- Nox - A vous de rallumer l'espoir.

La 6eme année touche presque à sa fin à Poudlard, le trio de Gryffondor, toujours dans le coma, ne peut rien faire contre l'avancée des Mangemorts...A vous de vous battre pour faire gagner votre camp !
 

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 [Intrigue] Annonce morbide

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MessageSujet: [Intrigue] Annonce morbide   Mar 7 Aoû 2012 - 15:36

    23 Février 1997 - 21h30

    Chers élèves,

    Vos préfets demandent une réunion d'urgence dans votre Salle Commune, à 21h30. Une fois tout le monde réunis, ils vous informent de la mort tragique et mystérieuse du Poufsouffle de sixième année : Gowan O'Neil.

    Les préfets ont aussi reçu des indications à suivre de la part de leur directeur de maison :

    Vous devrez maintenant vous balader par groupe de minimum deux personnes.
    Si vous trouvez un objet étrange, surtout ne le touchez pas, et prévenez directement un Professeur.
    Le couvre-feu est plus que jamais de vigueur... à partir de 22h, tout le monde doit être dans sa Salle Commune, sauf les préfets et préfets-en-Chef.

    C'est tout ce qu'ils vous disent. C'est à vous de vous exprimer maintenant... chaque réponse à ce sujet rapportera un point à votre maison.

    Game Master.
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Daphné Greengrass
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Annonce morbide   Ven 10 Aoû 2012 - 15:42

La salle commune semblait incroyablement bruyante, en fait c'était souvent le cas à cette heure-ci puisque le couvre-feu venait tout juste d'être instauré et que les élèves étaient donc tous de retour dans leur salle commune puisqu'ils ne devaient pas se trouver ailleurs. Du coup tout le monde se retrouvait au même endroit au même moment et les discussions allaient bon trains dans tous les recoins de la pièce. Daphné elle, était installée à une table avec Tracey et elle travaillait sur un devoir d'Histoire de la Magie sur lequel la jeune fille était censée l'aider. Pour toute aide, elle se contentait de regarder par ci et par là, grignoter sa plume, discuter avec un autre élève... En fait, elle ne se penchait sur le devoir que quand Daphné lui posait une question. C'était aussi sans doute la proximité des bavardages de Tracey avec la quasi totalité de l'équipe de Quidditch de Serpentard, alors qu'elle essayait de se concentrer sur son travail, qui devait renforcer cette impression d'être en plein milieu d'un hall de gare. Enfin bref...

N'y tenant plus, Daphné reposa sa plume et se redressa, jetant un regard noir à son amie qui ne lui répondit que par un sourire, avant de s'intéresser au reste de la pièce. La porte d'entrée venait de pivoter, laissant entrer June, l'autre préfet de cinquième année dont elle ne se souvenait jamais du nom, Drago, Pansy et James. Ils arboraient tous des mines sombres, et Drago plus particulièrement semblait très mal à l'aise, très affecté. Daphné fronça les sourcils, se demandant ce qu'il se passait. Un peu plus tôt dans la soirée, les deux Préfets et le Préfet-en-chef avaient été convoqués dans le bureau de Dumbledore, abandonnant la brune à son triste sort, obligée de demander de l'aide à Tracey plutôt qu'à un autre pour son devoir. Elle ne s'était pas inquiétée outre mesure de la raison de cette convocation, après tout ça ne la regardait pas vraiment, pas plus que les histoires de Préfets ne l'intéressaient. Pour elle, il s'était simplement agit d'une réunion comme une autre pour traiter d'on ne sait quel sujet, sans grande importance quoi.

Pourtant, au vue de leurs visages fermés, il semblait que quelque chose d'un peu plus grave soit arrivé. Le Préfet-en-chef se racla la gorge de manière assez bruyante, attirant l'attention de presque tous sur lui. Il réclama le silence et que tout le monde l'écoute, ce qui créa un rush assez impressionnant. Tous les élèves cessèrent leurs activités et s'approchèrent des cinq élèves, formant un cercle autour d'eux. De mémoire, chaque fois qu'une annonce importante avait été faite, c'était lorsque ce cher Potter avait mis l'école en danger. Ce soir, il y avait peu de chance que ce soit encore sa faute... Daphné, suivant le mouvement, s'avança aussi, se frayant un chemin parmi la foule des élèves afin d'approcher des premiers rangs pour mieux entendre.

Elle s'était attendue à entendre pas mal de choses mais étrangement, quand les mots furent prononcés, elle fut plus que surprise. Gowan O'Neil, mort. Interdiction de se promener seul dans les couloirs à partir de maintenant. Personne ne sait ce qui est arrivé. Daphné ne connaissait pas spécialement Gowan, du moins pas plus que ça. Elle le voyait en classe, et il était affreusement différent d'elle du coup, ils ne s'appréciaient pas vraiment. Mais elle le connaissait et elle pouvait mettre un visage sur le nom, des souvenirs. Et ce garçon, ce camarade de classe venait de mourir. Cela faisait tout de même un choc, surtout quand on ne pouvait pas savoir ce qui lui était arrivé exactement. Tout s'était passé dans un silence total, sans que personne n'en entende parler avant ce soir. Si les professeurs refusaient de dire quoique ce soit, c'était sans doute qu'ils ne voulaient pas inquiéter les élèves. Mais en même temps, ne rien dire était pire car on ignorait quelle était la menace exactement. Inquiète, Daphné chercha le regard de Drago, espérant y trouver un signe pour la rassurer. Il avait l'air encore plus inquiet qu'elle...









Daphné Greengrass - 6 ème année - Serpentard D&D.


StormNox159


Dernière édition par Daphné Greengrass le Lun 13 Aoû 2012 - 23:41, édité 2 fois
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Théodore W. Nott
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Annonce morbide   Ven 10 Aoû 2012 - 21:43

23 Février 1997,
Cimetière et Blaireau
« J'ai failli être préfète dans ma jeunesse, mais une pimbêche a jouer sur la flatterie avec une ou deux bonnes personnes. Durant l'année, elle n'a rien foutu de vraiment exceptionnel. D'ailleurs c'était une année médiocre pour les Serpentards. Faut-il croire que les bon préfets sont rare ? ... Et toi Théodore, aimerais-tu le devenir ? »

La condition de préfet, par Ava Nott


19h30 - Léger sur son balai, Théodore attendait attentivement l'arrivée du souafle. L'un des poursuiveurs le tenait fermement et fonçait dangereusement par ici. L'équipe était au complète et les deux Crabbe tentaient d'arrêter James. Sans résultat, il parvient à hauteur des cercles et tenta un tire. Théodore qui se trouvait au centre dû descendre à sa droite pour arrêter le tir. Il ne réussi pas. Les branchettes ne firent que froler la balle. Un sourire victorieux de Urquhart s'en suivi. Le Nott avait encore des progrès à faire. Il n'avait pas vu ni regardé Drago, mais sans doute s'était-il moqué de sa maigre performance.
L'équipe devait perfectionner ses faiblesses en vue du prochain Match de l'Ecole qui ne risquait pas de tarder. Le soleil s'était déjà couché depuis deux heures environ, mais les Serpentards avaient demandé une autorisation pour une raison bidon, mais efficace comme savait le faire le capitaine. Même si la pleine lune était capable de fournir une lumière puissante, cela n'était pas suffisant pour effectuer en sécurité l'entrainement. Heureusement. Des spots magiques avaient été lancés en synchro par toute l'équipe.
Qui disait pleine Lune, disait que les loup-garous étaient de sortie. Il pensa quelques instants, tandis que goyle volait vers le souafle, au précédent professeur de Défense contre les Forces du Mal. Tout le monde savait maintenant que c'était un lycanthope et théodore avait été fasciné plusieurs mois par ces bestioles-là. C'était de la métamorphose, non voulu certes, et c'était son terrain de prédilection. Il s'imaginait déjà dans dix ans capable de faire comme la directrice de Gryffondor.
Le diner avait fini depuis peu pour l'équipe. L'entrainement ne durait que depuis peu également lorsqu'apparu près d'une entrée du terrain, Snape. Qu'il vienne ici était plus bizarre au gout du Nott. Tous descendirent aussi vite qu'ils le pouvaient, à l'exception de Crabbe qui avaient du mal à contrôler son balais pour on ne sait quelle raison. Théodore se plaça à droite et ne voyait que le profil du directeur de sa maison car celui-ci s'adressait plus particulièrement à James et Draco. Une réunion des préfets et autres catégories avait été organisé, ils devaient si rendre immédiatement, même si le cynisme de l'homme en noir insinuait qu'ils devaient peut-être se nettoyer afin de ne pas puer et déshonoré les Serpentards. Quant aux autres, avait-il fini par dire, ils devaient se rendre immédiatement dans leur salle commune et continuer leurs activités.
Exécution. On ne discutait pas les ordres.
Snape éteignit les boules de lumières tandis que Nott et la troupe remontait le chemin gravillonné.

20h30 - Théodore était tout propre. Ses cheveux avaient un peu bouclé, mais pour un dimanche soir il ne fallait pas se plaindre. Dans leur grande salle commune, il s'était posé sur un canapé auprès de Daphné et était entièrement plongé dans sa lecture. Ses devoirs étaient déjà faits depuis longtemps. Avec l'organisation qu'il s'était crée, les dimanche étaient toujours de repos depuis des années. Ce qu'il avait pu lire de livres en ces jours de repos du dit-Seigneur. Il tournait les pages à grande fréquence.
Théodore était reconnaissant à sa famille de l'avoir envoyé plusieurs mois en France il y a de cela longtemps pour étudier la lecture rapide. Un gain de temps énorme. Quand certains mettaient, avec horreur, plusieurs mois à arriver à la fin d'un roman, le serpent n'en avait que pour une semaine, deux pas plus. Les livres d'apprentissage, il s'y attardait plus afin de bien assimiler ou garder en mémoire les informations, mais dans l'ensemble, il riait de voir les autres, comme Daphné, bouillonner et stresser à faire un devoir la veille pour le lendemain.
La salle était calme, mais apaisante. Un coup d'oeil à sa montre-magique et Théodore put savoir que « heure du couvre-feu » s'avançait à la pointe. Dans une petite heure, il y avait réunion. Le temps que tout le monde arrive, théodore pouvait bien se lire un tas de chapitre. Son Quiddich ayant été mauvais, il recherchait des informations sur les anciens grands joueurs pour réussir à capter des bottes secrètes. Dans le Quiddich à travers les âges, qu'ils connaissent pour l'avoir lu et re-lu, Théodore avait de l'espoir. C'était parti pour une heure de lecture. Le monde autour pouvait bien crier son nom, rien n'aurait pu le déranger de sa lecture. C'était tout notre Nott ça !

21h30 - A présent bondés de tous les Serpentards. Une centaine d'élève étaient amassés ici. Cela pouvait paraître un grand chiffre si la pièce n'avait pas été conçue en conséquence. On ne se serait pas, mais on ne s'entendait plus. Ayant refermé son livre emprunté depuis quelques minutes, il ressentit l'attroupement. Les trois préfets, dont le chef, étaient finalement arrivés. Ils allaient sans doute nous parler de quelques règles idiotes. Théodore n'avait qu'une seule envie, retourner trouver des idées de vols. Les yeux roulaient dans leurs orbites et un soupire filait parfois, tout en gardant un visage aussi impassible que possible.
L'héritier était en retrait. La foule, cela lui donnait des frissons. Pas agoraphobe non plus, mais Théodore aimait bien son petit cercle. Lui au centre et les autres à l'extérieur ou pour certains sur la ligne. Bref, il s'était levé tout de même, pour la courtoisie, mais s'impatientait. Ils ne les voyaient pas. Toutes les brides qu'il entre-apercevait dès qu'un élève bougeait était un visage blanc, étrange. Ha voilà que James nous cause ! Le silence total.
Wow !
Quel choc !

L'espace d'un instant, son indifférence se brisa totalement. L'espace d'un instant, ils ne faisaient qu'émotion commune. Surprise et déconvenue. Il s'en voulait un instant d'avoir eu des pensées aussi mauvaises. L'instant suivant, son visage redevenait normal et il recherchait Daphné afin de voir ce qu'elle pouvait bien en penser. A tous les coups elle s'était rapprochée. Elle et Draco jouaient les aimants. Les amants n'aimaient guère l'éloignement.
Ce n'était qu'un élève de Poufsouffle.
Il était mort, pouf, comme cela. On ne savait rien, on n'en saurait rien. Gowan était un sixième année, qu'on disait avoir redoublé. Il ne semblait pas très doué en cours. Théodore n'y avait jamais vraiment porté attention. Un élève comme un autre. Mais depuis peu, les rumeurs allaient bon train. On prenait cela comme on voulait, mais on disait qu'il sortait avec la Lodwick. Cette Serdaigle devait être anéantie. Par compassion, pas qu'hypocrite, il essayerait sans doute de lui glisser un mot ou deux. Juste un ou deux. Plus et ce serait lourd, après tout, tout le monde tournerait autour d'elle.
Pas un vautour de plus s'il vous plait !
Son visage n'exprimait aucune douleur. Elle était dans le coeur et le regard, que seule Daphné et les expérimentés pouvaient la remarquer. Des filles passaient à côté de lui, tellement affectées. En le voyant aussi indifférent, elles le traitèrent d'insensible. Il se contenta de relever la tête en soupirant les yeux bien haut. Chacun sa manière de s'exprimer et de recevoir les choses.
En tout cas, cette mauvaise nouvelle était accompagnée de nouvelles. Des règles plus arbitraires avaient été décidés et appliquée sur le champ. Désormais, plus personne ne devait trainer en dehors des salles communes après dix heures. Dur, dur, mais faisable. Désormais, plus personne ne devait trainer en dehors des salles communes seuls. Dur, très dur, presque infaisable !
Théodore était un solitaire. D'accord, il était beaucoup avec Greengrass, mais ce n'était que cela. Maintenant il ne devra plus jamais être seul. Bon pas de questions à se poser. Dès qu'il pourra voir sa meilleure amie, il lui annoncerait qu'il ne le quittera plus. Tant pis si elle avait d'autres projets. Tant pis si lui avait d'autres envies. Désormais, sa promesse de protection était plus active que jamais. Et s'il lui arrivait la même chose qu'à Gowan ? Qu'en penserait-il ? Que ressentirait-il ? ... Fallait-il donner une réponse dès maintenant ? Si oui cela serait impossible. C'était inimaginable de vivre sans la Greengrass.

Théodore resta fixe et regardait les personnes retourner avec stupeur à leurs activités. Théodore cherchait Daphnée. Dès qu'il pourra la voir, il foncera.
Spoiler:
 


Dernière édition par Théodore W. Nott le Dim 12 Aoû 2012 - 23:51, édité 1 fois (Raison : La nouvelle forme du forum)
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Drago Malefoy
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Annonce morbide   Dim 12 Aoû 2012 - 0:28

« S’il est des erreurs qui sont impardonnables, celle-là est sans conteste la pire de toutes... »


Assis sur mon lit, je demeurai ainsi, les yeux fermés, attendant patiemment que mon cœur cesse de battre de cette course effrénée dans laquelle il s’était engagé il y a quelques heures encore de cela. La peur et l’inquiétude me rongeaient à tel point que j’avais l’impression que je n’allais plus tarder à m’effondrer. Cela faisait déjà bien longtemps que mon angoisse avait franchi les limites du supportable, et je me demandais encore jusqu’à quand je pourrais tenir à ce rythme. Si mon entreprise avait enfin réussie au bout de toutes ces tentatives toutes plus vaines les unes que les autres, j’avais conscience plus que quiconque ici que le monde changerait alors et à jamais. Et cela à cause ou grâce à moi, je n’en savais encore trop rien. La limite était difficile à définir, alors que je ne voyais plus si ce que je faisais réellement était bel et bien le fruit de mes convictions profondes. Mon camp était celui du Seigneur des Ténèbres, depuis mon origine, mais aujourd’hui le doute s’était tant insinué en moi que j’avais l’impression de n’être devenu rien d’autre qu’un étranger pour moi-même. Etait-ce réellement ce en quoi je croyais ? Oui, mais la question était surtout de savoir quel prix j’étais prêt à payer pour le voir se réaliser. Mais le pire dans tout cela, c’est que je devais empêcher ces doutes de s’imposer dans mon esprit, car je ne pouvais plus me permettre la moindre remise en question, sinon j’allais la payer de ma vie, et de celle de mes proches. Il me tenait, depuis le début. Il savait comment me manipuler à la perfection, et je me précipitai à Ses pieds pour accomplir Ses sombres desseins. Et cette nuit, une vie en avait fait les frais. Cette nuit, j’avais commis un meurtre, qui serait d’ailleurs sans doute le premier d’une longue liste. A seulement 16 ans, j’avais tué celui qui représentait le dernier espoir de ce monde, du moins si j’y étais parvenu, mais cela je le serai prochainement. Ça ne serait plus qu’une question de quelques heures, tout au plus.

La voix de Blaise me tira de mes éternelles pensées morbides, me sommant de me dépêcher pour ne pas être en retard à l’entraînement semi-nocturne qui n’allait plus tarder à commencer. Ne répondant rien, je me redressai, déjà paré de mon accoutrement de Quidditch, prenant mon balai avant de le rejoindre, terré dans un silence absolu. Ne prêtant nulle attention à son regard interrogateur, nous quittâmes la Salle Commune sans nous adresser le moindre mot. Au moins celui-ci avait la décence d’esprit de ne pas m’interroger, sentant bien que quelque chose clochait. Mais cela n’était plus une nouveauté depuis longtemps, et certainement était-ce pour cela qu’il s’en été fait une raison. Prenant la direction du terrain où les autres nous attendaient déjà, nous enfourchâmes nos Eclairs de Feu, montant aussitôt en altitude avant qu’Urquhart ne siffle le début de notre entrainement. Entrainement qui fut d’ailleurs relativement laborieux pour tous, mais je ne prêtais nulle garde au jeu des autres, n’ayant pas particulièrement moi-même l’esprit à cela. Mais si j’ignorai la raison de ces bien maigres performances pour les autres, mon propre esprit était, lui, légitimement tourné vers un sujet bien plus important. Ne prêtant pas garde au Vif d’Or qui poursuivait sa course dans les airs, je regardai le château duquel luisaient la lueur des chandeliers à l’intérieur, telle une danse funèbre. Dix-neuf heures passées... Il n’y avait plus, à cette heure-ci, que deux possibilités : ou bien Dumbledore avait déjoué l’emprise de cet objet maléfique par je ne sais quelle ruse, ou bien... il était en ce moment-même là, gisant au sol, son corps devenu à jamais raide et glacial, inanimé, mort, les autres professeurs penchés au-dessus de sa vieille dépouille. Je n’allais plus tarder à le savoir, ça n’était plus encore qu’une question de temps... Mais combien allais-je encore attendre ? La patience me faisait plus cruellement défaut que jamais.

Essuyant ma main devenue moite et tremblante sur ma cape verte et argent, James me ramena à l’ordre, me demandant de revenir à la réalité, ce que je fis. Quoiqu’il arrive, je devais rester naturel et cesser dans tous les cas de m’angoisser autant. Les choses étaient faites, du moins je l’espérais, et temps que je n’aurai aucune nouvelle toute fabulation ne servirait à rien. Il fallait que je me concentre sur l’entraînement, je n’avais que cela à faire. Plissant alors les paupières, je cherchai la minuscule balle en or du regard, tentant de lutter contre les ténèbres qui s’emparaient de plus en plus des lieux pour espérer pouvoir l’apercevoir. Mais avant de plonger enfin vers lui après avoir remarqué sa lueur fugace se précipiter non loin des tribunes, une silhouette apparue en contre-bas, à l’entrée du terrain. S’arrêtant tous de jouer aussitôt que nous aperçurent le professeur Snape, chacun se dirigea vers lui sans plus attendre. Déglutissant avec peine, je planais jusqu’au sol avant de mettre pied à terre, sentant mon cœur battre violemment et plus douloureusement que jamais contre ma poitrine. Il s’était passé quelque chose, s’était une évidence. Avais-je réussi ? De toute évidence... Son regard aussi dur que l’acier se posa un instant sur moi, lourd de sous-entendus. Avait-il honte de m’avoir sous-estimé ? Peut-être bien. A présent il comprenait enfin que j’étais bien plus doté de ressources qu’il ne l’aurait cru. Puis se tournant vers James qu’il toisait également d’un air étrange mais impénétrable, il déclara qu’une réunion nous attendait immédiatement, avant d’ajouter que nous aurions tout intérêt à être bien plus présentable que cela pour ne pas faire honte à notre maison.

Le suivant donc jusque dans le château, nous pûmes aussitôt sentir qu’une ambiance radicalement différente qu’à l’accoutumée régnait dans les lieux. Il était mort... Oui, c’était certain...Devais-je m’en réjouir, ou bien plutôt être effrayé ? Je n’en avais pas la moindre idée. Le soulagement lui-même était absent de mon être, alors que j’aurai dû légitimement penser qu’à présent j’étais sauvé. Mais pourtant rien, juste cette envie de m’effondrer après tant d’angoisse maintenant qu’une bonne partie de ma mission venait d’être accomplie. Les émotions viendraient ensuite, en ce moment elles étaient encore bien trop nombreuses à me prendre d’assaut que je ne parvenais pas à les différencier. Nous changeant en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire, nous furent ensuite conduits dans le bureau de Snape qui me lança un dernier regard en coin, avant de nous expliquer enfin la situation de sa voix sifflante.

Le sol se dérobe sous tes pieds, et tu chutes encore et toujours, à tel point que tu n’en vois plus la fin. Ton cœur bat une dernière fois, dans un ultime mouvement de rage, avant que tout ton sang ne se glace dans tes veines qui te semblent être sur le point d’éclater. Ta peau devient pâle, plus que jamais. Ton souffle est saccadé, difficile, et douloureux. Comme tout le reste. Tu souffres, toujours plus, encore plus fort. Et pourtant. Pourtant ton corps peut continuer de hurler, rien ne te fais plus mal que tes pensées. Tu as échoué. Tu t’es condamné. Mais pire que tout, lui tu ne l’as pas épargné. Celui qui n’avait rien demandé. Qui n’aurait jamais dû se tenir là, à ce moment-là. Te rends-tu compte ? Oui, tu es un meurtrier. Un meurtrier. Tu l’as tué...

Mes lèvres s’entrouvrirent, mes poumons recherchant désespérément une once de cet air qui leur manquait. Je n’entendais plus rien, tout semblait tourner autour de moi, encore et toujours. Mais je ne devais rien montrer. Non, encore une fois, je ne devais rien montrer. Fermant un instant les paupières, je tentais de me concentrer pour ne pas perdre l’équilibre et m’effondrer à même le sol. Annoncer la nouvelle aux autres élèves ? Leur faire face à tous tandis qu’ils étoufferont des murmures d’angoisse et de crainte ? Allais-je seulement pouvoir rester de marbre devant eux ? Je n’en avais pas le choix.
Suivant James, nous nous dirigeâmes vers la Salle Commune de notre maison, dans laquelle nombre d’élèves étaient amassés. Attendant que tous soient présents, la voix de James s’éleva dans la pièce devenue soudainement silencieuse. Le regard rivé au sol, fixant le vide, mon visage était éteint. Il ne montrait rien, alors que même je sentais les rumeurs fuser autour de nous, tous se demandant ce qui s’était produit. Accident ? Suicide ? Meurtre ? Oui, un meurtre... Et celui qui l’a commis se tient là, devant vous. Celui que vous honorez, ou bien que vous craignez. Celui que vous appelez votre Prince, et qui cache depuis tant de temps ce secret que vous ignorez tous, ou presque. Daphné et Blaise... comprendraient-ils ce que j’avais fait ? Etaient-ils en train de réaliser ce que je devais faire pour leur survie et la mienne ? Blaise je n’en savais rien, mais pour Daphné qui avait depuis quelques jours compris que je devais le tuer, lui... Oui, elle le comprendrait.

J’avais tué Gowan.






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Blaise Zabini
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Annonce morbide   Dim 19 Aoû 2012 - 20:38

    Blaise s'était attendu à une nouvelle des plus mauvaises dès que Snape était venu quérir James et Draco à l'entrainement, Pansy sur ses talons. La brunette lui avait envoyer un regard angoissé alors qu'il lui adressait un clin d'oeil qui se voulait apaisant. Il les avait ensuite regarder partir pour se retrouver avec les autres membres de l'équipe qui descendirent bientôt pour obéir à l'ordre de Snape de rentrer immédiatement à la Salle Commune.

    Mais Blaise n'avait aucune envie de rentrer alors que l'entrainement venait de commencer. Il resta alors un moment au sol pendant que le reste de l'équipe s'en allait puis reparti en vol dès qu'il n'y eut plus trace de Snape ou d'un autre Serpent. Cette réunion surprise ne ménageait rien de bon.

    Aussi, après une bonne demi-heure à virevolter dans les aires, il vit fondre sur lui un hibou qu'il reconnu immédiatement. C'était la chouette effraie de Pansy ! Il descendit donc en piquée, le volatile sur son avant-bras.

    Une fois qu'il eut mis pied à terre, il s'empressa de détacher le parchemin froissé accroché à la patte du rapace. L'écriture fine et souple de Pansy tressautait d'angoisse et il parvint à déchiffrer les mots suivants en plissant les yeux, extrêmement concentré :

    "Blaise, une chose atroce vient de se produire. Nous sommes charger de l'annoncer aux élèves dans la Salle Commune. Dépêche toi de venir. Je te confiance pour ne rien dire, sinon la panique se répandra comme une trainée de poudre. Quelqu'un est mort, Blaise. Gowan O'Neil, un Poufsouffle ... On n'en sait pas plus, mais vu la mine de Snape, je pense qu'il ne s'agit pas d'une mort naturelle. On a rien pu savoir de plus. Viens vite s'il te plait, ne tarde pas. Je sais ce que tu compte faire, mais si tu le fais, fais le vite !
    Je t'embrasse,
    Pansy."


    Blaise ne prit même pas la peine de se changer et enfourcha à novueau son balais. Il fonça vers le château et n'atterrit qu'une fois devant la porte du hall. Il l'entrouvrit et se glissa à l'intérieur le plus vite possible. Partout des élèves grouillaient, se dépêchant de rejoindre le Salle Commune. Blaise bouscula plusieurs personne, vérifiant toutefois s'il ne croisait pas celui qu'il cherchait.

    Puisqu'à l'entente de la nouvelle de la mort d'un Poufsouffle, s'était bien Justin -comme l'avait deviné Pansy- qu'il voulait voir le plus vite possible pour s'assurer qu'il allait bien. Arrivé devant la porte menant aux cachots, il se mit à courir. La peur le saisissait au ventre. Gowan était de la même année que Justin, il était même ami ... Merlin, faite que Justin aille bien !

    Dans le long couloir parallèle à sa propre Salle Commune, il finit par apercevoir la touffe de boucles châtains qu'il cherchait ardemment. Le souffle court, il se précipita sur son Justin et l'enlaça de toutes ses forces. Le serrant contre son torse, il respira l'odeur musquée de ses cheveux et celle capiteuse de sa peau. Avec la passion du premier jour, il l'embrassa de toute son âme, ravissant ses lèvres entre les siennes, savourant le nectar de sa bouche sur le plat de sa langue.

    "Oh Merlin soit loué, Justin ! Je t'aime ! Je t'aime ! Je t'aime tellement ... J'aurais du ... J'aurai du te le dire plus tôt, oh Merlin s'il t'était arrivé quelque chose et que jamais ... Justin ..." soupira-t-il.

    Ses paroles n'avaient pas de cohérence. Pour l'heure, il avait juste envie de s'enfuir loin de ce monde de fou avec son amour et oublier la frayeur sourde qui l'avait envahir, tordant ses entrailles à la nausée. Justin devait le prendre pour un fou, mais il ne pouvait rien lui dire, il avait promis à Pansy, implicitement. Elle lui avait fait confiance en le prévenant pour qu'il vienne auprès de Justin, à lui de respecter sa part du marché.

    "Je ne peux rien te dire, j'ai promis. Je suis désolé pour tout, désolé de ne pas te l'avoir dit plus tôt, désolé pour ce que tu vas apprendre. Je dois y aller maintenant ! On se retrouve ici après ... Je t'attendrais ! Je t'aime."

    Et il partit aussi vite que possible, laissant à regret son Justin à la mine surprise, étonné mais aussi délicieusement comblé par ses paroles. Dommage que ce moment de tendresse soit bientôt noyé dans la peine et la tristesse provoquées par la nouvelle ... Un dernier regard en arrière vers son Poufsouffle qui était entrainé par Zacharias Smith dans la Salle Commune.

    Voyant le flot d'élèves dans les couloirs diminués, Blaise pressa le pas. Lorsqu'il arriva dans la Salle Commune, essoufflé et pantelant, tout le monde s'était regroupé autour de James, Draco et Pansy. Sa meilleure amie lui adressa un regard complice mais emprunt de tristesse. Draco lui, semblait au bord de l'évanouissement.

    Blaise s'assit rapidement sur un accoudoir et écouta attentivement. Il fit semblant d'être étonné et déconfit quand Urquart apprit la nouvelle mais au fond, son coeur et son esprit étaient tournés ailleurs. Il s'inquiétait pour son amour qui ne prendrait pas la nouvelle avec si peu de détachement.

    Après les innombrables recommandations à suivre, Blaise qui n'avait qu'une envie, rejoindre Justin, marqua une pause et fixa son regard sur Draco. Ses yeux étaient différents. Blaise avait toujours sur lire derrière son masque d'indifférence, notamment grâce à ses prunelles d'orage qui se troublaient parfois. C'était le cas aujourd'hui.

    Le blond semblait avoir la nausée et l'angoisse qui le rongeait de l'intérieur était palpable. Blaise déglutit faiblement en plongeant ses prunelles chocolats dans les lacs de mercure en fusion de son meilleur ami. Ainsi, en un regard, il sut. Il sut que la mort de Gowan n'était pas un accident et il sut que le responsable était devant lui.

    Mais la mission de Draco ne pouvait pas être de tuer un élève insignifiant. Non il y avait autre chose, Gowan n'avait pas été la cible du blond, et c'est pour ça que la culpabilité marquait ses pupilles. Alors, qui pouvait bien être la cible ?


Dernière édition par Blaise Zabini le Lun 20 Aoû 2012 - 18:20, édité 1 fois
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Théodore W. Nott
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Annonce morbide   Lun 20 Aoû 2012 - 16:35

Et il la vit. Quelque part entre un cinquième année dont la principale qualité était d'être particulièrement doué dans le silence et une collègue de sixième année dont il ne voyait pas le visage, mais seulement la courte chevelure brune, Daphné se tenait. Sans perdre plus de temps, il s'avança. Étrangement, la voie se libérait d'elles-même. Les visages en larmes, les visages horrifiés et ceux hébétés allaient dans leur coin, permettant aux regroupements de diminuer de volume. Si cette réaction venait à l'annonce de la mort d'un élève d'une maison différente, le Serpentard était curieux de connaître celle concernées. Les blaireaux devaient être ... Comment pouvait-il être ?
Vite, il parvint à sa hauteur. Juste derrière elle, sa tête se plaçait à sa gauche et à l'opposé il lui posait la main sur l'épaule. Je t'ai trouvé. Son autre main pendait, l'unique signe de son désarroi.
Te voilà, dit-il avec un visage qui exprimait un certain soulagement, Greengrass.

A sa gauche, le garçon pleurait. A la vue du torrent qui s'échappait des billes noires le garçon conclu qu'il devait plutôt bien connaître Gowan. L'espace d'un instant il se vit à la place du garçon. Il se vit pleurer Daphné avec autant de larmes. C'était troublant. C'était, il le sentait, ses sentiments qui remontaient et sa crainte de perdre un être cher. Il en avait déjà perdu un, Faith Nott. Mère ...
Nott regarda les annonceurs. Le choc était légèrement passé, mais la nouvelle non. James, même le visage déconfit et livide, restait fort comme devait l'être un Préfêt-en-chef. Imaginez, Terry Boot à sa place. Cela aurait été un carnage. Pansy, au visage triste, avait toujours cet aspect arrogant que Théo ne supportait pas. Lorsqu'on était supérieur à quelqu'un, la moindre des choses c'est de diminuer la vérité. Quant à Drago, c'était une autre histoire. C'était sans doute le plus touché. Son corps était là, mais pas son esprit. Gowan était-il si important à ses yeux ? Non, ce serait trop étrange de sa part. Son talent d'acteur était bon, il en faisait un peu trop aux yeux de l'héritier.
Ouvrant à nouveau la bouche, Théodore chuchota à sa meilleure amie quelques mots. Personne d'autre n'aurait pu entendre :
Non, mais regarde-le. Qu'est-ce qui cloche chez ce Drago ?

Un soupire fut lâché. Et c'était avec un garçon comme cela qu'elle sortait ? Pauvre couple. Il ne les voyait que peu rire. Il ne les voyait que souffrir. On n'avait pas idée de s'enfoncer ainsi dans les ténèbres ! Le Nott se sentait tout de suite plus confiant. Même s'il avait des ennuis, un peu comme chacun, et que ces ennuis l'ennuyait péniblement, il ne passait pas des nuits à y penser. Il cherchait l'instant paisible et les moments puissants. Daphné ... Drago ... levez la tête, une main vous y attend.
Inspirant jusqu'à gonfler à bloc son ventre, Théodore raconta :
Allez, viens. Mieux vaux ne pas rester dans le coin.

Séparément, Théo les savait plus fragile qu'ensemble. Il ne voulait pas que Daphné traverse cette nouvelle seule. Il fixa Drago en lui exprimant les yeux plissés tous les doutes qu'il avait sur son comportement et que ce Malefoy connaissait. De gauche à droite sa tête pivota lentement. Théodore ne voulait pas l'avouer, mais il sentait que depuis leur remise en couple, ces deux-là se mettaient en priorité.
S'en voulant de n'être qu'une roue de secours, Théodore bougea sa main gauche comme une queue de souris dont le corps avait disparu. Puis ce membre vint caresser la peau lisse de son amie avant de se serrer autour de son poignet, juste au début de son pouce. Il tira légèrement pour que la fille sente qu'il voulait qu'elle se retourne.

Et oui, il avait bien vu. Daphné regardait beaucoup Drago. Sans mot, Théodore s'imaginait une sorte de télékinésie qu'il l'ennuyait. Pincement de lèvres.
Mécontentement en tournant la tête. Il vit un certain Zabini, installé confortablement sur l'accoudoir d'un canapé à boutons. Froncement de sourcils. Comment osait-il ?! Théodore Warren Nott avait été éduqué à feindre. Il était parfaitement capable de reconnaitre les faussaires. Ce Blaise-là, oui, il simulait. Sa tête retourna aussi vite sur son amie. Non, mais encore Théo s'était montré indifférent, mais il n'avait pas joué. Quel... Tss !
En plus, et ça je ne peux y croire, il joue bien l'idiot !
Négligent un instant sa meilleure amie, sa main droite se crispa. Il oublia une seconde qu'il empoignait son épaule. Quand il s'en rendit compte, le mal était fait. Vite, des excuses Théo !
Tu ... commença-t-il avec ce que Daphné savait comme une voix d'effort. Désolé.

Évanouissement.
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Daphné Greengrass
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Annonce morbide   Lun 20 Aoû 2012 - 20:14


La nouvelle fit son petit effet au sein du groupe des Serpentards. Qu'on dise qu'ils étaient tous de gros méchants sans cœur, cet événement prouvait bien que non. D'accord, il ne devait pas y avoir autant d'effusion que dans les autres maisons mais on voyait bien que chacun était choqué par la nouvelle, inquiet et que tout le monde se posait tout un tas de question sur ce qui avait pu arriver. Daphné crut même entendre quelques pleurs, ce qu'elle trouvait assez hypocrite en voyant que les responsables étaient des filles de troisième année qui ne devait jamais avoir parlé avec Gowan. Mais enfin... Surement n'étaient-elles que choquées et effrayées.

Daphné elle, était partagée. D'un côté, bien sûr, la nouvelle était difficile à avaler. Un élève mort dans l'enceinte de l'école, ça vous fait toujours quelque chose, surtout quand cet élève est associé à un souvenir précis, à des images. C'était quelqu'un qu'elle cotoyait en cours, un visage qu'elle avait vu chaque jour, elle avait ressenti des choses vis-à-vis de lui, même si ce n'était que de l'exaspération. Et il était mort. Seulement, ses yeux verts ne se détachait plus du visage de Drago. On ne pouvait pas dire qu'il apparaissait coupable, en le voyant comme ça. Seulement, il semblait bien plus affecté que n'importe qui ici de la mort du Poufsouffle, ce qui était assez illogique quand on connaissait bien les deux protagonistes. La jeune fille n'avait aucune preuve tangible mais toutes les pièces du puzzle semblaient concorder. Gowan mort dans des circonstances étranges -et ce n'était pas la première fois cette année qu'un élève subissait une attaque étrange- l'air anormal de Drago, la mission, leur confrontation concernant le poison ingurgité par erreur par Rusard. La mission. Dumbledore. Les deux précédentes tentatives de Drago pour les débarrasser du directeur avaient échoué. Et comme on dit, jamais deux sans trois. Tout ceci n'était peut-être qu'un hasard mais elle n'y croyait pas vraiment. Il fallait qu'elle aille le voir, qu'elle lui parle avant que quelqu'un d'autre ne le fasse.

Elle tenta de se faire un chemin au milieu de la foule quand une main l'attrapa par le bras, la stoppant net. Daphné se retourna pour trouver son meilleur ami qui semblait avoir des tas de choses à lui dire. Entre eux deux c'était une amitié sans faille mais là, Daphné crevait d'envie de l'envoyer balader. Elle aurait tout le temps de s'épandre sur la mort du Poufsouffle plus tard, quand elle se serait assurée que Drago n'était pas responsable de ça, ou plutôt -car elle était de plus en plus convaincue que si- qu'il arriverait à s'en remettre. C'était aussi l'occasion peut-être de le convaincre de laisser tomber et de trouver une autre option à cette mission impossible. On peut bien rêver... Mais certainement pas le moment pour discutailler avec Théodore. Elle se retourna tout de même vers le jeune homme et croisa son regard. Ils ne dirent rien pendant une petite seconde alors que Théo regardait tout autour de lui, fixant un moment son attention sur un garçon qui pleurait à chaudes larmes et dont Daphné doutait sincèrement qu'il connaisse le Poufsouffle, mais on ne sait jamais... Il avait l'air vraiment touché.

Daphné haussa les épaules. Elle n'était pas insensible à la douleur du jeune Serpentard, loin de là, mais Drago restait son objectif premier et elle était un peu trop impatiente. Elle sentit tout juste que Théo se penchait vers elle pour lui parler mais ce que lui annonça son meilleur ami lui glaça le sang. Elle lâcha un soupir, plus pour se calmer que par une véritable exaspération. En fait, ce qu'il venait de dire la mettait dans un stress total et était loin de la rassurer. Théo voyait le problème et se posait des questions. Et si Théo avait remarqué, tout le monde finirait par le voir. Le blond ne devait pas continuer d'afficher cet air aux visages de ses camarades. Sa première action serait de l'éloigner d'ici, au plus vite.

« Rien ne cloche chez Drago, ce n'est pas une bonne nouvelle qu'on vient d'apprendre, c'est tout ! »

Elle avait peut-être été un peu trop sèche, c'est vrai. Elle espérait que Théo ne lui en tiendrait pas rigueur en tout cas. Plus tard, elle s'excuserait mais pour l'instant, pas possible. Il y avait tellement de questions que le jeune homme devait se poser sur les changements de sa meilleure amie... Et elle détestait ne pas pouvoir lui répondre à chaque fois, ne pas pouvoir lui dire ce qui l'embêtait autant. Ils ne s'étaient jamais rien caché et là... Elle voulait le prendre dans ses bras pour lui faire passer ses excuses, incapable de les formuler à haute voix mais elle se retint, toujours trop pressée de pouvoir s'éclipser. Cependant, c'était elle que Théo semblait vouloir éloigner puisqu'il venait de l'inviter à partir. Hors de question, elle irait voir le blond avant d'aller où que ce soit. Elle souffla une nouvelle fois, alors que Théo tirait sur son poignet pour l'amener dans la direction qu'il souhaitait.

Daphné garda les pieds bien ancrés au sol, immobile. Cette petite pointe de culpabilité à l'idée de laisser Théo pour son petit-ami se ferait sans doute plus forte quand elle serait calmé mais pour l'instant ce n'était rien comparé à son envie de le rejoindre. Elle tenta de se dégager alors que la main de Théo s'enfonçait plus fort sur son épaule. Semblant remarquer son mouvement, le Serpentard s'excusa. Il ne lui avait pas fait mal mais à en voir la façon dont elle tentait de se dégager, on pouvait le croire. Pourtant, il ne la lâcha pas pour autant et ne semblait pas en avoir l'intention. Elle grogna un peu pour lui faire savoir que ce n'était pas grave et se décida enfin à reprendre la situation en main. Tortillant son poignet pour l'arracher à la poigne de son ami, elle se tourna vers lui.

« Je ne vais nul part, Théo, il faut que je parle avec Drago ! Je te retrouve plus tard, promis. »

Elle parvint enfin à se dégager, profitant sans doute de la surprise de Théo à cette annonce et se faufila entre les élèves avant qu'il n'ait le temps de lui répondre quelque chose. Il n'approuverait sans doute pas alors pas la peine qu'il le lui dise, elle le savait déjà. Elle eut bien du mal à se faire une place dans la foule compacte qui voulait questionner les préfets au sujet de cette nouvelle mais arriva finalement à destination. Ne lançant pas un regard à James, Pansy, June ou Az'; elle fonça droit vers sa cible et passa une main dans son dos avant de pencher le visage vers son oreille.

« Tout va bien, Drago ? »

Bon ok, elle savait que non mais elle demandait plus pour la forme qu'autre chose. Ses gestes étaient doux, hésitant, ne voulant pas le brusquer. Il n'était pas au mieux de sa forme, elle ne voulait pas risquer de le voir craquer devant tout le monde en s'énervant sur elle, lui demandant de lui fiche la paix.

« Viens, suis-moi. »

Une simple pression sur son dos pour ne pas trop le brusquer mais qui le guidait dans le sens où elle voulait aller, c'est-à-dire loin à l'abri des regards et des oreilles. Elle le guida sans en avoir l'air vers les escaliers les menant au dortoir pour monter jusqu'à sa chambre à lui puisqu'il ne pouvait pas monter dans les dortoirs des filles. Avec un peu de chance, tout le monde resterait un moment dans la salle commune pour parler de cette nouvelle et ils seraient tranquille un moment. Dans tous les cas, elle n'hésiterait pas une seconde à verrouiller la porte du dortoir pour empêcher les autres d'entrer, que cela leur plaise ou non.








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MessageSujet: Re: [Intrigue] Annonce morbide   Mer 22 Aoû 2012 - 11:06

23 Février 1997

La chambre était plongée dans le noir. Tout n’était que bruit et agitation à l’extérieur de la pièce.
J’étais là, reclus dans un coin de la pièce, les genoux regrouper contre moi, la tête enfouie dans mes mains alors que je tentais tant bien que mal de contrôler toute l’effervescence qui assaillait mon âme. Mais rien n’y faisais. J’avais beau tout faire pour empêcher que l’on vienne détruire le calme qui m’habitait depuis ce matin, mais c’était peine perdue.
Pourquoi fallait-il que tous ces gens soient aussi nerveux ?! Je n’avais pas demandé ça moi… Je ne voulais pas porter leur peine à leur place et pourtant je n’en avais guère le choix. Je redressais la tête, mon visage inondé de larmes, me levant en tremblant, je me dirigeais tant bien que mal vers la porte. Nous avions ordre de nous rendre à la salle commune à 21h30. Et je n’allais pas pouvoir y échapper si je ne voulais que l’on m’enguirlande, que j’aille bien ou mal étai la même chose, aucune exception à la règle, comme d’habitude.
Je traversais les couloirs bondés de monde, marchant le plus droit possible. Il y avait tellement de mon de que j’en avais mal à la tête, au point de pouvoir croire qu’elle allait exploser d’une seconde à l’autre. Une fois dans la salle, je m’asseyais seule, dans un coin, attendant avec peine le moment du discours alors que la salle commençait à être pleine à craquer. J’observais, ne disant rien, juste totalement folle et malade de ne pouvoir lutter contre l’assaut que me faisait subir les autres avec leurs sentiments. Presque tous les mêmes. Ça oscillait entre l’inquiétude et l’excitation de savoir le pourquoi du comment.

Puis les préfets arrivèrent dans la salle, les visages fermés, presque malades. Je les regardaient fixement alors que tous les Serpentards s’étaient massés au plus près de leurs délégués. Et l’annonce fut faite: Gowan O’Neil était mort. Cette déclaration retentit dans le cœur de chacun comme une bombe. Tous les avis se mutèrent en une seule et même voix intérieure: la peur et la tristesse. La peur de subir le même sort, la tristesse de se sentir ainsi visé.
Je n’en revenais pas non plus. Un élève était mort dans l’enceinte de Poudlard et personne n’avait pu empêcher sa mort. Alors que je cherchais à comprendre quelle défaillance subissait l’établissement, un sentiment différent des autres attira mon attention. Le remord rongeait l’une des personnes de cette salle. Une remord immense, comme si son cœur allait fondre d’un instant à l’autre sous la culpabilité de cette annonce.
Je redressais la tête, cherchant du regard à qui appartenait un tel sentiment quand tout à coup, je croisais le regard de Drago. Là je compris que c’était lui. Lui et personne d’autre. Mais pourquoi ? Qu’avait-il fait pour s’en vouloir autant ? Je n’en étais pas sûr, ou du moins, je ne voulais pas m’en convaincre. Non, il ne pouvait tout de même pas… Non je divaguais. Certes, il avait laqué ma sœur sans raison apparente, mais je ne pouvais pas pour autant l’accuser à tord et à travers malgré que les sentiments de son âme étaient plus que douteux.

Je me relevais de mon siège, essayant tant bien que mal de me frayer un passage jusqu’au blond. Mais la foule était dense et agitée, ma tête tournait et j’avais l’impression que mon corps allait tomber dans les secondes qui arrivaient. Malgré tout je continuais d’avancer, ne me démontant pas, voulant savoir ce qu’il avait rien pu se passer pour que sa réaction soit telle qu’elle se détache de manière si distincte des autres.
Depuis la fois où nous nous étions rencontrés dans le couloir, cette nuit de janvier, nous nous étions revu plusieurs fois et je commençais un peu mieux à cerner le personnage qu’il était. Alors le fait de e voir ainsi me donnait la nette impression que tout l mal que je m’étais donné pour l’aider à réfléchir sur lui-même avait volé en éclats ce soir… Mais pourquoi ? Que pouvait-il tant se reprocher ? Je ne pouvais pas faire de plans sur la comète, avant de lui avoir parlé. Alors que j’arrivais face à l’estrade, je ne le vis plus. J’avais mis tellement de temps à me frayer un chemin de quelques mètres qu’il avait eu le temps de s’enfuir.

Je tournais la tête dans tous les sens, cherchant désespérément le jeune Malefoy du regard avant de le voir avec ma sœur, partir en direction des escaliers. Je ne bougeais plus, presque paralysée, mon regard fixé sur eux comme à un aimant. Je les regardais disparaitre de ma vue, n’étant pas bien sur de vouloir les rattraper. Après tout, ils devaient avoir beaucoup de choses à se dire… Beaucoup trop de choses.

Je restais donc la plantée comme une cruche, ne sachant plus où me mettre pour éviter de trop ressentir à la place des autres et pourtant tout cela était bien impossible avec ce brouhaha et ce monde. Totalement prise de cours, je ne savais plus quoi faire. ni même quoi penser... Il faudrait que je l'attrape le petit Malefoy. Il fallait que l'on ait une discussion sérieuse lui et moi. Et pas seulement sur ce qu'il vient de se passer, mais aussi beaucoup d'autres choses.
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Annonce morbide   Mer 22 Aoû 2012 - 13:17

Les cris d’exclamations montèrent aussitôt dans la salle, à l’annonce de sa mort.
Mais je n’entendais rien hormis ce sifflement qui bourdonnait dans mes oreilles. Aucune voix, aucun pleur, aucun sanglot... rien. J’étais enfermé dans cette bulle qui m’éloignait du monde pour m’enfermer dans le néant, celui-là même qui me rongeait et semblait être prêt à tout ce soir pour que je m’effondre une dernière fois.
Je ne voyais plus rien, ni même l’agitation qui s’était emparée des élèves que la peur et l’incompréhension possédaient. Tout était blanc, flou, vertigineux. Mes jambes parvenaient à me soutenir par je ne sais quel miracle, mais pour combien de temps ? Quand allais-je enfin m’effondrer à la vue de tous, alors que jusqu’à présent j’avais absolument tout fait pour paraître être le plus normal possible ? Quand est-ce que cette mascarade finirait-elle enfin ? S’en était bien plus que je ne pouvais le supporter. J’avais beau ne pas porter ce Poufsouffle dans mon cœur ni même avoir la moindre considération pour lui, il n’en demeurait pas moins qu’il était un élève comme un autre. Il possédait une famille et des amis que cette disparition allait anéantir. Ils chercheraient à comprendre, à savoir pourquoi il était mort, ou plutôt à cause de qui... Et là, que se passerait-il ? La seule chose dont j’étais certain c’était que les choses allaient beaucoup trop loin. Mais je ne pouvais pas faire marche arrière, ni même me dérober. Je ne pouvais pas faire cesser tout cela, tout arrêter. Je devais aller jusqu’au bout, et cette fois avec sa mort sur la conscience...

C’était un accident, rien d’autre qu’un accident...

Je me répétais inlassablement cette même phrase, tandis que mon regard était devenu aussi vide que ce gouffre sans fond duquel je ne pourrais plus jamais ressortir.

Je ne l’ai pas tué, ce n'est pas de ma faute, c’était un accident...

Il n’aurait jamais dû être là. Il n’aurait jamais dû aller le voir. Il n’aurait jamais dû être attiré par cette boîte que j’avais moi-même ensorcelée pour que l’envie de l’ouvrir devienne irrésistible. J’avais fait mon maximum, j’avais absolument tout prévu... du moins était-ce ce que j’avais cru jusqu’à présent. Il ne pouvait pas être mort, non, ce n’était rien d’autre qu’un effroyable cauchemar. Et pourtant je pouvais tenter de m’en persuader tant et plus, je savais parfaitement au fond de moi que tout cela était affreusement bien réel. Mon père avait eu raison depuis le début, je n’avais pas assez de force. Je n’étais pas comme lui. Combien de vie avait-il pu ôter ? Je n’en avais pas la moindre idée, cependant s’il y avait bien une chose dont j’étais sûr c’est que jamais il n’aurait réagi comme moi je le faisais. Il ne se serait jamais apitoyé sur le sort de cet élève. Il se serait repris en main et aurait immédiatement trouvé un nouveau moyen de procéder, un nouveau plan... Il incarnait cet idéal auquel j’avais toujours rêvé de rivaliser, mais les choses étaient claires : je ne serai jamais comme lui. Quel piètre Mangemort devais-je faire... Si je voulais prouver ma valeur, je ne devais pas m’arrêter à ce qui ne représentait qu’un malheureux détail, car ça ne serait de toute manière que le début. Quel partisan du Seigneur des Ténèbres n’avait jamais eu les mains souillées par le crime ? M’effondrer pour cela et pour un gamin insignifiant qui avait eu la mauvaise idée de se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment était absurde. Je devais me ressaisir. Je ne devais pas flancher...

Pourtant, quoi que je pouvais me dire et m’ordonner de faire pour réagir était insuffisant. Qui sait, peut-être que Blaise avait eu raison à son tour. Je n’étais pas fait pour être un Mangemort, et encore moins pour tuer. Je valais mieux que cela... Mais était-ce réellement une question de valeur qui était en jeu ou bien une question d’incapacité ? Pour lui, il était évident que je ne devais pas suivre le chemin tout fait que m’avait dicté mon père car j’étais bien meilleur que lui. Le goût du crime ne coulait pas dans mon sang, et manifestement j’étais précisément en train de m’en rendre compte à cet instant-même. Pourtant j’avais peur de me détacher de cette voie, et ma fierté me poussait à vouloir persévérer coûte que coûte, même si ce soir je n’étais absolument plus sûr de rien...

Soudain, je sentis une main se poser avec douceur sur mon dos. Une voix aussi douce que familière retentit dans le creux de mon oreille, me faisant légèrement sursauté tandis que je revenais dans le monde réel. Est-ce que tout allait bien, me demandait-elle ? Je relevai lentement le regard vers elle, les voix des élèves alentours me parvenant enfin. Je réalisais enfin que nombre d’entre eux étaient réunis autour des deux autres préfets et de moi, nous assaillant de questions auxquels Pansy et Blaise ne pouvaient pas répondre. Un troisième année leur demandait si ce Gowan avait eu un accident, tandis qu’un autre protestait en lui répondant que si tel avait été le cas de telles mesures de sécurité n’auraient pas été prises. De nouvelles questions émergèrent aussitôt pour nous demander tant et plus d’explications dont j’étais pourtant le seul à avoir les réponses.

Déglutissant avec peine, je hochai alors légèrement la tête pour répondre non-verbalement à Daphné que non, je n’allais absolument pas bien. Celle-ci me murmura alors de la suivre, m’attirant avec douceur en dehors de la Salle commune. Je marchai docilement, sentant à présent que j’avais réinvesti mon corps que mes mains s’étaient mises à trembler. Devenu plus pâle que jamais, j’avais l’impression que le moindre pas que je faisais devant l’autre serait le dernier avant que je ne m’effondre. Toutefois, je parvins à me diriger jusque dans les dortoirs vers lesquels elle m’avait conduit, totalement vides de toute présence. Le goût de la bile montait dans ma gorge tandis que mon ventre se serrait et se nouait tant et plus. Les yeux me brûlant soudain à cause de ces larmes qui montaient sans crier gare, je me laissai tomber sur mon lit, enfouissant ma tête dans mes mains, le corps parcouru de frissons nerveux.

« C’était un accident, Daphné, je ne voulais pas... C’était un accident... » Lui répétais-je d’une voix brisée et courte, ne pouvant pas garder cela pour moi.

Il fallait qu’elle le sache. Qu’elle comprenne que je n’avais au fond rien fait. Que je n’y étais pour rien dans sa mort, même si la culpabilité qui me consumait violemment de l’intérieur m’hurlait le contraire.






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Blaise Zabini
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Annonce morbide   Dim 26 Aoû 2012 - 20:11

    Blaise observa la scène suivant l'annonce avec un recul incroyable. Tout le monde paniquait, cherchant des yeux l'être aimé alors que le métis était rassuré, ayant vu Justin quelques minutes auparavant. D'ailleurs, il avait été étonné de la facilité avec laquelle il avait fini par lui avouer ses sentiments ! Finalement, ce n'était pas aussi compliqué qu'il se l'était imaginé tout ce temps. Et Justin avait vraiment l'air content.

    Aussi, Blaise profita de ce recul pour observer la situation. Draco, affligé auprès de Pansy, June, Azz' et James essayait de faire bonne figure -sans doute se battait-il encore contre ses démons- alors que Miss Parfaite fondait la foule, ignorant par la même Théo qui la suivait tel un chien perdu sans sa maitresse. Si celui-là n'avait pas autre chose en tête à propos de Greengrass, Blaise en serait bien étonné !

    Derrière, un peu en retrait, il remarqua Astoria, la soeur de Miss Parfaite qui n'avait rien à voir avec sa frangine ! Elle avait du caractère et ne se laissait pas marcher sur les pieds. Plus loin, il y avait Tracey qui avait les larmes aux yeux et Lux, impassible. Mais l'important pour Blaise, c'était ce qu'il se passait près de Draco. Miss Parfaite venait de lui sauter dessus, jouant à la mièvrerie écoeurante qui semblait de rigueur entre eux.

    Blaise ravala un vomissement et l'envie de rejoindre Justin pour se concentrer un instant sur le couple qui se dirigeait vers le dortoir. Forcément, Greengrass avait un plan, Elle voudrait surement le prendre à part et profiter de sa vulnérabilité pour lui extorquer ce dont elle avait envie ! La garce. Blaise serra les dents et retint l'envie de les suivre.

    Il voyait Astoria à côté de lui, qui s'arrêta aussi alors que Draco s'effaçait derrière Daphné ... Elle aussi avait l'air de se retenir de monter ! Elle devait vouloir parler à sa soeur. Sans réfléchir, Blaise fendit la foule pour rejoindre Greengrass Junior qui regardait la porte du dortoir avec un air ennuyé.

    "Hey, Greengrass ! Comment ça va ? Bon trêve de plaisanteries et de politesse inutile. Tu te rend compte comme moi qu'il y a un truc qui cloche entre mon pote et ta soeur ! Si tu veux découvrir ce qu'il se passe, j'ai un plan, mais j'ai besoin qu'on m'aide ! T'en es ?" proposa-t-il en évitant les manières préliminaires, misant sur l'envie d'Astoria de découvrir ce qui se tramait.

    Il ne connaissait pas beaucoup la femelle mais ce qu'il savait d'elle suffisait à ce qu'il sache qu'il pouvait lui faire confiance surtout à ce sujet. Elle n'était pas dupe et elle aussi se rendait compte que quelque chose de louche se tramait chez le couple de Serpent.

    Si Draco ne lui faisait pas suffisamment confiance pour lui parler, et s'il n'était pas suffisamment courageux pour protéger la femelle qu'il était censé aimer plus que tout, alors Blaise se débrouillerait par lui même pour accéder à la vérité ! Foi de Zabini, rien ne l'arrêterait !
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[Intrigue] Annonce morbide

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