- Nox - A vous de rallumer l'espoir.

La 6eme année touche presque à sa fin à Poudlard, le trio de Gryffondor, toujours dans le coma, ne peut rien faire contre l'avancée des Mangemorts...A vous de vous battre pour faire gagner votre camp !
 

Partagez | 
 

 Rapprochement par le froid [PV Megan Jones]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Théodore W. Nott
"Il faut enseigner aux descendants des plus nobles lignées."

avatar

Messages : 157
Points rp : 2398
Date d'inscription : 03/05/2012
Age : 24
Localisation : Bretagne !

Identité du Sorcier
Baguette magique: Chêne Rouge : Sec & solide. Cœur en Poils de Crinière de Chimère. 24,9 cm
Ascendance: Sang-Pur
Camp: Le leur [Théo/Daphné]

MessageSujet: Rapprochement par le froid [PV Megan Jones]   Sam 12 Mai 2012 - 20:55

19 Décembre 1996,
L'Hiver à Poudlard
« L'Hiver, c'est la meilleure période pour nous les Nott. On rentre chez soi et on fait le point. Comme des ours nous hibernons, nous mûrissons et aux premiers bourgeons, nous déployons notre splendeur. L'Hiver, ha oui l'Hiver ... Privilégie toujours l'Hiver pour te remettre en question.»

Un Nott en Hiver de Ava Nott.



Bâillement. Inaperçu ? Alors tout va bien. C'était mal vu de montrer son ennui à ce cours. Tout le monde était d'accord pour dire qu'avec sa voix monotone et sèche, les cours d'histoire de la magie du professeurs Binns ne faisait pas bon ménage avec la notion d'intérêt. Tout le monde était également d'accord pour ne pas dire devant lui que les cours étaient soporifiques. Après tout, c'est un fantôme. Qu'est-ce qu'un esprit d'un autre plan pouvait bien comprendre du temps ? Un mort perd cette notion. Un mort comme Binns ne finissait jamais un cour correctement. C'était dommage parce qu'après tout il racontait toujours des histoires passionnantes, seulement il fallait prendre la chose dans le bon sens.
Aujourd'hui, Théodore n'était pas d'humeur à se concentrer. Demain, il prendrait de bonnes vacances et son intérêt pour les cours étaient proches du néant, rare. Mardi dernier, Daphné l'a convaincu de rentrer avec elle. Cela chamboula son planning qui devait être à soixante-pourcent remplis de passage à la bibliothèque et dans des lieux calmes. Elle avait le don pour savoir ce qu'il voulait lorsqu'il le fallait. C'était sûr que depuis la rentrée, il a été beaucoup plus caché que les années précédentes, sans louper une heure, il disparaissait aussitôt le cours terminé.

Durant ce cours, Théodore Nott s'était placé dans rang à droite. Gaucher, il a ainsi pu de reposer contre le mur tout en prenant en note ce que pouvait bien conter le Prof'Binns. Entre deux hésitations de celui-ci, il dessinait quelques choses. A plusieurs reprises, il redressa la tête. A ces occasions si peu nombreuses en moins de deux heures, sans doute quinze ou seize fois, il observa les élèves. Une d'entre elles eut le droit à plus de regard que n'importe qui. Son nom ? Depuis six ans qu'il était ici, les noms se n'étaient toujours pas son rayon. On disait que retenir le nom d'une personne c'était lui donner de l'importance.
Théo n'accordait pas spécialement d'intérêt à cette fille, oui c'était une demoiselle, mais elle traînait régulièrement avec Daphné alors forcement, le nom était resté gravé dans la tête. Une fois seulement il se souvenait de l'avoir croisé. C'était en début de l'année, avec une histoire de bougie et de volière. Un passage qu'il eut préféré oublié. Il gardait seulement le souvenir d'une demoiselle maladroite et un peu naïve. Oui cette fille n'était autre que Megan Jones, sixième année dans la maison Poufsouffle. Le plus souvent de dos, il lui semblait avoir pu croiser son regard au moins une fois pendant ces deux heures. Le vert en amande de ces pupilles lui rappelait les tons des drapeaux de Serpentard situé au-dessus de la cheminée toujours allumée de la salle commune. En tournant la tête notre garçon vit un nez fin et des joues creusées. Cela avait un certain attrait. Le choixpeau magique faisait bien son choix, mais dans le physique, elle avait un air de rongueur.

Durant ce cours, Théodore écrivit sur un mémo tout ce qu'il allait devoir emporter chez Daphné pour les quinze jours de pleines vacances. Entre livres et vêtements, le Nott n'avait pas énormément à faire. Un bon coup de Failamalle allait faire l'affaire. Ce sort il l'utilisait depuis ses onze ans. C'est sa tante Ava qui l'utilisa la première fois afin que tout soit exactement à sa place. Un sortilège que le Nott perfectionna pour que même chemises ait l'air repassées une fois rangée.
La fermeture du livre du professeur sortit Nott de son ennui. Les deux heures étaient finies. Génial ! Il leur souhaita alors de bonnes fêtes de fin d'année, seul quelques assidus osèrent répondre de même. Thédore disparu presque aussitôt. C'était la pause, tout le monde allait être dans les couloirs, ce n'était pas possible. Alors hop, il descend deux étages et atteignit vite la salle commune. Un mot de passe et quelques minutes plus tard et notre sang-pur se retrouvait à ranger grâce à la magie des affaires, des objets et même des choses inutiles dans sa caisse.
Bientôt, un animal à fourrure bondit sur son épaule, Morrigane avait faim. Ce chat siamois qu'il connaissait si bien le suivait depuis son achat au chemin de traverse. Avec les années, ils devinrent très proche et ils n'étaient pas rare qu'elle s'installe sur son ventre tandis que lui se plonge dans sa lecture. Elle sentait toujours bon et avait un excellent contraste dans la robe. Ce que Théodore appréciait le plus : sa démarche raffinés. Une vraie Nott qui plus est. Bref, Morrigane était son trésor qu'il n'allait surtout pas d'emporter chez Daphné. Il la savait capricieuse et pouvait se vexer d'être éloignée plus d'une semaine de son maître.
Théodore attrapa quelques croquettes et les lui donnèrent directement dans la bouge. Elle ne cessait de le fixer de ces deux yeux bleus perçants. Une de ses particularités. Quand Morrigane avait une personne en tête, son regard devenaient fixe et plus rien d'autre comptait. Encore quand c'était Théo la cible, il s'en remettait vite. Encore quand c'était un ennemi commun, on ne savait pas trop quoi penser. Surveillance absolue. Bref ! Théodore Nott l'a déposa au sol et continua de ranger quelques affaires tandis qu'elle traînait dans ses pattes.

Quand il finit par trébuché sur le tapis, Théodore balança tout. C'est bon j'ai ma dose ! Ces derniers temps rien ne se passait comme il le fallait et cela l'énervait. Tant pis, il finirait de ranger tout bien tout cela toute la soirée. En attendant, il eut fallu qu'il prît l'air pour reprendre ses esprits. Ses horaires tombaient bien. Cette fin de matinée, aucune obligation. Certains allaient aller en Divination, lui irait lire. Seulement la bibliothèque fut hors de question. Devant l'entrée, il vit tout un nombre de jeunes sorciers et sorcière qui devaient rendre le livre. Aucun silence n'était possible. Pas le choix, il fallait sortir. Vêtements de Serpentard sur le dos, le Nott ne craindrait pas le froid. Noir et argent, seul son écharpé échappait à ces couleurs avec le vert de reptile. Visuellement, on n'observait de Nott que tout ce qui se situait entre les sourcils et la lèvre supérieure.
Finalement, on pouvait voir Théodore descendre les marches qui menaient au parc. A sa gauche, la volière de la tour Ouest masquant un grand gouffre. A sa droite, la tour nord et son cours de divination avec Madame Trelawney. Lorsque le Nord atteint le bas des marches, il marcha sur la neige. Oui, comme prévu le temps n'était pas très chaud et lire allait être difficile. Il n'empêche que bien caché sous toutes ses couches, il continuait son aventure. En face de lui, un vaste terrain qui menait au terrain de Quidditch. Ce sport légendaire allait voir sa saison commencer dans le monde de la magie. Grâce à l'invitation de Daphnée, peut-être aurait-il la chance d'être présent.
Théodore ne se risqua pas à aller plus loin. Même si le terrain était loin, on pouvait quand même voir le Saule Cogneur. Surtout, il ne fallait pas qu'il ne nous frappe. Théodore choisis un petit banc en bois adoré au pied de la volière avec vu sur cet arbre ancien. Il était plein de neige tombée du matin et quelque chose lui disait que bientôt ce serait trop pour lui de la porter. Théodore choisit de sortir son livre bien qu'il était parfaitement au courant de la difficulté de lire avec deux gants pleins. Enfin, il ne fallait pas qu'il se découvre trop vite sous peine de faire une petite crise.
Soudain, un caillou dévala les marches, Théodore tourna la tête et découvrit qui s'approchait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Megan Jones
"Je veux l'équité, tous mes élèv's sont à égalité."

avatar

Messages : 59
Points rp : 2315
Date d'inscription : 09/10/2011

Identité du Sorcier
Baguette magique: Chêne Blanc, crin de Licorne, 34 cm, Rigide
Ascendance: Sang-Mêlée
Camp: A.D.

MessageSujet: Re: Rapprochement par le froid [PV Megan Jones]   Mar 15 Mai 2012 - 13:15


    Histoire de la Magie. Combien de fois devrais-je répéter que je déteste ce cours plus que n'importe quel autre. Il pourrait être tellement intéressant si le professeur qui l'enseignait n'était pas un fantôme à la voix monotone. Pour aider à dormir, il est meilleur que n'importe quelle potions de sommeil. Il faudrait simplement qu'on puisse l'enregistrer d'une manière ou d'une autre pour se le repasser le soir dans les dortoirs et avec ça, on est sûr qu'aucun élève ne sortira après le couvre-feu. Mais pour l'heure, dormir n'est pas dans mes projets, il faut bien que je suive un peu et que je prenne quelques notes. La plupart du temps, je faisais ça avec assez d'attention mais aujourd'hui c'était un peu plus difficile et mon cours ressemblait à un jeu de texte à trous, où il faudrait trouver les mots manquants. Heureusement je m'étais appliquée a noter les titres des chapitres avec une très grande attention afin de pouvoir rechercher les informations importantes dans des livres de la bibliothèque qui seraient bien moins assommant que le professeur décédé. Merlin, quand ce cours allait-il prendre fin...

    Eh bien, pour le coup, je devais vraiment avoir de la chance car aussitôt cette pensée se fut-elle imposée à mon esprit que la clocha annonçant la fin du cours se mit a retentir. Le professeur Binns mit quelques secondes a se rendre compte de la chose mais les élèves eux n'en avait pas perdu une miette et la plupart étaient déjà sortis quand je finissais tout juste de ranger mes parchemins et ma plume dans mon sac. Bien que je ne sois pas la plus assidue et la plus interéssée par ce cours, je fus parmi les derniers a sortir de la salle, laissant seul le fantôme dans cette pièce qu'il semblait bien décidé a hanter jusqu'à la fin de la vie de Poudlard. Grand bien lui fasse, dans deux ans je n'aurais de toute façon plus a le supporter.

    Nous étions jeudi et je n'avais donc plus rien a faire pour le reste de la journée. J'aurais, bien sûr, pu m'avancer un peu sur mes devoirs mais après tout les vacances de Noël commençaient dès ce soir, le lendemain les élèves qui souhaitaient rentrer chez leurs parents partiraient, ce qui n'était pas mon cas. J'avais donc deux semaines et trois jours pour faire les nombreux devoirs dont nous avions hérité pour la rentrée et je n'allais pas gâcher l'une des rares occupations que j'aurais pour faire quelque chose de tout ce temps libre. Je me décidai donc à descendre dans ma salle commune pour déposer mes livres de cours, bien trop lourd pour rester inutilement dans mon sac tout le reste de l'après-midi. Les couloirs étaient bondés mais je parvins sans trop de difficultés a me rendre jusqu'aux sous-sols puis jusqu'à l'entrée de ma salle commune, tout aussi pleine. A croire que personne n'avait cours à cette heure-là. Je n'avais pas vraiment envie de rester au milieu de tout ce monde. Moi qui était réputée pour être quelqu'un d'assez joyeux, cette année j'avais totalement perdu mon sourire, trop préoccupée par toutes les choses qui se passaient à l'extérieur et je ne me sentais vraiment plus très bien. Entre les inquiétudes et les cauchemars qui m'empêchaient de dormir convenablement, mon humeur se détériorait de plus en plus et je supportais assez mal de rester en compagnie d'un grand nombre de gens. Et pour ne rien arrangé, nous étions actuellement en hiver et je détestais ça, profondément. Le froid n'aidait certainement pas a améliorer mon humeur et je ne pouvais même pas espérer aller faire un tour sous le soleil pour réchauffer ma peau en même temps que mon cœur. J'avais déjà entendu dire que les déprimes passagères étaient bien plus nombreuses en hiver que le reste du temps, je n'avais encore jamais éprouvé cette réalité avant cette année.

    Après avoir déposé mes affaires dans ma chambre, je décidai de ne pas rester là, trop entourée. Je me dirigeais donc vers les étages supérieurs pour aller faire un tour à la bibliothèque mais cela ne dura pas longtemps, elle était aussi pleine que la salle commune. Je commençais sincèrement a me demander si Merlin n'avait pas choisi tout à l'heure de m'accorder ma prière simplement pour me le faire payer maintenant. Je ne savais pas vraiment quoi faire mais le monde tout autour de moi commençait a me faire angoisser. Sans trop y réfléchir, je laissais mes pas me porter où bon leur semblaient, évitant simplement les endroits trop bondés. Je ne me rendis quasiment pas compte du voyage que j'avais fais avant de me retrouver dehors, descendant les marches pour rejoindre le parc enneigé. Pour quelqu'un qui n'aime pas le froid, j'étais servie. Il faisait vraiment trop froid ! Je resserrais ma cape et mon écharpe aux couleurs de Poufsouffle autour de mon cou et observait l'endroit d'un regard circulaire. Au moins ici, il n'y avait pas grand monde, je ne devais pas être la seule a trouver le temps trop glacial pour m'y aventurer. Perdue dans mon observation, je ne remarquai pas quelques cailloux trainant sur les escaliers et malheureusement, j'avais déjà touché le sol au moment où je me rendis compte que j'allais tomber, dévalant les deux dernières marches sur les fesses. Génial, vraiment. Je retenais un cri, mélange de rage et de douleur. Apparemment, ce n'était pas mon jour.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Théodore W. Nott
"Il faut enseigner aux descendants des plus nobles lignées."

avatar

Messages : 157
Points rp : 2398
Date d'inscription : 03/05/2012
Age : 24
Localisation : Bretagne !

Identité du Sorcier
Baguette magique: Chêne Rouge : Sec & solide. Cœur en Poils de Crinière de Chimère. 24,9 cm
Ascendance: Sang-Pur
Camp: Le leur [Théo/Daphné]

MessageSujet: Re: Rapprochement par le froid [PV Megan Jones]   Ven 18 Mai 2012 - 6:34

Théodore déposa en urgence son livre sur le banc pour se diriger vers l'escalier. Il avait vu cette personne tomber et c'était donc aussitôt précipité pour l'aider. Ce n'était pas qu'un caillou qui avait dégringolé trois marches. Il y avait aussi cette jolie demoiselle. Il y avait aussi... Megan Jones ! Coïncidence ou acte prémédité ? Seul Merlin avait la solution à tout cela, Théodore ne cherchait donc pas plus loin. Le fait était que cette fille aux lèvres lumineuses était carrément assise sur la neige. De plus près, ses cheveux étaient plus ondulés que jamais et ses yeux n'étaient jamais aussi clairs. Même ses joues semblaient plus creuses qu'il ne les avait vus. Étrange phénomène.
De bonne éducation, notre Nott tendit la main, dégantée, en affichant un sourire compatissant. Ce n'était jamais agréable de louper une ou deux marches, surtout si cela finissait sur du froid. Bref, avec son invitation, Théo ajouta quelques mots : « Ça ne m'étonnerais pas que Peeves y soit pour quelque chose. » Elle n'allait surement pas refuser un peu d'aide. Lorsqu'elle fut à nouveau debout, que Théo l'ait ou nouveau aidé, il ajouta quelques mots en détournant le regard et en effaçant le petit sourire qu'il a pu avoir :

Rappelle-moi de le sermonner, Megan Jones... Au fait, rien de casser ?

Bien sûr qu'il venait de dire son nom ! Après tout, voilà bien six ans qu'ils se connaissaient. Et même elle devait connaître le sien. Même s'ils s'étaient peu parlé, les différents évènements de l'histoire Harry Potter avait grand bruit et nul doute qu'à plusieurs reprises Megan et Théodore ont échangé leur avis. Rien de très profonds, mais rien que les agissements de la Grande Inquisitrice furent sujet à débats.
Théodore était étonné de la voir ici et, même sans le montrer, il allait le lui faire comprendre. Gentiment et sans un mot, il lui proposa de s'approcher du banc voire même de s'y asseoir. Sans attendre de réponse, le Serpentard remit son écharpe en place et attrapa son livre. Tête baissée, le regard sur la couverture, l'homme grandissant ajouta, contrairement à son habitude de ne rien dire, de ne faire que soupirer :

Que fais-tu en dehors du château ? Ne fait-il pas trop froid ?

A ce moment-là, il fut surpris lorsque Morrigane apparu. Il se disait aussi avoir chaud. Sa petite tête de siamois aux yeux bleu cyan fit petit tour d'horizon, se posa quelques secondes sur Megan avec de se blottir contre Théodore. Elle lui manquait. C'était vrai que ces dernières semaines, il n'avait pas été trop auprès d'elle. Alors, elle venait à lui. C'était touchant, pourtant son visage n'exprimait rien de plus que son habituel indifférence. On ne voulait lui dire qu'une chose : Allez Théo, exprime-nous un truc cool cette fois-ci ! Mais non, rien. Rien qu'une sympathie masquée et que seul les plus habiles pouvaient déceler. De sa main toujours sujette au froid, il la caressait, sans vraiment faire attention à Megan, du moment qu'elle allait bien.
C'est vrai après tout, Megan Jones était une amie de Daphné Greengrass et les amis de sa meilleure amie devaient bien se porter. Il la connaissait fragile et même un rhume pouvait la rendre inquiète. C'était une naïveté qu'il appréciait beaucoup. Megan n'était pas qu'une amie de Daphné puisque notre héros l'a connu en même temps. C'était dans le Poudlard Express, première année, Théodore était déjà plongé dans ses bouquins, mais il l'avait remarqué. Jusqu'à aujourd'hui, elle n'était pas quelqu'un d'exceptionnelle. La voir s'ennuyer lors d'un cours d'histoire la magie encourageait le mythe des Poufsouffle comme étant des élèves non-bosseurs. Pour sa défense, Théodore dirait que ce fantôme n'était pas le meilleur exemple de prof. Enfin bref...

Demain, intervint-il soudainement lorsqu'un moment de silence se présenta, c'est les vacances. Je suis impatient de rentrer. Et toi, que fais-tu ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Megan Jones
"Je veux l'équité, tous mes élèv's sont à égalité."

avatar

Messages : 59
Points rp : 2315
Date d'inscription : 09/10/2011

Identité du Sorcier
Baguette magique: Chêne Blanc, crin de Licorne, 34 cm, Rigide
Ascendance: Sang-Mêlée
Camp: A.D.

MessageSujet: Re: Rapprochement par le froid [PV Megan Jones]   Sam 19 Mai 2012 - 11:45

    La rencontre avec le sol fut rude, d'autant plus qu'il était recouvert d'une épaisse couche de neige, bien glaciale, de quoi me geler jusqu'à la moelle. Pourtant une fois par terre, l'envie de me relever m'avait déjà quitté. Au moins comme ça, j'étais certaine de ne pas retomber plus bas. J'aurais pu rester assise là jusqu'à ce que la neige ait totalement fondue... L'idée me semblait assez intéressante mais elle s'avérait irréalisable car quelques secondes plus tard quelqu'un s'était approché de moi et me tendait la main, m'invitant à me relever. Seuls mes yeux firent le chemin tout d'abord, se posant sur le visage de mon secourable chevalier. Je le reconnus sans mal puisqu'il s'agissait de Théodore Nott, sixième année lui aussi, à Serpentard. Ami de Daphné, si on peut dire, je ne comprenais pas trop ce qui les liait tous les deux mais Daphné disait toujours de lui qu'il était son meilleur ami. Pour ma part, je ne le connaissais pas vraiment personnellement, même s'il est vrai que nous discutions régulièrement quand je passais un peu de temps avec Daphné et qu'il se joignait à nous. Une discussion toujours polie, sans histoire. Un mec agréable, aussi bien à regarder que pour parler avec. Et maintenant il venait de me voir me casser la figure dans les escaliers, super !

    Légèrement rougissante, j'attrapai cependant sa main et me hissai pour me remettre sur pieds, riant doucement à sa supposition selon laquelle Peeves devait être responsable de ma chute. Hélas, je ne croyais pas un seul instant que ce soit le cas.

    - Oh non, je ne pense pas que Peeves ait quelque chose à voir là-dedans, je ne suis seulement pas très douée, une vraie catastrophe ambulante !

    Quant à savoir si j'avais quelque chose de cassé...à part le moral, je semblais entière, en parfait état de marche. Tant mieux, il n'aurait plus manqué que je passe le reste de la journée à l'infirmerie à boire de la potion poussos ou quelque chose dans ce genre pour réparer les bêtises de ma maladresse et de ma malchance naturelles. Je lui assurai donc que tout allait très bien, c'était le cas après tout, au moins physiquement, appuyant mes propos d'un sourire. Puis je le laissais m'entrainer vers le banc duquel il s'était levé pour venir me ramasser. Après tout cela ne me ferait pas de mal de rester assise un moment à discuter de choses insignifiantes avec un beau garçon. Il aurait été vraiment bête de s'en plaindre. Je parvenais finalement mieux que prévu à supporter le froid alors autant en profiter. Ça me changerait peut-être les idées... Justement, lorsque nous fumes installés, il me demanda ce que je faisais dehors et si je n'avais pas trop froid. Eh bien, j'aurais pu lui retourner la question parce que ce n'était franchement pas commun de voir des gens dehors par ce froid glacial. Mais avant ça, il aurait été de bon goût de répondre moi-même.

    - Je...J'avais envie de m'isoler un peu, en fait. Et vu le temps qu'il fait, j'étais à peu près certaine de ne rencontrer aucune personne indésirable dehors. Et toi, qu'est-ce que tu faisais ici tout seul ?

    Je ne me rendis compte que trop tard que ce que je venais de lui dire pouvait être mal interprété et lui faire penser que je n'étais pas spécialement heureuse de le rencontrer. Pourtant être assise là avec lui ne me dérangeais pas vraiment, je venais tout juste de m'en apercevoir. Théodore n'était pas le genre de mec énervant ou trop énergique, au contraire il était toujours très calme et c'était assez apaisant à vrai dire de me retrouver là, dans le froid glacial de l'hiver avec lui comme seule compagnie. Enfin... plus tellement puisqu'un chat venait d'apparaitre devant nous et après m'avoir regardé fixement un moment, s'était finalement allongé sur les genoux du Serpentard. Il la caressait en regardant droit devant lui, indifférent. C'était cela le plus déroutant chez ce garçon : son indifférence totale à toute chose. Il était tellement difficile de discerner ce qu'il pouvait penser ou ressentir, contrairement à moi dont on pouvait lire chaque pensée sur le visage. En ce moment par exemple, il n'aurait eu qu'à tourner les yeux pour constater mon trouble et mes interrogations. Par chance, il ne le faisait pas, les yeux perdus à l'horizon et c'était tant mieux dans un sens.

    Sa voix me fit presque sursauter quand elle résonna à nouveau pour m'interroger sur ce que je ferrais demain. Les vacances de Noël... Pour la première fois depuis six ans, j'avais décidé de les passer au château. Les plans de mes parents n'avaient pas changé pourtant, la même réunion de famille aurait lieu et Merlin sait comme j'adorais habituellement ces petits moments tous ensemble. Mais cette année, cette perspective ne me disait rien du tout, je préférais largement rester ici, où le bruit serait moins important. Ma mère avait eu du mal à accepter ma décision mais de toute façon elle n'avait pas vraiment le choix, elle ne pourrait pas me faire revenir de force. Et puis il était déjà trop tard. Baissant les yeux pour masquer ma tristesse, je répondis à Théo.

    - Je reste à Poudlard...

    Rien de plus. Que pouvais-je dire de plus de toute façon ? Que je restais parce que je déprimais totalement et que je ne voulais voir personne et surtout pas supporter les rires et la bonne humeur générale. Que je m'enfermais délibérément dans la solitude et la tristesse ? Qu'est-ce que cela pouvait lui faire ? Et de toute façon ce n'était pas le genre de chose qu'on répondait à la question « qu'est-ce que tu fais pour Noël ? ». Je connaissais Théodore depuis six ans, certes, mais nous n'étions certainement pas assez proche pour que je me permette ce genre de discours démoralisant avec lui à une simple question. De toute façon, j'étais d'ores et déjà bien décidée à ce que cette période de déprime s'en aille avec le froid, dès le retour des beaux jours, je me reprendrais en main ! Alors pas la peine d'ennuyer qui que ce soit avec ça. Malheureusement, repenser à mes vacances seule à Poudlard m'avait rappelé à ma tristesse et je ne trouvais rien d'autre à ajouter. Il fallait pourtant... Je cherchai donc quelque chose à lui dire pour détendre un peu l'atmosphère et ne pas laisser transparaitre la réalité de mes sentiments. Il me fallut une bonne minute mais je trouvai finalement quelque chose à ajouter.

    - On prétend qu'il y a un super banquet ici pour Noël, je voulais le goûter au moins une fois avant de quitter définitivement l'école !

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Théodore W. Nott
"Il faut enseigner aux descendants des plus nobles lignées."

avatar

Messages : 157
Points rp : 2398
Date d'inscription : 03/05/2012
Age : 24
Localisation : Bretagne !

Identité du Sorcier
Baguette magique: Chêne Rouge : Sec & solide. Cœur en Poils de Crinière de Chimère. 24,9 cm
Ascendance: Sang-Pur
Camp: Le leur [Théo/Daphné]

MessageSujet: Re: Rapprochement par le froid [PV Megan Jones]   Sam 19 Mai 2012 - 22:57

Elle restait dans le château pour les quinze jours prochains. C'était sur un ton approprié à la saison qu'elle venait de lui répondre. L'hiver avait cette fichue tendance à rendre les gens tristes et déprimés. Heureusement pour Théodore, il rentrait. D'ailleurs ce dernier ne bougea pas devant ce ton véritablement « trisounet ». Les deux Bell qu'il connaissait employaient régulièrement ce thème et elles aient finis par le contaminer. Il se contenta d'augmenter légèrement la pression de sa main à l'air libre sur Morrigane, qui n'en appréciait que plus le geste. « Alala... ce chat » pensa-t-il de sa copine de six ans. « On se connait depuis si peu de temps et on ne se quitte déjà plus. »
Avant qu'elle ne dise une phrase, Théodore laissa le courant de sa pensée défiler sur ce qu'il pouvait bien penser d'elle.

Megan ne semblait pas avoir une haute estime d'elle-même. « Une vrai catastrophe ambulante » s'était-elle défini quelques minutes auparavant. Lui qui voulait l'aider en dénonçant le farceur avait échoué. Ne pas croire que l'on peut faire de grandes choses dans la vie c'était gâcher son talent. Le talent, tous les sorciers descendants de haute lignée en avait. Les Jones n'était pas de grand sorcier à son goût, mais le physique de leur famille valait le coup. Enfin ... Théodore n'était pas là pour faire de la génétique, il désirait échapper à la populace, encore un échec.
Megan également désirait s'évader. L'isolement était une bonne chose quand les idées noires étaient à coup sûr renvoyées. Avec son ton triste ce ne semblait pas être tellement le cas et le Nott était finalement content de pouvoir lui permettre de ne pas broyer du noir une semaine avant Noël. Les propos de la jeune demoiselle l'alertèrent en revanche. « ...aucune personne indésirable dehors. » Indifférence en place, ses sourcils ne se plièrent pas à l'envie forte que provoquèrent ces trois-quatre mots. Théo espérait ne pas être de trop à ses côtés.
Il l'aimait bien quoi. Bon, elle était sortie avec Kat' alors c'était un peu étrange de se retrouver à discuter ici, mais... Théodore s'en moquait. Il se détachait très facilement des années passées, sauf la sixième bien sûr -on comprendrait vite pourquoi-, ergo sa sympathie persistait. Megan Jones semblait aimer le ^role du personnage solitaire qui fuyait les foules. Ce rôle fut attribué à notre héros pendant plusieurs années jusqu'à ce qu'il soit enfin capable de se faire des liens forts, plus ou moins positif.

On prétend qu'il y a un super banquet ici pour Noël...
Théodore était de retour sur terre et à la réalité des choses. Megan lui expliquait son envie de profiter de ce repas qui d'après de nombreuses personnes était exceptionnel. Notre homme n'avait lui jamais assisté à ce repas. Cette année non plus il n'allait pas le faire. Dénouant sa langue, le théodore s'en allait lui reprendre quelque chose. Il se tourna vers elle et allégea son masque de non-émotions pour lui offrir un sourire compatissant :

C'est ce que je comptais faire également. Une certaine Greengrass...
Il se fit interrompre par Morrigane. Elle choisit ce mot pour s'étirer en sortant ses griffes et piquer les jambes du garçon. Elle rentra sous la cape du Nott après avoir évidemment lancé un regard assez noir sur Megan. Le héros se dit que tout était voulu. Son siamois n'aimait pas tellement sa meilleure amie, ni toutes les filles qui approchaient. Jalouse à son avis, l'animal aurait voulu avoir son maître à titre exclusif. « L'amour chat » expliquait toujours en deux mots l'enfant de bonne famille. Oui, il aimait énormément sa compagnie, mais Morrigane lui délivrait le message comme quoi il manquait peut-être de présence avec elle. Ce chat me fera tourner en bourrique !
Morrigane, s'exclama-t-il.
Puissamment pour le calme qui régnait juste avant, théodore avait pendant quelque seconde lâché sa concentration et son visage exprima de la complaisance et une pensée « Franchement ... t'en fais trop là » avant de devenir à nouveau... normalement mural. Comme pour se faire pardonner, elle s'était en fait carrément collée à lui et seule sa tête apparaissait. Théodore était obligé de lever la tête pour lui faire de la place.
Après qu'elle se soit bien installée et que le silence se fut présent, Théodore le chassa :

Ce repas, beaucoup de monde en parle. Je compte sur toi pour m'en dire des nouvelles ! Comme je le disais, j'ai été invité par Greengrass pour les fêtes et ... elle a réussi à m'avoir en m'annonçant qu'on irait voir le match d'ouverture de la ligue. Les Faucons de Falmouth fâce aux Pies de Montrose. Ça sera juste énorme.

Ses yeux s'étaient légèrement arrondis et sa voix exprimait quelque chose. Le Quiddich avait l'art de dénouer les cœurs les plus durs et les plus froids. Ce n'est pas pour rien qu'il avait finalement accepté de passer les sélections pour faire partie de l'équipe il y a deux ans. Il en aura fallu du temps pour qu'il ose montrer ses capacités sur un balais. Comme toujours c'est Daphné qui s'était montré persuasive. Quand elle avait quelque chose en tête cette Greengrass... Quand il s'en rendit compte, il tourna la tête pour ne plus la voir en ajoutant un soupire et des mots :

Enfin ... cela ne doit pas trop d'intéresser...
Il laissa ces mots en suspent car il venait de se rendre compte d'une terrible erreur. Sa main droite était toujours à l'air libre était à présent blanche. Froide au possible, elle avait oublié de passer par le violet. Les vaisseaux sanguins s'étaient contractés et il avait à présent mal en tentant de bouger ses doigts. Fichue maladie du froid... ou de Raynaud pour les plus cultivés. Trop tard pour le cacher, Megan devait forcement l'avoir vu. Damned !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Megan Jones
"Je veux l'équité, tous mes élèv's sont à égalité."

avatar

Messages : 59
Points rp : 2315
Date d'inscription : 09/10/2011

Identité du Sorcier
Baguette magique: Chêne Blanc, crin de Licorne, 34 cm, Rigide
Ascendance: Sang-Mêlée
Camp: A.D.

MessageSujet: Re: Rapprochement par le froid [PV Megan Jones]   Sam 26 Mai 2012 - 0:23

    Je souris en entendant Théo parler de Daphné en l'appelant par son nom de famille. C'était une chose que je ne comprenais pas bien dans cette obscure relation qui les unissait. Ils semblaient à la fois très proches et simples connaissances. La froideur naturelle des Serpentards, sans doute. Théodore laissa sa phrase en suspend tandis que son chat revenait sur le devant de la scène pour aller se cacher sous la cape de son maitre non sans me lancer un petit regarde au passage qui m'avait paru légèrement menaçant. Enfin...autant que le regard d'un chat peut l'être. Je savais ces animaux très intelligents alors cela ne m'étonnait pas vraiment que celui du jeune homme soit capable de ressentir de l'animosité envers les autres, et de le faire savoir par un regard. Les chats dans le monde magique étaient bien différents de ceux des moldus, il n'y avait qu'à voir Miss Teigne pour en avoir la preuve. La petite Morrignae -le Serpentard venait de prononcer son nom sous la forme d'une réprimande- était de cette espèce, semble-t-il.

    J'observai leur petit manège en silence, plus vraiment présent à leurs côtés. Mes pensées sombres avaient déjà repris le pas sur le reste et je les regardais sans vraiment les voir, les yeux vides fixés sur des choses que j'étais la seule à pouvoir voir. Et ce n'était pas plus mal car je n'aurais souhaité à personne de vivre ces cauchemars qui me tenaient éveillés la nuit et venait me hanter le jour... Le silence plana un instant sans que je ne cherche à le briser, et Théodore non plus. Après un temps, c'est lui qui reprit la parole, continuant sur le sujet que nous avions entamé, à savoir le banquer de Noël à Poudlard. Il me demandait de lui donner des nouvelles de ce fameux diner puisqu'il irait passer les vacances chez Daphné où ils iraient voir un match de Quidditch.

    Ne vivant pas dans une grotte, j'avais bien sûr entendu parler de ce fameux match qui aurait lieu à la fin du mois de Décembre. Un truc important, d'après ce que j'avais cru comprendre, l'ouverture de la coupe de la ligue avec deux équipes formidables. Personnellement, je ne raffolais pas du Quidditch, loin de là même, j'étais seulement au courant de tout cela à cause des bavardages de salle commune et parce que Ernie n'arrêtait pas d'en parler depuis des semaines, impatient d'y être. Nott semblait penser lui aussi que ce match serait grandiose alors...Je ne pouvais que le croire sur parole. En tout cas, il semblait...intéressé, passionné, vivant. C'était un peu idiot à dire mais ce garçon me laissait toujours un sentiment bizarre. Il présentait toujours un visage impassible, ou presque, en tout cas je l'avais rarement vu sans cette parfaite indifférence sur les traits. Alors forcément, dès qu'une émotion s'inscrivait sur ses traits, impossible de la manquer.

    Apparemment, le Quidditch avait la faculté de lui faire perdre son masque. Je le regardai, intriguée, sourire aux lèvres. J'adorais voir les gens parler de leurs passions, c'était un spectacle fascinant, cette manière de s'emballer pour une chose, de devenir intarissable à ce sujet, de voir la flamme dans leurs yeux...J'espérais que le jeune homme m'offrirait ce spectacle, que je pourrais enfin voir toutes ces choses sur son visage. Hélas, il n'en fit rien et se reprit bien vite, tournant les yeux vers moi pour me dire que je ne devais certainement pas être intéressée par ce qu'il racontait. Il avait raison dans un sens mais au contraire, j'aurais vraiment aimé qu'il continue, ce que je comptais bien lui faire savoir.

    - Si, ça m'intéresse au contraire tu peux...

    Il ne me regardait plus et avait baissé les yeux sur ses genoux, ce que je trouvais un peu étrange. Qu'il détourne les yeux n'était pas vraiment une chose à laquelle je m'étais attendue de sa part. Je suivis son regard pour voir ce qu'il devait y avoir de plus passionnant que moi lui assurant qu'il pouvait continuer de parler Quidditch, ce qui n'arriverait sans doute plus jamais, et remarquai une chose encore plus intrigante.

    En effet, sa main droite avait une apparence peu commune : elle était totalement blanche et semblait paralysée, du moins il avait l'air d'avoir du mal à faire bouger ses doigts comme il tentait de le faire actuellement. Je n'avais jamais rien vu de tel avant aujourd'hui. Il est vrai que l'air était glacial, vraiment, mais tout de même... Même sans porter de gants et sans bouger pendant un certain temps, cet état d'immobilité n'avait pas durer assez longtemps pour parvenir à un tel résultat. La main aurait du se trouver tout juste rougie aux extrémités, rien de plus... Je fronçai les sourcils et osai lui demander d'une voix inquiète :

    - Est-ce que tout va bien, Théodore ? Ta main est...

    Est quoi ? Je ne savais pas trop comment qualifier ça, c'était vraiment étrange. J'espérais cependant que ce n'était pas trop grave mais dans le doute, il valait sans doute mieux faire quelque chose comme par exemple se mettre au chaud déjà et peut-être aller faire un tour à l'infirmerie pour s'assurer que ce n'était rien. Je posai une main sur son bras droit, me permettant un geste peut-être un peu trop personnel, et continuai :

    - Il faudrait peut-être aller à l'infirmerie, tu ne crois pas ? Ou au moins rentrer se mettre au chaud !


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Théodore W. Nott
"Il faut enseigner aux descendants des plus nobles lignées."

avatar

Messages : 157
Points rp : 2398
Date d'inscription : 03/05/2012
Age : 24
Localisation : Bretagne !

Identité du Sorcier
Baguette magique: Chêne Rouge : Sec & solide. Cœur en Poils de Crinière de Chimère. 24,9 cm
Ascendance: Sang-Pur
Camp: Le leur [Théo/Daphné]

MessageSujet: Re: Rapprochement par le froid [PV Megan Jones]   Ven 22 Juin 2012 - 16:15

Depuis maintenant plusieurs minutes, son allocutrice ne jasait pas. Commérer une fin de Décembre ne pouvait que détendre l'atmosphère et c'était un garçon ne soufflant mot, d'ordinaire, qui semblait mener la discussion. Elle, à lui son plus grand regret, ne faisait qu'étudier un Théodore à présent congeler, mais mentalement trop fier pour l'avouer.
Suite à l'histoire courte du festin à la gloire du messie de l'année dix-neuf cents quatre-vingts seize et à l'évocation d'un lancement de championnat, c'était une transition abrégée qui s'annonçait sur le pourquoi la main du Serpentard pouvait être ainsi immaculée et sans vie tandis que cachait un porteur un bien si ardent en son sein. Car oui, un aspect d'indifférence ne camouflait pas un fond sans esprit ni une âme froide, sans vigueur.
Ma main est ... ?

Il attarda quelques instants le regard cyan. Quelques secondes, tout au plus.
C'était amplement suffisant pour remarquer que malgré ses efforts, celle-ci ne bougeait pas. Fichue maladie ! Depuis son enfance, on lui avait fait remarqué que c'était fréquent dans la famille d'être porteur de ce problème. Depuis son enfance, on lui avait porté une attention particulière, surtout lors des périodes hivernales comme à présent. On ne cessait de lui répéter pourtant de ne pas s'exposer au froid à partir de la mi-novembre maximum, mais non. Monsieur Théodore était beaucoup trop têtu pour écouter les bons conseils de famille.
L'enfant unique de la Maison Nott se tourna vers Megan lorsque celle-ci brisait les frontières. On pouvait tout de suite remarquer que même si sa tête était dirigée vers la demoiselle son regard fixait sa main droite posée avec délicatesse sur lui-même. Yeux grands ouverts, sourcils froncés.
Ces sorciers au sang-mêlé ont de ces impolitesses parfois !
L'indifférence pouvait disparaître quand on s'attaquait à ses convictions. Les rapprochements corporels étaient réglementés. Fermement ancrés dans son éducation, des codes stricts, vrais et logiques lui furent appris dès sa plus tendre enfance. Les Nott n'étaient pas une simple famille. Fut des siècles où ils étaient nombreux et respectés. Les Nott redeviendraient une belle et puissante famille. Sera un siècle où notre héros sera admiré pour ses actions.

Un geste imprudent de la part de Megan qui le fit aussitôt répondre. Sa main gauche passa devant lui et agrippa la cible qui était en pleine phrase.
Le regard toujours posé sur le danger, ses oreilles perçurent quand même la proposition de la demoiselle. Infirmerie, si non la chaleur. Oui, il y avait une idée intéressante, mais son esprit restait accaparé par le geste qu'il ne lui répondit pas immédiatement.
Théodore redressa finalement chaque œil bleu ciel sur ceux plus sombre de la Poufsouffle :
Sommes-nous suffisamment proches pour se permettre tel acte ? demanda l'homme.
Dit de cette façon, il venait d'exposer son passé strict. Il y avait du reproche perceptible dans cette question qui disparut totalement lorsqu'il continua en changeant de sujet observés. Théodore tourna la tête, faire face, droit devant. Lentement sa main gauche s'était retiré pour que le danger puisse s'écarter de sa propre volonté.
L'infirmerie ne sera pas nécessaire, dit Théo en fouillant dans sa cape.
Un ton neutre !
Il faisait son retour.
J'ai ma propre méthode, ajouta Théodore alors qu'il faisait émerger sa baguette.
Après un geste très court, il approcha l'outil de sa main. Commençait à en sortir une spaghetti flamboyante. Ce mini-ver de trois centimètres tomba sur sa main. Il se tortilla quelques instants avant de se frayer un chemin sous la peau. On pouvait observer son trajet par la lumière vive qu'il émettait toujours. Il termina sa course et disparût sous l'ongle de l'auriculaire.
Théodore murmura et posa avec une petite pression le bout de sa baguette au beau milieu de cette main. Tout autour d'elle, comme une fissure à échelle réduite, des vers apparaissaient. Lorsque la main fut entièrement recouverte du trame de chemin de fer, le sorcier retira l'arme et tout se dissipa. Sa main retrouvait sa couleur naturelle. Théodore l'ouvrait, la fermait plusieurs fois. Tout était en ordre.
Sans lui permettre de dire quoi que ce soir, le nouvel adulte se leva et rangea sa baguette, en prenant soin de ne pas gêner son chat, toujours en boule contre son torse.
Cela dit tu as raison, accorda-t-il, nous devrions nous mettre au chaud. Ce parc en Hiver est plus maussade que je ne l'aurais cru.

D'un geste maîtrisé, n'ayant aucun lien direct avec une manie qu'on aurait pu attribué aux hommes ayant des cheveux assez long et en mèches, Théodore passa la main retrouvée dans ses cheveux. Comme il s'y attendait, des boucles étaient apparus. Il inspira discrètement et détecta une humidité concentrée dans l'air. Pas de question à se poser. Humidité égalait boucles, c'était plus qu'une constante mathématique, un fait avéré.
En bon gentleman qu'il était, Théodore s'était tourné en direction de Megan avant que celle-ci n'ait envisagé de se redresser. La politesse voulait qu'il lui propose ses services. Il le fit en tendant avec souplesse la main droite.
Nous devrions nous diriger tranquillement vers la Grande Salle, je ne voudrais pas manquer l'heure du repas.
Les nuages permirent au soleil de projeter quelques rayons sur la scène. Les deux regards étaient sublimés.
Théodore projetait depuis ces deux billes un sentiment de confort à ses côtés. Ce n'était peut-être pas la vérité, mais ses enseignements lui permettaient de dissocier quand il était concentré ce qu'il pensait de ce qu'il projetait à l'extérieur. Il n'était pas un as dans ce domaine, mais s'entraînait très régulièrement. Théodore avait l'intention de connaître un peu plus cette demoiselle et si elle se sentait en confiance peut-être allait-elle plus facilement se livrer.
Qui es-tu, Megan ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Megan Jones
"Je veux l'équité, tous mes élèv's sont à égalité."

avatar

Messages : 59
Points rp : 2315
Date d'inscription : 09/10/2011

Identité du Sorcier
Baguette magique: Chêne Blanc, crin de Licorne, 34 cm, Rigide
Ascendance: Sang-Mêlée
Camp: A.D.

MessageSujet: Re: Rapprochement par le froid [PV Megan Jones]   Lun 9 Juil 2012 - 10:33


    Je dois reconnaître que sa réponse me prit un peu de court. Je n'avais pas vraiment réfléchi et avait réagi de manière totalement instinctive lorsque ma main s'était posée sur son bras, simple geste montrant mon inquiétude à propos de sa bonne santé. Il faut dire que voir une main changer de couleur sous ses yeux était un spectacle assez impressionnant et sans doute avais-je réagis d'une manière un peu trop disproportionnée. En tous les cas, il n'y avait pas mort d'homme et cela ne le tuerait pas que je pose ma main sur son bras ou pas... Dès qu'il eut prononcé cette question un peu surprenant, ma main regagna sa place sur mes genoux et mon regard s'assombrit légèrement. Je me sentais à la fois irritée et vexée de sa réaction, sans trop comprendre pourquoi ou comment. Qu'est-ce que cela pouvait faire que j'ose le toucher ?

    Cette réaction, cependant, me fit comprendre que je ne connaissais pas vraiment Théodore et que j'avais stupidement sauté à la conclusion qu'il devait être comme Daphné, sympa et cool pour un Serpentard alors que finalement ce n'était pas du tout ça et il réagissait comme une sorte de crétin prétentieux. Ma pensée était peut-être un peu rude mais bon sang, je m'étais simplement contentée de poser ma main sur son bras, je n'avais rien fait qui soit trop amical et je ne comprenais pas vraiment pourquoi il réagissait ainsi. En tout cas, une chose est sûre, on ne risquait pas de m'y reprendre à deux fois, dès à présent je comptais bien garder mes distances avec Théodore Nott.

    Rapidement pourtant, il changea de sujet, refusant ma proposition de se rendre à l'infirmerie. Son ton ne sonnait plus d'aucun reproche, il était redevenu assez neutre, ce qui eut au moins le mérite de me perdre en chemin. Ce garçon était vraiment très spécial, j'avais un mal fou à le comprendre et à le suivre. Un instant il me répond froidement, la seconde d'après il est redevenu totalement maitre de ses émotions... Quoi qu'on pense des Serpentards, j'admirais tout de même la facilité déconcertante avec laquelle ils parvenaient à se contrôler et à afficher une apparence murement réfléchie. J'avais déjà constatée cela avec Daphné. Lorsque nous étions seules, elle était comme tout le monde, comme moi, elle se laissait aller à toutes les émotions qui la traversait mais dès qu'un public se présentait, elle devenait d'une telle lisseur que ça en devenait parfois effrayant. Chaque émotion imprimée sur son visage semblait découler d'un savant calcul, rien n'était laissé au hasard. Elle m'impressionnait toujours beaucoup quand elle agissait de la sorte. De toute évidence, son meilleur ami était fait de la même étoffe.

    Enfin peu importe... Bien qu'il refusait d'aller à l'infirmerie, Théodore accepta tout de même que nous rentrions nous mettre au chaud, dès qu'il eut terminé de se soigner, me laissant voir de quelle méthode exactement il s'agissait. Je voyais bien qu'il devait avoir l'habitude de cette situation, son sort fut lancé en informulé, ne me permettant pas de deviner la formule qu'il utilisait. Enfin, après tout il y avait peu de chance que je me retrouve à en avoir besoin un jour et si une chose semblable m'arrivait, je foncerais directement à l'infirmerie, me remettant aux bons soins de Madame Pomfresh Quand il eut terminé de remettre sa main en état et qu'il confirma que nous devrions rentrer, je ne pris pas une seconde supplémentaire de réflexion pour me mettre sur pieds. Je devais avouer que sa réaction de tout à l'heure avait jeté une sorte de froid en moi, je me sentais un peu mal à l'aise comme si j'étais la dernière des idiotes et que je n'avais rien à faire avec un gars dans son genre.

    Alors forcément, quand il parla de rentrer pour s'avancer vers la Grande Salle pour le diner, je saisis ma chance, bien décidée à ne pas prolonger ce moment assez gênant pour moi. J'entrepris d'un pas décidé de me rendre vers l'entrée principale, Théodore me suivant de près. Je tournais régulièrement les yeux vers lui et constatai avec étonnement qu'aucune trace de malaise n'apparaissait sur ses traits, au contraire il avait l'air parfaitement à l'aise, confortable à l'idée d'être avec moi. Je trouvais cela surprenant mais ne fit aucune remarque et continuait ma route jusqu'à la Grande Salle, ce qui ne nous pris pas plus de quelques minutes. Devant les portes, je me tournai vers lui, le regardant dans les yeux à peine une seconde avant de détourner le regard pour le poser sur mes doigts, visiblement gênée.

    - Eh bien, je te souhaite un bon appétit et de bonnes vacances puisque je doute qu'on se revoit d'ici ton départ. C'était un plaisir de discuter avec toi

    Cette dernière déclaration n'était qu'à moitié vraie car mon sentiment à l'égard de ce court entretient restait plutôt mitigé. Je n'avais pas vraiment passé un mauvais moment mais on ne pouvait pas dire non plus que je garderais un excellent souvenir de cet instant, et tout ça à cause d'un geste inopportun de ma part. Autant dire que je me sentais relativement stupide mais cela passerait en mangeant et en faisant autre chose...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Rapprochement par le froid [PV Megan Jones]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Rapprochement par le froid [PV Megan Jones]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» DEFI // 30 baisers // Megan Jones
» Megan Jones (Poufsouffle)
» Effet d'Obama; la chute de l'indice Dow Jones
» Monture sang-froid et homme lézard
» J'ai jeté un froid !!!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
- Nox - A vous de rallumer l'espoir. :: - Poudlard - :: Extérieur :: Le Parc-