaux » comme on disait, ce n'était pas pour ça qu'ils se levaient tous les jours à quatre heures du matin -mais il y en avait quand même...

    Arrivée dans mon dortoir, je m'habillai dans mon lit à baldaquin, les rideaux tirés, de mon uniforme. Une fois cela fait, je regardai dans le vide, me demandant ce que j'allais bien pouvoir faire jusqu'à ce que les portes de la grande salle s'ouvrent. Je ne savais pas trop si nous pouvions déjà sortir à cette heure. C'était malheureux, vu que cela faisait maintenant six ans que j'étais à Poudlard. Bah, tant pis, je prenais le risque de croiser Snape et de me prendre une retenue ou de me faire retirer des points.

    Je sortis donc de ma salle commune. Le château était désert, hormis les quelques fantômes que je pouvais croiser, mais contrairement au temps du couvre-feu, il était éclairé. Je supposai donc que nous pouvions donc nous balader à nouveau librement, à partir d'une certaine heure. Il fallait dire qu'il était déjà cinq heures du matin et que les plus matinaux commençaient déjà à se lever -et ça il y en avait, j'en étais certaine. Finalement je décidai d'aller faire un tour dans le parc. Une fois à l'entrée de l'école, je remarquai qu'un épais brouillard s'était emparé du parc. Je m'engouffrai donc dans cette purée de pois. Heureusement, je connaissais le parc par cœur. Mais par précaution, je pris ma baguette magique et lançai un « lumos » à peine auditif. J'eus l'impression de déranger la nature, rien que par ce simple mot.

    Continuant ma route, j'arrivai alors près du lac. Il semblait mort. C'était un joli spectacle, de le voir surplombé par la brume matinale. De plus, il était gelé. Je n'allais tout de même pas me risquer à mettre un pied dessus, voir si la glace tenait. Tout un coup, j'entendis un « plouf », suivi un cri enfantin. Un « Je me déteste ! » perturbant encore plus la tranquillité de l'endroit. Je tournai la tête vers la provenance de ce cri, mais la brume m'empêchait clairement de voir qui l'avait poussé. Je m'approchai alors, entendant des pleurs.

    Soudain, je reconnu la silhouette d'un enfant replié sur lui-même. C'était lui qui pleurait toutes les larmes de son corps. Arrivée à sa hauteur, je m'abaissai doucement et déposai ma baguette dans l'herbe. Je mis délicatement une main sur son épaule tout en lui murmurant doucement et avec gentillesse et attention :

    « Qu'est-ce qui ne va pas ? »

    C'était certain qu'il s'agissait d'un première année. Peut-être avait-il des problèmes avec un « grand » de Serpentard ou que sais-je encore. Certes, je n'étais pas préfète, je ne pouvais donc pas l'aider grandement. Mais ensemble, nous pouvions aller voir le directeur de sa maison et lui expliquer la situation. En tout cas, je ne reconnaissais pas un des premières années de Serdaigle. Enfin, je devais bien avouer que je faisais rarement attention aux nouveaux élèves : ils ne me demandaient rien, alors je ne leur demandais rien non plus. Mais cette fois, c'était différent.





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MessageSujet: Re: Une rencontre bien matinale [PV Luna Lodwick]   Mer 18 Avr 2012 - 21:41

Et s’il mourrait de froid ? Non, c’était impossible, l’air était frais et cela donnait l’impression que le brouillard était aussi dangereux qu’un pic de glace, mais, il n’allait pas s’éteindre pour si peu. Il se sentait si frileux et il n’aimait pas ça parce que d’habitude, il ne l’était pas. D’ailleurs, même si ce n’était pas d’actualité, il se remémora les dires d’un personnage de roman qui disait qu’apparemment, c’était chaleureux et indolore de mourir dans le froid. Quelle ironie ! Il sanglota silencieusement. Voulait-il vraiment mourir ? L’avait-il vraiment pensé ? Il serait vraiment mal avisé de vouloir feinter ce genre de philosophie glauque et morbide. Alors, il y repensa à deux fois. Et ce fut sincère. Il avait vraiment pensé à mourir en se jetant à corps perdu dans ce brouillard. Il se demanda si les autres enfants de son âge pensaient à ce genre de choses ? Était-ce important d’avoir une opinion sur l’Au-delà dans le monde des sorciers ? Est-ce qu’ils croyaient les même choses que les moldus ? Est-ce que les sorciers et les moldus sont égaux dans la mort ? Il se frigorifia. Mais ou avait-il la tête ? Penser à ce genre de choses… C’était tellement, malsain. Oui malsain. Car il savait qu’à son âge, on pensait plutôt à s’empiffrer de friandises en compagnie de ses ami(e)s et à élaborer des plans en douce afin de découvrir les milles et un mystères de Poudlard. Son cœur rata un battement, et il pensa sincèrement qu’il ne connaitrait jamais un tel bonheur ici ; et qu’il ne le méritait peut-être pas ? Tant de question, et si peu de réponses. Pour un voyant, -même si jeune-, c’était limite un comble. Il avait terriblement envie de rendre visite au professeur Trelawney, mais, l’interminable escalier qui menait à sa salle de cours le décourageait d’avance. Mais bien sur, il y avait du faux, beaucoup de faux. Il n’avait juste pas envie d’avoir à faire aux élèves. Il soupira lentement. Il rêvait tellement de la rencontrer, ou même juste, de la croiser au détour d’un des nombreux couloirs de l’établissement. Ce serait sans doute la seule personne qui le prendrait au sérieux, et qui pourrait l’aider à développer son don. Tiens nouvelle prise de conscience ! Il est vrai qu’il existait des voyants peu expérimentés, mais, était parce que leur don ne pouvait s’intensifier ou par manque d’entrainement. D’ailleurs, pouvait on entrainer son don ?

Pauvre Mathias, plus il réfléchissait et plus il s’engouffrait. Surtout lorsqu’il philosophait vis à vis de ses capacités. Et si lui aussi était destiné à être piètre et à stagner ? Il soupira à nouveau, encore plus profondément. Son don de voyance était la seule chose à laquelle il s’accrochait, et qui lui faisait espérer des jours meilleurs…

Soudain, il sentit une main se poser délicatement sur son épaule, et releva la tête ; les joues noyées de larmes et rougies par la brume glacée. Il s’essuya les yeux, comme s’il voulu nettoyer les verres d’une quelconque paire de lunette imaginaire, et écarquilla les yeux émerveillé.

« Tu… Est-ce que tu es la Reine des Neiges ? »

Demanda t’il sincèrement. Mais lorsqu’il se rendit compte de la bêtise de ses dires. Il gloussa discrètement, et se dit qu’il était bien sot; il s'était laissé embobiné par un vocabulaire "nordique" et ce fut spontané. Mais, il trouvait la jeune fille particulièrement jolie et mystérieuse. De plus, la brume glacée la sied à ravir et allait de paire avec son uniforme de Serdaigle. Il était comme troublé et sentait relativement idiot, mais, il ne savait pas comment rattraper le coup. Car même à 12 ans, on ne dit plus de telles choses. Aussi sincères soient-elles. Il se rappela qu’elle lui avait demandée ce qui n’allait pas. Il hésitait à répondre. C’était ennuyeux, et ennuyant. Que faire ? C’était déjà assez embarrassant d’être prit en flagrant délit de faiblesse. Il rit jaune intérieurement. Mais à mieux y réfléchir, elle ne serait pas là, en train de tenter de le consoler si elle ne le désirait pas. Elle aurait pus se contenter de traverser simplement le brouillard et se faufiler au loin, l’ignorant. Mais la vraie question était de savoir s’il avait en effet besoin d’être consolé, et à bien y penser, il se sentit plus qu’égoïste. Ce qui n’arrangeait pas son cas. Il avait envie d’exploser, mais il ne voulait pas que la jeune demoiselle se sente agressée. Même si dans ce cas là, c’était un bien grand mot. Comment un mioche comme lui pourrait-il user de la violence ? Même verbale, il n’y arriverait pas, et bégaierait plus qu’autre chose. Il décida néanmoins de se confier à elle, et tant pis pour les conséquences. Il la regarda dans les yeux et décida de tout lui raconter. Tout en espérant qu’elle ne s’enfuirait pas en courant.

« Je… Non, ça ne va pas. Vraiment pas. »

Il renifla quelques instant puis reprit. Sa voix était tremblante bien qu’assez cristalline.

« Je ne me sens pas à ma place ici. Je suis nul, et ça ne s’arrangera jamais… Je ne sais pas ce qui peut bien clocher chez moi… Je, j’essaye de faire des efforts, mais, rien ne marche, pourquoi, POURQUOI ?! »

Puis, il enfouit à nouveau sa tête sur ses genoux, tout en continuant de pleurer. Et dire qu’il avait gardé ça pour lui depuis tout ce temps. Mais, il ne voulait pas agacer les gens avec ses petits soucis personnels mentaux. Et pourtant il avait terriblement besoin de se confier à quelqu’un d’externe, car il était bien sur hors de question d’embêter June à nouveau, car il l’aimait beaucoup et qu’il s’en voudrait de la déranger pour si peu.

« Et je ne suis pas non plus à ma place dans ma maison, le Choixpeau à du se tromper, mais peu importe, je n’aurais jamais du venir ici ! » Il avait parlé dans sa barbe, mais, ce fut audible.

Son cœur se serra. Il se demanda comment la Serdaigle allait réagir et en rougit jusqu'aux oreilles. Il allait surement passer pour un fou insensé car on finissait forcément par apprécier Poudlard un jour ou l’autre, même si on était solitaire et sans ami(e)s. Mais Mathias ne s’y faisait toujours pas.

Il redressa à nouveau la tête.

« Je suis désolé, je dois te paraître bien faible et stupide… Mais à l’intérieur de moi, c’est une pluie sans fin… »

C’était son propre cercle infernal.
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MessageSujet: Re: Une rencontre bien matinale [PV Luna Lodwick]   Jeu 19 Avr 2012 - 20:56

    Le pauvre enfant releva la tête vers moi, les yeux baignés dans des larmes qui ne cessaient de couler. À ma vue, il parut étonné, ébloui, admiratif. Et ce qu'il dit m'étonna au plus haut point. Il me demanda si j'étais la Reine des Neiges. Je ne pus m'empêcher de sourire gentiment et, tandis que je lui répondais en riant doucement, je m'assis à ses côtés.

    « Allons, on est pas dans Narnia, tu sais ? »

    Ce n'était pas moqueur, loin de là. Et de toute manière, il ne connaissait sûrement pas la référence. Aucun sorcier de sang-pur ne pouvait connaître. Sauf moi ! Ma grand-mère avait toujours insisté pour que je lise le plus possible. Y compris des romans moldus. En tout cas, il semblait sincère dans sa question. Il devait vraiment être malheureux. Puis, je vis dans son regard qu'il se rendait compte de sa bêtise. Il gloussa alors et quelques secondes plus tard, je me mis à l'imiter. Pour ma part, je trouvais que ce qu'il venait de me dire était très mignon. Le petit venait de sécher ses larmes. Il devait être en train de geler sur place, ma parole ! Je pris alors la cape que j'avais prise avec moi et la posai délicatement sur ses petites épaules. Je la prenais toujours avec moi, quand il faisait trop froid. Et heureusement qu'une fois de plus, je ne l'avais pas oubliée.

    Je le vis regarder face à lui pendant de longues secondes. À tous les coups, il hésitait à s'exprimer, ce que je comprenais bien. Après tout, je n'étais qu'une inconnue pour lui. Et Merlin savait que ce n'était pas facile de se confier à la première personne venue. Il releva alors la tête et plongea ses yeux dans les miens. Il m'avoua alors que non en effet, ça n'allait vraiment pas. Il ne fallait pas être devin pour le comprendre. Je lui lançai un sourire encourageant. Il reprit alors, la voix légèrement tremblante. Il m'expliqua qu'il ne se sentait pas à sa place à Poudlard et que cela n'allait sûrement pas s'arranger. Il continua en demandant ce qui clochait chez lui, qu'il tentait de faire des efforts, mais que rien n'allait. Il enfouit à nouveau sa tête dans ses genoux, continuant à pleurer. Puis, il murmura que le Choixpeau s'était trompé, car il n'était pas à sa place dans sa maison. Je m'approchai un peu plus de lui et passai mon bras autour de ses si petites épaules. Je regardai alors face à moi. Le lac était vraiment magique. Je pris alors la parole, d'une voix douce et tranquille. Il fallait que je le calme, le pauvre.

    « Tu sais, si tu as reçu ta lettre, c'est que tu as bel et bien ta place ici. Je sais que ce n'est pas facile : tu arrives dans une école où tu ne connais personne et où on t'apprend pleins de choses étranges. Peut-être penses-tu qu'elles ne te serviront à rien. Mais sache que même faire léviter une plume peut être utile. »

    Je fis une légère pause, histoire qu'il comprenne bien ce que je venais de lui dire. Certes, ce n'était que l'avis d'une Serdaigle, mais c'était déjà mieux que rien. Je repris après quelques secondes, toujours sur le même ton calme.

    « Pour ce qui est du Choixpeau, je ne pense pas qu'il se soit trompé. Il ne s'est même jamais trompé, d'après l'Histoire de Poudlard. Si tu ne te sens pas à ta place dans ta maison et que tu ne te fais pas d'amis de ton âge, c'est peut-être parce que tu es trop intelligent et malin qu'eux, et que tu dois te lier d'amitié avec des personnes plus âgées. Enfin, je te comprends. J'ai très peu d'amis, moi aussi. Mais j'ai réussi à m'en faire, avec le temps. »

    J'espérais sincèrement que mes conseils allaient lui être utiles. Même si je ne le connaissais pas, je n'aimais pas le voir comme cela. À son âge, j'étais certes très renfermée sur moi-même, mais au moins, j'avais Rigel. Et j'étais toujours en admiration devant ce que je pouvais faire moi-même avec une baguette magique. Mais je savais bien que ce n'était pas le cas pour tout le monde, malheureusement.

    Puis, il redressa à nouveau la tête et s'excusa platement, soit disant que je devais le trouver bien faible et stupide.

    « Non. Tu n'es pas stupide, je te l'ai déjà dit. Et chacun a ses faiblesses, c'est normal. Et tu n'as pas à t'excuser. Et tu sais quoi ? Tu as besoin qu'un rayon de soleil perce les sombres nuages qui font tomber cette pluie. Je suis certaine qu'il y a des gens avec qui tu as déjà parlé et avec qui tu t'entends bien. Fais-en des amis ! »

    Je lui fis mon plus joli sourire. Tout ce que je lui avais dit, j'y croyais dur comme fer.





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MessageSujet: Re: Une rencontre bien matinale [PV Luna Lodwick]   Dim 29 Avr 2012 - 23:06

Les larmes coulaient, elles coulaient tout simplement. Elles évacuaient toutes les souffrances qu’il avait endurées jusqu'à présent. Et pourtant, il ne s’en sentait pas soulagé pour autant. Il pleurait, purement et simplement. Au fond de lui, il aurait aimé que les larmes se figent à jamais dans le temps et l’espace en se cristallisant pour avoir le loisir de les garder précieusement et de les briser lors d’une autre crise. Il esquissa un sourire presque imperceptible, c’était ridicule, pourquoi est-ce qu’il pensait à ce genre de chose improbable ? Garder des larmes, c’était remuer le passé, et non briser une perpétuelle tristesse. La vraie question était donc de savoir comment soulager une peine encrée au plus profond de soi-même ? Une peine qui ne s’éteint jamais et qui fait battre votre cœur à tout jamais, jusqu'à votre mort. La jeune fille lui répondit en riant, et il rougit encore plus. Mais il ne savait pas ce qui le déstabilisait plus. Le fait qu’elle vienne s’asseoir auprès de lui, ou qu’elle soit aussi à l’aise ? Quelque part, il l’admirait. Lui n’aurait sut que faire dans une telle situation. Même si bien sur, il serait incapable de laisser une personne en détresse. Ce sentiment devrait être banni. Personne ne devrait jamais être malheureux, ni souffrir. Il ne sut que dire et préféra attendre un moment avant de lui répondre, histoire de ne plus ressembler à une tomate. Mais le froid ne l’aidait pas dans sa tâche. Au final, il la regarda dans les yeux et lui répondit sur un ton assez timide.

« Je, je sais bien désolé… C’était spontané, et puis avec tout ce froid… Et puis, tu as raison; le rôle d’Arwen t’irait mieux ! Elle fait un peu, enfin assez peur la Reine dans Narnia, avec ses sucreries… » Conclut-t ‘il dans un rire, comme pour détendre et réchauffer l’atmosphère à son tour.

Elle connaissait Narnia, elle devait sans doute aussi connaître le Seigneur des Anneaux. Plus que des univers fantastiques, c’était des ressources inépuisables de rêveries et de philosophies ; bien que des fois ces œuvres soient un peu dures à lire. Mais ce n’était pas le moment de s’aventurer dans ces récits, parce qu’ils avaient leur histoire à écrire, afin d ‘avoir de meilleurs lendemains…

Il eut à peine le temps de sécher ses larmes qu’elle déposa délicatement sur lui sa cape de sorcier. Il se sentit coupable, il avait certes, froid. Mais elle aussi finirait bien par transir… Il eut le courage de faire son coming-out, et sa réaction était tout ce qui lui importait dorénavant. Alors ? Allait-elle partir en courant en se moquant de lui ? C’était peu probable venant d’une personne qui venait de lui confier sa cape. Mais après tout, on ne sait jamais sur qui on tombe…

Mais il ne se passa rien de dramatique, bien au contraire, elle le rassura et il eut le cœur lourd. Il ressentait exactement la même chose que lorsqu’il avait rencontré June. Mais, il y avait quelque chose de différent cette fois-ci… Oui, il n’arrivait pas à la voir comme une future amie, mais plutôt comme une personne qui prenait soin de lui… Bien sur, il n’estimait pas non plus que c’était une relation acquise, mais il était tellement touché, qu’il ne pouvait pas s’empêcher de le penser. Elle s’approcha d’avantage de lui et le prit dans ses bras –enfin, l’un de ses bras-. Il oublia d’essayer de ne plus rougir. Elle rassura du mieux qu’elle le pouvait et ses gentilles paroles faisaient écho en lui. Mais même si son discours était positif, au final, qu’est ce que ça pouvait bien changer ? Les faits étaient là. Il la laissa continuer, après tout, il fallait bien qu’il se calme. S’il dialoguait avec cela risquait de se transformer en une foire aux hoquets. Ses compliments le touchaient, parce qu’ils étaient vrais. Seulement Mathias n’avait pas le même point de vue.

« Je ne peux pas nier ce que tu dis. Cependant qu’es-ce qu’on en sait après tout ? Le Choixpeau, tu ne trouve qu’il est encore plus mystérieux que le Directeur lui même ? Et puis s’insérer dans l’esprit des gens, c’est je ne sais pas… »

Son discours se perdait un peu, mais, il continua malgré tout.

« C’est vicieux quelque part, ça prétend savoir mieux que nous qui nous sommes... Mais, je sais que ce ne sont pas des termes très appropriés et que c'est surement plus complexe que ça... Même si je le pense, un peu. »

Il se tut quelques secondes.

« Le savoir est utile, mais au final, j’ai l’impression qu’on ne sait rien. Du moins, pour ma part… Je me pose trop de questions, beaucoup trop. Ce que tu me dis me fait vraiment très plaisir, sincèrement, mais; j’ai du mal à l’accepter, c’est tout. Je n’arrive pas à y faire face… »

Il se mordit les lèvres.

« Je ne cherche pas non plus spécialement à être apprécié de tous, cette transparence me convient assez même quand je la prend du bon côté. Et puis il faut mieux avoir deux amis sincères qu’un millier d’hypocrites. Tu le vis plutôt bien, toi ? » Conclut il dans un sourire, pour lui rendre sa douce gentillesse.

Apparemment la jeune Serdaigle n’aimait pas que l’on se dévalorise, elle insistait bien sur le fait que nous avons tous des défauts mais pas forcément ceux que l’on pense. Mathias se demandait bien comment elle pouvait être aussi optimiste, était-elle déjà passée par ce désespoir ? Y’avait-il encore des fragments de détresse et de solitude qui la hantait ?

« Et toi, tu ne veux pas faire partie de ces rayons de soleil ? » Lui demanda t’il timidement en riant.

Il savait que sa demande était bête et spéciale. Alors, il ne tarda pas à reprendre comme pour balayer sa réplique.

« Tu es vraiment gentille et agréable, et je ne doute pas ta sincérité, même si je ne te connais pas. »

Il se remit à pleurer, mais cette fois-ci de joie, il écrasa directement les larmes de sa paume, puis enchaîna.

« Il y a bien des personnes que je connais plus ou moins, mais la première, je ne sais pas encore sur quel pied danser avec elle et je me méfie un peu, l’autre, je… Je ne peux malheureusement pas me permettre de la déranger comme bon me semble, mais, je tiens beaucoup à elle ! »

Les larmes s’arrêtèrent et son sourire n’avait pas fléchit.

« Tu dois avoir froid non, je suis désolé… »

Il dégagea son bras, lui remit sa cape sur les épaules et se leva d’un bon tout en lui tendant la main.

« Allons dans un endroit plus chaleureux si tu veux, il nous reste encore un peu de temps je suppose. »
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MessageSujet: Re: Une rencontre bien matinale [PV Luna Lodwick]   Lun 30 Avr 2012 - 12:51

    Le jeune garçon continuait à pleurer. Je n'étais vraiment pas douée pour réconforter les gens, à première vue. Quand ma grand-mère était morte, nous nous étions remonté mutuellement le moral, avec mon père. Mais c'était surtout lui qui l'avait fait. Et grâce à lui, j'avais découvert le Whisky Pur-Feu. Je souris à ce souvenir, tandis que mon interlocuteur reprenait. Il trouva que le rôle de Arwen m'allait beaucoup mieux que la Reine des Neige, qui faisait beaucoup plus peur. À nouveau, j'éclatai de rire tout en scrutant l'étendue d'eau face à nous. Il commençait à faire de plus en plus clair, bien que la pénombre était encore plus présente que la luminosité.

    « Il n'y a pas de mal. C'est vrai que l'ambiance est très surnaturelle. Et même si Arwen est la caricature même de la femme docile et amoureuse des années 40, j'avoue que je la préfère à la Reine des Neige. Quand j'étais petite, elle me fichait la trouille ! »

    C'était vrai. J'avais toujours vécu « entre les deux mondes ». Enfant, ma grand-mère me racontait les contes sorciers, et mon père ceux moldus. Plus tard, j'avais lu énormément de récits moldus -surtout fantastiques- ainsi que sorcier. C'était très bon pour ma culture. Ainsi, j'avais appris beaucoup de choses sur les deux mondes, comparé à la plupart des sorciers de sang-pur. Et à première vue, mon petit interlocuteur devait aussi avoir au moins un parent moldu, pour connaître le « Seigneur des Anneaux » et « Narnia ». Par ailleurs, j'étais étonnée qu'un enfant de son âge aie déjà lu ces bouquins. Ce n'était pas à la portée de tous. Mais il me prouva, de par sa façon de parler, qu'il était un enfant intelligent.

    En effet, après l'avoir rassuré sur ses sombres pensées et l'avoir couvert de ma cape, il sécha ses larmes et continua à propos du Choixpeau magique. Ses pensées étaient bien plus matures que celles d'un enfant de son âge. Je comprenais maintenant pourquoi il ne se sentait pas à sa place. C'était triste, finalement. Il ne pouvait pas avoir une vie totalement normale. Mais finalement, il pouvait aussi rester avec les élèves plus âgés. C'était, je le pensais vraiment, la meilleure solution pour lui.

    « C'est vrai que le directeur est étrange. Mais au moins, il nous protégera quoi qu'il arrive. Je trouve cela plutôt rassurant. Pour ce qui est du Choixpeau Magique, certes, c'est vicieux. Mais je ne pense pas qu'il ira répéter tout ce qu'il voit dans nos tête. Enfin, c'est vrai aussi que son choix ne se porte que sur ce qu'il voit lors de la cérémonie de répartition. Les gens changent, avec le temps. Néanmoins, c'est nos expérience et notre entourage qui fait ce que nous sommes. Donc, vu que nous vivons dans nos maisons respectives, je pense que quoi qu'il arrive, notre caractère restera plus ou moins le même. Pourtant, il y a des exceptions. Des personnes sont devenues Mangemorts, pourtant, ils n'était pas à Serpentard. De même, tous les gens de cette maison ne sont pas non plus obligés de devenir un larbin du Seigneur des Ténèbres. »

    Je me tus quelques instants, réfléchissant à ce que je venais de dire, le regard toujours fixé vers l'horizon.

    « Hum, je me suis un peu égarée dans mes explications, excuse-moi. Quant au fait que je suis seule, je le vis plutôt bien aussi. Je préfère de loin n'avoir que quelques amis sur qui compter, plutôt que d'avoir des dizaines de connaissances et me retrouver complètement seule quand j'aurai besoin d'eux. »

    Soudain il me demanda quelque chose qui me fit extrêmement plaisir. Tout en riant, il me demanda si je ne voulais pas devenir un de ses rayons de soleil. C'était tout simplement mignon ! Je plongeai mon regard dans le sien, pour voir si il ne mentait pas. Je n'étais pas très douée pour ce genre de choses. Mais je décidai de lui faire confiance. Avec la discussion sérieuse que nous avions, je doutais quand même qu'il me mente. Il continua alors, disant que j'étais gentille, agréable, et qu'il ne doutait pas de ma sincérité, bien que nous nous connaissions depuis peu.

    « C'est vrai, nous nous connaissons depuis très peu de temps. Mais je veux bien être ton rayon de soleil. Tu mérites d'avoir des amis qui t'écoutent et te font rire. »

    A propos de ces personnes, il me parla de celles qu'il avait rencontré. Tandis qu'il m'en parlait, je tentais de mettre des noms et des têtes sur ses descriptions. Mais ce n'était pas facile : l'école était grande et les élèves étaient nombreux. Je finis par abandonner et continuai de l'écouter bien sagement. Il souriait en me parlant d'une d'elle. Ses larmes s'étaient même effacées. Il était bien plus mignon en souriant, vraiment ! Puis, il se rendit compte qu'il faisait vraiment froid, et que je devais me les geler. Il enleva ma cape et me la remis sur les épaules. À mon tour, je souris.

    « Je suis sûre que pour cette dernière personne, elle sera d'accord que tu la déranges. Surtout si ça en vaut vraiment la peine. Et au pire maintenant, tu m'as moi ! Je te remercie pour la cape, mais je n'avais pas si froid que cela, tu sais. »

    Évidemment, il s'agissait là d'un mensonge. J'étais complètement gelée, mais ce n'était pas grave. Je préférais m'enrhumer plutôt que lui. Il se leva alors d'un bond, droit comme un I et me tendit la main pour que je me relève. Je pris sa petite menotte et me relevai sans peine. Debout, je remarquai vraiment qu'il était jeune. Je n'étais déjà pas grande, mais lui, c'était pire. Il me proposa que nous allions dans un autre endroit. Je jetai un coup d'oeil à ma montre : nous avions encore le temps avant que les cours ne commencent.

    « C'est d'accord, mais où veux-tu qu'on aille ? Nous pouvons toujours aller dans la grande salle. Je pense que ça ne dérangera personne que tu t'asseyes à la table des Serdaigle. Mais... je ne pense pas qu'elle soit déjà ouvertes, malheureusement. »

    Je m'enroulai autours de ma cape. Soudain, une question me traversa l'esprit. Je ne connaissais encore ni le nom, ni la maison, ni l'année de mon petit interlocuteur. Je lui tendis alors la main, souriant et arborant un regard chaleureux.

    « Au fait, je m'appelle Luna Lodwick. Mais tu peux m'appeler Luna. Et je suis à Serdaigle, en sixième année ! Et toi ? »





Serdaigle - Sixième Année

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I've never betrayed your faith
I'll never forsake your heart

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Une rencontre bien matinale [PV Luna Lodwick]

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