- Nox - A vous de rallumer l'espoir.

La 6eme année touche presque à sa fin à Poudlard, le trio de Gryffondor, toujours dans le coma, ne peut rien faire contre l'avancée des Mangemorts...A vous de vous battre pour faire gagner votre camp !
 

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 Is there really no chance to start once again ? [Drago]

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Daphné Greengrass
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MessageSujet: Is there really no chance to start once again ? [Drago]   Ven 17 Aoû 2012 - 17:55

9 Février 1997

If we'd go again
All the way from the start
I would try to change
The things that killed our love
Your pride has built a wall, so strong
That I can't get through
Is there really no chance
To start once again

Still loving you by Scorpions on Grooveshark


L'idée de revenir ici aussi tôt lui était apparue mauvaise dès l'instant où elle avait traversé son esprit. Cela ne faisait que quelques jours qu'elle était venue ici avec James et elle commençait tout juste à se pardonner elle-même pour un tel acte. Certes, elle ne devait plus rien à personne et avait bien le droit de faire ce qu'elle voulait avec qui elle voulait mais sur le moment, cela l'avait rendu malade et le lendemain avait été pire. Aujourd'hui, c'était un peu passé, elle s'était laissée convaincre par Lux qu'il n'y avait aucun mal à se faire plaisir et qu'elle ne devait plus rien à personne maintenant qu'elle était célibataire. C'était toujours difficile à avaler, ça, par contre. Pourtant, ça faisait un moment déjà. Treize jours, pour être exact. Elle pensait même être capable de dire combien d'heures. Il faut dire qu'elle en passait une bonne partie à se remémorer les mots qu'il avait prononcé ce jour-là. Elle n'était plus capable de dire si c'était arrivé le matin, l'après-midi, le soir... C'était seulement un enchaînement de mots et de gestes, de paroles s'imprimant au fer rouge dans son esprit. Pourrait-elle un jour oublier ? Sans doute, on finit toujours par s'en remettre et puis elle avait appris qu'elle pouvait compter sur quelques personnes pour l'y aider, chacun à leur manière.

Cela dit, leurs efforts étaient vains pour l'instant car la Serpentard était loin d'aller mieux. Son visage était amaigri, en raison des nombreux repas qu'elle avait sauté et du peu qu'elle avait ingurgité le reste du temps. Ses yeux gris cernés témoignaient des longues nuits blanches qu'elle faisait et de la tristesse qu'elle ressentait encore en cet instant où, plongée dans l'immense bain rempli d'eau chaude, elle se remémorait encore les souvenirs de cet évènement. Finalement, elle n'avait rien à craindre, ce n'était pas à James qu'elle pensait mais bien au blond. Cela ne finirait donc jamais. Du moins, il ne semblait pas que son calvaire prendrait fin un jour. Même nager ne lui vidait pas l'esprit comme cela le faisait avant. Cela n'avait servi à rien de prendre autant de risques avec James pour obtenir le mot de passe de la salle de bain des Préfets... Enfin bon, au moins elle parviendrait peut-être à se fatiguer assez pour passer une nuit un peu plus tranquille et se reposer quelque peu car elle commençait à vraiment manquer de sommeil.

Cela faisait presque deux heures qu'elle trempait dans le grand bassin quand elle décida que c'en était assez. Elle commençait à sentir ses muscles s'engourdir et la fatigue la prendre, c'était déjà ça. Son objectif secondaire était rempli, à défaut du principal. Il ne lui restait plus qu'à retourner jusqu'à son dortoir et à se cacher au fond de son lit jusqu'au lendemain matin en espérant ne pas faire de cauchemars et surtout parvenir à s'endormir car malgré la fatigue, ça n'était pas encore gagné. Il faudrait qu'elle envisage de demander une potion à Madame Pomfresh si ça continuait comme ça, même si ça l'embêtait vraiment d'avoir recours à des potions pour soigner son sommeil et son humeur. Il suffisait qu'elle se reprenne pour que ça aille mieux, elle le savait, même si ça n'était pas aussi simple à faire. La Serpentard soupira et s'approcha du bord le plus proche. Elle s'enroula dans l'une des nombreuses serviettes pliées avec soin et rangées un peu partout dans la pièce et s'approcha de l'un des lavabos surmonté d'un miroir, auprès duquel elle avait abandonné ses affaires tout à l'heure en arrivant, dont une montre qui lui indiqua qu'il était 21 heures. Elle avait encore manqué l'heure du repas, volontairement bien sûr. Les élèves devaient être en train de quitter la Grande Salle pour retourner vers leurs salles communes, il lui restait donc encore quelques minutes avant qu'un Préfet ne vienne traîner par là pour prendre un bain à son tour. Et encore, ça n'était même pas sûr que cela arriverait.

Elle prit son temps pour tenter de se donner une apparence plus ou moins correcte. Mais malgré le soin qu'elle mis à se coiffer et à appliquer du fond de teint sur son visage, elle avait l'air toujours aussi triste et dépité quand elle décida de laisser tomber et de faire avec. De toute façon, elle devrait tout enlever avant de dormir, tout cet apparat ne servait qu'à traverser quelques couloirs sans avoir l'air d'un zombie. Elle ne s'était jamais rendue compte à quel point sortir de l'ombre de Pansy pourrait devenir aussi problématique, être sans cesse observée et jugée, entendre des rumeurs courir sur son compte, toutes plus farfelues les une que les autres... Elle n'avait jamais connu ça par le passé, et elle pensait vraiment que Pansy exagérait en disant que c'était l'enfer mais elle devait reconnaître que son amie avait raison. Quitte à redevenir insignifiante aux yeux de Drago, elle aurait aimé le redevenir aussi aux yeux du reste de l'école. Mais enfin...

Daphné souffla encore une fois tandis qu'elle enfilait sa chemise blanche et passait sa cravate autour de son cou. C'était mieux que rien et l'illusion était presque parfaite si on oubliait les joues creusées et les yeux tirant au gris. Elle attacha quelques boutons à sa chemise, histoire de pouvoir se promener dans les couloirs dans une tenue plus ou moins décente et farfouilla dans son sac d'où elle tira une pomme et un étui en argent contenant ses cigarettes. Une petit clope avant d'aller dormir et ça devrait aller. Du moins, il fallait l’espérer. Elle croqua dans le fruit et se retourna, passant son sac sur son épaule. Il était temps d'y aller. Elle traversa la pièce pour rejoindre la porte. Cependant, lorsqu'elle l'ouvrit, elle tomba nez à nez avec une personne de l'autre côté qui s'apprêtait visiblement à faire la même chose. Le coeur de Daphné manqua quelques battements quand elle croisa le regard froid du nouveau venu. Merlin devait vraiment lui en vouloir pour les faire se rencontrer alors qu'elle était confiante quant à ses possibilités de passer une bonne nuit. Elle avala difficilement son morceau de pomme, réfléchissant à un truc à dire à défaut de pouvoir bouger mais son corps ne répondait à aucun des ordres qu'elle envoyait. Elle resta sur place, une main posée sur la poignée de la porte, l'autre tenant fermement la pomme à moitié mangée et attendit un trop long moment sans rien dire. Finalement, après un moment, ses quelques neurones épargnés par la drogue, l'alcool et la fatigue, se reconnectèrent et elle parvint à prononcer une phrase complète.

« Désolée... Je... Je te laisse la place... »

Ce ne fut pas pour autant qu'elle parvint à faire un mouvement pour réellement partir. Génial, elle était devenue encore plus débile que Crabbe.








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Drago Malefoy
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MessageSujet: Re: Is there really no chance to start once again ? [Drago]   Lun 20 Aoû 2012 - 22:14

« On ne se rend compte à quel point on aime quelqu’un que lorsqu’on l’a perdu... »


La silhouette de la chouette se dessinait devant la pleine lune qui irradiait Poudlard de ses rayons opalins, donnant au paysage un visage fantomatique. Son hululement retentit au loin, résonnant dans un écho presque apaisant. Mais rien ne parvenait toutefois à me faire éprouver la moindre sérénité, alors que le calme lui-même dans lequel j’étais placé depuis presque plus d’une heure ne parvenait à éteindre cette flamme de culpabilité et de désespoir qui me consumait depuis à présent treize jours. Treize longues et misérables journées durant lesquelles je n’avais pas pu la prendre dans mes bras, l’embrasser ni même ne serait-ce que la voir en-dehors de ces heures de cours que nous partagions, et durant lesquelles je n’avais pu que constater au fil du temps sa déchéance dont j’étais la cause. Le fait était pourtant que jusqu’à lors je ne m’étais pas rendu compte à quel point elle aurait pu me manquer. Mais à présent que nous étions séparés, chose que j’avais d’ailleurs moi-même provoqué, elle me manquait terriblement. Ce mois ridiculement court durant lequel nous avions été en couple m’avait fait réaliser que je possédais pour elle bien plus de sentiments que j’avais toujours voulu le croire. Cependant, le fait de ne plus pouvoir ne serait-ce que l’approcher ou bien voir son sourire illuminer son regard d’un vert d’émeraude me faisait à présent constater que mes sentiments étaient bien plus forts encore que je n’avais pu l’imaginer. J’en étais amoureux, et c’était à présent aussi clair et certain que plus jamais il n’y aurait quelque chose entre nous. De toute manière nombre de rumeurs courraient sur le fait qu’elle avait déjà une relation avec un autre... Soit. C’était tant mieux pour elle si tel était le cas, quand bien même je ne pouvais pas m’empêcher de ressentir une jalousie profonde voire violente à l’égard de cet autre qui profitait, paraissait-il, de son étreinte qui plus d’une fois m’avait donnée l’impression de revivre. Cependant, et si nos rencontres passagères au détour d’un couloir se faisaient plus que rares, je doutais de la véracité de cette histoire, ne me fiant qu’à ce que son allure autrefois assurée et élégante renvoyait à présent. Pâle, amaigrie et fuyante, presque aussi discrète que pouvait l’être l’un de ces esprits qui hantait les lieux, je ne pouvais aujourd’hui que constater sa décrépitude. Et tout cela à quel prix ? Moi-même me demandais-je si en agissant de la sorte je la protégeais réellement, alors que notre rupture semblait presque pouvoir lui faire autant de mal que la réalité implacable dans laquelle j’étais enfermée, ce poids éternellement trop lourd reposant encore et toujours sur mes épaules. Mais quelle question. La vengeance du Seigneur des Ténèbres était la pire chose qui soit donné de faire endurer à un homme, je l’avais déjà vu de mes propres yeux...

L’épaule appuyée contre le mur, mon regard continuait, à travers la fenêtre du couloir du premier étage, à balayer lentement le paysage d’un air pensif, tandis que tous mes efforts pour cesser de penser à Daphné s’avéraient être vains. Cela n’aurait jamais dû être le cas, mais elle prenait presque autant de place dans mon esprit que ma mission dont l’inquiétude que cette dernière faisait naître emplissait tout autant mes jours que mes nuits. Et à présent que la brune n’était plus là, plus rien ne pouvait me détourner de ce mal qui me faisait suffoquer tant et plus, plus aucun répit ne m’était offert et que j’avais auparavant trouvé ne serait-ce que dans sa seule présence. Tous les souvenirs que nous avions partagés étaient aussi doux qu’amers, pleins de remords alors que je regrettai de n’avoir jamais pu être réellement moi-même vis-à-vis d’elle. Et quant à mes sentiments, je ne les lui avais révélés que trop tard, lui laissant enfin entendre ce que je ressentais réellement pour elle au moment-même où je l’éloignais définitivement de moi. Mais c’était ce qu’il y avait de mieux à faire, qu’importe la souffrance que l’un et l’autre pouvaient ressentir, car elle ne serait rien comparée à celle que le Lord Noir pourrait lui infliger si les choses s’étaient poursuivies entre nous. Et si à l’heure actuelle encore je tentais de ne rien montrer de ma douleur, Blaise et Pansy entre autres étaient loin d’être dupes quant à mes états d’âmes. Notre rupture avait simplement fini de me faire plonger dans cette dépression qui m’accablait depuis le début de l’année, s’amplifiant sans cesse tandis que je ne pouvais plus m’accrocher à rien. Dumbledore était encore en vie, je n’avais toujours pas trouvé le moyen de le faire disparaître, toutes mes tentatives précédentes n’avaient fait que renforcer sa vigilance et la seule personne qui pouvait encore apaiser mon âme n’était plus mienne, me laissant à nouveau ce profond goût de solitude s’insinuer en moi.

Lâchant un soupir, je m’écartai de la fenêtre de laquelle filtrait un léger courant d’air, reprenant ma marche dans les couloirs. Encore une soirée à errer à l’affut des élèves... Que de temps perdu. Certes être Préfet avait bien des avantages, ne serait-ce que me permettre de ne pas respecter moi-même le couvre-feu et utiliser ma position comme prétexte pour m’éclipser et passer mes nuits bien souvent entières dans la Salle sur Demande, mais en dehors de cela ces rondes me fatiguaient plus qu’autre chose. Je sortais ma montre à gousset de ma robe de sorcier, et remarquai qu’il était à présent plus de 23h. Heureusement il ne me restait plus que cet étage et le rez-de-chaussée à vérifier afin de clôturer ma ronde et de pouvoir enfin profiter du peu de temps que je pouvais m’offrir pour me vider un tant soit peu la tête. Parcourant les couloirs, aucun élève n’eut heureusement le malheur de croiser mon chemin. Bien. J’allais ainsi pouvoir pleinement profiter d’un bon bain que je comptais prendre dans la Salle de bain des Préfets pour me prélasser un minimum, chose que j’avais amplement méritée. Je montai alors à nouveau les escaliers jusqu’au cinquième étage, puis parcourais les couloirs éclairés par les torches et autres chandeliers qui les illuminaient de leur douce et chaleureuse lueur incandescente. Parvenant enfin devant la porte de celle-ci, je posai ma main sur la poignée de la porte qui, soudain, s’actionna sans que j’en aie eu moi-même le temps de le faire. Les sourcils froncés, je relevai le regard vers la personne qui venait de l’actionner, découvrant avec stupeur son identité. Aussitôt que mon regard d’acier croisa le sien, mon cœur, lui, sembla s’arrêter aussi sèchement que brusquement dans ma poitrine, avant de reprendre un rythme désordonné, désagréable. De l’autre côté de la porte, Daphné n’osait plus faire le moindre mouvement, aussi figée que je l’étais moi-même. Retrouvant ses esprits, celle-ci s’excusa avant de me signaler qu’elle me laissait la place. Déglutissant avec peine, je hochai à peine la tête, aucun de nous deux ne faisant pour autant le moindre pas pour bouger de là.

Toussotant légèrement pour retrouver une voix normale de cette gorge devenue soudainement sèche, je lui demandai :

« Euh... Qu’est-ce que tu faisais là au juste ? Comment as-tu eu le mot de passe ? »

Mais avait-ce réellement de l’importance en ce moment-même ? Peut-être d’un point de vue réglementaire, mais dans tous les cas la réponse m’importait peu, toute mon attention étant portée sur elle et elle seule tandis que j’évitais soigneusement son regard. Me mordillant légèrement la lèvre inférieure dans un signe d’embarras, je daignais enfin relever le regard vers elle, ajoutant simplement en lui faisant signe que je désirai entrer :

« Bon... »

Celle-ci me laissa alors le passage, s’écartant tout juste pour me laisser passer, nos corps se frôlant malencontreusement. Ne préférant pas y prendre garde, je fis un premier pas pour m’avancer dans la pièce aux vitraux encore embués avant de me retourner soudainement vers elle, saisissant son poignet pour la retenir un bref instant. Lâchant aussitôt celui-ci, je lui dis :

« Attends, s’il-te-plait. Je sais que la réponse paraît être plus qu’évidente mais... comment vas-tu ? »

Quelle question...C’était stupide, vraiment. Son regard avait perdu tout son éclat, et l’ombre d’un sourire semblait s’être envolée depuis un moment. Quant à son visage en lui-même devenu manifestement bien plus pâle que je n’avais pu le constater réellement jusqu’à présent, ses joues s’étaient également creusées. Elle allait mal, cela n'était que pure évidence. Mais peut-être comprendrait-elle la signification réelle de ma question : j’avais simplement besoin de lui parler, vraiment, et à présent qu’elle était là, devant moi, je ne pouvais pas laisser passer cette occasion...






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MessageSujet: Re: Is there really no chance to start once again ? [Drago]   Mar 28 Aoû 2012 - 2:14


Pourquoi être surprise ? Pourquoi s'étonner et hurler sa rage contre tous les mages ? C'était tellement logique qu'elle aurait du s'y attendre à la seconde même où elle s'était rendue compte que quelqu'un essayait d'entrer dans la pièce. Après tout, le monde entier lui en voulait, depuis quelques semaines maintenant, alors il était normal qu'elle croise toujours les gens qu'elle ne voulait pas voir. Surtout quand elle se mettait dans un contexte qui réduisait le champ des possibilités aux Préfets seulement. Pourquoi s'étonner de tomber sur la seule personne qu'elle ne voulait surtout plus jamais voir seul à seule, sachant qu'il était l'un des rares à avoir une bonne raison de se retrouver en ce lieu ? Même tomber sur James aurait été mieux... En réalité, ce n'était pas le cas et c'était surtout cela qui l'ennuyait. Elle se haïssait de se sentir comme ça, tout à coup, du simple fait qu'il se retrouve face à elle, elle avait la sensation d'être à nouveau entière. Son coeur s'était mis à battre plus fort et une chaleur agréable se rependait de ses entrailles dans tout son corps. Cela suffisait à lui rappeler l'évidence : elle était toujours amoureuse du jeune homme lui faisant face. Et elle aurait aimé ne pas y être confrontée si tôt, pouvoir nier encore, refuser de s'en rendre compte. Bien plus simple de nier, de faire comme si cela n'avait aucune importance.

Daphné inspira lentement, toujours incapable de faire un pas. Pourtant, fuir semblait être la solution la plus adaptée en cette occasion. Elle s'imaginait très bien le dépasser en levant la tête pour prendre un air hautain, lui faire croire qu'elle ne le regardait même plus mais éviter en fait de croiser son regard, puis s'enfuir en courant dès qu'il aurait fermé la porte pour ne plus la voir. Elle l'imaginait oui, mais aucun de ces gestes ne se retrouvaient dans la réalité, ils restaient simplement à se regarder comme deux idiots. Cela aurait sans doute pu durer longtemps si Drago ne s'était pas décidé à reprendre une attitude plus ou moins normale, lui demandant ce qu'elle faisait là et comment elle avait eu le mot de passe. Certes, elle n'aurait pas du se trouver ici et elle le savait. Mais ce n'était pas vraiment ses affaires à lui. Enfin si, il était Préfet et il constatait une entorse au règlement mais... Mais quoi ? Il n'en avait certainement plus rien à faire de savoir que c'était elle qui ne respectait pas le règlement... Après une seconde supplémentaire sans rien dire où elle essaya de se calmer un peu, elle s'autorisa à répondre.

« Je prenais un bain et c'est James qui m'a donné le mot de passe, pour que je puisse venir nager pendant que le lac est gelé. »

Sa voix ne résonnait pas d'assurance et de confiance en soit, mais au moins elle était parvenue à parler et c'était un grand pas pour elle. Ce ne fut qu'ensuite qu'elle constata ce qu'elle venait de lui dire et qu'elle recommença à paniquer. Comme tout le monde, il devait avoir entendu les rumeurs courant sur elle et le Préfet-en-chef depuis un moment déjà. Avant leur rupture, en fait... Daphné soupçonnait même que Blaise soit à l'origine de ce mensonge éhonté mais elle ne disposait d'aucune preuve tangible. Mais puisque la moitié de l'école était assez crétine pour le croire, il y avait toutes les chances que Drago ait fini par se laisser convaincre des mensonges de son meilleur ami. Et elle venait en quelques sortes de lui donner une preuve que le métis disait vrai. Et elle se sentait stupide et ressentait le besoin de lui faire savoir qu'elle ne faisait rien de répréhensible avec James alors qu'elle ne lui devait absolument rien. Mais il le fallait, il fallait qu'il sache, elle n'aurait pas été capable de rester là et de lui laisser croire qu'elle voyait déjà quelqu'un d'autre. Il aurait surement été blessé de savoir qu'elle s'était si bien remise de leur rupture, cela aurait été un moyen pour elle de "gagner", en quelque sorte, de prouver qu'elle allait bien et qu'elle était passée à autre chose et sans doute ses amis lui auraient conseillé de le faire. Mais elle ne pouvait pas.

« Je ne sors pas avec lui... »

Dit à voix haute, ça semblait encore plus stupide que dans sa tête. Elle détourna le regard une demi-seconde, ne relevant les yeux que lorsqu'elle entendit de nouveau sa voix. Il venait de faire un signe pour lui faire comprendre qu'il voulait toujours passer. Elle l'avait presque oublié. Presque. Réagissant un peu plus facilement maintenant qu'elle était parvenue à prononcer quelques mots, elle se serra un peu, lui laissant largement la place de faire quelques pas et de passer devant elle pour entrer dans la pièce. Elle avait encore un peu de mal à avancer de son côté pour quitter les lieux mais il était largement temps de s'y résoudre... Il voudrait surement qu'elle sorte pour qu'il puisse être tranquille dans la salle de bain et il n'était pas question qu'il doive le lui demander, qu'elle se ridiculise encore un peu. Il fallait qu'elle s'en aille et elle le savait; mais comment aurait-elle pu après qu'il soit passé si près d'elle, qu'elle ait pu sentir son odeur, qu'il l'ait tout juste frôlé en passant ? Bon certes, lui sauter dessus n'était pas non plus une idée acceptable et elle devait se retenir. Lui parler restait la meilleure chose à faire mais pour dire quoi ? Elle réfléchissait à une chose intelligente à lui dire qui aurait pu créer un semblant de conversation quand il lui attrapa le poignet, la forçant à se tourner vers lui sans trop de violence. Ce qu'elle fit sans opposer de résistance, trop heureuse que ce soit lui qui la retienne et pas le contraire.

Aussitôt qu'elle lui eut fait face, il lâcha son poignet, mettant fin à cette brûle qu'elle avait commencé à ressentir. Son contact lui avait manqué. Elle se contenta d'un soupir quand il lui demanda comment elle allait. La réponse semblait pourtant assez évidente, elle ne donnait pas l'impression d'une personne heureuse et bien portante ces temps-ci et même lui devait l'avoir remarqué; elle se voyait donc mal lui mentir en lui assurant que tout allait bien. Mais elle ne pouvait pas lui dire non plus à quel point elle allait mal depuis qu'il ne faisait plus partie de sa vie, elle ne voulait pas se morfondre dans ses bras, le faire se sentir coupable du mal qu'il avait pu lui faire. Mais il fallait bien une réponse...

« Je fais aller... Et toi ? »

Ce ne serait sans doute pas la discussion la plus palpitante du monde mais elle avait eu ce qu'elle voulait, ils parlaient, elle était avec lui.








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MessageSujet: Re: Is there really no chance to start once again ? [Drago]   Ven 28 Sep 2012 - 21:32

Comment devais-je réagir ? Tel était le dilemne. Je ne savais plus où j'en étais avec elle, tout comme en réalité je ne l'avais jamais su. Même du temps de notre relation tout m'avait semblait si lointain, si... distancé. Et pourtant ça n'était pa faute qu'elle eut essayé, mais moi qu'avais-je fait ce peu de temps où nous avions été ensemble ? Mettre de la distance tant et plus, voilà tout. Et le pire dans tout cela était que si Blaise lui-même avait pu croire que je ne ressentais rien pour elle et que tout n'était que superficialité, je n'osais même pas imaginer ce que Daphné elle-même avait pu ressentir à mon égard vis-à-vis des sentiments qui m'animaient. Et comme un imbécile, la seule et unique fois où je lui avais réellement confié ce qui m'animait au plus profond de moi-même et ce pour la première fois de ma vie, c'était ce jour où j'avais dû lui demander de mettre un terme à tout cela. Au fond, notre relation avait été aussi courte que douloureuse et beaucoup trop étrange, et le pire dans tout cela était qu'à présent qu'elle était définitivement révolue, j'en venais à regretter amèrement tout ce que j'avais fait, rêvant même que, parfois, je puisse remonter le temps pour rattraper mes erreurs. Mais en valait-ce vraiment le coup au vu de l'échéance obligatoire qui nous avait attendue dès le début, nous ouvrant ses bras fantômatiques et douloureux dans lesquels je nous avais tous deux précipités sans détour ? Et maintenant qu'elle se tenait là, face à moi, j'avais envie de faire ce que je n'avais jamais osé commettre jusqu'à lors : lui dire combien je regrettais tout ce qui s'était passé, depuis ce premier jour où je l'avais détruite à ce soir-même où j'étais réellement confronté à cette image de tristesse et de désolation qu'elle renvoyait.

Pourquoi avais-je donc réellement tenu à sortir avec elle alors que j'avais su depuis le début que je ne pourrais rien lui apporter d'autre que cette souffrance ? Peut-être parce qu'en réalité j'avais eu besoin d'elle, chose que j'avais toujours tenté de nier moi qui penser me suffir à moi-même. J'avais toujours cru posséder toutes les clés de la réussite en mon for intérieur, mais pourtant j'avais senti dans mon être sans vouloir pour autant le réaliser que la seule chose qui m'avait manqué c'était elle. On pouvait dire ce que l'on voulait de notre relation, après tout je l'avais mérité. Jamais je n'avais renvoyé la moindre image, jamais je n'avais pu montrer que je pouvais me sentir réellement bien avec elle, et à Daphné elle-même je ne l'avais aucunement témoigné. Et je le regrettais amèrement. Rongé par le regret, je ne quittais pas son regard des yeux qui semblait me brûler de l'intérieur alors même que, pourtant, toute étincelle qui luisait autrefois à l'intérieur s'était éteinte. Alors je ne pouvais qu'être confronté à sa douleur que je me plaisais à relever pour pouvoir me flageller un peu plus. Pour la première fois de ma vie je le reconnaissais : je m'étais conduit comme un idiot de bas-étage. Et le chemin pour le réaliser avait été long.

Et voilà à présent que la seule chose que je trouvais à faire alors que nous étions enfin face à face depuis de nombreux jours voire même des semaines où nous n'en avions pas eu l'occasion, c'étaient des repproches. Qu'est-ce que cela pouvait bien me faire qu'elle soit dans la Salle de Bain des Préfets ? Certes c'était mon rôle de m'assurer que chacun respecte le couvre-feu, mais à elle je n'avais jamais rien dit, et ça n'était pas demain la veille que cela recommencerait. Mais disons que ç'avait été une manière de lui parler comme une autre... Peu adéquate, certes, mais au moins j'avais eu le mérite de parvenir à la retenir pour un temps, quoique beaucoup trop fugace à mon goût. Alors quelques secondes à peine passèrent, avant que sa voix fragile et peu assurée que je ne lui connaissais pas ne parvienne enfin à mes oreilles, tandis qu'elle me répondait avec le plus de neutralité dont elle était capable que James lui avait donné le mot de passe pour qu'elle puisse se baigner ici tant que le lac était impraticable par le gel. James, bien sûr... Non, nous n'étions plus ensemble, mais alors pourquoi cette pointe invisible semblait tout à coup vouloir me transpercer le coeur à l'évocation de son nom ? La jalousie... Je l'avais ressentie bien des fois à de nombreux égards, que ce soit lorsque Potter faisait remporter un match à sa Maison de perdus, ou bien lorsque ce même minable était au centre de toutes les attentions... En fait, venais-je de m'en rendre compte, bien de mes sentiments négatifs tournaient toujours autour de ce même sujet ingrat, mais m'étais-je seulement permi de ressentir autre chose ? Non, il fallait être lucide, c'était bien la première fois. Et là, je devais le reconnaître, j'étais jaloux. Jaloux que Urquhart puisse avoir cette relation avec elle que je n'avais pas pu avoir, qu'il goûte à ses baisers qui m'avaient invisiblement fait revivre, et en d'autres termes qu'il me prenne cette place que je n'avais pas gardé alors que j'en creuvais littéralement d'envie, et aujourd'hui plus que jamais.

J'abaissais un bref instant le regard malgré moi, mais que je redressai toutefois presque aussitôt pour ne pas témoigner ce trouble que je pouvais ressentir à cette annonce. Comment aurait-elle pu de toute manière être avec lui et se sentir aussi mal ? Je n'en savais rien, cela me paraissait purement illogique, mais en même temps beaucoup trop de choses semblaient me dépasser ces derniers temps. Mais s'il y avait bien une chose dont j'étais pourtant absolument certain, c'était de cet immense élan de soulagement que j'avais ressenti lorsqu'elle ajouta qu'ils ne sortaient pas ensemble. Ces mots auraient sans le moindre doute pu lui paraître stupides et déplacés, et peut-être l'étaient-ils, mais pas à mes yeux. J'avais besoin de l'entendre me le dire, bien que je n'avais pourtant absolument plus le moindre mot à dire. Un léger soupir s'échappa de mes lèvres, d'un réel soulagement que je ne pus contenir mais qui aurait pu facilement passer pour une certaine lassitude, peut-être. En profitant pour rebondir une nouvelle fois avec maladresse, je lui fis comprendre d'un regard que je désirais entrer dans la salle de bain, histoire de ne pas passer non plus toute la nuit devant la porte. Aussitôt, l'adolescente se déplaça sur le côté, me laissant enfin la voie libre. Pénétrant dans l'espace, l'effleurement léger qu'il y eu malencontreusement entre nous suffit alors à faire naître en moi un frisson quoique discret -heureusement- mais que je ne pus réfreiner. Une douce chaleur pourtant dérangeante par sa seule existence se répendit dans mon corps, à tel point que je dus me mordre la lèvre inférieure pour remettre mes idées un tant soit peu en place. Mais je ne voulais pourtant pas que ces sensations aussi douloureuses qu'agréables ne s'éteignent une nouvelle fois. J'avais besoin de sa présence, besoin d'entendre sa voix, besoin de voir son visage... besoin d'elle, tout simplement.

Je saisis brusquement mais avec douceur sa main dans la mienne, me retournant aussitôt pour l'empêcher de s'en aller. Je devais la retenir, coûte que coûte, quand bien même cela me semblait a posteriori parfaitement déplacé. Me prenant un réel choc électrique lorsque je m'en rendis compte, je lâchai aussitôt sa main, plus embarrassé que jamais. Mais m'efforçant de garder une attitude plus ou moins assurée quoique je ne l'étais absolument pas, je lui posai cette question certes pour la moins stupide, mais qui me permettrait de gagner un minimum de temps auprès d'elle : comment allait-elle. Mais comme si cela n'était pas assez manifeste... Même un hippogryffe sans cervelle aurait pu répondre à sa place. Elle « faisait aller », m'avait-elle répondue. A quoi pouvais-je bien m'attendre d'autre ? Si la réponse à cette question semblait aisée, celle qu'elle me retourna me semblait tout à coup bien moins évidente. Comment pouvais-je bien me sentir, moi ? Je n'en avais aucune idée. Perdu, je suppose. Partagé entre le remord et la sensation que j'avais, au fond, fais le bon choix en l'éloignant de moi. L'envie aussi d'ignorer ce dernier fait et de vouloir repartir à zéro. La culpabilité. Le regret. Une chose était sûre en tout cas, je ne pouvais pas lui dire tout cela. Et pourtant, Merlin savait combien en ce moment-même j'en avais terriblement l'envie...

Pour toute réponse, un long soupir s'échappa d'entre mes lèvres fines et à peine entrouvertes. Si, il y avait bien quelque chose que je devais lui dire. C'était le moment où jamais.

« Je vais jouer carte sur table, pour une fois. J'estime que je te le dois bien depuis le temps il me semble. Ca ne sert à rien de te répondre que je vais bien, car tout comme moi tu sais que ce n'est pas le cas. Je continue ce que j'ai à faire, comme tu dois bien t'en douter, mais la situation n'est pas aussi simple que je veux bien le montrer. Je pense que je te dois au moins cette vérité-là. »

Et quelle était l'autre ? Que je l'aimais toujours, malheureusement et irrémédiablement semblait-il...






Drago Malefoy ~ Serpentard ~ 6ème année
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