- Nox - A vous de rallumer l'espoir.

La 6eme année touche presque à sa fin à Poudlard, le trio de Gryffondor, toujours dans le coma, ne peut rien faire contre l'avancée des Mangemorts...A vous de vous battre pour faire gagner votre camp !
 

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 L'épreuve du pont [Théo - Daphné]

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Théodore W. Nott
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MessageSujet: L'épreuve du pont [Théo - Daphné]   Ven 10 Aoû 2012 - 11:44

8 Février 1997,
Best Friend Forever
« Tous les deux, tout le temps ! Je protège tes arrières alors n'hésite pas, avance. Meilleurs amis, non, frères et soeurs. Tu me connais, je te connais, alors ... qu'est-ce qu'on attend ? »

Entre nous, de Théodore à Daphné


Chhrac ! Chhrac ! Les pieds dans les pantoufles. Crac ! Crac ! Les étirements du matin. Vlash ! Vlash ! Le frottement du pyjama. Théodore venait de se lever.
Il longea le mur de droite, descendait le petit escalier avec des pieds de plombs. Il n'y avait que quelques marches, mais elles résonnaient dans sa tête. La nuit fut longue. Et peut-être pas que pour lui.
Théodore tourna aussitôt à droite et il était parvenu aux salles de bain. Il se pencha sur lavabo, ouvrit le robinet dont le grincement créa un rictus sur son visage endormi. L'eau à peine tiède se remplis bientôt dans le creux de ses mains et avec tout le courage qu'on peut avoir en sortant du lit, il s'aspergea le visage. Après plusieurs essais, il fini par y voir plus clair.
Entre cinq à dix minutes plus tard il était monté à la salle commune. Une fenêtre de l'escalier en colimaçon donnait vu sur la mer. Elle n'était pas tranquille et quelque chose lui disait que le temps n'allait pas être terrible, terrible. Lorsqu'il était apparu au palier, deux alliés déjà frais le matin rirent de lui en quittant la salle les bras chargés de livres, eux semblaient avoir déjà déjeuné et avoir déjà la pêche. Deux deuxième années qui semblaient plus admiratifs que moqueurs, cela le mit de bonne humeur. Il y avait de très bons serpentards, surtout chez les jeunes. Leur réputation allait peut-être changer grâce à eux.
Dans cette grande pièce les activités se multipliaient lentement. C'était une pièce qui pouvait paraitre froide par ses couleurs de sa maison et ses textures lisses, mais quand on passait plusieurs années ici on ressentait toute la sécurité et la chaleur du reptile. Le carrelage d'obsidienne reflétait chaque soir le feu de l'immense cheminée. Le matin, les ondes du lac dansaient et dynamisait la pièce. Des tentures et tapisseries pendaient ou collaient aux murs et plafonds, ne laissant que quelques poignées de vue sur les murs de pierres que l'on pensait peints en gris.
Théodore s'avança vers la porte. Sur le chemin, il salua brièvement à gauche et à droite les élèves présents. Certains étaient posés dans les canapés vert-sapins autour d'une table basse. A cette heure, Théodore n'avait pas voulu savoir ce qu'ils faisaient. Peut-être préparer leurs journées en riant. La salle commune avait une atmosphère spéciale. A l'intérieur, les serpents étaient quasiment normaux. A l'extérieur, beaucoup devenaient agressifs et hautain. L'effet Serpentard sans doute.

L'élève de sixième année connaissait bien son chemin vers le réveil. Un rituel qui ne changeait que dans de rares occasions. Un rituel en trois parties. D'abord la salle commune. Laver son visage et décrasser un peu le tout. A la fin c'était la salle commune, mais d'abord les couloirs.
Ils se ressemblaient tous à cette étape. Même les visages étaient inconnus. Mais c'est également la partie où justement son cerveau, qu'il soit à gauche ou à droite, retrouve un rythme pseudo-normal. Tout est progressif. Théodore voit par exemple le visage d'un Serdaigle. Mise en route de la fonction mémoire, ha oui, Sean Scott. Mise en route des sentiments, ha oui, ils se battaient en quelques sortes pour avoir les meilleurs notes. A voir sa tête, lui avait déjà mangé, mais on n'était jamais sûr à cette étape.
Brouhaha soudain !
Théodore atteignait la grande salle. L'heure du petit-déjeuner approchait. Son corps le savait et les effluves permirent à chaque cellule du corps de se réveiller encore un peu plus. Les yeux bien ouverts à présent, il en prit plein la figure. Les quatre tables étaient bien remplis. Il n'était pas neuf heures et pour un samedi, il y avait une bonne influence. Était-ce son imagination ou les tables ne faisaient qu'une ? Lors des petit-déjeuners, Théodore avait toujours l'impression que les différences entre maisons disparaissait pour n'offrir que la présence d'élève de Poudlard. Même les symboles des maisons étaient minuscules.
Notre Nott national portait un pantalon de soie beige accompagné d'un t-shirt à manches longues de la même couleur blanche que ses chaussures plates. A Poudlard et encore plus dans l'immense salle, il ne faisait jamais froid. Il pouvait faire chaud, mais jamais froid. Lui qui avait des problèmes de circulations quand le mercure descendait trop bas s'en réjouissait chaque fois. Les cheveux encore humides lui donnaient un air très sombre et mécontent. Ce n'était pas le cas.

Théodore finit par poser ses fesses lourdes ce matin-là sur le rebord de gauche de sa maison puis se décala tranquillement d'un ou deux mètres où il retrouva une bonne compagnie : Daphné. Elle n'avait pas entamée son petit-déjeuner et même si sa tête était baissée, Théodore doutait qu'elle ait jamais eu l'envie de le faire. Depuis quelques jours, son état avait empiré. Cela l'inquiétait beaucoup et pendant qu'il récupérait une assiette le garçon se concentrait pour trouver les mots afin de la faire rire.
Assiette bien remplie, Théodore donna un soupire en sourire comme il savait le faire passer. C'était pour tout le monde une manière de dire : « Haa, à table ! ». Il y avait un sous-entendu directement destiné à sa comparse. L'aventure qu'il menait ensemble leur avait permis de se créer, comme cela, des codes de langages. Une manière à eux d'être en connexion. « Haa, c'est de sa faute ? » lui avait personnellement dit. Être meilleur ami depuis aussi longtemps avait un avantage énorme !
Assiette bien remplie, Théodore s'était servi pour que sa journée soit pleine d'énergie. Du bacon frit, une saucisse grillée mais non brûlée, tomates fraiches et à côté brioche grillée sous couverture de confiture de mûre ainsi qu'un oeuf dur tout juste près. L'étape finale battait son plein. A chaque bouchée, il sentait son corps qui appréciait et utilisait chaque élément. Le Nott se donnait les moyens d'être à fond dans sa journée. Surtout qu'avec un grand verre de jus d'orange il était comblé.
Daphné n'avait quasiment rien mangé. Ce n'était pas bon. Daphné n'était pas en forme et son meilleur ami allait lui redonner la pêche. Ce n'était pas bon de rester aussi déprimé pour un mec comme ça. La vie continue, non ? Non, disait son humeur. Bon il allait devoir réparer tout cela. Il lui dit de se trouver avant onze heures sur le pont avec vue sur le hangar à bateaux et qu'ils causeraient un peu. Pas le droit au refus !

A dix heures, on retrouvait Théodore dans la salle commune. Auprès d'un chaudron bouillonnant, fumant, il s'employait tranquillement mais avec assurance à la concoction d'un potion revigorante. En fait, il s'agissait de l'Aiguise-Méninge. Théodore pensait que plutôt qu'offrir un potage plein de vitamine à Daphné, il devait lui permettre d'avancer donc d'avoir les idées claires.
A dix heures, il faisait une potion. Il était bien le seul à la faire un samedi matin. Posé dans les canapés, son chaudron rendait des senteurs positives. Des élèves qui passaient se bouchait le nez. Oui, bon d'accord les mélanges ne sentaient pratiquement jamais la rose. Théodore n'était pas gêné par l'odeur ni parce qu'il dérangeait. Daphné en priorité.
Après avoir ajouté les scarabées précédemment pilés et la bonne racine de gingembre coupées, Théodore ouvrit la bouteille de bile de tatou. Oui, bon d'accord, c'était ce qui sentait le plus mauvais. Heureusement, après l'avoir ajouté et après la courte cuisson -il avait un chaudron de haute qualité- notre élève chevronné rajouté quelques gouttes d'essence de... de rose ! Cela donnerait un gout plus appréciable lorsqu'elle en goutterait.
Pour ce qui était de la quantité, le Nott en avait fait très peu. Les faux-cafards étaient chers et pour obtenir de la bile de laiton il fallait se lever tôt. Trois fioles était assez. Lors du nettoyage et du rangement, il les plaça à différents endroits. Une dans sa commode, au cas où un cauchemars le prendrait. Une dans sa valise, juste au cas où. Et enfin une dans l'intérieur de sa robe de sorcier. Théodore sentait que l'heure était arrivée et se dépêcha d'aller sur les lieux.
Il était rapide et concentré. Il eut à peine le temps de saluer des élèves bien connu comme Dray Garisson. Daphné en priorité.

En abordant le pont, il ne remarqua d'abord que sa longueur. Cela pouvait paraitre sans fin. De plus, vu comment il faisait froid et vu comment il était emmitouflé, il était facile de se sentir lourd et lent. A cette hauteur les vents étaient fréquents, mais étrangement les courants d'air n'étaient pas glacés. Ils se déposaient sur le visage tel la brise calme et reposante. Un bon point. Après, à sa droite le lac était presque glacé et le givre était partout. La pluie à peine posait-elle le pied au sol était gelé. Vivement le mois de mars ! Théodore était en manque de parfums inspirants.
Alors qu'il s'approchait de Daphné, il faisait grincer le pont. C'était un très très très trèèès vieux pont. Même s'il était soigné et réparé, la structure était ancienne. Enfin, depuis les exploits du petit génie avec son Dragon il sentait le neuf. Théodore marcha sur une planche qui craqua. Bon, celle-ci était de l'ancienne époque. Lentement sa course se rapprochait du bord droit, sur lequel semblait se retenir Daphné. Ce mec quoi !
La prochaine fois qu'il le verrait dans les couloirs, il s'était promis de lui faire comprendre les choses. Il blesse sa meilleure amie qu'il avait juré de protéger. Impardonnable ! Quitte à laisser tomber l'indifférence et être hors de ses gonds, le Nott l'avait là, à la gorge, coincé. Satané Draco Malefoy ... !

Quand il parvient à sa hauteur, Théodore posa sa main gauche bien gantée sur l'épaule la plus proche. Avec ceci il rajouta comme à son habitude -c'est-à-dire lentement et en prononçant bien chaque mot :
Tss. Allez, Greengrass. Raconte.
Avait-elle le choix de ne rien dire ? On dit que nous avions toujours le choix. Ici la question ne se posait pas. Elle allait et surtout devait raconter. Aucun secret entre eux. C'était d'ailleurs jusqu'à hier la seule élève au courant pour son père. Comme quoi !
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Daphné Greengrass
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MessageSujet: Re: L'épreuve du pont [Théo - Daphné]   Ven 17 Aoû 2012 - 0:10


5h17. Daphné éternua aussi discrètement que possible et s'approcha encore un peu de la cheminée, tirant le lourd fauteuil vers l'âtre. Il n'y avait personne dans la salle commune, ce qui était assez normal vu l'heure et elle n'allait pas s'en plaindre. Elle avait un mal de tête pas possible, la crève et elle se sentait horrible. Sans compter cette tristesse stupide qui s'abattait sur elle depuis des jours. Bon certes, elle ne s'attendait pas à se remettre de sa rupture aussi rapidement mais quand même, ça faisait presque deux semaines et elle se sentait toujours aussi mal. Le pire était de devoir croiser Drago chaque jours, de le voir aller aussi mal qu'elle et de ne rien pouvoir faire. En fait, elle l'évitait au maximum, essayait de ne jamais croiser son regard. Faire comme s'il n'existait pas n'était certes pas une réponse intelligente à leur séparation mais c'était la seule qu'elle avait trouvé pour ne pas trop souffrir. Elle passait déjà de longues journées à penser à lui, à essayer de trouver une solution pour lui, pour eux, c'était largement suffisant. Pour le reste du temps, il fallait qu'elle s'occupe l'esprit avec autre chose. Déjà, elle avait pris la bonne résolution de retourner en cours, histoire de ne pas avoir de problèmes avec Snape. Le coup de la grippe était assez mal passé, surtout qu'elle ne s'était présentée que le dernier jours à l'infirmerie mais enfin, elle avait écopé d'une convocation dans le bureau du directeur et elle avait pu expliquer au vieil homme à quel point elle avait été dévastée de sa rupture avec le jeune Malefoy et étrangement celui-ci s'était beaucoup intéressé à la relation des deux Serpentards, posant des tonnes de questions sur le comportement de Drago, sur son état de santé, etc... Et il avait conclu l'entretient en disant à Daphné que malgré toutes les difficultés rencontrées dans sa vie personnelle, elle ne pouvait pas se permettre de manquer encore les cours et qu'il lui faisait confiance pour y retourner le lendemain, lui assurant qu'elle n'aurait aucun problème cette fois mais qu'il serait obligé de sévir si elle recommençait. Elle avait décidé de ne pas forcer sa chance et avait suivi les recommandations du directeur, retournant en cours le lendemain.

Et ça avait été un peu mieux, malgré tout. Elle avait l'esprit occupé constamment par les cours, donc elle pensait beaucoup moins à Drago et à leurs soucis, et puis elle avait beaucoup moins de temps pour fumer, ce qui n'était pas négligeable non plus. Après les cours, elle courrait se réfugier dans sa tour et faisait ses devoirs ou répondait à ses courriers, ne perdant pas son objectif de vu : trouver une solution pour aider Drago. C'était stupide et désespéré mais elle croyait vraiment que quelque chose était encore possible entre eux s'il parvenait à se débarrasser de sa mission. Seulement, il ne lui en avait pas dit grand chose, finalement, elle passait donc un temps fou à essayer de découvrir via certains contacts extérieurs de quoi il s'agissait exactement. Une fois qu'elle saurait, elle n'aurait plus qu'à trouver un moyen de l'aider. Au cas où ce ne serait pas possible, elle n'oubliait pas le Serment qui la liait à Théo, celui de fuir au moment où les choses tourneraient mal, et elle pensait déjà à cette fuite, cherchait un lieu, apprenait des sorts de protection et révisait son discours pour forcer Drago à la suivre -ainsi que quelques sorts d'attaques, histoire de le mettre dans l'incapacité de résister.

Les nuits étaient plus difficiles. Elle ne pouvait plus s'empêcher de penser à lui et cela l'empêchait souvent de bien dormir. C'est ce qui s'était passé la nuit dernière et la raison pour laquelle elle avait décidé de laisser tomber sa petit sieste pour se rendre dans la salle de bain des Préfets pour nager un peu. Elle ne s'imaginait pas qu'elle tomberait alors sur James et que sa nuit tournerait encore plus mal. Elle se sentait affreusement coupable de ce qui était arrivé dans cette salle de bain avec le Préfet en chef. Et le reste de sa nuit, elle l'avait passé en compagnie de Lux à boire plus d'alcool qu'elle n'aurait du. Mais au vu de sa tenue plus que légère, elle avait attrapé un rhume et en plus, elle avait la gueule de bois... Et elle n'arrivait pas mieux à dormir. Elle attendait simplement qu'il soit une heure un peu plus convenable pour pouvoir se rendre à l'infirmerie et demander un petit remontant à Madame Pomfresh. Ce qui n'était pas encore le cas.

Elle continua de se réchauffer un moment au coin du feu, laissant les effets de l'alcool disparaître doucement, peu à peu, et, sur les coups de six heures, elle remonta au dortoir pour prendre des vêtements propres et un peu plus chaud, une immense serviette de bain avant de se glisser sous la douche. Elle alluma l'eau chaude au maximum, et se glissa sous le jet. Elle passa une bonne demi-heure sous l'eau brûlante, profitant du silence et de la tranquillité pour se détendre complètement et se remettre un peu plus vite de sa nuit mouvementée. Elle se décida finalement à quitter la douche et s'enroula dans sa serviette moelleuse, passant une demi-heure supplémentaire à essayer de se donner une meilleure apparence. Il ne lui arrivait quasiment jamais de passer autant de temps dans la salle de bain mais là, elle avait du travail pour faire disparaître les cernes et les traces de sa soirée alcoolisée. Quand elle eut plus ou moins réussi, elle resta un long moment à s'observer dans le miroir embué. Elle avait énormément maigri et la fatigue se lisait sans problème sur ses traits. Elle était devenue différente, elle avait l'impression d'avoir pris dix ans en l'espace de quelques jours et c'était assez effrayant. Elle comprenait mieux pourquoi ses amis et même ses ennemis s'inquiétaient autant pour elle. La jolie et douce Daphné semblait perdue derrière un masque de maturité et de lassitude qui, sans être totalement repoussant, laissait deviner des heures très sombres. Elle soupira et abandonna sa contemplation. Il était 7h15, une heure parfaitement acceptable pour se présenter à la porte de l'infirmerie, même pour un samedi matin.

Quand Madame Pomfresh, constatant le rhume et la fatigue de la jeune fille, lui eu donné une potion pour se remettre sur pied, la jeune fille gagna la Grande Salle. Elle ne mangeait quasiment plus le matin -ni même à d'autres moments de la journée, mais elle continuait ce rituel stupide, comme si elle avait été programmée pour se rendre à tel endroit à telle heure. Et c'était un peu le cas à vrai dire. Elle se laissa tomber au premier endroit où elle trouva de la place et observa un moment sans rien faire les différents aliments disposés devant elle, hésitant sur celui qu'elle ferait semblant de manger aujourd'hui.,Elle se décida finalement pour un verre de jus de citrouille, deux pancakes et un peu de sirop d'érable. Quand Théodore apparut en face d'elle, elle n'avait pas encore commencé à manger, pourtant elle devait être là depuis un certain temps déjà. Elle releva les yeux vers son meilleur ami pour voir que lui ne se départait jamais de sa bonne humeur naturelle et que le petit-déjeuner était toujours son moment préféré de la journée. Il l'incita à manger d'un regard, ce à quoi elle répondit en levant son verre et en buvant une gorgée. Il n'y avait pas grand chose dans son assiette mais pourtant lorsque le jeune homme eut terminé, elle n'en était qu'à la moitié. L'ingurgitation d'alcool n'aidait pas vraiment, l'estomac de la jeune fille la menaçait à chaque instant si elle avalait une bouchée de plus. Si son corps et son meilleur ami se mettaient à se battre l'un contre l'autre, elle allait avoir quelques soucis. Théo se leva finalement, après lui avoir dit qu'il l'attendait à 11h sur le pont. Elle n'eut même pas l'occasion de répliquer qu'il avait déjà disparu, de toute façon son ton ne laissait pas l'occasion de refuser. Et puis pourquoi pas ? Ça ne pouvait pas lui faire de mal, contrairement à Lux, Théo n’apporterait sans doute pas une bouteille de vodka, elle pouvait donc se permettre de le rejoindre.

Puisqu'elle n'avait rien de particulier à faire en cette journée, la jeune fille regagna rapidement son dortoir où elle attrapa un tas de lettres, des parchemins vierges, une plume et un encrier, ainsi qu'un gilet supplémentaire qu'elle enfila sous sa cape et elle se rendit directement au point de rendez-vous. La seule chose importante était de lire, de comprendre et de répondre, et l'endroit où elle le faisait n'importait pas vraiment. Au moins là, elle serait directement sur place et ne risquait pas de se mettre en retard. Elle alla donc jusqu'au pont et choisit un point à peu près au milieu où elle s'installa à même le sol, les jambes dans le vide dépassant de la rambarde puis elle sortit différentes lettres de son sac à bandoulière et commença ses petites affaires, allumant une cigarette au passage.

Elle en était presque à la fin de sa deuxième clope quand elle entendit des craquements qui se rapprochait de plus en plus. Elle tourna le visage dans le sens opposé et écrasa la cigarette qu'elle fit disparaître rapidement, en même temps qu'elle rangeait tous ses papiers dans son sac. Théo ne tarda plus à arriver, s'asseyant à côté d'elle sans dire un mot. Daphné consentit à regarder son meilleur ami lorsqu'elle sentit sa main se poser sur son épaule, aussitôt suivit de sa voix toujours aussi indifférente, égale, lui intimer de tout raconter. Facile à dire mais que pouvait-elle raconter, au juste ? Que sa vie s'écroulait et qu'elle tentait désespérément de s'y attacher tout en faisant en même temps des erreurs insurmontables qui l'éloignait d'autant plus ? Et puis par "sa vie" n'entendait-elle que Drago ? Il n'aurait sans doute pas envie de l'entendre dire ça. Est-ce qu'elle devait lui parler de ce qu'elle avait en tête ? Mais elle ne pouvait pas faire ça sans en révéler trop au sujet de la mission de Drago, ce qu'elle ne pouvait pas se permettre. Est-ce qu'elle pouvait lui dire qu'elle fumait ou qu'elle avait couché avec James la nuit dernière ? Ou qu'elle passait pas mal de temps avec Dray Garisson ? Qu'elle avait passé l'autre moitié de sa nuit à boire comme un trou avec Lux ? Que pouvait-elle raconter ? Tout, c'est ce qu'il voudrait sans doute entendre mais était-elle prête pour le grand jeu ? Elle détourna le regard, reportant son attention sur le paysage devant eux et poussa un long soupir avant de se décider à parler.

« Je ne sais même pas ce que je suis censée te dire... J'ai l'impression que tout s'écroule autour de moi, que je dois me dépêcher d'arranger les choses mais que je n'y arrive jamais, que je n'y arriverais jamais. J'ai pas dormi de la nuit et je me sens minable. Je voudrais bien mettre ma vie sur pause un instant. Juste le temps que tout s'arrange. Tu crois que c'est possible ? Et plus important, tu crois qu'un jour je pourrais oublier Drago ? »

Pa-thé-tique ! La Serpentard soupira une nouvelle fois avant de poser sa tête entre ses bras appuyés contre le bas de la rambarde.

« Et toi, quoi de neuf ? Des nouvelles de ton père ? »








Daphné Greengrass - 6 ème année - Serpentard D&D.


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Théodore W. Nott
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MessageSujet: Re: L'épreuve du pont [Théo - Daphné]   Dim 19 Aoû 2012 - 17:12

Daphné, Daphné, Daphné... Que nous fais-tu là ? Et pour un abruti comme lui...
Théodore se collait à son amie et l'écouta attentivement. Douce Daphné ...
Depuis la fameuse rupture, elle avait disparu. Il n'avait devant les yeux qu'un être à physique de Daphné. Elle ne souriait plus à ses côtés, elle n'essayait même plus d'obtenir le soutien de son épaule. Franchement, son regard était vide. Espèce de ... Il repensa un moment à cette nuit, oui, cette fameuse nuit où il lui dit le fond de sa pensée. Etait-il allé trop loin ? Avait-il sauvé sa confidente ? Trop de questions sans réponse. Non ! Ne pas trop réfléchir. Laisser les choses se faire, c'est ce qu'il devait faire.

Troublée, la serpentard ne savait que dire.
Drôlement pensait que tout s'effondrait autour d'elle, qu'elle n'était pas capable de fixer les choses, que ces choses l’empêchaient de trouver le sommeil. Théodore pointait le nez vers l'horizon en l'entendant se dénigrer comme une moins-que-rien. Théodore dirigea son regard vers le sol, ils étaient très haut placés. Daphné continua sur des souhaits, de tout stopper, de mettre entre parenthèses, juste un instant. Étrangement, elle demanda à Théodore si cela était possible, si Drago sortira de son esprit. Puis elle finit par poser sa tête contre la rambarde cachée dans ses bras.
Tracassé, le serpentard ne savait que dire.
Décidément, Daphné avait maigri. Les joues creusées ne paraissaient plus aussi soyeuses. Ses longs cheveux ne semblaient plus vouloir prendre une pose élégante. Elle commençait à perdre ce qui faisait d'elle une véritable sang-pur. Elle devenait d'impression une sang-mêlé et cela ne lui plaisait guère. Cela le heurtait vraiment. Ce Drago avait détruit sa conduite et sa force de vie. Espèce de ...

Terrifié à l'idée de côtoyer une toute autre personne, Théodore releva la tête et décida de l'aider avant de lui parler de ses propres soucis : père, drago, boot, etc ...
Douloureusement, il dit quelques mots. Daphné était contagieuse. Cette phrase pouvait paraitre très méchante, très insultante et pourtant elle ne se voulait que provocatrice, afin que cette demoiselle se bouge le train et arrête de broyer du noir pour des sottises, pour un idiot. Théodore la regardait, même si ce n'était visiblement pas son cas.
Tu fais pitié, Greengrass.

Des mots qui auraient pu être prononcé par le Malefoy de première année. Des propos qui étaient donc également sensé lui rappeler à quel idiot l'avait quitté. Il ne savait pas comment il se comportait avec elle en privé, mais c'était bien le Malefoy Public qui avait agis. Il lui laissa le temps d'être choquée. Il ne lui laissa pas le temps de répliquer et se reposa sur ses mains, placés juste derrière lui. Il contemplait le ciel orageux et pourtant si beau. Avec ces nuages aux formes multiples, Théo appréciait.
Travaille un peu sur toi quand même, lui conseilla-t-il de son indifférence reconnue. Où est passé l'amie que je connais ? Elle n'a pas disparue. Elle s'est laissée influencer. Où est passé la Serpentard, forte et puissante ? Il souffla alors : On dirait un Terry Boot au féminin franchement.

Doucement, il la regarda et son nez le gratta. Il identifia l'odeur en moins de deux. Cigarette. Daphné fumait encore en cachette. Finalement, pensait-elle trouver une porte de sortie dans la clope ? N'importe quoi, ça n'apportait que des clopinettes. Mais comment lui montrer ?
Trouvé !
Des ennuis, lui raconta-t-elle, même June a ces soucis. Et pourtant, elle comme moi restons fort, restons solide. Nous sommes des Serpentards n'est-ce pas ? Nous sommes ambitieux, déterminé, rusé, hautain et têtu. Je te connais Greengrass, tu l'es tout autant que moi. Il lui donna un immense sourire : t'es surement plus obstiné et intelligente que moi, haha. Allez, il la secoua des deux épaules, c'est qu'un mec. Je sais, l'amour c'est dur, surtout pour nous, mais pense à toi, pense à ton futur. Et si celui-ci doit être sans Drago, alors il le serra. Et si vraiment, il haussa des épaules et roula des yeux, vraiiiiiment tu ne le vois pas sans ce, il grommela, connard... pourquoi ne fixes-tu pas les choses ?

Tranquillement il regarda dans la direction opposée pour s'arrêter quelques instants.
Drago, tu sais bien je les vus Lundi. Ce que je ne t'ai pas dit c'est qu'il semblait aussi troublé et... il était aussi... il le dit si discrètement et tellement dans sa barbe, qu'il n'avait pas -c'est une expression-, que Daphné n'aurait pu comprendre du premier coup, amoureux.

Très rapidement il lâcha un soupire.
Depuis cette nuit il avait réalisé que ce n'était pas un jeu pour l'affreux et que ses sentiments étaient là. Bordel, mais il te fait souffrir Daphné ! Bordel, mais il t'aime Daphné ! Sa tête était un gros bordel à ce sujet qu'il préféra changer de sujet. Il devait lui répondre à propos de ses problèmes.
Terrifiant tout cela, conclu-t-il rapidement. Enfin... pour te répondre, je n'ai malheureusement que peu de lettres de mon père. La dernière date de mi-Janvier. Semble-t-il qu'il devait se rendre chez les Géants pour quelque chose qu'il a refusé de me préciser. Il prend des risques et je ne veux pas qu'il décède. Avec Ava c'est la seule famille que je possède. Bon, et il ne savait pas si c'était bien ou non, il y aura toujours ma marraine, mais elle n'est pas très bien vu non plus. Tu t'en rappelles hein, Bellatrix Lestranges.

De nouveau il regarda l'horizon avec un visage aux milles questions. On voyait bien que lui non plus ne savait plus trop quoi penser. Soudain, il se souvint de ce qu'il avait dans la poche, dû probablement à la douleur ressentie sur la côte sur laquelle la fiole s'appuyait. Un visage surpris fut montré à Daphné et il ajouta :
Tiens au fait, il sortit la petite fiole, j'ai préparé cela pour toi. Je pense que tu pourras y voir plus clair après l'avoir bu. T'inquiète hein, ça n'a rien à voir avec un filtre d'amour.

Délicatement il la lui donna. Daphné savait parfaitement que Théodore trouvait ses potions de « LOVE » ridicules et dangereuses et apprécierait sans doute la pointe d'humour. Elle se souviendrait sans doute de la Saint-Valentin de leur quatrième année. Il était encore avec Rigel, mais des filles Serpentards de Troisième Années avaient tenté pendant quinze jours de lui faire avaler la solution. Au final, ce fut un abruti de la maison des blaireaux qui par concours de circonstances mangea chocolats et autres appâts. Le résultat en fit crier plus d'une. Fou rires et frayeurs au menu des deux comparses.
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Daphné Greengrass
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MessageSujet: Re: L'épreuve du pont [Théo - Daphné]   Sam 25 Aoû 2012 - 19:15


Il n'y avait que de son meilleur ami que Daphné pouvait entendre toutes les critiques les plus virulentes qui soit, que de son avis qu'elle tenait compte en toutes circonstances. Après tout, il était le seul à vraiment la connaitre, à tout savoir d'elle sans qu'elle n'ait besoin de le dire, il était donc le mieux placer pour savoir ce qu'il fallait lui dire, quelque soit le problème. Il était le seul dont elle pouvait accepter les critiques et les prendre pour ce qu'elles étaient, des conseils, un avis sincère. Pourtant, quand elle l'entendit cette fois-ci, elle eut un mal fou à accepter ce qu'il avait à lui dire.

Le premier mot résonna un moment dans son esprit, la blessant comme il n'était encore jamais parvenu à le faire. Mais il fallait la connaitre mieux que soit-même comme c'était le cas de Théo pour savoir quoi lui dire qui apporterait un changement quelconque. « Tu fais pitié, Greengrass. » Ce n'était pas ce qu'elle aurait espéré entendre de la bouche de son meilleur ami au moment où elle allait le plus mal. Elle s'attendait à quoi alors ? Qu'il la caresse dans le sens du poil, la plaigne et lui dise des mots doux ? Ce n'était pas Théodore. Et elle comprenait parfaitement le but de cette simple remarque lancé sur un ton parfait habituel. Piquer sa fierté. La faire réagir. Avait-elle encore la moindre fierté ? C'était la première question qu'il aurait fallu se poser avant tout ça. Elle était en train de le faire en ce moment. Nombreux ceux qui auraient répondu non, sans doute. Mais ce que venait de dire Théo lui avait fait beaucoup de mal et si elle n'en avait plus la moindre once, elle serait restée indifférente, non ?

Il restait donc un espoir, elle venait de le découvrir mais ne le comprenait pas encore. Cela viendrait plus tard. Là, elle ne pouvait que se contenter de baisser les yeux, honteuse devant la vérité énoncée par son plus proche ami. Ce dernier refusait de lui laisser une minute de répit. Il enchaîna, de sa même voix toujours très égale, de lui dire tout ce qu'il pensait de ce qu'elle était devenue. Et elle écoutait sans relever les yeux, sans se départir de son air honteux. Bien sûr qu'il avait raison, qu'elle n'était pas la fille faible qu'elle paraissait être ces derniers jours, qu'elle devait se reprendre, se relever et continuer d'avancer. De vivre tout simplement. Elle n'avait que dix-sept ans et bien d'autres garçons viendraient sans doute la rendre heureuse. Drago n'avait été qu'une toute petite partie de son existence au final, même pas un mois. Travailler sur elle. Dans la bouche de Théo, cela semblait tellement simple. Il suffisait de «faire des efforts». Ce n'était que ça pour les autres, un effort à faire. Pour elle, il s'agissait de quelque chose de bien plus compliqué mais elle se garda bien de le dire à son meilleur ami, sachant parfaitement qu'il avait raison contrairement à elle. Sa tristesse avait beau être justifié, elle ne méritait pas qu'elle sacrifie ce qu'elle était.

Les mots du Serpentard étaient dur à entendre, à accepter, mais ils fonctionnaient. Elle l'écoutait attentivement, jusqu'à ce qu'il prononce le nom de Drago. Enfin, elle osa relever les yeux pour les poser sur lui. Pourquoi ne pas fixer les choses ? Bonne question... Pour quelqu'un qui ne connaissait pas tous les tenants et les aboutissants de l'affaire. Ce qui n'était pas le cas des deux concernés, donc tout était clair entre eux. Elle n'osait pas le dire à Théo, ayant trop peur de ses questions, c'est pourquoi elle se contenta d'un simple haussement d'épaule, fuyant à nouveau son regard pour toute réponse. Elle ne le releva que quand il évoqua leur entrevue du lundi précédent, dont elle avait déjà entendu parlé de la part de Théo, sans trop savoir ce qu'il s'était vraiment dit à ce moment là. Cependant, Théo lui avoua qu'il lui avait caché quelque chose sur le coup.

Daphné releva instantanément les yeux vers son meilleur ami et le fixa intensément. Que ne lui avait-il pas dit, au juste ? Elle doutait que Drago ait pu dire quoique ce soit qui puisse tout à coup lui remonter le moral, mais Théo lui semblait le croire sinon il aurait continué de le lui cacher. Les sourcils froncés, elle n'attendit pas plus de quelques secondes avant qu'il ne prononce enfin le mot. Amoureux... Il ne lui avait dit qu'une seule fois qu'il l'aimait, le jour même de leur rupture. Elle s'était raccrochée à cela, même s'il ne l'avait dit que pour lui faire moins de mal, elle s'était accrochée à cette bouée, choisissant de le croire, de croire que leur rupture n'était due qu'à la mission et rien d'autre. Mais qu'il l'admette face à Théo changeait tellement de choses. Il disait la vérité ou il croyait que Daphné avait tout raconté en détails à son meilleur ami ? Elle voulait croire qu'il disait simplement la vérité. Bien plus simple, bien plus heureux.

Elle se garda bien cependant de lui répondre, car elle ne pouvait jouer les surprises et risquer de s'enfoncer dans une discussion fausses où elle perdrait vite pied, elle qui ne savait pas ou peu mentir à Théo, et elle ne pouvait pas lui dire qu'elle le savait déjà sans quoi il voudrait en savoir plus, comprendre pourquoi malgré tout ils n'étaient plus ensemble et elle ne pouvait rien lui dire. Alors elle détourna le regard et le laissa continuer, même si cela la montrait encore faible. Tant pis, c'était une nécessité, cette fois. Par chance, Théo n'insista pas. Il devait comprendre que quelque chose le dépassait totalement dans cette histoire et que si Daphné ne lui disait pas quoi, c'est qu'elle ne le pouvait pas. Du moins, c'est ce qu'elle espérait. Toujours est-il qu'il n'en parla plus et enchaîna sur la réponse à la seule question qu'elle lui avait posé concernant son père. La situation n'était pas simple pour lui non plus, il avait déjà perdu sa mère et maintenant son père lui échappait à son tour... Daphné pressa la main du jeune homme pour tenter de le rassurer un peu et lui répondit.

« Oui, je me souviens d'elle mais enfin... Cette femme est vraiment effrayante et puis... Enfin, tu sais que mes parents et moi, on sera toujours là ? Tu fais aussi parti de notre famille. »

Après ce bref échange de sentimentalités, Théo annonça à Daphné qu'il lui avait préparé une potion pour y voir plus clair, potion qu'il lui tendit quelques secondes après. La jeune fille s'empara de la fiole et observa le liquide qu'il contenait, se demandant bien ce qu'il avait pu fabriquer. Elle lui faisait entière confiance et ouvrit donc la fiole pour avala le liquide sans poser plus de question. La potion avait un léger goût de rose, très agréable. A part ça, c'était plutôt insipide... Mais l'effet se faisait assez rapidement. Les choses lui semblaient plus clair, sa réflexion plus ordonnée. Elle posa le flacon vide sur le sol à côté d'elle et retourna les yeux vers Théo.

« J'aimerais trouver un moyen pour être toujours là pour toi. Il n'y a pas de raison que ce soit toujours l'inverse. »

Cet élan d'affection et de sentimentalité n'était pas le genre de la maison depuis quelques temps mais sur le coup cela lui avait paru être la meilleure chose à faire. Là, maintenant. Elle se devait de lui dire cela et elle l'avait fait. Elle laissa sa tête s'écrouler contre l'épaule de son ami et poussa un long soupir. Il y avait pourtant d'autres choses dont elle voulait lui parler. Mais cela serait un peu plus délicat.

« Est-ce que tu te souviens de cette promesse que tu m'as fait en Septembre ? »








Daphné Greengrass - 6 ème année - Serpentard D&D.


StormNox159
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L'épreuve du pont [Théo - Daphné]

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